Certains la disaient exsangue, victime du tourisme, pour d’autres le charme et le magnétisme de l’une des plus petites îles de l’archipel indonésien opèrent toujours. En effet. Bali, la paisible, l’authentique, la magnifique. Mélange idéal du raffinement et de la simplicité noyés dans la végétation tropicale, elle porte à la contemplation. Celle qui reçoit les enfants en beauté car on les dit plus proches des dieux. Bali, à la culture millénaire, qui aime la fête et le partage, en privilégiant toujours la beauté du geste, comme en témoignent ces offrandes faites en l’honneur des dieux, confectionnées quotidiennement avec soin et dévotion par les femmes. L’art est partout, dans la vie, dans les tresses des offrandes, dans la sculpture de la pierre ou du bois, la peinture, les batiks. Bali, ce sont des sourires, des rencontres, des paysages de rizières en terrasse, des arbres du voyageur, des bambous, des scooters, des sarongs qu’on voudrait par milliers, des massages ni trop forts comme en Thaïlande, ni trop huileux comme en Inde, donc parfait, une cuisine ni trop pimentée comme en Thaïlande, ni trop épicée comme en Inde, donc parfaite, des trottoirs défoncés, des singes canailles, des temples, Ganesh, Shiva et Bouddha, des breaks de folie, des surfeurs qui assurent, des crémations festives le long des routes, des eaux cristallines, Le Monde de Nemo, des massages sur la plage, des geckos tokay, des végétaux XXL, des massages au milieu des arbres, des plongeons en piscine, des crevettes grillées (à toutes les sauces), des carillons en bambou au son délicat, des parcours de vie extraordinaires, des danses troublantes, des joglo – maisons aux toits traditionnels importés de Java, des frangipaniers, des hibiscus, des poules, des étoiles de mer bleues, des récifs avec des tombants de 30 mètres, des tortues, des chicken satay, de la vannerie, du bois magnifique, des Balinais se lavant dans les rivières, des cerf-volants, que les enfants envoient au septième ciel pour murmurer des mots doux aux dieux et espérer ainsi de bonnes récoltes… Bali restera à jamais ce mix parfait d’odeur d’encens, d’offrandes fleuries qui jalonnent les trottoirs, de son envoûtant du gamelan et du chant des coqs. Générosité, sens du partage et hospitalité légendaire font de Bali une île d’une grande finesse, pleine de trésors et unique en son genre. Envoûtante. L’info en + Depuis juillet 2015, Emirates opère un vol direct Dubai-Denpasar. Et s’il ne devait y en avoir qu’un : l’hôtel Abian Ayu Villa, à Sidemen, la région où les rizières en terrasse sont les plus belles, est un bijou de charme noyé dans la végétation. La chambre familiale est magnifique, avec un emplacement de rêve un peu à l’écart. Cerise sur le gâteau : cris et bruits de la forêt garantis la nuit… toutes les fenêtres étant ouvertes ! (« geckophobe » s’abstenir) http://celineinthesand.wordpress.com
Vous sortez tout juste d’une intense planification pour le long week end du National Day et n’êtes pas sûrs de vouloir remettre le couvert pour Noel et les vacances de février ? Nous avons demandé à notre partenaire voyage de vous aider. Shanti Travel pense à vous et vous offre son Top 3 des meilleures destinations d’Asie pour le début d’année. Bhoutan & Népal Dubai – Katmandou : 4h / Katmandou – Paro (Bhoutan) : 1h30 Fatigués par la vie urbaine et amoureux de grands espaces et de spiritualité, le Bhoutan et le Népal sont les destinations incontournables de 2016 au départ de Dubai. Faites une escale par la vallée de Katmandu et découvrez le Bhoutan, le pays du bonheur national brut, et ses somptueux dzongs. Ou bien restez au Népal, partez faire du parapente à Pokhara et arpentez les sentiers mythiques de l’Himalaya. A ne pas manquer : Le Losar, nouvel an tibétain au Népal le 8 février Le festival de Punakha du 17 au 19 février au Bhoutan. Sri Lanka Dubai – Colombo : 4h35 A moins de 5 heures de vol de Dubai, le Sri Lanka est la destination parfaite pour toute