MEET THE “FRENCH” DOCTORS : Dr Lara El Hayderi, dermatologue à Dubai !
- SANTÉ - BIEN-ÊTRE
La rédaction- 29 octobre 2026
- 61
- 13 minutes read


Le Dr Lara El Hayderi, dermatologue à Dubai, exerce en dermatologie médicale, chirurgicale et esthétique auprès des adultes comme des enfants. Formée à l’université de Liège, en Belgique, où elle a également travaillé pendant dix ans, elle a choisi de poursuivre sa carrière aux Émirats. Dans cette interview, elle revient sur son parcours, les pathologies cutanées qu’elle rencontre le plus souvent à Dubai et les défis de son métier, notamment face à l’influence des réseaux sociaux et aux nouvelles tendances en médecine esthétique.ue.
Dr Lara El Hayderi d’où venez-vous ?
Je suis belge, de la partie francophone, avec un père irakien d’origine.
Dr Lara El Hayderi, quel est votre métier et vos domaines d’expertise ?
Je suis médecin dermatologue et j’exerce en dermatologie médicale, chirurgicale et esthétique. J’ai travaillé pendant dix ans à l’université de Liège, où j’ai eu l’occasion de prendre en charge des situations cliniques variées, parfois complexes.
Ma pratique couvre un large éventail de pathologies dermatologiques, notamment les maladies inflammatoires de la peau comme l’eczéma et le psoriasis, ainsi que les affections des cheveux et des ongles, les lésions cutanées nécessitant une prise en charge chirurgicale et les problématiques liées au vieillissement et à la qualité de la peau.
Pour moi, ces différents domaines sont complémentaires. La dermatologie ne consiste pas uniquement à traiter une maladie : elle concerne aussi la santé, la fonction et l’apparence de la peau. J’apprécie cette approche globale, qui permet de soigner, de prévenir et, lorsque cela est indiqué, d’améliorer la qualité de la peau.
Je prends en charge les adultes comme les enfants, en adaptant mon approche à leur âge, à leur pathologie et à leurs besoins.
Dr Lara El Hayderi à partir de quel âge avez-vous eu envie d’être dermatologue ?
La réponse classique serait : depuis mon enfance ! 😊
Mon père est chirurgien et ma mère est médecin. J’ai donc grandi dans un environnement où la médecine faisait naturellement partie du quotidien. Ce qui m’a particulièrement marquée, c’est le plaisir qu’ils trouvaient dans leur travail, mais aussi la relation qu’ils construisaient avec leurs patients.
J’ai rapidement été attirée par cette combinaison entre la science, le contact humain et la possibilité d’aider concrètement les autres. Mon père m’a également initiée très tôt à son univers professionnel, notamment au bloc opératoire.
Dr Lara El Hayderi, où avez-vous étudié ?
J’ai effectué mes études de médecine et ma spécialisation en dermatologie à l’université de Liège, où j’ai également réalisé et soutenu ma thèse de doctorat (PhD).
J’ai ensuite complété mon parcours par deux masters en France, l’un en dermatologie chirurgicale et oncologique à Paris, et l’autre en lasers et cosmétique à Versailles. Ces formations m’ont permis d’approfondir mes connaissances et d’élargir mon approche de la dermatologie.t.
Pourquoi avoir choisi d’exercer en tant que dermatologue à Dubai ?
Après mon doctorat, j’avais envie de découvrir un autre environnement médical et d’enrichir mon expérience à l’étranger. Je pensais initialement partir aux États-Unis, mais une opportunité professionnelle à Dubai s’est présentée.
La ville m’a tout de suite attirée par son ouverture sur le monde et son caractère cosmopolite. La diversité des cultures et des origines m’a semblé particulièrement intéressante sur le plan médical, car elle permet de rencontrer des patients aux profils et aux besoins très différents.
C’était aussi l’occasion de découvrir une autre manière d’exercer la médecine et de continuer à apprendre au contact de nouvelles expériences.
Quelles sont les challenges/facilités en tant que dermatologue à Dubai ?
Dubai est une ville qui évolue très vite, où les nouvelles technologies, l’intelligence artificielle et les réseaux sociaux occupent une place importante. Cela influence aussi la manière dont les patients abordent leur santé et leur peau. Ils sont exposés à énormément d’informations, de tendances et de résultats parfois spectaculaires, ce qui peut créer une attente de résultats rapides, voire immédiats.
Il existe aussi une forme de FOMO (fear of missing out), cette peur de passer à côté d’un nouveau traitement ou d’une technique dont tout le monde parle.
