Depuis combien de temps à Dubai ?
Je suis à Dubai depuis début 2003… donc non moins de 16 ans !
 
D’où venez-vous ? 
Je suis de nationalité Française.
 
Quel est votre métier/spécialité ? En quoi consiste-t-il ? Quels sont domaines d’expertise ou de prédilection ?
Je suis pédiatre avec des spécialités complémentaires en Pneumologie Pédiatrique et en Néonatologie.

- La Pédiatrie c’est la médecine de l’enfance.

- La pneumologie pédiatrique c’est la spécialité des maladies des poumons chez l’enfant comme, par exemple, l’asthme.

- La néonatologie œuvre pour les nouveaux nés y compris les prématurés.
 
À partir de quel âge avez-vous eu envie de prendre cette voie et pour quelle raison ?
Depuis le lycée, j’ai toujours voulu devenir médecin c’était vraiment une vocation... Je me demande parfois, qu’est-ce que j’aurais pu faire d’autre ? Le choix de la pédiatrie est venu par la suite, pour l’amour que je porte aux enfants. J’adore les voir évoluer, s’épanouir et se développer. C’est très enrichissant, on ne s’ennuie jamais !
 
Où avez-vous étudié ?
J’ai fait mes études de spécialité en Pédiatrie au Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Nancy suivie d’une spécialité en Néonatologie au CHU de Bordeaux, puis j’ai fait ma spécialité de Pneumologie Pédiatrique au CHU Armand Trousseau de Paris. Avant notre mutation à Dubai, j’ai travaillé pendant dix ans en tant que praticien Hospitalier au CHU de Bordeaux.
 
Pourquoi avoir choisi Dubai pour exercer ?
Mon mari a eu une belle opportunité professionnelle ici, et de mon côté, j’en ai profité pour me lancer et ouvrir la clinique The French Clinic : un sacré challenge !
 
Quelles sont les challenges/difficultés/facilités pour exercer le métier de médecin à Dubai ?
Pour pouvoir exercer la médecine à Dubai, il faut passer une équivalence soit à DHA (Dubai Health Authority) ou à DHCC (Dubai Healthcare City). J’ai personnellement les deux licences qui me permettent de pratiquer sur tout Dubaï. (DHA fait une évaluation sur dossier suivi d’une évaluation orale. DHCC effectue une évaluation sur dossier suivie d’une diligence auprès des centres médicaux / hospitaliers dans lesquels vous avez travaillé dans votre pays). Ceci étant, dans tous les cas, les deux autorités exigent un très bon niveau d’anglais.
 
Est-ce plus simple ou plus compliqué qu’en France ?
Si on ne parle pas du cas des hôpitaux, la médecine en France est généralement une médecine de proximité, c’est-à-dire, le patient va généralement chez le médecin généraliste ou spécialiste de son quartier. À Dubai, on a tendance à voir émerger une médecine de communauté, les familles préférant allez voir un médecin de leur communauté d’une part parce qu’elles font confiance au système d’éducation de leur communauté et d’autre part pour une question de facilité de communication dans leur langue natale.
 
Dans votre spécialité, rencontrez-vous des pathologies plus spécifiques / plus courantes à Dubai ?
En tant que pédiatre pneumologue, et compte tenu que nous sommes dans une région désertique, j’ai affaire souvent à des problèmes d’asthme.
 
Quels sont les éléments les plus motivants de votre métier ?
Grâce à mon metier, je prends plaisir à voir mes patients grandir. Les enfants ne vont pas voir le pédiatre seulement quand ils sont malades. Ils y vont également pour suivre leur croissance, leur nutrition, leur vaccination, etc.
 
Avec le recul, que referiez-vous différemment ?
J’aurais probablement ouvert une deuxième clinique de l’autre côté de la ville. Peut-être une réflexion pour l’avenir ? 
 
Vos deux bonnes adresses à Dubaï ?

- l’hôtel One & Only Royal Mirage

- le restaurant La petite maison, un incontournable !
 


LE MOT DE LA FIN

Dubaï est une ville merveilleuse, avec une patientèle jeune et formidable ! 
 
Consultation avec le Dr Nawar Tayara : 
Consultant pediatrician, pediatric Pulmonologist, Medical Director
The French Clinic
DHCC, Al Razi Building 64, block D, Clinic 3016
Tel : 044298450
 
Consultation du samedi au jeudi de 9h à 18h
Tel: + 971 4 429 84 50
Fax: + 971 4 429 84 51
Email :
 
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Le Ramadan vient juste de débuter ; enfin, une période de calme (relatif) dans notre tumultueux rythme dubaïote. Relatif car la vie sociale nocturne bat son plein : invitations à des iftars gargantuesques, rythme de sommeil chamboulé, suhurs sucrés... difficile de garder un rythme de vie sain ! 
Mais alors, comment bien s’y préparer, tout en préservant sa santé et limitant les kilos en trop ?
Nous avons demandé à notre experte en naturopathie, Magda, de nous guider pour un Ramadan en pleine santé.
 
1. Le sommeil pendant le Ramadan
Beaucoup de personnes ont tendance à se coucher tard pour profiter au maximum des heures non-jeûnées. Le problème : un rythme de sommeil perturbé et des nuits souvent trop courtes.
Pourtant votre corps a besoin de repos ! Alors maintenez au mieux des nuits de 7/8 heures avec une heure de coucher raisonnable ! Cela vous permettra de mieux tenir votre journée de travail ! Croyez-moi, il vaut mieux ne pas ajouter la fatigue due au manque de sommeil à la celle déjà éprouvante, de l’absence de nourriture.
 
Si vous le pouvez, faites une petite sieste de 20/30 minutes dans l’après-midi afin de recharger les batteries jusqu’à l’heure de l’iftar !
2. On ne zappe pas le suhur
Le suhur est le repas avant l’aube (vers 4am cette année à Dubaï). Par flemme, il est souvent zappé ou anticipé, c’est-à-dire pris trop tôt avant d’aller se coucher. Il est pourtant essentiel car c’est lui qui permettra à votre corps de supporter la journée de jeûne sans trop flancher et d’assurer la journée au travail. Sans suhur, le coup de pompe et la faim arriveront dès votre réveil et la journée risque d’être pénible !
 
Un suhur idéal comporte :
- des carbohydrates complexes pour l’énergie (pain complet, céréales)

- des fibres pour la satiété, l’hydratation et le transit,

- des fruits et des légumes pour les vitamines et nutriments, 

- de bonnes graisses pour limiter le pic de glycémie (avocat, noix, huile d’olive ou de colza etc.),

- des protéines pour nourrir vos cellules

- un liquide pour l’hydratation.
- le fameux « Overnight Oats » - flocons d’avoine gonflés dans du lait végétal la nuit au frigo et complété par des fruits, des graines et du beurre de noix – est une parfaite option.
 
Une autre option salée : des crudités assaisonnées a l’huile d’olive, de colza et au zaatar servies avec du pain complet, du humus, des œufs et quelques fruits.
En boisson, on opte pour une infusion ou de l’eau. On évite les abus de caféine donc de café et de thé.
Attention aux jus de fruits ! Trop sucrés, ils risquent de faire exploser votre glycémie et de déclencher un « coup de pompe » en milieu de matinée. Si vous souhaitez boire quelque chose de sucré, optez plutôt pour un smoothie maison.
Par ailleurs, si vous prenez des compliments alimentaires, c’est le bon moment pour le faire !
 
3. Un iftar raisonnable
Qui n’a pas assisté à un iftar royal dans l’un des hôtels de Dubaï et mangé comme si demain n’existait pas ? Délicieux mais attention à l’indigestion ! Votre corps a été au repos toute la journée donc pas question de le brusquer ! Il est de tradition de rompre son jeûne avec quelques dattes et de l’eau, c’est pour une bonne raison. 
Les dattes ont un fort pouvoir rassasiant et permettront quasi immédiatement d’atténuer la sensation de faim. Par ailleurs, votre corps, privé d’eau pendant de nombreuses heures à aussi besoin de se réhydrater. Choisissez de l’eau, à boire par petites gorgées plutôt que des boissons sucrées. On peut ensuite opter pour une soupe ou un jus de légumes et… c’est tout pour le moment !
 
Il est très important de faire une pause et de ne pas enchainer sur un énorme repas. Laissez un peu de temps à votre corps pour se remettre en marche ! Il est de tradition d’aller prier après la rupture du jeûne et avant le repas. C’est un bon moyen pour « couper ».
Le repas d’iftar est important car c’est votre principal repas de la journée. Il doit être complet, c’est-à-dire contenir tous les groupes nutritionnels, comme pour le suhur. 
 
Les 10 règles d’or pour bien vivre son iftar :


1. N’hésitez pas à commencer votre repas par des salades (attention à la sauce) pour remplir votre estomac de fibres et apaiser votre faim.
2. Pour les protéines, si vous en mangez, privilégiez les viandes maigres (volailles, veau, bœuf maigre), évitez le poisson car il donne soif.