la famille. Joyau de l’Océan Indien, Sri Lanka offre une diversité de paysages et d’activités qui vous garantit des souvenirs inoubliables. Evadez-vous des plages du Sud au triangle culturel en passant par les safaris en jeep, la jungle tropicale et les plantations de thé. A ne pas manquer : Tuk-tuk safari dans les plantations de thé à Haputale Fort de Galle au coucher de soleil La vue sur Sigiriya depuis Pidurangala. Inde Dubai – Delhi : 3h 20 Rajasthan au Nord, Kerala et Tamil Nadu au Sud et toute la majesté de l’Himalaya indien, pas étonnant pour ce pays-continent ! Imaginez : vous séjournez dans une haveli traditionnelle ou un palais de Maharaja à Udaipur, vous naviguez les backwaters du Kerala en houseboat et trouvez refuge au Ladakh pour une escapade dans l’Himalaya. En long weekends ou pour plusieurs semaines, l’Inde vous surprend et vous enchante. A ne pas manquer : Festival de Jaisalmer du 20 au 22 février Le carnaval de Goa du 6 au 9 février Le Festival Losar au Ladakh le 8 février La Holi, la grande fête des couleurs dans toute l’Inde le 24 Mars 2016 Fort de leurs 10 ans d’expérience en Asie, Shanti Travel offre toute l’expertise d’une agence locale spécialiste du voyage sur mesure. Avec 90 Experts Voyage francophones vivant dans le pays de votre prochaine destination et plus de 30 000 voyageurs qui leurs ont déjà fait confiance, ils partagent avec vous leur passion du voyage. Découvrez leur concept en vidéo : N’hésitez pas à contacter Marie par mail : marie(at)shantitravel(dot)com ou téléphone/whatsapp +62 81238918282 qui se fera un plaisir de vous conseiller pour votre prochaine destination en Asie.Shanti Travel
La digue - Les Seychelles Aujourd’hui Valerie répond sur le thème : quelle idée d’escapade pour Eid, qui ne soit pas trop loin de Dubai ? Voici ses réponses...   1- NIZWA A quelques heures de Dubai, au milieu des montagnes, s’offre tel un joyau la ville oasis de Nizwa. Autrefois carrefour commercial de la péninsule, la ville n’a rien perdu de sa prestance avec son majestueux fort entièrement rénové campé au milieu de la ville. Sa visite permet d’appréhender toutes les facettes de la vie dans cette région grâce à de très belles vitrines et maquettes. Ne pas oublier de monter au sommet de la tour principale et du haut de ses remparts d’admirer à 360° la ville et ses palmeraies le tout entouré d’un cirque de montagnes. A ne pas manquer le marché aux bestiaux du vendredi matin. Y arriver tôt et se mêler à la foule pour saisir les subtilités des enchères. Admirer les tenues colorées des femmes très actives elles aussi dans les négociations. Chaque tribu à sa couleur et c’est un kaléidoscope qui s’offre à nous… Les sourires échangés avec les enfants et les palabres entres vieux omanais dont le visage fripé raconte des épopées passées sont des moments inédits dans notre vie de citadins dubaiotes.   Pour prolonger le plaisir, partir à l’aventure dans les montagnes environnantes et se frotter aux dénivelées cahoteux des routes des jebels : Akhdar, Shams etc. Indispensable : off road Oman Hôtels : Sahab, Falaj Daris ou Golden Tulip 2- ISTAMBUL Pour découvrir une autre ville musulmane très cosmopolite et où le poids des siècles est présent à chaque détour. Pour ses mosquées aux toits argentés et ses minarets dressés vers le ciel. Pour ses palais ottomans au nombre de pièces infini. Pour ce fleuve qui sépare l’Europe et l’Asie et sur lequel il faut partir en croisière ne serait-ce qu’une journée, y remonter le temps et admirer paysages et petits palais au raz de l’eau. Se perdre dans le souk, en découvrir ses différents quartiers, y prendre un café turc, négocier des bijoux ou des céramiques, une veste en cuir ou un tapis. Se régaler de la cuisine turque tellement familière et en même temps si exotique. Marcher, monter, traverser, visiter une ville comme nulle autre qui se renouvelle à chaque croisement, ancienne et moderne, musulmane et laïque, entre terre et mer, traditionnelle