MEET THE FRENCH DOCTORS : Dr Mouzayan Ginzarly, consultante en médecine de famille à Dubai

 MEET THE FRENCH DOCTORS : Dr Mouzayan Ginzarly, consultante en médecine de famille à Dubai
Dr Mouzayan Ginzarly médecin de famille à dubai

Dr Mouzayan Ginzarly, consultante en médecine de famille au sein du The Brain and Performance Centre à Dubai, accompagne ses patients dans une approche globale de la santé, allant de la médecine générale à la prévention et à l’optimisation de la longévité. Installée aux Émirats depuis 2016 après avoir exercé de nombreuses années en France, elle s’intéresse particulièrement à la santé métabolique, à la santé de la femme, au microbiote ainsi qu’aux questions liées au bien vieillir. Rencontre avec une médecin passionnée, convaincue que la santé ne se résume pas à l’absence de maladie, mais repose sur un équilibre durable entre le corps et l’esprit.

Dr Mouzayan Ginzarly, depuis combien de temps à Dubai ?

10 ans, depuis juillet 2016.

D’où venez-vous ?

D’origine libanaise, citoyenne française, j’ai vécu en France pendant 15 ans à partir de l’âge de 17 ans, où j’ai fait mes études de médecine et exercé.

Quel est votre spécialité ? Quels sont vos domaines d’expertise ?

Je suis médecin spécialiste en médecine de famille, avec une pratique qui s’étend aujourd’hui de la médecine générale classique à l’optimisation de la santé et de la longévité.

Mon parcours a profondément façonné ma vision de la médecine. D’origine libanaise et citoyenne française, je me suis installée en France à l’âge de 17 ans, où j’ai fait mes études de médecine et exercé pendant près de 15 ans. Cette richesse culturelle et humaine m’a appris très tôt que la santé ne se limite pas à des symptômes ou à des résultats biologiques, mais qu’elle est intimement liée au mode de vie, à l’environnement, au mental et à l’histoire de chaque individu.

Dans ma pratique quotidienne, je prends en charge l’ensemble des problématiques de médecine de famille : maladies aiguës, maladies chroniques, suivi global du patient, prévention, vaccinations et dépistage. J’accorde une importance particulière à créer une relation de confiance et à accompagner mes patients sur le long terme, dans toutes les étapes de leur santé.

Avec le temps, j’ai réalisé que beaucoup de patients consultent pour des symptômes isolés, mais que derrière, il existe souvent un déséquilibre plus global : fatigue persistante, troubles du sommeil, prise de poids, stress chronique ou transitions hormonales comme la périménopause.

C’est ce qui m’a naturellement amenée à élargir ma pratique vers ce que l’on appelle aujourd’hui l’optimisation de la longévité en bonne santé (healthspan) et la médecine de la longévité. Mon objectif n’est plus seulement de traiter la maladie, mais d’optimiser la santé globale, prévenir le déclin et améliorer la qualité de vie sur le long terme.

Je m’intéresse particulièrement à la santé métabolique, à la santé cérébrale et cognitive, à la santé de la femme, ainsi qu’à l’équilibre digestif et au microbiote, toujours avec une approche personnalisée et basée sur les preuves scientifiques.
Aujourd’hui, ma vision est simple : il ne s’agit pas seulement de vivre plus longtemps, mais de vivre mieux, plus longtemps. Mon rôle est d’accompagner mes patients à comprendre leur corps, à reprendre le contrôle de leur santé et à construire un équilibre durable, physique et mental.

À partir de quel âge avez-vous eu envie de prendre cette voie ?

Honnêtement, je ne fais pas partie de ceux qui ont toujours rêvé d’être médecin depuis l’enfance.
J’ai choisi médecine au départ un peu… par défaut.
J’étais plutôt nulle en maths et en physique, donc les options étaient limitées !
Comme beaucoup d’étudiants en France, je n’ai pas réussi ma première année. À ce moment-là, j’étais très jeune, très perfectionniste et surtout avec beaucoup d’ego… je ne supportais pas l’échec. Pour moi, si je ne réussissais pas du premier coup, c’était forcément un signe que ce n’était pas fait pour moi.
Je me suis même dit que j’allais complètement changer de voie, et j’étais prête à devenir… fashion designer !