3. De manière générale, limitez les produits d’origine animale.

4. Ajoutez un peu de carbohydrates complètes et des légumineuses (hello humus !) et surtout beaucoup de légumes.
5. Mangez lentement et mastiquez bien ! C’est la seule manière de donner à votre estomac l’opportunité d’enregistrer la satiété et d’éviter de trop manger.
6. Dites non aux fritures, même si la plupart des plats traditionnels en compte et qu’elles sont délicieuses, elles doivent rester exceptionnelles ! 

7. Choisissez des féculents complets plutôt que blancs, le riz basmati faisant exception.

8. Laissez environ 2 heures entre le repas et un snack constitué de fruits pour éviter qu’ils ne fermentent dans votre estomac et ne créent des maux désagréables. Les desserts, tout comme les fritures, si traditionnels sont à limiter car extrêmement sucrés. On se fait plaisir le week-end mais pas tous les jours !
9. Si vous en avez la possibilité, préférez les repas à la maison où il est facile de contrôler les quantités et les ingrédients !
10. N’oubliez pas de vous hydrater ! Les recommandations de 1,5 a 2 litres d’eau tiennent toujours alors pensez à boire tout au long de la nuit.
 
4. Continuer à faire du sport pendant le Ramadan
Il est important d’adapter son rythme et l’intensité. Le moment idéal pour s’entrainer est juste avant l’iftar car vous serez en mesure de vous hydrater et de recharger rapidement vos batteries.
Privilégiez les entrainements plus doux (natation, yoga, marche) et si vous vous entrainez en salle, diminuer le nombre de répétition. Ecoutez votre corps et sachez reconnaitre vos limites durant ce mois où celui-ci est mis a l’épreuve.
 
5. Le Ramadan si vous ne jeûnez pas
Si vous vivez à Dubaï, il y a de grandes chances que vous soyez invité à vous joindre à de nombreux iftars, d’autant plus si vous partagez la vie de personnes jeûnant. Dans ces cas là aussi, il est important de faire quelques ajustements afin d’éviter les kilos en trop et les abus.
Si vous êtes invités pour un iftar, votre principal repas sera le soir, allégez donc le repas du midi ! Optez pour un bon petit-déjeuner et pour un déjeuner léger : salade complète, poisson et légumes vapeur, bowl végétarien.
 
Pendant l’iftar, on applique les 10 règles d’or ! On n’exagère pas !
 
Si vous êtes invité pour le suhur (tard le soir), optez pour une infusion afin de ne pas perturber votre sommeil et limiter les pâtisseries. La shisha si elle fait aussi, partie des traditions, est encore plus nocive que la cigarette… gardez cela en tête !
 
Merci à Madga pour ses précieux conseils que vous pouvez retrouver sur son Instagram magdanaturopath.
 
Ramadan Kareem à tous !
 
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Le cancer est une maladie redoutée, à laquelle bon nombre d’entre nous ont déjà été confrontés, de près ou de loin. Toutefois, selon l’OMS, 1/3 des cancers pourraient être évités en adoptant seulement une bonne hygiène de vie. 
Outre l’arrêt de pratiques à risque que nous connaissons tous, comme la consommation d’alcool et de cigarettes qui restent les premières causes de cancer, l’environnement et notre mode de vie ont également un impact à plus ou moins long terme sur le risque de développement d’une maladie chronique, voire d’un cancer.
 
Nous avons rencontré le docteur Rachel Hayek, médecin généraliste à Dubai depuis 17 ans, qui nous explique comment adopter dès aujourd’hui les bons réflexes pour une meilleure hygiène de vie.
 
Pourquoi les institutions publiques estiment-elles que 40 % des cancers sont liés à notre mode de vie et notre environnement ?
 
Tenons-le pour dit, nous avons tous des cellules cancéreuses dormantes en nous, mais nous sommes tous inégaux face à la maladie. Certains ne développeront jamais de cancers, alors que chez d’autres individus, les cellules commenceront à se multiplier anarchiquement un jour. « A chaque seconde, nous produisons 20 millions de cellules pour remplacer nos cellules mortes ou usées. Et plus on va avancer dans l’âge, plus le risque d’erreur de copie va augmenter et donc donner lieu à un cancer », nous explique le Dr Rachel Hayek.
Même s’il est démontré qu’il existe une prédisposition génétique pour certains cancers, des études ont prouvé que l’on peut diminuer ses propres risques en agissant sur son mode de vie, et cela dès le plus jeune âge.
 
Le jeûne séquentiel est-il bénéfique pour la santé ? 
 
Le jeûne séquentiel (ou par intermittence) consiste à jeûner pendant au moins 14 heures. Il pourrait représenter une des clés de la prévention du cancer et des maladies chroniques. 
Concrètement, il s’agit de « ne pas manger pendant 14 à 16 heures afin de mettre en pause notre organisme trop souvent sollicité et aider à faire chuter l’inflammation présente dans le corps. Quand on fait le jeûne séquentiel, on laisse au corps le temps de se régénérer, de se réparer.  C’est comme si on réactivait une mémoire biologique ancienne. On renforce son ADN et on fait moins d’erreurs de copie », souligne le Dr Rachel Hayek.
 
De façon pratique, le jeûne est souple et facile à mettre en place, la clé est de s’alimenter seulement pendant 8 à 10 heures. En fonction de vos habitudes et besoins alimentaires, vous avez le choix de sauter ou non un repas. Par exemple, vous pouvez décider de prendre vos trois repas habituels (petit-déjeuner, déjeuner et dîner) en commençant à manger vers 10h00 du matin mais vous devrez arrêter à 20h00.
Pendant la période d’abstinence, vous pouvez continuer à consommer des boissons, comme l’eau, le thé ou la tisane, tant que ces dernières ne contiennent pas d’édulcorant ou de sucre.
Enfin, la diète par intermittence porte bien son nom, vous pouvez la mettre en place deux à trois fois par semaine. Certaines personnes le pratiquent au quotidien, cela est possible tant qu’il n’y a pas de contre-indication médicale.
 
Tout en nourrissant bien son corps
 
L’alimentation est un facteur de risque sur lequel il est facile d’intervenir en adoptant une alimentation variée et équilibrée en suivant notamment le Programme National Nutrition Santé (manger 5 fruits et légumes par jour !). Mais cela ne s’arrête pas là, il est important de réduire sa consommation en sucre. En effet, des études scientifiques, américaines et européennes, ont mis en évidence que ce dernier accélère la multiplication des cellules cancéreuses, qui sont avides de sucre. Le problème aujourd’hui est que le sucre est présent partout. Il est notamment rajouté dans de nombreux aliments comme les céréales ou dans les plats industriels. 
Le Dr Rachel Hayek recommande donc de bien lire les étiquettes et d’essayer de choisir des aliments de qualité avec le moins de sucres surajoutés : « On peut se permettre de déguster des viennoiseries, mais cela doit rester occasionnel ! »
Les farines blanches, le sucre et les aliments transformés ne sont pas bons de manière générale pour la santé. Il est important de limiter le sucre dès le plus jeune âge et d’initier les enfants à une alimentation saine notamment dans les lunchbox, en introduisant les fruits et les légumes au détriment des céréales, chips et barres chocolatées.
 
La diète idéale serait donc de manger peu de carbohydrates (sucres lents et rapides), des protéines en quantité moyenne et en privilégiant celles d’origine végétale (comme le quinoa ou les pois chiches par exemple). Enfin, il faut favoriser la consommation de graisses saines que l’on va retrouver notamment dans l’avocat, l’huile de noix de coco ou encore les noix de macadamia.
Le Dr Rachel Hayek nous livre une autre astuce : « Introduisez de l’ail, de l’oignon et du curcuma dans vos recettes, ces 3 aliments sont d’excellents aliments naturels contre tout genre de cancer. Le curcuma joue également un rôle anti-inflammatoire. Combinez-le à du poivre noir afin d’augmenter son absorption. Si vous n’aimez pas son goût, vous le trouverez aussi sous forme de comprimé ! » 
 
Chaussez vos baskets et oxygénez-vous !
 
« Mon troisième conseil est d’associer une alimentation saine à l’exercice physique, voire à de la méditation si on se sent stressé. Bien entendu, il est essentiel de choisir un sport que l’on aime et qui procure du plaisir. Pratiquez une activité sportive en moyenne 35 minutes 4 à 5 fois par semaine », souligne le Dr Rachel Hayek. Si vous n’êtes pas adepte des sports violents, profitez du bord de mer offert à Dubai pour aller marcher et vous oxygéner. L’oxygénation des cellules est également considérée comme un moyen de prévention pour le cancer.
 