et tendance…   Hôtels : - Witt Istanbul Suites  26, Defterdar Yokusu, 34433, Istanbul, Turkey - Hotel Azade Suites 31, Mimar Mehmetaga Cad., 34400, Istanbul, Turkey   3- LES SEYCHELLES Iles paradisiaque si il en est, l’archipel des Seychelles est un vrai joyau tant il recèle de trésors… Dans ce chapelet d’iles (115) chacune arbore sa propre personnalité tant par sa géographie à proprement dit que par sa population et ses activités. Ainsi arrivé au petit port de Pralin la montagne verte vous apparait dans toute sa beauté. Au détour des routes l’ile vous livrera ses secrets. Certains seront à découvrir à pied comme dans la réserve La Vallée de Mai pour découvrir le coco fesse, où au fils de sentiers pédestres pas trop bien balisés mais débouchant sur des panoramas à couper le souffle, des plages semi désertes qui abrite des pierres rondes d’origines volcaniques qui font tout le charme avec ce contraste entre le ciel bleu azur, la mer translucide et le sable blanc. Une mer translucide pour y admirer et côtoyer poissons, mollusques, tortues, raies, requins des récifs… avec palmes et tuba ou bouteilles. La digue, elle, se découvre facilement à vélo même s’il faudra finir à pied pour atteindre les plages les plus isolées mais aussi les plus belles tant elles semblent abandonnées par la civilisation. A chaque virage ou dénivelée un autre paysage s’offrira, passant de la forêt touffue aux cocotiers, des plaines aux collines par des chemins serpentant débouchant sur des plages de cartes postales. Praslin : http://www.chateaudefeuilles.com La digue : http://www.lerepaireseychelles.com   « Expatriée à Dubai depuis 10 ans, je guide passionnément des voyageurs depuis 5 ans pour leur faire découvrir la grande et la petite histoire de Dubai et des Emirats. Je vous propose des visites guidées qui sortent des sentiers battus pour vous offrir des souvenirs et experiences à partager. » Pour contacter Valérie, rendez-vous sur son site Visiter Dubai et Abu Dhabi ! emailProtector.addCloakedMailto("ep_dea4b821", 1);  
Immanquablement lorsque l’on vit à Dubai, les envies de voyages se diversifient vers des destinations de proximité, qui pour des raisons diverses, sont encore peu prisées en France. L’Iran, notre voisin si proche en fait encore partie ! Mais on hésite parfois à se lancer seul dans la découverte de ce pays qui inquiète autant qu’il fascine les occidentaux. De ce fait les touristes y sont encore peu nombreux, ce qui est un plus, même si du coup certaines structures d’accueil touristique sont encore balbutiantes (en particulier les toilettes publiques ;) Alors pour en profiter avant que L’Iran ne devienne une destination aussi prisée qu’elle le mérite, n’hésitez pas à contacter Mehdi et Negar Rafie, un couple de guides touristiques auxquels de nombreuses familles françaises de Dubai ont déjà fait appel. Persépolis Ils sont jeunes dynamiques et… francophones ! Negar est une femme souriante et énergique qui sait s’adapter au rythme et aux goûts de son groupe. Medhi est adorable, archéologue de formation et il parle aussi allemand. Naghsh-e-Rostam Avec eux, découvrez la nécropole de Naghsh-e-Rostam creusée à flanc de falaise et ses tombes achéménides cruciformes, imaginez le raffinement de la civilisation perse en arpentant les ruines de Persépolis, rêvez à la grandeur de Cirrus devant son tombeau à Pasargades, laissez- vous bercer par la beauté des vers du poète Hafez dans le luxuriant jardin de son mausolée à Chiraz, contemplez les fabuleuses mosaïques de miroirs du Mausolée (Imamzadeh-ye) du prophète Ali Ebn-e Hamze…sans parler d’Ispahan, le joyaux de la Perse ! Credits photos : Lionel Arnould - site flickr Faites une cure de mosaïques et de moucarnasses, de mosquées Shiites aux dômes magnifiques tout en découvrant ou redécouvrant la religion zoroastrienne et ses tours du silence, visitez les caravansérails et les souks … et revenez les yeux remplis du bleu des mosaïques, de l’ocre des