Puis j’ai passé tout l’été avec mes amis et ma famille, à prendre du recul, sans vraiment savoir ce que j’allais faire. Et un jour, sans prévenir, je me suis réveillée avec une conviction très claire : « Je ne veux faire que médecine… et je vais réussir. » C’était presque instinctif.

Je suis rentrée en France, j’ai tout donné, j’ai travaillé comme une malade… et c’est là que tout a commencé.
Aujourd’hui, avec le recul, je réalise que cet « échec » a été un tournant. Il m’a appris la persévérance, l’humilité et surtout à me reconnecter à ce que je voulais vraiment.
Et depuis, je n’ai jamais arrêté d’apprendre, d’évoluer et surtout de prendre du plaisir dans ce que je fais. Chaque consultation, chaque patient, chaque progrès est différent… et c’est ce qui rend ce métier passionnant.
C’est probablement l’une des meilleures décisions que j’ai prises dans ma vie… et pourtant, je vous assure, j’en ai pris pas mal de mauvaises entre-temps.

Dr Mouzayan Ginzarly, où avez-vous étudié ?

À la Faculté de médecine Jacques Lisfranc à Saint-Étienne en France.

Dr Mouzayan Ginzarly, pourquoi avoir choisi Dubai pour exercer ?

Je suis quelqu’un de profondément aventurière, j’aime explorer, sortir de ma zone de confort et découvrir de nouveaux horizons.
Après avoir passé de nombreuses années en France, j’ai ressenti le besoin de changement, à la fois sur le plan personnel et professionnel. Dubai s’est imposée assez naturellement, notamment pour des raisons familiales et personnelles, mais aussi parce que c’est une ville dynamique, en constante évolution, avec une vision moderne de la santé et du bien-être.

Quels sont les challenges/facilités en tant que médecin de famille à Dubai ?

Le principal défi, selon moi, est lié au rythme et aux attentes.
Dubai est une ville très rapide, où les patients ont souvent des attentes élevées et souhaitent des résultats rapides. Il faut donc trouver le bon équilibre entre une médecine rigoureuse, basée sur les preuves, et cette demande d’efficacité immédiate.
Il y a aussi une grande diversité culturelle, ce qui est une richesse, mais qui demande une vraie capacité d’adaptation, notamment dans la communication, les attentes vis-à-vis de leur santé ou encore la perception des traitements.
Enfin, comme dans beaucoup de systèmes de santé, il peut y avoir des aspects administratifs et organisationnels à gérer, qui demandent rigueur et flexibilité.

Est-ce plus simple ou plus compliqué qu’en France ?

Je dirais que c’est plus simple sur certains aspects, surtout dans ma situation personnelle.
En tant que maman célibataire, Dubai m’offre un cadre de vie plus facilitant, avec un accès plus simple à du soutien au quotidien. Cela me permet d’avoir une meilleure organisation et de dégager plus de temps et d’énergie pour mon travail, mais aussi pour moi-même.

Le mode de vie à Dubai est globalement plus fluide et pratique, ce qui réduit une partie de la charge mentale du quotidien.
En revanche, sur le plan professionnel, chaque système a ses exigences. La médecine à Dubai peut être plus rapide, avec des attentes parfois élevées de la part des patients, alors qu’en France, le cadre est plus structuré et parfois plus encadré.

En tant que médecin de famille, rencontrez-vous des pathologies plus spécifiques à Dubai ?

Oui, clairement. Le contexte de Dubai influence beaucoup les pathologies que l’on rencontre au quotidien.
Dans ma pratique, je vois particulièrement des troubles métaboliques comme le surpoids, l’obésité, l’insulinorésistance ou encore le diabète, souvent liés au mode de vie, à la sédentarité et à l’alimentation.

Les troubles du sommeil et la fatigue chronique sont également très fréquents. Dubai est une ville au rythme soutenu, avec des horaires irréguliers et une forte pression professionnelle, ce qui impacte directement la qualité du sommeil et l’énergie.
On observe aussi beaucoup de stress, d’anxiété et parfois de burn-out. Il ne faut pas oublier que beaucoup de personnes vivent ici principalement pour le travail, avec peu ou pas de soutien familial à proximité, ce qui augmente la charge mentale et émotionnelle.