« Durant les grandes chaleurs, les Dubaïotes ont tendance à être encore plus sédentaires. Il est donc essentiel à cette période de respecter encore plus un bon mode de vie », constate le Dr Rachel Hayek.
En effet, le sport va permettre d’oxygéner son corps, d’évacuer le stress, de brûler les graisses et le sucre, tout en gardant un poids stable, qui sont autant de facteurs qui peuvent être propices au développement de cellules cancéreuses.
 
En plus de ces bonnes pratiques, consultez régulièrement votre médecin traitant qui pourra vous recommander le dépistage de certaines pathologies en fonction de votre âge, de vos antécédents personnels et familiaux. 
Pour conclure, ayez conscience et respectez votre corps et cela dès le plus jeune âge. C’est lui qui dicte notre vie et pas l’inverse. En adoptant un mode de vie sain, vous ne pouvez qu’en retirer les bénéfices, votre corps vous le rendra !
 
Pour en savoir plus ou prendre rendez-vous :
Docteur Rachel Hayek
Synergy Integrated Medical Centre – Umm Suqeim 2
Tel : 04 348 54 52
 
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Une approche organique des soins, avec des protocoles et matériaux moins invasifs dans la dentisterie aussi, c’est possible ! Et ça commence doucement à s’installer aux Emirats. Avec l’influence des pratiques internationales, les professionnels sont exposés à toutes les avancées en la matière… bonne nouvelle, la clinique dentaire Dr Roze & Associates aussi. Nous avons rencontré le Dr. Carla Schweer, dernière recrue de l’équipe : elle nous en dit plus sur la bio dentisterie, son approche et son parcours… aux quatre coins du globe !
 
Où en est la biodentisterie aujourd’hui ?
Au niveau médical, la biodentisterie est une approche visant l’utilisation de matériaux et de protocoles plus naturels pour le patient. 
Concernant les implants, de nombreuses recherches exposent des résultats en faveur d’implants dentaires biologiques ou “ biodent” ; c’est à dire, respectant l’environnement naturel de la dent. Ces implants sont fabriqués en zircone, un matériau céramique biocompatible exempts de métal qui favorise une assimilation complète dans l’os de la mâchoire.
 
D’un point de vue plus large, c’est considérer les dents comme liées au reste de notre squelette, ayant un impact sur notre bien-être. C’est donc prendre un patient dans sa globalité, et non le traiter de manière isolée ; c’est également mettre en avant la prévention, avant le soin en lui même.
 
Certains professeurs poussent même leurs travaux vers le lien existant entre le positionne-ment des dents et les caractéristique psychologiques de leurs patients. D’autres workshops sont exclusivement dédiés au soins dentaires prenant en considération les points énergétiques de la médecine chinoise… Intéressant, n’est-ce pas ?
Toujours à la recherche du meilleur niveau de service, la clinique Dr Roze & Associates s’intéresse de près au sujet, en choisissant une ambassadrice de choix : la dentiste généraliste Carla Schweer en charge de développer cette approche, en interne.
 
Un parcours atypique
Allemande d’origine, le Dr.Carla grandit dans le sud de la France, et a passé son diplôme de dentiste à Montpellier. D’un tempérament dynamique, celle-ci est partie poursuivre son aventure professionnelle… en Nouvelle-Calédonie : “ le paradis sur terre “ nous explique-t-elle. À Bourail, elle travaille au sein d’une clinique dentaire, accueillant principalement des expatriés où celle-ci se forme à la technologie CEREC.
Après ce premier “choc culturel” il faut bien l’avouer, Carla choisira un autre continent pour exercer, dans une clinique moderne… du Vietnam, à Hanoï ! Où elle se formera à l’esthétique dentaire.
 
De retour dans le sud de la France afin de compléter sa formation en implantologie, Dubai s’avère être une opportunité interessante : ” L’environnement international, le lifestyle et l’émulsion économique, tout semblait être réuni pour moi ! “ confirme t-elle.
C’est donc en août dernier qu’elle pose ses valises aux Emirats, au sein de la clinique du Dr Roze.
 
Son approche, et sa vision du métier.
Le Dr.Carla, enrichie de ses expériences dans des cultures et environnements de travail très différents, prône une approche en douceur, avec ses patients : “ Je ne suis pas là pour les faire souffrir, ni passer un mauvais moment, mais pour les soigner en douceur et sans douleur !” précise t-elle.
“ Les dents sont souvent le reflet d’un état de santé général “ explique le Dr.Carla. En premier lieu, il est donc important de soutenir son système immunitaire grâce à la micronutrition, de faire attention à son alimentation, et bien évidemment à l’hygiène dentaire : “ Par exemple, à la maison, on peut déjà commencer par utiliser certaines huiles essentielles, pour assainir, ou calmer des douleurs. “ ajoute-t-elle.
Le Dr.Carla travaille également sur un protocole de retrait des “plombages” permettant de diminuer voire d’annuler la libération de particule nocives, notamment pour le retrait d’amalgames vétustes (constitués de plusieurs métaux lourds, dont le mercure).
 
La confiance est au coeur de la relation patient qu’initie le Dr.Carla, avec une approche très humaine de son métier : “ J’ai besoin de trouver du sens dans ce que je fais, mes expériences m’ont permis d’être confrontée à toutes les problématiques de soins, des plus basiques ou plus sophistiquées. Je n’en perds pas le sens profond de mon métier : prémunir et soigner.” conclut-elle.
 
Le Dr. Carla fait également partie du programme Fair-Care “ The million smiles”, mis en place par David Roze, permettant aux plus démunis, à vos employés de maison, aides à domicile, de bénéficier de soins dentaires complets et à moindres coûts. Si ce n’est déjà fait, un joli cadeau d'anniversaire à faire à votre nanny !
Pour en savoir plus, relisez l’article.
 
Pour prendre rendez-vous :
+971 4 388 1313
 
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  Petites annonces
 
« Votre fils est atteint d’une dystrophie musculaire de Duchenne. C’est une maladie évolutive mortelle à 100 %, pour laquelle il n’y a aucun traitement curatif. » Cette phrase, entendue en juin l’année dernière, a bouleversé ma vie.
 
On venait de fêter les 6 ans de mon fils. Trois mois plus tôt, le neurologue avait suspecté une anomalie musculaire chez notre fils, mais il y avait plusieurs diagnostics possibles, plus ou moins graves. Nous avons alors traversé une période interminable de tests sanguins, de biopsies musculaires, d’IRM, d’électrocardiogrammes, d’analyses en tout genre… Pour comprendre ce qui n’allait pas chez notre fils, je passais mes jours et mes nuits à chercher sur Google et j’étais dévastée, partagée entre l’espoir et le désespoir. Je dormais environ 3 heures par nuit et n’étais qu’une ombre désorientée. Et puis le couperet est tombé : « Votre fils est atteint d’une myopathie de Duchenne. »
La myopathie de Duchenne, ou dystrophie musculaire de Duchenne (DMD), est une maladie génétique provoquant une dégénérescence progressive de l’ensemble des muscles de l’organisme. Les malades se retrouvent en fauteuil roulant entre l’âge de 8 et 12 ans, avant que les problèmes respiratoires ne commencent. L’espérance de vie varie entre 10 et 30 ans.
 
Et maintenant, qu’est-ce qu’on fait ? 
Nous avons quitté le bureau du neurologue et j’ai déversé toutes mes larmes dans les bras de mon mari. Nous étions toutefois soulagés : au moins, nous savions ce qu’il en était. Il n’y avait plus d’incertitudes. Il fallait maintenant faire face et passer à l’action.
J’avais demandé au médecin ce que je pouvais faire, et sa réponse avait été sans appel : rien. Une telle réponse, je ne pouvais pas l’accepter, j’ai donc insisté : « Qu’est ce qui pourrait être bénéfique pour mon fils ? » « Physiothérapie, natation et soleil », m’a-t-elle répondu. On vivait en France, près de Paris, et ce soir-là, j’ai dit à mon mari : allons vivre à Dubai.
Des amis proches étaient installés à Dubai et nous leur avions déjà rendu visite plusieurs fois, on adorait cette ville. Mon mari avait même eu plusieurs occasions d’y travailler, mais j’avais toujours refusé pour ne pas quitter ma soi-disant brillante carrière dans la finance. Un an avant le diagnostic, j’avais toutefois quitté mon poste pour entamer une formation de coaching afin de donner plus de sens à ma vie. La nouvelle de la maladie de mon fils a donc tout fait chavirer. Il n’y avait plus de temps à perdre. Il ne restait plus que quelques années avant que notre fils ne puisse plus marcher.
En 3 mois, nous avons organisé notre déménagement et sommes arrivés à Dubai. C’était en septembre 2017, les températures avoisinaient les 40 degrés. Il fallait trouver une maison, chercher un travail, prendre nos repères, et surtout obtenir le contact des bons thérapeutes.
C’est de la folie ! 
La plupart de notre famille et de nos amis nous ont déconseillés de venir à Dubai. La France est connue pour ses soins médicaux de qualité pour un coût dérisoire. Dubai, c’est une tout autre histoire. Cela a été très difficile de trouver des experts en DMD et jusqu’à présent, nous n’avons trouvé aucune assurance prête à prendre en charge les frais de soins pour notre fils. On le savait, et pourtant on est venu. Pourquoi ? Pour offrir les meilleures conditions de vie possibles à notre fils tant qu’il était capable de marcher, et tant que nous en avions les moyens. Nous n’avons jamais regretté ce choix. J’adore tout simplement cette ville et suis émerveillée par l’ouverture d’esprit et la bienveillance des gens d’ici. Aux Emirats, par exemple, au lieu d’employer le mot « handicaped », on dit « people of determination » ! Difficile à traduire, mais quelle jolie façon de présenter les choses ! 
Cela fait dix ans que je me passionne pour le développement personnel et la connaissance de soi. Tout ce que j’ai appris durant ce long parcours nourri de lectures, de coaching, de séminaires et de formations m’ont énormément aidée à devenir plus forte pour affronter ce virage dans notre vie.
 
