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MEET THE “FRENCH” DOCTORS : Dr Olfa Koobar, Pédiatre

Depuis combien de temps à Dubai ? 
Depuis août 2019, presque deux ans déjà ! J’ai également travaillé deux ans au Qatar juste avant de venir à Dubai et plus de sept ans en France.

D’où venez-vous ? 
Je suis Française d’origine tunisienne.

Quel est votre métier/spécialité ? En quoi consiste-t-il ? Quels sont domaines d’expertise ou de prédilection ? 
Je suis pédiatre avant tout avec une surspécialité en néonatologie qui est la médecine et les soins intensifs des nouveau-nés. 
Un pédiatre peut suivre un enfant de sa naissance jusqu’à l’âge de 18 ans. De plus, en tant que néonatologiste, je peux déjà rencontrer les parents pendant la grossesse s’il y a un risque d’accouchement prématuré par exemple, ou encore une anomalie congénitale qui nécessite de planifier l’accouchement dans un centre spécialisé. 

La consultation est un temps d’échange important pour répondre aux questions et inquiétudes des parents de manière générale. Je dois être présente pendant l’accouchement pour les grossesses à risque ou les situations urgentes. 

Je suis également responsable de l’unité des soins intensifs de néonatologie dans laquelle sont admis les nouveau-nés prématurés, de faible poids de naissance ou encore ceux nés à terme qui ont transitoirement besoin d’assistance respiratoire, d’antibiothérapie ou de photothérapie, par exemple.
Je suis mes patients en consultation après la sortie et donne aux parents les conseils nécessaires concernant l’allaitement, la croissance, le développement psychomoteur, les vaccins indispensables.  Je peux également les orienter vers un autre spécialiste si besoin (ophtalmo, ORL, kiné…).

À partir de quel âge avez-vous eu envie de prendre cette voie et pour quelle raison ? 
J’ai toujours aimé les sciences de la vie et j’ai décidé d’intégrer la faculté de médecine après le bac. Au cours des différents stages que j’ai effectués durant mes 6 premières années d’étude, j’étais persuadée que je voulais faire un métier autour de la femme et de l’enfant. J’ai hésité entre la gynécologie ou la pédiatrie puis mon cœur a penché vers cette dernière avec une formation de néonatologie en complément. Je suis donc au cœur de la dyade mère-enfant jouant un rôle crucial avant et pendant l’accouchement puis encore des années après.

Où avez-vous étudié ? 
J’ai fait toutes mes études en France : La première année et l’externat (six premières années de médecine) à Nice puis l’internat (quatre ans de pédiatrie générale) à Strasbourg où j’ai obtenu mon DES de pédiatrie (Diplôme d’Etudes Spécialisées en Pédiatrie). Puis j’ai travaillé en tant que Chef de Clinique au CHU de Strasbourg tout en continuant des études pour obtenir le DESC (Diplôme d’Etudes Spécialisées Complémentaires) de Néonatologie après trois ans.

Pourquoi avoir choisi Dubaï pour exercer ? 
Comme beaucoup de femmes d’expatriés, je suis venue à Dubai pour suivre mon mari qui a eu une meilleure opportunité de carrière. Pour un médecin, il est plus facile de trouver du travail partout dans le monde. Pour moi, l’intérêt de ma famille est toujours ma priorité et nous vivons une belle aventure ici depuis quelques années.

Quelles sont les challenges/difficultés/facilités pour exercer le métier de médecin à Dubaï ?  
Le plus gros défi est de se faire connaître et trouver sa place dans un Emirat où il y a beaucoup d’hôpitaux et de médecins. Les patients sont souvent perdus et ne savent pas vers quel spécialiste s’orienter.
J’ajouterais les difficultés avec les assurances qui, contrairement à la France, ne couvrent pas toujours les bilans demandés ou les conditions congénitales.
Pour les facilités, je dirais la disponibilité des moyens techniques et humains. Tous les hôpitaux, dans lesquels j’ai travaillé, étaient en effet très bien équipés.