paysages, de l’or des palais et du charme de ce pays où à une époque les poètes étaient écoutés comme des dieux. On ne peut énumérer toutes les merveilles de ce pays tant elles sont nombreuses, mais les circuits mis au point par Negar et Medhi sont imbattables tant en termes d’intérêt que de prix. Ils savent s’adapter aux goûts des français, ils ont compris que nous sommes prêts à faire des concessions sur un certain confort, mais que nous aimons ce qui est typique (à Chiraz les hôtels sont modestes par contre à Ispahan, la maison d’hôtes typique de l’architecture du 17ème parfaitement restaurée cachée au fond d’une ruelle est un must à ne pas manquer) Maison d’hôtes typique de l’architecture du 17ème Je laisse le mot de la fin à quelques françaises avec qui j’ai découvert ce fabuleux pays, pour vous donner envie d’en faire autant entre copines ou en famille et …n’oubliez pas un foulard pour vous couvrir la tête ! : Adèle : " Faites appel à Negar et Medhi pour commencer à vous faire votre propre idée sur l'Iran au delà des idées reçues plus ou moins réalistes et surtout éveiller votre curiosité envers ce pays et sa culture. Découvertes surprenantes à la clé ". Maryse : " Souvenirs mémorables d'un superbe voyage dans un pays chargé d'histoire et où le tourisme est encore peu développé. Il y a tant de choses à voir...Une organisation absolument impeccable. Vraiment, il faut vite y aller! En prime, magnifiques couchers de soleil garantis." Anne : " Un voyage inoubliable avec une guide de charme et de choc, passionnée, érudite et enthousiaste. Negar et son mari Mehdi nous avaient concocté un programme parfait…tellement parfait qu'on en redemande ! " Coordonnées : emailProtector.addCloakedMailto("ep_b8225170", 1); +98 91332276675 Vous pouvez consulter leur site internet : http://voyageiran.wordpress.com NB : Medhi aime l’outdoor et organise aussi des randonnées dans les magnifiques montagnes au Nord de Téhéran.
Pour un séjour pas comme les autres, une semaine de vacances ou le temps d'un week-end, je vous propose quelques lieux insolites qui vont plaire aux petits et aux grands. Qui dit hébergement insolites, dit roulottes, cabanes dans les arbres et même carré d'étoiles, voire plus... Les roulottes aménagées offrent en plus d'un séjour étonnant, le charme et l'authenticité. C'est le cas de l'hébergement pas comme les autres situé à Saint-Pol-sur-Ternoise dans le Pas-de-Calais. Les propriétaires ont installé cette roulotte sur leur propriété et accueillent les vacanciers dans un environnement des plus agréables. Tout au long de l'année, pour quelques jours de vacances ou un week-end dans l'esprit bohême-chic, profitez des dizaines d'activités aux alentours. Elles sont de plus en plus nombreuses à sortir de terre, un peu partout en France, la yourte est aujourd'hui l'une des stars de l'hébergement insolite. En Bretagne, à Plessix-Balisson dans les Côtes d'Armor, un amoureux de cet abri traditionnel mongol a créé un village de yourte entièrement aménagées et ouvertes à l'année. Pour être au plus proche de la nature à quelques encablures des sites les plus touristiques de Bretagne. L'indétrônable célébrité reste bien entendu la cabane dans les arbres. Le site la cabane en l'air vous présentera un large choix de cabanes selon vos besoins et votre lieu géographique. Elles sont toutes aussi bien aménagées les unes que les autres, joliment décorées. Cerise sur le gâteau, certaines ont un sauna chauffé au poêle à bois, juste à coté de la cabane. De plus en plus répandu et vraiment tendance, les carrés d'étoiles fleurissent sur le territoire français. Ce cube de 9m2 vous invite à découvrir ou redécouvrir une nuit à la belle étoile. C'est une fenêtre sur le ciel, un ilot de liberté pour partager des moments uniques. Allongez-vous sous le dôme transparent et laissez-vous bercer par la voûte céleste. Je garde le meilleur pour la fin et surtout le plus tendance: la cabane bulle. C'est une nouvelle approche de l'hébergement temporaire de loisir et de l'éco-tourisme de luxe. Elle est basée sur les fondements suivants: minimum d'énergie, minimum de matière, maximum de confort, maximum d'interaction avec son environnement. Vous l'aurez compris, pour une escapade romantique en amoureux ou pour une touche de « fun » dans votre vie de famille, découvrez ces hébergements insolites! Une bonne idée pour pimenter vos longues vacances en France cet été, non ? Plus d'infos: Roulotte:le site Yourte: le site Cabane dans les arbres: le site Carré d'étoiles: le site Cabane bulle: le site