Voici donc 7 leçons à partager avec vous.
 
1. Donnez-vous le temps de digérer les nouvelles douloureuses, de faire le deuil. Pleurez, criez, cognez le mur, laissez libre cours à votre rage, mais surtout soyez indulgents avec vous-même, offrez-vous un peu de compassion. Sous-traitez tout ce que vous pouvez. Déléguez. Car il faut du temps pour remonter à la surface. 
 
2. Avant d’opérer un vrai changement, vous devez d’abord accepter la situation. Ne luttez donc pas contre le courant, au risque de vous y épuiser. L’acceptation est essentielle pour canaliser son action. Vous pouvez bien sûr ne pas admettre l’issue de la situation (comme moi), mais vous devez vous résigner au nouveau contexte dans lequel vous vous trouvez, afin de pouvoir procéder à un changement efficace. Et la première chose qu’il faut concéder est que vous ne pouvez pas tout maîtriser.
 
3. Ne plongez pas dans le rôle de victime, mais prenez le contrôle. Vous avez bien plus d’emprises que vous ne le pensez. Quoiqu’il arrive, qu’importe le degré de désespoir, vous avez toujours le pouvoir. Le pouvoir de choisir comment aborder la situation. Le pouvoir de décider comment cela va vous affecter. Le pouvoir de faire tout ce que vous pouvez. Le pouvoir de laisser la situation vous fortifier. Le pouvoir d’utiliser votre expérience pour aider les autres.
 
4. Ne laissez personne vous dire comment tout cela va finir. Gardez toujours en vous l’espoir. Soyez ouverts aux idées audacieuses, aux solutions novatrices, allez à la rencontre de nouvelles personnes avec des visions inhabituelles. Des miracles surviennent tous les jours.
 
5. Les gens adorent donner des conseils, ils le font pour aider. C’est d’ailleurs ce que je fais en quelques sortes. Alors écoutez-les, puis oubliez. Faites ce qui vous semble judicieux, il n’y a que vous qui puissiez savoir ce qui est vraiment bon pour vous.
 
6. Ne comparez pas votre vie à celle des autres. Avec les réseaux sociaux surtout, on ne voit que ce que les gens veulent bien montrer, et c’est rarement les moments de tristesse ou de difficulté qu’ils traversent. Si vous voulez vraiment vous comparer à quelqu’un, alors comparez-vous à celui ou celle que vous étiez l’année d’avant. Et célébrez chaque petite victoire, chaque petite action, chaque progrès, sans vous focaliser sur seulement l’issue.
 
7. La vie prend inévitablement fin. C’est un fait, on le sait tous, mais on agit comme si de rien n’était. Oui, on mourra tous ! Alors vivez ! Ne vous contentez pas juste d’exister, n’attendez pas « le plus tard quand… », mais vivez vraiment, pleinement et maintenant !
 
Qu’est-ce qui est en mon pouvoir ?
Voici quelques exemples d’actions qui étaient en mon pouvoir pour améliorer le quotidien de notre fils.
- Déménager à Dubai pour le soleil, la plage et la piscine.
- Le faire nager plusieurs fois par semaine pour faire travailler ses muscles.
- Améliorer son alimentation en remplaçant le gluten, les produits laitiers et le sucre par des fruits, des légumes, des graines et fruits secs, le tout bio si possible.
- Choisir la meilleure école pour lui, où il se sent estimé et mis en valeur.
- Consulter des physiothérapeutes extraordinaires où il va 2-3 fois par semaine pour des exercices de renforcement et d’assouplissement.
- Adopter une attitude plus zen, en prenant du recul sur les petits tracas quotidiens.
- Ne plus remettre à plus tard : agir, voyager, explorer, rire !
- Etre positive : chaque soir, je lui demande de me citer 3 choses qu’il a appréciées le plus dans sa journée. Au début, il me répondait « rien », mais aujourd’hui, il est capable de m’en citer une dizaine !
- Etre reconnaissante : avant de s’endormir, je rappelle à mon fils de remercier son corps pour tout ce qu’il a fait pour lui. Remercier son cœur qui continue à battre et fait circuler son sang, ses poumons qui lui donnent de l’air, ses muscles qui l’aident à marcher encore…
- Chanter : je lui chante souvent une chanson hollandaise dont le refrain est « Je t’aime tel que tu es, ne change jamais pour moi ».
- Etirer ses muscles et le masser chaque soir.
Aujourd’hui, notre fils se porte extrêmement bien pour sa condition et les physiothérapeutes sont eux-mêmes surpris : ils nous recommandent de continuer à faire ce que l’on fait, et c’est bien notre intention. 
 
Tout ce positivisme et ce développement personnel n’auraient pu toutefois se faire sans le soutien de notre famille, nos amis, collègues, clients et même d’inconnus. Car la plus belle leçon que la DMD m’a apprise est que derrière chaque personne, chaque titre, chaque masque, il y a un être humain avec un cœur plein de compassion et de bienveillance. Soulignons-le. Car on en a tous besoin.
 
Lousin Mehrabi.
 
Merci à Lousin d'avoir accepté de partager son experience avec nos lecteurs. Vous pouvez la contacter ici .
 
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Utilisés pendant près de 200 ans, les amalgames dentaires, ou couramment appelés plombages, contiennent un mélange de poudre de métaux comme le plomb, le cuivre, l’argent… mais aussi près de 50% de mercure. Le mercure étant reconnu comme toxique, il est aujourd’hui recommandé de retirer ces obturations, ne serait-ce que par principe de précaution.
 
Le docteur Joanna Fadel, dentiste francophone – spécialiste en prothèse dentaire fixe et amovible et en cosmétique dentaire – exerce à Dubai depuis 17 ans. Elle nous explique pourquoi les enlever et par quoi les remplacer.
 
Quel est le problème avec les plombages gris que nous avons dans notre bouche ?
Les amalgames contiennent du mercure. Il s’agit d’un métal liquide à température ambiante qui a la particularité de pouvoir lier les autres métaux solides qui composent les plombages. Il permet alors de créer une pâte métallique pour obturer la cavité de la dent. On s’est rendu compte avec le temps qu’une usure du plombage se crée à force de mâcher, de se brosser les dents ou de grincer des dents. Chaque fois que l’on mâche un aliment, du mercure s’évapore, les petits métaux vont s’effriter, l’amalgame, qui était bien scellé initialement, va laisser passer les bactéries et la salive et favoriser l’apparition de caries secondaires. 
 
Il est donc important de faire des radios des dents lors de chaque consultation chez le dentiste car dans la majorité des cas, on découvre des caries secondaires quand on retire un amalgame.  On ne sent pas la carie secondaire, qui va former un trou sous l’amalgame, et un jour, une douleur dentaire va apparaître ou le plombage va s’affaisser, se désagréger, ou encore se casser quand on va manger un aliment dur.
 
Faut-il s’inquiéter de la toxicité du mercure dans les amalgames ?
Les vapeurs mercurielles vont continuer à s’accumuler en quantité minime, que ce soit avec un amalgame ancien (10-15 ans) ou même avec une seule obturation dans la bouche. Le mercure va se disséminer partout dans le corps, car ce dernier passe dans le sang. On va en trouver une forte concentration dans les poumons, car on inhale le mercure de manière continue. 
 
Le cumul de mercure dans l’organisme peut aggraver certains problèmes de santé ou en provoquer d’autres à long terme. Bien entendu, cela va dépendre de chaque personne en fonction de son système immunitaire, mais également de facteurs génétiques ou du sexe. Nous ne sommes pas tous égaux et certaines personnes sont plus aptes à réagir au mercure que d’autres. C’est donc pour toutes ces raisons que je suggère à mes patients de retirer leurs anciens amalgames. 
 