Est-ce plus simple ou plus compliqué qu’en France ? 
Certainement plus compliqué, car en France on ne pense qu’au seul intérêt du patient. On ne parle jamais d’assurance ou de paiement avec le malade. L’autre défi est de pouvoir s’adapter aux différentes cultures ou façon de penser des patients ou des collègues.

Dans votre spécialité, rencontrez-vous des pathologies plus spécifiques / plus courantes à Dubai ? 
La population est cosmopolite donc nous rencontrons forcément certaines conditions plus fréquemment pour certaines ethnies. Par exemple, le G6PD (déficit en glucose 6 phosphate déshydrogénase) est plus commun au Moyen-Orient. Certains vaccins sont recommandés ici mais pas en France comme le BCG et l’hépatite A ou la typhoïde pour ceux qui retournent souvent dans leur pays d’origine en Asie.

Quels sont les éléments les plus motivants de votre métier ?
Je ne m’ennuie jamais. J’adore assister aux accouchements et les premières minutes de vie des bébés. J’éprouve une fierté intense quand un enfant prématuré ou avec un problème de santé aigu à la naissance rentre à la maison et commence une nouvelle vie avec ses parents. J’apprécie également d’accompagner les jeunes parents et de pouvoir leur apporter le soutien et les conseils appropriés pour réussir leur mission d’élever sainement leur enfant.
Et bien sûr, de voir grandir mes patients en bonne santé et de pouvoir les suivre aux fils des années. 

Avec le recul, que referiez-vous différemment ? 
Rien. J’adore mon métier et je ne le changerais pour rien au monde. Je reste également convaincue que la formation française et le niveau de médecine en France font partie des meilleures au monde notamment pour l’aspect de prise en charge global et le côté humain. J’ai beaucoup appris ces quatre dernières années au Moyen-Orient, des bonnes expériences comme des challenges qui m’ont fait grandir et m’ont fait gagner en expertise. J’ai amélioré mon niveau d’anglais et découvert d’autres cultures très riches. 

Avec la crise du Covid-19, comment la clinique où vous exercez s’est-elle adaptée pour gérer la situation ? Comment fonctionne la télémédecine ? 
Nous avons établi un protocole d’hygiène strict : espacer les rendez-vous, éviter que les patients se croisent en salle d’attente, nettoyer la salle de consultation entre deux patients, un questionnaire à l’accueil vise à détecter les cas suspects qui seront examinés dans une salle dédiée ou aux urgences.

Nous proposons des consultations en ligne pour seulement 200 dirhams. Cela peut être intéressant pour un conseil ou renouvèlement d’ordonnance. Autrement, je pense que les parents ont besoin d’être rassurés en face à face et que la télémédecine ne remplace pas un bon examen clinique.

Vos deux bonnes adresses à Dubai ?
– La plage puisque tout le monde peut en profiter et ce quasiment toute l’année.
– La médiathèque de l’Alliance Française pour encourager mes enfants à lire.

LE MOT DE LA FIN
Les enfants et adolescents de la communauté francophone de Dubai méritent toute l’attention d’un pédiatre français afin de recevoir les meilleurs avis et soins nécessaires. 
Il est primordial de trouver une relation de confiance, de bienveillance et sans barrière de communication avec leur médecin afin de garantir une prise en charge adaptée et le bien-être de toute la famille.

Consultation avec le Dr Olfa Koobar : ICI
Dr Olfa Koobar Ben Hadj Khalifa
Site web: Drolfa.com
Instagram: Drolfa.k

Pour prendre rendez-vous : call center : 042481000, ou avec l’extension 1306
Tel : 058 539 7972

Jours de consultation : sur RDV tous les jours de 9h à 18h, sauf le vendredi.
En cas d’urgence : services des urgences 7j/7 24h/24
Hôpital Clemenceau Medical Center
Dubai Health Care City Phase 2, Al Jadaff. En face de l’hôtel Marriott Al Jaddaf

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