En tant que dermatologue, l’un des défis est donc de prendre le temps d’expliquer qu’un traitement doit être adapté à chaque patient, que les résultats nécessitent parfois de la patience et que ce qui fonctionne pour une personne n’est pas nécessairement indiqué pour une autre. Construire un plan de traitement cohérent, réaliste et adapté aux besoins de chacun demande un véritable dialogue et une relation de confiance. Il faut parfois savoir prendre du recul face aux tendances et rappeler qu’en médecine, les résultats durables reposent souvent sur la régularité et une approche réfléchie, plutôt que sur la recherche de solutions immédiates.
En parallèle, nous avons la chance de travailler à Dubai dans des structures médicales souvent très bien équipées, avec des équipes pluridisciplinaires et un accès à des technologies et à des techniques développées dans différents pays. C’est un environnement stimulant, qui permet de faire évoluer sa pratique et d’enrichir continuellement ses connaissances.
Est-ce plus simple ou plus compliqué qu’en Belgique ?
Je ne pense pas que l’on puisse vraiment comparer les deux pays de cette manière. Chaque pays a ses spécificités, ses avantages et ses contraintes.
J’essaie plutôt de retenir ce que chaque expérience peut m’apporter. La Belgique m’a donné une base médicale et universitaire très solide, tandis que Dubai m’offre un environnement multiculturel et professionnel différent, qui continue de me faire évoluer.
Rencontrez-vous des pathologies plus spécifiques à Dubai ?
Oui, je constate certaines particularités dans ma pratique à Dubai, notamment une place importante des problématiques capillaires, des maladies inflammatoires de la peau et des troubles pigmentaires. Je rencontre également de nombreux cas d’eczéma chez les enfants, ainsi que des éruptions cutanées d’origine virale, notamment en lien avec leur mode de vie, la vie en collectivité et les nombreuses interactions entre enfants.
Le climat, l’exposition solaire et les habitudes de vie peuvent également influencer la santé de la peau. La prévention et le dépistage des cancers cutanés sont donc des aspects importants de la prise en charge, en particulier chez les personnes ayant été exposées au soleil de manière répétée au fil des années.
C’est aussi ce qui rend la dermatologie si intéressante : chaque patient est différent, et il est essentiel de prendre en compte son environnement, ses habitudes et son histoire pour proposer une prise en charge adaptée.
Dr Lara El Hayderi, quels sont les éléments les plus motivants de votre métier ?
Ce qui me motive avant tout, c’est de pouvoir aider les patients, qu’il s’agisse d’un enfant, d’un adulte ou d’une personne confrontée à une maladie de peau chronique ou plus complexe.
J’apprécie particulièrement le fait que la dermatologie permette souvent d’observer une évolution concrète, qu’il s’agisse d’une amélioration des symptômes, d’une meilleure qualité de vie ou d’un résultat esthétique lorsque celui-ci fait partie de la prise en charge.
Mais au-delà du résultat visible, ce qui compte beaucoup pour moi, c’est de voir un patient se sentir mieux, retrouver confiance en lui et comprendre davantage sa maladie. Ce sont ces petites et grandes évolutions qui donnent du sens à mon travail au quotidien.
Avec le recul, que referiez-vous différemment ?
C’est une question difficile ! Je pense que je me serais intéressée un peu plus tôt aux réseaux sociaux et à leur rôle dans la communication médicale, particulièrement dans une région comme Dubai.
Ils occupent aujourd’hui une place importante dans la manière dont les patients s’informent sur leur santé et découvrent les différentes possibilités de traitement. Ils peuvent être des outils intéressants pour transmettre des informations fiables et aider chacun à mieux comprendre sa peau, à condition de les utiliser avec discernement.
Comme dans beaucoup d’autres domaines, on apprend aussi avec l’expérience.
Vos deux bonnes adresses à Dubai ?
1. Pour une expérience un peu différente, j’aime passer une soirée dans les dunes du désert, autour d’un feu. C’est une belle façon de s’éloigner de l’agitation de la ville et de profiter d’un autre visage de Dubai.
2. Pour une sortie plus décontractée, j’aime beaucoup Vista Mare Beach, pour son ambiance familiale et détendue, idéale pour profiter du bord de mer en toute simplicité.
LE MOT DE LA FIN
Hâte de faire votre connaissance.
Consultation avec le Dr Lara El Hayderi, dermatologue à Dubai
Consultation : du lundi au samedi (sauf vendredi).
Téléphone : 04 385 2222
Site internet : Dermamed Clinic, Wafi Mall, Dubai