Quelles sont les précautions à prendre pour retirer les amalgames ?
Le retrait des amalgames peut être dangereux, c’est pourquoi nous suivons tout un protocole afin de protéger le patient et l’équipe médicale. Cela passe à la fois par la protection des yeux, mais aussi par l’aération de la pièce durant le retrait de l’amalgame car du mercure va s’évaporer. Nous installons une digue dans la bouche du patient afin de récupérer l’ensemble des résidus de poudre que nous associons à une aspiration puissante. Enfin, nous utilisons beaucoup d’eau afin de garder l’amalgame froid pour réduire l’évaporation du mercure. 
 
 
Suite aux retraits des plombages, je prescris à mes patients une cure de charbon activé ou de Chlorella, algues marines, dont le rôle antitoxique va permettre d’absorber le mercure dans le corps.
 
Par quoi remplacez-vous les anciens plombages ?
La restauration finale de la dent va dépendre de la qualité de la dent restante. Dans 80% des cas, on va remplacer l’amalgame par une résine blanche. L’avantage est que ce matériau est à la fois très résistant et esthétique car le patient va récupérer des dents blanches, on ne voit pas où se trouve l’ancienne carie. C’est une technique tout aussi rapide que la pose d’un amalgame et qui est pris en charge par les assurances santé.
Dans 20% des cas, quand la dent est trop endommagée, nous allons avoir recours à la céramique, c’est-à-dire la pose d’une couronne ou d’un inlay par exemple.
 
Pour conclure, je recommande de faire retirer les plombages de la bouche, même les plus petits, car le mercure reste toxique et continue à se diffuser dans le corps même après plusieurs années. 
En retirant les amalgames, le patient va non seulement réduire de potentiels problèmes de santé liés à l’accumulation de mercure, mais également prévenir l’apparition de caries secondaires, le tout en améliorant l’esthétique de ses dents.
 
Pour en savoir plus ou pour prendre rendez-vous :
 

 

Docteur Joanna Fadel
 
 
Tel : 04 395 81 59

 

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Les yeux sont le moyen-clé pour lire, écrire, communiquer dès le plus jeune âge. 20 % des enfants de moins de 6 ans ont un trouble visuel qui peut engendrer des conséquences sur l’apprentissage scolaire et leur développement social.
Agathe Lauriol, orthoptiste au North American Lasik & Eye Surgery Centre, nous explique quand faire un contrôle ophtalmologique et pour quelles raisons.
 
Qu’est-ce que le métier d’orthoptiste ?
Nous sommes une profession paramédicale en appui de l’ophtalmologue. Notre rôle est de traiter tout ce qui est externe à l’œil : nous dépistons, analysons et traitons les troubles visuels. On a tendance à penser que l’orthoptie ne s’adresse qu’aux enfants, mais un travail de rééducation est possible à n’importe quel âge et peut éviter la mise en place d’un dispositif plus lourd, voire la perte partielle ou totale de la vision.
C’est une spécialité assez rare dans la région puisque nous ne sommes qu’une douzaine dans les pays du Golfe.
 
Quels sont les troubles visuels les plus fréquents chez les enfants ?
De nombreux enfants ont une anomalie visuelle comme une myopie, une hypermétropie ou un astigmatisme (aussi appelés amétropies), que l’on va traiter par le port de lunettes ou de lentilles de contact, voire même plus tard, à l’âge adulte, par le Lasik qui est une intervention chirurgicale de l’œil… D’autres enfants peuvent rencontrer des problèmes de strabisme ou d’amblyopie. 
 
L’amblyopie, c’est l’œil paresseux ! C’est-à-dire un œil qui a une acuité visuelle plus faible avec une mauvaise vision des reliefs. Le cerveau va donc supprimer la vision de cet œil avec pour conséquence des enfants extrêmement maladroits, se cognant et tombant régulièrement. Pour ce type de trouble visuel – ou pour le strabisme ou un défaut de convergence – nous apportons un outil médical supplémentaire, tel que le patch ou la rééducation des yeux, et, si nécessaire, la chirurgie. Pour l’amblyopie, la rééducation consiste à masquer temporairement l’œil qui voit bien pour rééduquer le cerveau en le forçant à utiliser l’œil plus “paresseux”. Pour être réellement efficace, cette méthode de rééducation doit être pratiquée avant 10 ans.
 
Les traitements proposés sont souvent non définitifs et évolutifs. Un enfant peut, par exemple, commencer à porter des lunettes, puis des lentilles, et enfin se voir proposer un traitement par Lasik. Ce dernier est envisageable à partir de 18 ans si la vue, après plusieurs contrôles, est stable.
 
Quels sont les signes principaux à surveiller ?
Les enfants ne se rendent pas comptent qu’ils ont un défaut visuel ou qu’ils voient mal. C’est donc aux parents d’être attentifs à certains comportements. N’importe quel symptôme remarqué par les parents ou l’enseignant doit faire l’objet d’une consultation auprès d’un ophtalmologue ou d’un orthoptiste.
 
Une tête penchée peut être le signe d’un astigmatisme, d’un strabisme. Un enfant qui ferme souvent un œil peut indiquer qu’il essaye de corriger de lui-même une vision double. Une lenteur d’exécution, une confusion lors de la lecture des chiffres ou des lettres, ou encore une fatigue à la lecture doivent alerter les parents. D’autres signes moins visibles comme un frottement répété d’un œil, des yeux rouges, des picotements, une sensibilité à la lumière nécessitent également un dépistage.
 
Quelles sont les conséquences pour un enfant si un trouble visuel n’est pas détecté ?
Cela va dépendre du trouble visuel. On a un système visuel qui n’est pas mature à la naissance, donc plus l’anomalie visuelle est détectée tôt, plus on pourra améliorer les capacités visuelles et cérébrales. Tout l’enjeu consiste à dépister d’éventuels troubles visuels, car un enfant qui ne voit pas bien va être handicapé au moment de l’acquisition du langage et socialement ; on lit en partie sur les lèvres pour reproduire les sons ! 
Sans une correction avec le port de lunettes, un enfant avec une légère amétropie peut rencontrer des problèmes dans l’acquisition du langage ou dans sa posture (due à un mauvais positionnement de sa tête) et ainsi favoriser une fatigue oculaire… A terme, ceci peut entraîner une possible dyslexie avec des troubles oculomoteurs comme une difficulté d’appréhender les distances, les formes, les couleurs, etc. 
 
Quand venir consulter ? Et à quelle fréquence ?
Comme pour une visite médicale chez le pédiatre, il y a des âges spécifiques pour faire un bilan ophtalmologique et détecter d’éventuels troubles de la vision. 
Le dépistage doit commencer très tôt et de manière régulière au moment de la petite enfance. Nous recommandons de consulter dès l’âge de 9 mois afin de dépister un éventuel strabisme ou une amblyopie, puis à l’âge de 3 ans, avant l’entrée de l’enfant en maternelle qui est une période-clé pour son éveil. 
 
Un contrôle ophtalmologique est également recommandé avant l’entrée en CP (5/6 ans), car c’est une période importante dans le développement de l’enfant : les mouvements oculomoteurs se mettent en place et s'ils ne sont pas acquis entre 7 et 8 ans, l’enfant peut rencontrer des problèmes en lecture et en écriture. 
Ensuite, les troubles se mettent en place de façon plus concrète entre 6 et 8 ans. On remarquera plus facilement, par exemple, un enfant qui a des difficultés à mettre en place le langage écrit et/ou parlé. A noter que l’on ne pourra parler de dyslexie qu’à partir de 8 ans.
 
Enfin, une consultation au moment de l’adolescence, entre 10 et 12 ans, car c’est à cette période que des problèmes de myopie peuvent se manifester.
De manière générale, si votre enfant a un dispositif médical, une consultation une à deux fois par an est nécessaire. Dans les autres cas, une consultation tous les deux ans est suffisante. 
 
Et pour les adultes, quand faut-il faire un contrôle ophtalmologique ?
Je dirais qu’une visite de contrôle tous les 3 ans suffit tant qu’on n’a pas de symptômes ou d’antécédents particuliers comme un dispositif médical ou une maladie chronique. Néanmoins, à partir de 40 ans, je recommande un contrôle de la vue tous les ans, car c’est à partir de cette période que la presbytie rentre en jeu. Puis à partir de 60 ans, les problèmes de glaucome ou de cataracte peuvent se manifester.
 
Bref, vous l’aurez compris, tous ces troubles de la vision se soignent bien à condition d’être dépistés à temps. N’hésitez donc pas à consulter régulièrement ! 
 
