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MEET THE “FRENCH” DOCTORS : Dr Nizar Hojaili, Psychiatre

Depuis combien de temps à Dubaï ?
Je suis fraichement arrivé à Dubaï (il y a moins de deux mois). Je travaille dans un hôpital récemment ouvert à Dubaï Healthcare City (DHCC), le Clémenceau Medical Center.   

D’où venez-vous ?
Je suis binational. Je suis né à Lyon où mon père a fait ses études de médecine, et j’ai grandi entre elle et la ville de Jounié, au nord de Beyrouth.

Quel est votre métier/spécialité ? En quoi consiste-t-il ? Quels sont domaines d’expertise ou de prédilection ?
Je suis psychiatre. La psychiatrie est une spécialité médicale, qui consiste à évaluer, traiter et suivre des patients qui souffrent de maladies ou difficultés mentales. 

Les pathologies concernées sont nombreuses : troubles anxieux (e.g. anxiété généralisée, attaques de panique, phobies en tout genre, anxiété de séparation chez les enfants) ; troubles de l’humeur (e.g. dépression, troubles bipolaires) ; troubles obsessionnels compulsifs (TOC) ; troubles liés au stress et aux traumas (e.g. PTSD) ; troubles de l’attention et d’hyperactivité surtout chez les plus jeunes ; syndromes autistiques ; troubles psychotiques et troubles de l’alimentation (e.g. anorexie mentale et névroses boulimiques). 

Les traitements sont soit psychothérapeutiques soit médicamenteux. Cela dépend de la sévérité des symptômes, de leurs impacts sur le fonctionnement quotidien du patient et bien sûr de sa préférence. 
Dans certains cas soudains et aigus (e.g. comportements suicidaires, épisodes psychotiques ou maniques aigus) nous recevons et évaluons les patients aux urgences 24h sur 24 pour gérer les situations de crise.

À partir de quel âge avez-vous eu envie de prendre cette voie et pour quelle raison ?
Pendant longtemps, j’ai pensé devenir pédiatre comme mon père mais durant mes stages hospitaliers mon intérêt pour les maladies mentales s’est développé. J’ai donc décidé de devenir psychiatre.

Où avez-vous étudié ?
Après avoir obtenu mon Bac au Lycée Français de Beyrouth, j’ai fait une licence de biologie à Montréal au Canada, puis ma médecine aux Antilles néerlandaises, et ma spécialité en Angleterre. 

Pourquoi avoir choisi Dubaï pour exercer ?
Après plus de 20 ans en Europe et en Amérique du Nord, je suis rentré au Liban à l’été 2018. Malheureusement avec l’effondrement économique que le pays des cèdres a connu récemment, il a fallu repartir. J’ai donc opté pour Dubai où j’ai beaucoup d’amis. De plus, il y a ici une grande variété culinaire et une bonne qualité de vie.
Bien entendu, la pandémie et les confinements répétés en Europe ont contribué encore plus à faire ce choix.

Quelles sont les challenges/difficultés/facilités pour exercer le métier de médecin à Dubaï ? 
Il est un peu trop tôt pour que je puisse me faire une idée précise là-dessus. Ma première impression est que le système de santé (hôpitaux et cliniques privés) semble un peu trop business à mon goût. Cela change, après avoir travaillé pendant plus d’une décennie dans le public.

Cela dit, au Clemenceau Medical Center, on a un grand nombre de médecins francophones et vu que l’hôpital est inspiré de la branche mère à Beyrouth, il y a donc une atmosphère levantine qui est très agréable pour nous, médecins, ainsi que pour nos patients qui sont essentiellement francophones et du Proche-Orient. 

Est-ce plus simple ou plus compliqué qu’en Angleterre ?
Je dirai qu’à Dubai dans les hôpitaux et cliniques privés, la majorité des patients, que nous voyons, ont des troubles de l’anxiété, de l’humeur et d’ajustement (la psychiatrie courante). L’Angleterre dispose, quant à elle, d’un système de santé publique dans sa grande majorité. Nous y rencontrons des pathologies bien plus lourdes avec des situations psycho-sociales beaucoup plus compliquées. 

Dans votre spécialité, rencontrez-vous des pathologies plus spécifiques / plus courantes à Dubaï ?
D’après mes collègues qui sont plus anciens à Dubai, les diagnostics prédominants sont les troubles anxieux.

Quels sont les éléments les plus motivants de votre métier ?
D’abord comme tout médecin, c’est la gratification de pouvoir alléger les souffrances de nos patients, en particulier celles mentales qui sont, à mon avis, les plus sévères et les plus débilitantes mais également les moins comprises. 

Aussi, du fait de la nature de notre profession, nous rentrons en profondeur dans la vie personnelle de nos patients. J’apprécie cet aspect professionnellement intime de mon métier.

Avec le recul, que referiez-vous différemment ?
Peut-être avoir précédé mes études en psychiatrie par une formation de médecin de famille, pour joindre l’utile à l’agréable.

Avec la crise du Covid-19, comment la clinique où vous exercez s’est-elle adaptée pour gérer la situation ? Comment fonctionne la télémédecine ? 
Un mélange entre des consultations en ligne et des mesures de distanciation mises en place à la clinique. L’hôpital a rapidement aménagé les urgences et des pavillons entiers.  Il a également agrandi les soins intensifs afin de recevoir et de traiter les patients qui ont contracté le virus. 

Vos deux bonnes adresses à Dubaï ?
Je dirai un restaurant français La Serre et un autre libanais Be Babel, tous les deux situés dans le centre-ville.

LE MOT DE LA FIN
Je suis ravi de faire partie de la communauté francophone de Dubai, que j’aurai le plaisir de connaître de plus en plus, je l’espère, dans les mois et années à venir. Je suis surtout fier de faire parti du corps médical francophone et de contribuer au bien-être mental de notre communauté.

Consultation avec le Dr Nizar Hojaili : ICI
Clémenceau Medical Center (CMC), Dubai HealthCare City 2,
Tel : 800 262 392
Du samedi au mercredi de 09h00 à 18h00 et les jeudis de 09h à 12h00 

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