Installée depuis plus de 7 ans à Dubai, Valerie Amy est devenue guide touristique officielle de Dubai et Abu Dhabi pour lui permettre de partager avec un plus grand nombre et en particulier les touristes venus souvent par curiosité visiter les Émirats, son enthousiasme pour ce pays. N'hésitez pas à la contacter par mail ou par téléphone : emailProtector.addCloakedMailto("ep_3f11536a", 1); +971 50 254 92 50 http://visiterdubaiabudhabi.over-blog.com/ Nous quittons Shanghai par le train rapide le G2 qui rallie les 2 villes en 5 heures. Nous sommes enregistrés comme pour un voyage en avion. Le train file à une moyenne de 300 km et nous remontons au travers de la campane vers le nord. Une campagne très attractive comme on nous l'avait indiquée. Nous attend à la gare très moderne de Pékin notre guide pour le séjour : Celina ou Petit Soleil (signification de son prénom imprononçable pour nous) ! Nous rejoignons rapidement notre minibus car il ne fait pas si chaud que ça en ce début avril. Notre première étape sera grandiose : la muraille de Chine, rien que ça! Nous passerons une nuit dans un très bel hôtel dans les montagnes à proximité de la muraille. Après une heure de route nous apercevons les premiers alignements de murs qui se dressent sur les crêtes rocheuses à 300 mètre au dessus de nous. Puis au détour des lacets que nous parcourons, nous découvrons l'ampleur du fameux mur : ce long dragon qui serpente de sommets en vallées, hérissé de tours qui nous surveillent, impassibles, comme elles le font depuis des centaines d’années. L'émotion pour l'étudiante en histoire que j’étais est intense... Arrivés à l'hôtel en fin d'après midi, nous prenons possession de nos chambres avec ravissement. Nous savions que l'hôtel était orignal dans sa conception et découvrons  plusieurs grosses maisons aux larges ouvertures et  aux thématiques diverses : bambou, ferme, forêt, terrasse avec comme écrin la muraille. Nous sommes dans une maison bambou abritant 5 chambres et un immense salon, une cuisine, un patio, une terrasse. On imagine y demeurer avec plaisir plusieurs jours en été comme camp de base pour de longues promenades/ escalade sur la muraille. Nous sommes les seuls occupants de la maison et les enfants prennent possession de leur immense environnement. Nous dinons typiquement chinois en nous partageant les nombreux plats disposés sur le plateau tournant de la table. Levés de bonne heure, il est temps de nous attaquer enfin à la muraille. A l'arrivée de la porte par laquelle nous allons accéder à la muraille, l'effet est plus qu’impressionnant avec une muraille qui monte par endroits à plus de 45 degrés et je comprends maintenant un peu mieux pourquoi la guide nous avait précisé innocemment qu'elle nous attendrait en bas ! Elle avait déjà gravi l'obstacle de nombreuses fois! Nul doute que nous perdrons des combattants au cours de l'ascension! Il se met à pleuvoir légèrement, et nous commençons notre ascension. Nos trois seniors nous abandonnent vite au premier fortin. Plus ça monte et plus le chemin se rétrécit et l'on monte les uns dernières les autres ce qui rassure plutôt : en cas de glissade on sera rattrapé... Ce sont les garçons qui iront le plus haut. La muraille qui s'étend sur près de 6000 km et qui impressionne l'observateur du 21ème siècle n'aura pourtant pas été d'une très grande efficacité au cours des siècles. Son