Pour en savoir plus ou prendre rdv :
 
Agathe Lauriol, Orthoptiste
NORTH AMERICAN LASIK & EYE SURGERY
Villa 272 Al Wasl road, Jumeirah 1.
+971 4 344 77 66

 

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La cellule familiale, tout au long de sa vie, est traversée par des crises. Ces crises sont généralement transitoires et nécessaires à l’adaptation de la famille aux nouvelles étapes de vie : la rencontre, le mariage, les enfants et leur maturation… mais aussi les deuils, les déménagements et l’expatriation, sujet qui nous intéresse plus particulièrement ici. L’évolution familiale passe donc nécessairement par des ruptures, elles peuvent concerner le couple, mais aussi le couple et les enfants, ce qui va engendrer des conséquences sur l’ensemble de la constellation familiale.  
 
La crise, une étape nécessaire et porteuse d’évolution
Les crises traversent notre vie. La crise est une période transitoire, de réajustement, qui permet le passage d’une étape de la vie à une autre. Elle est nécessaire à la métabolisation, à la digestion, par les différents membres qui la traversent, de nouveaux éléments de vie. 
C’est un moment nécessaire à l’appropriation du changement, auquel l’individu fait face, c’est aussi une étape de redéfinition identitaire. 
 
L’expatriation est source de crise. Elle chamboule la vie de l’individu jusqu’à son adaptation. Le nouveau pays d’accueil rêvé, fantasmé, porteur de tous les espoirs de changements et de tous les rêves, une fois l’illusion passée, confronte l’individu à l’épreuve de réalité. 
 
Face à la perte de ses repères, l’équilibre de tout un chacun est mis à rude épreuve. La crise, c’est cette période où l’ancienne organisation identitaire et relationnelle s’efface peu à peu pour en laisser émerger une autre. Elle nécessite une période de deuil des anciens investissements pour, peu à peu, faire place à de nouveaux liens. On s’adapte à un nouveau lieu, à de nouvelles personnes qui, petit à petit, feront place à une version différente de soi. 
L’individu est ainsi en transition, il se redéfinit et une partie de lui se modifie. Lorsque cette intégration est faite, un nouvel équilibre prend place et l’individu poursuit sa vie, généralement enrichi de ces changements.  
 
Cependant, parfois, l’individu résiste. Cette nouvelle appropriation ne peut se faire, et au lieu d’une transformation, une forme de mélancolie s’installe avec son cortège de symptômes dépressifs. La crise peut donc avoir un potentiel désorganisateur si l’individu est fragilisé et si les traumas antérieurs, mal élaborés, se réactivent sans possibilité de réorganisation en après-coup. Elle peut perdre alors son caractère de crise momentanée et réversible.
 
Le retour de l’entité « famille » à la cellule « couple » 
On parle souvent de l’angoisse de séparation du jeune enfant, qui loin de ses parents, peine à trouver sa propre autonomie. Mais qu’en est-il de celle des parents, souvent muée en silence, lorsque l’enfant quitte le domicile familial ? Est-elle taboue ? Car on ne fait pas d’enfants pour les garder auprès de soi… 
 
La souffrance, alors ignorée par l’entourage, envahit le sujet qui se trouve comme endeuillé. Beaucoup de parents, mais en majorité les femmes, souffrent de ce que l’on appelle le « syndrome du nid vide ». C’est une forme de dépression qui se traduit souvent par un sentiment d’abandon et d’inutilité. Il peut rappeler une forme de baby blues, cette forme de dépression légère et passagère que la femme peut éprouver lors du passage de fille à mère. C’est l’émergence d’une nouvelle génération et il faut une période d’adaptation de la mère pour se faire à ce nouveau statut.
 
Lors de l’arrivée des enfants, le couple conjugal doit s’enrichir d’une nouvelle fonction, celui de couple parental. L’attention jusqu’à alors entièrement focalisée sur le conjoint s’éparpille, divise et se focalise sur ces petits êtres si dépendants qui ont tant besoin de nous. Le couple doit se redéfinir pour accueillir en son sein les nouveaux membres de la famille. Son équilibre s’en retrouve souvent ébranlé jusqu’à ce qu’une nouvelle routine, incluant les enfants, se mette en place.
 
C’est ainsi que pendant de nombreuses années, on peut passer du statut de couple à celui de famille. La dynamique familiale incluant tous les membres vivant sous le même toit se met en place en fonction des besoins de chacun. Il est important que passés les premiers moments, le couple reprenne ses fonctions, mais parfois, ce réajustement ne se fait pas…
 
Dans notre société à dominance patriarcale, les soins et l’éducation des enfants concernent les deux parents, mais sollicitent fortement la mère.  Se pose alors souvent la question de la place de celle-ci. Beaucoup de femmes font le choix de cesser de travailler pour s’occuper exclusivement de leur progéniture. De ce fait, le lien entre celle-ci et ses enfants diffère en intensité de celui tissé avec le père, qui est moins présent. Le bonheur et la réussite des enfants deviennent souvent le baromètre de l’épanouissement de la femme en tant que mère et celui de sa propre réussite. La plus grande partie de la vie tourne en effet autour des joies et des peines de ses petits êtres en devenir, si chers à nos yeux. Pour celles qui ont fait le choix de continuer à travailler, elles auront souvent à gérer un sentiment de culpabilité douloureux dès que tout ne se passera pas exactement comme prévu. 
 
Quel que soit le mode de fonctionnement choisi par le couple, une partie de leur identité, de leur épanouissement, de leur sentiment d’échec ou de réussite, de leurs joies et de leurs peines sera à présent définie par l’épanouissement de leur enfant. 
 
Dès lors, dès que cette mission touchera à sa fin, marquée par le départ des enfants vers une vie autonome, il est indéniable qu’il faudra gérer des sentiments teintés d’ambivalence, entre fierté et inquiétude, entre soulagement et tristesse.               
 
Le syndrome du nid vide en expatriation
Le syndrome du nid vide prend un sens encore tout autre en expatriation. Il n’est pas rare que la vie sociale du couple en expatriation se constitue essentiellement autour des enfants (leurs amis, leurs activités…) : on rencontre ainsi d’autres parents avec lesquels toute une complicité se tisse. Et oui, souvent tout tourne autour d’eux ! Et pour les mères qui ne travaillent pas, il n’est pas rare que ces liens constituent leur seule ouverture vers le monde extérieur. 
 
En expatriation, les amis rencontrés remplacent souvent la famille élargie de notre lieu d’origine.  L’intensité du lien entre les parents et les enfants est d’ailleurs d’autant plus forte que les grands-parents, tantes, cousins… sont loin. La famille nucléaire (parents-enfants) vient donc remplacer le vide laissé par la séparation des proches. On vit en vase clos et il n’est alors pas rare que les enfants viennent combler auprès des parents cette absence de repères familiaux. Ainsi, un lien de dépendance encore plus fort se tisse dans les deux sens. 
 
Par ailleurs, la possibilité de souffler un peu, en confiant les enfants aux grands-parents ou à la famille élargie, est souvent impossible. Dès lors, on fait tout ensemble et l’espace du couple peut être laissé à l’abandon au profit d’une symbiose familiale devenue presque vitale à chacun. 
 
Très souvent à Dubaï, les études universitaires des enfants passent par un départ. Il est possible que cela marque aussi la fin de l’expatriation pour toute la famille, mais souvent les parents, encore engagés dans un projet professionnel, doivent rester.
 
La séparation et la tristesse qui s’en suit sont souvent inévitables et la place laissée par ce départ vient réveiller les ruptures anciennes en lien avec l’expatriation. Le sentiment d’appartenance vacille par l’éclatement de la famille nucléaire d’autant plus que la famille élargie n’est pas là pour combler ce vide. C’est la crise ! Et chacun doit retrouver une place et se redéfinir face à ces changements.
 
Parfois, quand les enfants s’en vont, le couple s’effondre. Cela arrive quand celui-ci a sacrifié le couple conjugal au couple parental. Les enfants partis, on a du mal à retrouver l’essence même du couple qui s’est tari au fil des ans. Sans eux, on ne sait plus quoi faire à deux, ni même parfois quoi se dire…
 
Comment surmonter cette étape ?
Il est normal d’éprouver un sentiment de vide et de tristesse quand les oiseaux quittent le nid. Pour éviter toutefois une profonde crise existentielle, cette nouvelle étape doit se préparer longtemps à l’avance… 
On entend souvent cette phrase disant que les enfants donnent du sens à la vie. Oui, mais doivent-ils lui donner tout son sens ? N’est-ce pas déjà leur faire porter un très lourd fardeau ? Personne ne peut donner sens à l’existence d’un autre et pourtant cette erreur se perpétue de siècle en siècle, et de génération en génération. On est toujours déçu par l’autre, si différent de nous car, par définition, nos besoins ne peuvent être semblables. Avoir besoin de l’autre pour se sentir complet, c’est se mettre à risque.  Combien de mariages ne s’effondrent-ils pas une fois l’illusion passée que l’autre détient le pouvoir magique de donner sens à notre existence, de combler tous nos manques, tous nos vides ? 
 
