MEET THE “FRENCH” DOCTORS : Dr Alexandre Duvernois, médecin esthétique à Dubai
- SANTÉ - BIEN-ÊTRE
La rédaction- 8 octobre 2026
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Dr Alexandre Duvernois, médecin esthétique à Dubai et expert en médecine régénérative, nous partage sa vision d’une pratique où la science rencontre le regard artistique, avec un objectif : améliorer l’apparence sans dénaturer. Installé dans l’émirat depuis 2021, le fondateur d’Apogée Clinic s’intéresse autant à la qualité de la peau qu’au vieillissement dans sa globalité. Il revient sur son parcours, nous explique son approche de la médecine esthétique et partage ses conseils pour vieillir en bonne santé.
Depuis combien de temps à Dubai ?
Depuis 2021.
Alexandre Duvernois, d’où venez-vous ?
De Paris, en France. Ce qui explique probablement mon obsession pour l’esthétique.
Quel est votre métier et vos domaines de prédilection ?
Je suis médecin esthétique, avec une expertise particulière en médecine régénérative, dans le vieillissement du visage et du corps, ainsi qu’en médecine de la longévité.
Mon approche consiste moins à corriger des rides isolées qu’à comprendre le vieillissement dans sa globalité : les mécanismes biologiques, le remodelage des tissus, la qualité de la peau, la structure du visage et la santé métabolique.
L’objectif est assez simple : améliorer l’apparence des patients sans qu’ils aient l’air d’avoir eu recours à la médecine esthétique.
À partir de quel âge avez-vous eu envie d’être médecin esthétique ?
La médecine s’est imposée très tôt comme une évidence. La médecine esthétique est venue plus tard, lorsque j’ai réalisé qu’elle était l’un des rares domaines où l’anatomie, la biologie, la technologie et le regard artistique devaient véritablement coexister.
Cette passion m’a poussé à aller plus loin et à créer mon propre réseau de cliniques, autour de ma vision de la médecine esthétique.
Alexandre Duvernois, où avez-vous étudié ?
J’ai étudié à Paris, à la faculté de médecine de Sorbonne Université, et je suis ancien interne des hôpitaux de Paris. J’ai également effectué un stage à l’international, à Mumbai, en Inde.
Pourquoi avoir choisi d’exercer en tant que médecin esthétique à Dubai ?
Dubai est un extraordinaire carrefour médical. Nous recevons des patients aux origines, aux modes de vie et aux cultures très variés, ce qui est particulièrement intéressant en médecine esthétique et préventive.
L’accès aux nouvelles technologies et aux nouvelles approches thérapeutiques y est également très rapide.
Quels sont les challenges / facilités en tant que médecin à Dubai ?
Les patients sont souvent très informés et exposés à une quantité considérable de contenus médicaux et esthétiques en ligne. Cela rend les consultations intéressantes, mais nous oblige aussi à distinguer la médecine fondée sur les preuves scientifiques des effets de mode.
D’un point de vue médical, prendre en charge une population aussi diverse est passionnant : les phototypes cutanés, les troubles de la pigmentation, l’anatomie du visage, les expositions environnementales et les attentes diffèrent d’un patient à l’autre.
L’avantage, c’est le dynamisme. Les nouvelles technologies et les nouveaux protocoles peuvent être intégrés très rapidement, à condition de reposer sur des bases scientifiques suffisamment solides.
Alexandre Duvernois, est-ce plus simple ou plus compliqué qu’en France ?
C’est différent, plutôt que plus simple.
La France m’a apporté une formation universitaire et clinique très rigoureuse. Dubai apporte la rapidité, une ouverture internationale, l’innovation et un environnement médical beaucoup plus entrepreneurial.
J’essaie de combiner les deux : la rigueur médicale française et le goût de Dubai pour l’innovation.
Rencontrez-vous des pathologies plus spécifiques à Dubai ?
Tout à fait. Nous voyons beaucoup de vieillissement cutané lié au soleil, d’hyperpigmentation et de mélasma, de déshydratation et d’altérations de la barrière cutanée, ainsi que des consultations pour chute de cheveux.