entretien et sa surveillance requérant d'énormes moyens, elle a été percée nombre de fois au cours des dynasties. Il est dit qu’avec toutes ses pierres on pourrait construire un mur de 5 m de haut qui ferait le tour de la terre. Nous prenons la pose (comme tous les chinois qui font du tourisme comme nous) autour de la stèle où est gravé la fameuse phrase de Mao : « qui gravit la grande muraille est un héros » et nous partageons un peu ce sentiment au vu de notre dépense d'énergie, le tout sous la pluie! On retrouve nos seniors aux boutiques souvenirs où nous nous offrons un sceau gravé à notre nom ! L'utiliserons-nous pour authentifier nos courriers à venir ? Sur le chemin de retour vers Pékin, nous faisons une halte dans une usine de jade. Le jade est la pierre sacrée des chinois, autrefois réservé à l'empereur. La plus connue pour nous est la couleur verte mais on trouve différentes couleurs : du blanc veiné de vert, du rouge, orange et bien sûr de nombreux dégradés de vert. La pierre est sculptée puis polie. Nous admirons les étapes de fabrication du « best of » : une boule contenant à l'intérieur 5 boules les unes dans les autres et provenant du même cube de jade. Il faut faire un effort d'imagination pour comprendre le processus d'un tel miracle. Après l'artisan, la boutique, car les chinois ( comme nous allons le découvrir au cours de notre séjour) ont tout compris en matière de marketing touristique. A chaque fois que nous visiterons une fabrique artisanale, nous serons invité à parcourir le magasin attenant à celle-ci. C'est un parcours, un peu comme dans les magasins Ikea. On nous vend le savoir faire ancestral puis direction la boutique. Nous arrivons à Pékin par la porte du nord et nous arrêtons pour déjeuner enfin ... Il est 3 heures...dans un petit restaurant de quartier dont je ne peux vous dire le nom : Sachez qu'en chine, tout est en chinois, même dans les grands sites touristiques...alors un restau de quartier! On en déguste pas moins un repas de nouilles consistant: un repas de travailleurs...à  un tarif pour travailleur. Sur le chemin de notre hôtel, situé au centre de Pékin, on découvre la ville moderne et les quartiers traditionnels qui se succèdent, le tout avec les embouteillages de fin de journée. Le lendemain nous entrons dans le vif du sujet avec le temple des Lamas. Nous allons découvrir que quelque soit l'époque, le style est toujours le même : celui de notre mémoire collective. Et que tout est conçu par rapport à l'empereur, véritable dieu vivant autour duquel toute la société chinoise s'organisait. Tambour et cloche pour symboliser l'est et l'ouest, à chaque entrée, un  lion à droite dont la patte droite repose sur un globe pour symboliser l'unification de l'empire et l'empereur et une lionne à gauche avec le lionceau sous sa patte pour l'amour de l'Empire est associée à l'impératrice. Sur les toits de tuiles vernissées jaunes s'accumulent personnages et dragons aux vertus protectrices. Il y a toujours un seuil de 15-20 cm pour rentrer dans les édifices en Chine : c'est pour empêcher les démons de rentrer, ceux-ci étant des êtres rampant, ils étaient ainsi tenus loin des lieux de vie. On retrouve les 4 couleurs de l'Empereur : vert, jaune, bleu et rouge, le peuple n'ayant droit qu'au gris que l'on trouve dans les quartiers résidentiels périphériques à la cité interdite. Les hutongs  et leurs briques émaillées grises. Maison de fonctionnaire aux briques grises Les 5 cours se succèdent, de plus en plus grandes avec des temples, le dernier  accueille une statue de Bouddha de 26 m de haut construite dans un seul bloc de bois de santal doré à l'or fin. Le cheminement spirituel fait appel à un vocabulaire spécifique tel que la sérénité, l'éternel harmonie, la longévité, toutes vertus du Bouddha. Les chinois sont nombreux à venir faire brûler du bois de santal. Le temple rénové en 1980 accueille aujourd'hui des disciples du Dalaï Lama. Après le temple des lamas, nous