Quel que soit le sens que l’on donne à sa vie, il semble fondamental de ne jamais se perdre de vue. De se connaitre et de connaitre les choses qui nous font du bien, en dehors de la sphère familiale et professionnelle. Il faut en effet pouvoir se ressourcer en dehors du lien, apprendre à être en relation avec soi, par moment, sans avoir besoin de qui que ce soit pour donner sens à sa vie. Cela peut passer par une activité, une passion, un projet qui nous permet de nous connecter à nous-mêmes et qui n’appartient qu’à nous. S’aimer, c’est savoir se faire du bien, ce qui permet de passer du statut de besoin des autres à l’envie d’être avec les autres. Cependant, cultiver son jardin intérieur est une discipline difficile qu’il faut pouvoir mener tout au long de sa vie. 
 
Ensuite, il semble également fondamental de continuer à exister en tant que couple, dans le respect de la différence des générations. Si toutes les activités se font en famille et que le couple ne se garde aucun moment pour lui, il sera sacrifié et l’attente vis-à-vis des enfants ne fera que s’agrandir. 
 
Éviter un effondrement lors du départ des enfants, c’est donc maintenir continuellement une vie en-dehors d’eux. Il est important de ne pas leur sacrifier toute sa vie personnelle et amoureuse. Un enfant qui se sent le centre de l’attention principale de ses parents sentira très tôt qu’il n’est pas tout à fait à sa place et pourra développer de l’anxiété et de la culpabilité face au changement. Au contraire, s’il sent que l’adulte et le couple ne dépendent pas de lui, il pourra se décentrer, expérimenter un modèle de vie positif et développer ses propres centres d’intérêt. 
 
Plus les enfants constituent une forme de refuge affectif, plus leur départ sera vécu sur un mode conflictuel. Si ce départ n’a pas pu être suffisamment anticipé, il sera dès lors important de se repositionner en faisant le point sur ses attentes et ses propres besoins. Trouver de nouveaux projets et s’organiser un nouvel équilibre pour faire face à la peur de la solitude et l’angoisse du vieillissement sont souvent concomitants à cette étape de la vie.
 
Ce n’est donc que par ce long processus que cette situation pourra être surmontée avec sérénité et vécue comme une étape clé de notre vie, porteuse de sens, d’où l’on pourra contempler avec satisfaction le chemin parcouru.  Elle nous offrira une nouvelle liberté de mouvements, sensation souvent oubliée, avec en plus la fierté du travail accompli. Avoir du temps, s’occuper à nouveau de soi, de son couple et revivre avec une forme d’innocence retrouvée les plaisirs de la vie, non au profit de l’autre, mais simplement pour soi… le départ des enfants a tout de même ses bons côtés ! Mais c’est surtout une nouvelle page de notre vie qui commence à s’écrire avec des enfants devenus jeunes adultes, des liens qui seront tout autant enrichissants !
 
« Nos vies à tous sont faites de ces rencontres, de ces amours et de ces désamours, de ces ruptures, de ces renoncements, de ces pertes et de ces rencontres à nouveau, sur des modes différents, mais prometteuses elles aussi » (Michel Billé, 2004).
 
Vanessa B. The French clinic

Vanessa Bokanowski, psychologue, 
excerce au sein de la clinique The French Clinic (Dubai Healthcare city)
Contact : 04 429 8450 ou 056 948 7372
 

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Il était une fois à Dubai, l’histoire d’une belle initiative " The Cancer Majlis ", menée par une femme à l’aura inspirante. Parce que la lumière, la joie de vivre, l’espoir et la résilience, c’est tout ce qu’incarne Cristina Polo, nous l’avons rencontrée. Cette pétillante quadra, adepte du #yolo , nous a parlé de son projet pour créer de la synergie autour de cette cause, à destination de toutes les personnes touchées, de près ou de loin par la maladie. Parce que “ la parole libère ”. Toujours.
 
“ Le cancer, c’est lui qui te choisit ”. 
Durant tout ce mois d’octobre rose vous n’avez, sans aucun doute, pu passer à côté. Dans chaque coin de la ville, et plus largement du globe, nombre d’initiatives collectives ou individuelles fleurissent en faveur de la sensibilisation au cancer du sein. Ce cancer est le 1er cancer chez la femme avec plus de 54 000 nouveaux cas diagnostiqués en France, sur la seule année 2017.  
 
Cette maladie s’attaque au symbole ultime de la féminité mais peut aussi, plus rarement, toucher les hommes. Selon les situations, “puisqu’il y a autant de cancers que de patients” nous rappelle Cristina, la maladie s’installe quasi insidieusement, ou au contraire de façon fulgurante. Une seule manière d’activement soutenir cette cause : oeuvrer pour la prévention, le dépistage, et le soutien aux malades ainsi qu’à leur entourage.
 
“ Attendre c’est jouer sa vie.” 
Née d’un papa français et d’une maman vénézuélienne, Cristina quitte Paris, il y a 13 ans pour tenter l’aventure dubaïote, avec son mari et ses deux fils. De fil en aiguille, et une petite Ema venant agrandir la famille, Cristina construit sa carrière de consultante reconnue dans le secteur de l’hôtellerie internationale.
 
Déjà suivie en France pour un fibro-adénome (nodule mammaire bénin) Cristina continue son suivi médical (échographies annuelles et mammographie tous les 2 ans) à Dubai. Et puis un jour, alors qu’elle profitait tranquillement d’une soirée en amoureux, assise dans son canapé, Cristina sent une grosseur au niveau de sa poitrine, dure. Rapidement, celle-ci consulte sa gynécologue préconisant l’avis d’un spécialiste oncologue. Instinctivement, Cristina le sent, à la minute où elle passe un premier scanner, contre cette tumeur là, il va falloir se battre. 
 
“ C’est le cancer qui est venu à moi. Il faut qu’il trouve sa place, mais moi je continue ma vie ! ”
Cristina a bien un cancer du sein, de stade 2, mais aux tumeurs agressives (grade 3) . À l’annonce du diagnostic, en mars dernier, dans les locaux d’Al Zahra Hospital, Cristina avoue “avoir relativement bien encaissé la nouvelle”. “Je crois que je dois beaucoup cela à mon médecin, Dr. Sadir. On s’est trouvés ce jour là, lui et moi. J’avais confiance en lui, il m’a dit de ne pas m’inquiéter qu’il allait me l’enlever. Et qu’on allait avancer ensemble.” ajoute-t-elle.
 
A la suite de la biopsie, il s’avère que Cristina se voit qualifiée de « triple négatif », c’est à dire non sensible à certains facteurs à risque, tels que des cellules comportant des récepteurs d’oestrogènes, progestérone, et protéine HER2. En d’autres termes, cela signifie qu’elle doit bénéficier d’un traitement dédié : chirurgie, chimiothérapie et radiothérapie exclusivement. Hormonothérapie et traitements ciblés sont exclus.
 
Ce jour là où tout bascule, Cristina est seule, son mari parti en déplacement. Et c’est toute la semaine qui suit, rythmée par les rdv médicaux et autres examens intrusifs, que Cristina passera avec le soutien de ses amis proches et ses 3 enfants, qu’elle souhaite tout de même préserver :“ Tant qu’on ne sait pas vraiment…” affirme-t-elle. 
Déjà portée par beaucoup de force intérieure, Cristina veut continuer de vivre, d’être ancrée socialement, et de ne pas se couper de ses proches et ses amis, alors d’un grand soutien : “ J’ai continué à travailler, à donner des conférences et des trainings pour mes clients, et ce, jusqu’au jour de ma dernière radiothérapie (cf : le jour de notre rencontre, le mardi 16 octobre 2018).” explique-t-elle.
 
« Ma chambre d'hopital pendant ma chimio, c’était mon majlis ! »
Pourtant c’est un cocktail très agressif, qu’on trouve parfois sous le nom de « diable rouge » qui sera injecté toutes les deux semaines à Cristina, lors de ses séances de chimiothérapie, pour lesquelles elle prend, cette fois-ci, des jours de congés maladie.
Le traitement est lourd, épuisant, dévastateur pour le corps, qui lutte, à bout de force. « Je n’ai pas passé une chimio seule, il y avait toujours une ou plusieurs copines avec moi. On jouait au scrabble, elles prenaient un petit snack… c’était mon majlis ! » plaisante-t-elle.
Le corps qui s’abîme, les cheveux qui tombent… jusqu’au jour où elle décide de se raser la tête, épaulée par sa coiffeuse et amie Karine. Cristina traverse chaque étape de ce long chemin, dignement, fidèle à son leitmotiv : « Tout vivre dans l’instant présent, ne rien projeter. »
 
 
« Aider, informer, soutenir. »
Tout est parti de là et de cette épopée ; de toutes ces rencontres ; ces chemins croisés, lors de ces derniers mois : le groupe de soutien des Pink Ladies , des anciens collègues retrouvés, des personnes traversant les mêmes épreuves, malades, proches, etc. 
 