L’exposition chronique aux UV, la chaleur, la climatisation, les voyages fréquents, les perturbations du sommeil et le stress influencent tous la biologie de la peau et des cheveux.
Quels sont les éléments les plus motivants de votre métier ?
La possibilité de combiner des résultats cliniques immédiats avec une amélioration biologique à plus long terme.
La médecine esthétique évolue : elle ne se limite plus à « combler » et à « figer », mais s’oriente vers la biostimulation, la régénération des tissus, le remodelage du collagène et la prévention. Cette évolution m’intéresse beaucoup plus sur le plan scientifique.
Une bonne médecine esthétique se remarque. Une excellente médecine esthétique laisse deviner… sans jamais révéler.
Mais le plus beau compliment reste celui d’un patient qui revient et me dit : « Merci, vous avez vraiment changé ma vie. » C’est probablement la partie la plus gratifiante de mon métier.
Alexandre Duvernois, avec le recul, que referiez-vous différemment ?
Probablement beaucoup de choses. Mais je ne changerais rien, car chaque décision, chaque réussite et chaque erreur m’ont conduit là où je suis aujourd’hui. L’essentiel n’est pas de réécrire le passé, mais de construire l’avenir.
Deux conseils à donner pour vivre cette année « en bonne santé » :
Conseil 1 : préservez votre masse musculaire.
Le renforcement musculaire, un apport suffisant en protéines, un bon sommeil et une bonne santé métabolique comptent probablement bien davantage pour vieillir en bonne santé que la plupart des « astuces longévité » à la mode.
Conseil 2 : cessez de vouloir être « anti-âge ».
Nous ne remontons jamais le temps. L’objectif médical devrait être de prolonger la durée de vie en bonne santé, en préservant les capacités physiques, les fonctions cognitives, la santé métabolique et la qualité de vie aussi longtemps que possible.
Vos deux bonnes adresses à Dubai ?
• Jumeirah Beach, au lever et au coucher du soleil.
En plein cœur d’une ville vibrante, on nage dans la mer tout en apercevant au loin les tours de Downtown, du DIFC et du World Trade Centre. Toute la ville tourne à plein régime, mais depuis l’eau, tout devient soudain calme, luxe et volupté.
• Le café Yaazar.
Il y a quelque chose de magique à parcourir à cheval les paysages montagneux, puis à s’arrêter chez Yaazar au coucher du soleil. Des chevaux à proximité, des montagnes tout autour, et cette sensation rare que Dubai est à des kilomètres de là.
PETIT PORTRAIT INDISCRET
Plutôt matinal ou oiseau de nuit ? Un oiseau de nuit qui, curieusement, aime aussi les petits matins.
Plutôt café-croissant ou p’tit-déj healthy ? Des œufs et un café. Mieux vaut la modération que la privation.
Plutôt sport extrême ou méditation ? Le sport est une méditation, et la méditation est un sport. La paix intérieure comme extérieure s’entretient.
Plutôt costard-cravate ou jeans-baskets ? Costard-cravate. Les baskets, c’est pour la salle de sport.
Plutôt week-end cocooning ou fiesta ? Week-end cocooning… jusqu’à ce que quelqu’un propose un très bon dîner.
Plutôt cigale ou fourmi ? Cigale en été, fourmi en hiver. Tout est une question d’équilibre.
LE MOT DE LA FIN
J’ai toujours été fasciné par la beauté, non comme une forme de perfection, mais comme une harmonie.
La médecine m’a appris à comprendre le corps, la médecine esthétique à respecter son identité, et l’art m’a montré que, parfois, le plus petit détail peut tout changer.
Aujourd’hui, ma passion va bien au-delà de mon métier de médecin. En tant que praticien et fondateur de cliniques, je souhaite créer des lieux où la science, la technologie, l’art et l’humain se rencontrent.
Au fond, mon ambition reste la même : faire de la médecine un moyen d’améliorer durablement la vie des gens, et de l’innovation une façon de repousser les limites de ce qui est possible.
Consultation avec le Dr Alexandre Duvernois :
Médecin esthétique et médecine régénérative
Apogée Clinic, JBR Dubai
056 548 8796