Les troubles digestifs, notamment liés au microbiote, sont également courants, souvent en lien avec le stress et les habitudes alimentaires.

Enfin, en santé de la femme, la périménopause est souvent sous-diagnostiquée, avec des patientes qui consultent tardivement en pensant que leurs symptômes sont normaux.

Quels sont les éléments les plus motivants de votre métier ?

Ce qui me motive le plus dans mon métier, c’est justement le fait qu’aucune journée ne se ressemble.
Chaque patient est différent, chaque consultation est une surprise. Je ne sais jamais exactement pourquoi le patient va consulter, et c’est ce qui rend ce métier aussi stimulant. Cela me pousse à rester constamment engagée, à réfléchir, à analyser, à être pleinement présente. Je ne m’ennuie jamais, mon cerveau est toujours en action.

Mais au-delà de cet aspect intellectuel, ce qui me touche le plus, c’est l’évolution de mes patients. Voir quelqu’un aller mieux, retrouver son énergie, comprendre son corps ou simplement se sentir mieux dans sa vie… c’est probablement la plus grande satisfaction.
C’est, pour moi, le plus beau cadeau de ce métier.

Dr Mouzayan Ginzarly, avec le recul, que referiez-vous différemment ?

Avec le recul, il y a très peu de choses que je changerais.
Peut-être que j’aurais aimé faire davantage de stages à l’étranger, pour m’exposer encore plus tôt à d’autres systèmes de santé et enrichir ma vision de la médecine.
J’aurais aussi probablement approfondi une surspécialité en échographie. C’est un domaine que j’aime beaucoup, que j’ai eu l’occasion de pratiquer en France et qui est extrêmement utile au quotidien pour affiner nos diagnostics.
Mais honnêtement, en dehors de cela, je referais exactement le même parcours.
Chaque étape, même les plus difficiles, m’a construite et m’a amenée là où je suis aujourd’hui. Et surtout, je prends énormément de plaisir dans ce que je fais.
Je m’éclate vraiment dans mon métier, et c’est probablement le meilleur indicateur que j’ai pris les bonnes décisions.

Deux conseils à donner pour vivre cette année « en bonne santé » :

Conseil n°1 : développer sa masse musculaire.
Le muscle est un véritable organe de longévité : il joue un rôle clé dans le métabolisme, l’énergie, la prévention des maladies et le maintien de l’autonomie avec l’âge.
Conseil n°2 : s’accorder du temps chaque jour.
Au moins une heure, pour faire quelque chose qui vous fait du bien — que ce soit une activité que vous aimez, un moment pour vous ou du temps passé avec des personnes qui vous apportent de la joie.

Dr Mouzayan Ginzarly, vos deux bonnes adresses à Dubai ?

Professionnelles : The Brain and Performance Centre à JLT
Personnelles : Wellfit JVC
J’aime beaucoup cet espace pour l’énergie qu’il dégage. C’est un lieu qui donne envie de bouger, de prendre soin de soi, avec une vraie diversité d’activités. C’est parfait pour intégrer le sport dans son quotidien sans contrainte.
Tout simplement, la plage.
La plage, pour moi, c’est un véritable équilibre. C’est l’endroit où je me ressource, où je ralentis, où je prends du recul. Que ce soit pour marcher, respirer ou simplement me poser, c’est un moment essentiel pour me reconnecter à moi-même.

PETIT PORTRAIT INDISCRET

Plutôt matinale ou oiseau de nuit ?
Matinale.
Plutôt café-croissant ou petit-déjeuner healthy ?
Café-croissant.
Plutôt sport extrême ou méditation ?
Sport extrême.
Plutôt robe-sandales ou tailleur-talons ?
Jean et baskets !
Plutôt week-end cocooning ou fiesta ?
Nature, randonnée et sport !
Plutôt cigale ou fourmi ?
Fourmi.

Consultation avec le Dr Mouzayan Ginzarly, médecin de famille

The Brain and Performance Centre – JLT

Tél : 055 969 8039
Valet parking available.
Du lundi au vendredi, de 7h à 18h.
Télémédecine : Oui, via Zoom.

La rédaction

La rédaction, c’est une équipe de passionné(e)s par l’écriture et les « histoires » de Dubai. Retrouvez l’ensemble de l’équipe rédactionnelle actuelle sur la page Qui-sommes-nous.