L’envie de créer une plateforme pour tous (hommes et femmes) regroupant ; d’une part, tous ses conseils et bonnes adresses pour s’informer, se faire du bien et mieux appréhender les effets secondaires des traitements ; et d’autre part, permettant aux personnes touchées directement ou indirectement par le cancer, de partager leur expérience, en toute liberté et avec beaucoup de bienveillance : c’est le nouveau défi de Cristina. C’est ainsi que www.thecancermajlis.com est né, début septembre. 
“ C’est à mon tour de rendre tout le soutien et l’amour que j’ai reçus, à ma manière.” conclut Cristina, émue (et toujours avec ce même sourire aux lèvres)…
 
 
Sur le site The Cancer Majlis , vous retrouverez notamment :
- Un blog : alimenté par des articles écrits par Cristina, par exemple, sur « quoi dire à une personne malade », ou encore sur « le port du cathéter ».
- De l’information médicale vérifiée.
- Une liste de tips et de contacts pour se sentir mieux.
Pour contacter Cristina, rdv sur la rubrique contact de son site.
 
Source photos : The Cancer Majlis et @lauresejean 
 
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L’annonce l’an dernier de la mise en place de 11 vaccins obligatoires à compter du 1er janvier 2018 a suscité beaucoup d’interrogations chez les parents. 
Le docteur Nawar Tayara, pédiatre, ancien praticien hospitalier du CHU de Bordeaux et directeur et fondateur de la French Clinic souhaite rassurer les parents qui sont inquiets au sujet de cette nouvelle réglementation.
 
Qu’est ce qu’un vaccin, et pourquoi vacciner nos enfants ?
Un vaccin consiste en une immunisation préventive, pour empêcher une contamination par une maladie infectieuse. Après avoir été rendu inactif, un agent infectieux est injecté dans l’organisme. L’organisme apprend alors à le reconnaître et à s’en défendre en produisant des anticorps à son contact, pour pouvoir être prêt à le combattre en cas d’exposition inattendue.
Contrairement aux médicaments prescrits à des personnes malades, les vaccins sont inoculés à des personnes en bonne santé, d’où l’importance de bien évaluer le rapport bénéfices-risques et d’où les réticences de nombreuses personnes à l’annonce du Ministère l’an dernier.
« La vaccination demeure un geste de protection, et par là, un geste à la fois individuel et collectif. Les enfants d’une crèche sont amenés à jouer ensemble et ils sont d’âge différents. Plus un enfant est petit lorsqu’il attrape une maladie, plus il est fragile : En se vaccinant, on effectue donc aussi un geste primordial pour les autres », nous rappelle néanmoins le docteur Tayara.
 
Les vaccins sont-ils sûrs ?
« L’objectifs des vaccins est de se protéger contre les maladies virales et bactériennes. Les vaccins sont par conséquent fabriqués à partir de ces mêmes virus et bactéries, et c’est là la partie qui génère une forme naturelle d’anxiété chez les parents » explique le docteur Tayara. « Mais les procédés d’élaboration, de commercialisation et de contrôle sont nombreux et sûrs ». 
Les procédés de fabrication, fort complexes, prennent en moyenne entre 6 mois et 2 ans. Les vaccins font ensuite l’objet d’un double contrôle avant leur mise en distribution : Un premier contrôle de la part du laboratoire lui-même et un second contrôle par l’autorité indépendante qui en régit la sûreté. En France, cette autorité est le laboratoire de l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament. 
Une fois le vaccin commercialisé, l’ANSM relève les effets indésirables déclarés par les professionnels de santé ou par les patients eux-mêmes et évalue régulièrement le rapport bénéfices-risques du vaccin en question. 
 
Quels sont les vaccins obligatoires ?
Le 1er janvier 2018, 8 nouveaux vaccins infantiles sont devenus obligatoires en France en plus des vaccins DTP : Rougeole, oreillons, rubéole, hépatite B, bactérie haemophilus influenzae B, coqueluche, méningocoque C et pneumocoque. Ces 8 vaccins étaient jusqu'ici seulement « recommandés » et cet élargissement a vocation à durer cinq à dix ans.
Le ministère de la Santé affirme que ces 8 vaccins sont « des vaccins sûrs, administrés depuis des décennies et déjà reçus par environ trois-quarts des enfants en 2016 ». Le projet a par ailleurs été approuvé par un comité de 200 médecins et responsables hospitaliers le 29 juin 2017.
La peur légitime à l’origine de l’obligation est celle d’une ré-émergence d’épidémies pouvant se révéler mortelles que favoriseraient les 25% restant d’enfants non-vaccinés.
 
Par voie de conséquence, le but d’une vaccination systématique est d’éradiquer des maladies comme la variole et d’éviter la recrudescence de certaines maladies comme la rougeole.
 
« En 2018, on ne peut tolérer que des enfants meurent des complications d’une rougeole » nous dit le docteur Tayara. « Il est tout aussi insupportable qu’un ado de 15 ans puisse en mourir par défaut de vaccination ! ».
 
 
L’aluminium présent dans ces vaccins est-il dangereux ?
"L’aluminium est un adjuvant utilisé dans les vaccins qui permet de stimuler la production des anticorps et donc la réponse immunitaire. C’est un métal qui à très fortes doses peut causer des problèmes neurologiques mais qui, à faible dose, est bien toléré par l’organisme." L’alimentation, l’eau et l’air ont plus d'impact sur notre exposition à l'aluminium que les vaccins que nous recevons. 
De plus, certains vaccins comme le ROR (Rougeole, Oreillons, Rubéole) contiennent leurs propres adjuvants naturels et n’ont pas besoin de l’ajout d’aluminium. 
 
Y-a-t-il un lien entre ROR et autisme ?
"Une étude publiée en 1998 dans la revue médicale The Lancet a semé le trouble en évoquant une association possible entre le vaccin ROR et l’autisme. Depuis, plusieurs études ont infirmé les résultats de ce premier article, mais assez naturellement, le doute subsiste et les taux de vaccination ont chuté un peu partout." nous explique le docteur Tayara.
Très contagieuse et le plus souvent bénigne, la rougeole peut néanmoins engendrer dans certains cas des troubles pulmonaires et neurologiques graves, voire mortels. "Il n’existe pas de traitement pour soigner cette maladie", rappelle le docteur Tayara, même si les symptômes peuvent être soulagés à l’aide de médicaments. Si les personnes ayant contracté le virus guérissent habituellement en deux à trois semaines, il arrive dans certains cas (personnes immunodéprimées, femmes enceintes, nourrissons) que les complications soient mortelles.
Alors que l’Organisation Mondiale de la Santé estime que 95% de la population doit recevoir les deux doses du vaccin pour que le virus de la rougeole cesse de circuler, la couverture avec la seconde dose de vaccin varie fortement en France selon les départements : Entre 62 et 88%, selon Santé Publique France. "Une personne atteinte pouvant en contaminer en moyenne 20 autres, explique docteur Tayara. Il est donc indispensable d’avoir les 2 doses pour être bien protégé".
 
Quelques rappels en faveur de cette obligation des 11 vaccins pour conclure
· La vaccination ne diminue pas les défenses immunitaires de l'enfant.
· Il n'existe aucun traitement disponible pour ces maladies et les complications augmentent fortement avec l'âge.
· Seule la vaccination permet de se protéger et de protéger les autres 
· Les effets secondaires de la vaccination sont rares, sans gravité et disparaissent rapidement sans séquelles. Certaines complications sérieuses existent (réaction allergique, encéphalite, thrombopénie), mais elles sont extrêmement rares, de l’ordre d’1 cas pour 30.000 sujets vaccinés.
· La responsabilité du vaccin contre la rougeole dans la survenue de l'autisme n'a pas été scientifiquement établie.
· Les contre-indications sont exceptionnelles.
· Nous vivons dans un pays avec une population très diversifiée, voyageant régulièrement, induisant par conséquent un risque élevé de contracter des maladies virales et bactériennes. 
· Les recommendations françaises, malgré l’ajout de ces 11 vaccins à la liste des vaccinations obligatoires à effectuer, reste bien inférieure aux recommendations émiriennes.
 
Que l'on soit pour ou contre, ces 11 vaccins s’avèrent nécessaires pour toute démarche administrative d’inscription en collectivité. « Les vaccinations représentent un formidable progrès de la médecine. Elles offrent à nos petits une protection très précieuse contre nombre de maladies qui peuvent se révéler graves, voire mortelles. Elles sont un acte à la fois individuel et collectif, un acte solidaire qui permet d'éviter la propagation mais aussi à terme d’éradiquer des infections et maladies potentiellement mortelles. L'enjeu est considérable. »
 


Dr Nawar Tayara


Merci au Dr. Nayar Tayara excerçant à The French Clinic. 

Pour connaitre les coordonnées de la Clinique,
rdv dans leur fiche BAF !

 
 
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