allons au temple de Confucius. Confucius fut un lettré et un éducateur qui légua à la Chine une grande partie de sa personnalité,  encore très présente aujourd'hui, ne serait-ce que par le culte des anciens. Ce culte lié au respect et à l'obéissance (filiale, de l'épouse, envers l'empereur puis le grand timonier, aujourd'hui l'entreprise) explique certainement les grands traits de la société chinoise au cours des siècles. Une société qui n'a jamais connu aucune forme, ou presque, de démocratie. A l'entrée des stèles portant des noms d'étudiants nous accueillent. Des générations se sont succédé pour produire de bons fonctionnaires au service de l'empereur. L'empereur venant une fois par an visiter l'école. Finalement une conception assez proche de notre ENA nationale. La décoration est proche de celle du temple des Lamas et récurrente en Chine : portail à l'entrée, seuils pour éloigner les démons, cloche et tambour, organisation selon un axe nord/sud et est/ouest et successions de cours et de bâtiments.   Au sortir nous allons voir une fabrique de soie. Nous sont expliquées toutes les étapes de la production de la soie. De l'élevage de larves nourries de feuilles de mûrier, en passant par la formation du cocon dans lequel le vers se transforme, jusqu'au fil, dévidé du cocon, de 1300 mètre environ. Pour cela on met le cocon dans l'eau chaude et il ne reste plus qu'à tirer le bout qui, comme une bobine de fil, va se dévider grâce à des machines aujourd'hui (qui datent des années 50...) L'autre façon d'utiliser le cocon et que nous découvrons tous, est d'en faire une couverture ou une couette. Pour cela on va tremper le cocon dans l'eau chaude et l'étirer sur un cadre de 30cm sur 60. Une fois sec, on l'étire une nouvelle fois à « seize mains »  et on crée une  fine couche de soie, empilées jusqu'à obtenir l'épaisseur souhaitée pour en faire une couette de soie. Durée de vie : 20 ans. Au final on passe par la boutique...pour se laisser tenter par un foulard, une couette ou une robe chinoise. Nous déjeunons dans un salon particulier et Hippolyte ne se lasse pas de tourner le plateau juste au moment où ses sœurs sont prêtes à harponner le met convoité. Nous sortons la panse bien garnie comme chaque fois, prêts pour une longue promenade au temple du ciel. Celui-ci est orienté nord sud pour permettre à l'Empereur de se connecter avec son père, celui ci étant sous la dynastie Ming, le fils du ciel. La conception en est ainsi très ésotérique et aujourd'hui un des parcs les plus fréquentés par les pékinois qui y déambulent en famille, y pratique le tai chi, chantent, jouent, tricotent, ... Au centre l'autel circulaire avec ses différentes terrasses pour les cérémonies qui avaient lieu la nuit. Chaque terrasse est accessible par 9 marches. Et les dalles du sol sont aussi des multiples de 9. Au dernier niveau une pierre ronde sur laquelle une multitude chinois se pressent pour ressentir les vibrations... Le Temple des prières au toit bleu termine la longue perspective: il était dédié aux bonnes moissons. On retrouve les dragons : emblème de l'Empereur et les phœnix pour l'impératrice comme symbole récurent sur les colonnes et les poutres du temple. Le parc abrite aussi de très beaux arbres multi centenaires que je fais admirer à mes enfants « palmophiles »... Le soir nous allons au théâtre rouge pour assister à un spectacle retraçant l'histoire et la philosophie du Kung Fu. Chen You jeune apprenti moine, accédera à la sagesse après bien des péripéties. Le lendemain nous commençons notre journée par la place Tien an Men.  44 hectares, la plus grande place du monde avec à sa gauche le palais du peuple qui peut accueillir dans ses salons plus de 5000 personnes, la guide commence le déballage de chiffres et en mon fort intérieur je me moque de moi-même me voyant en guide à Dubai ou Abu Dhabi ! Au centre un monument pour les héros qui ont accompagné Sun Yat-Sen premier leader révolutionnaire du début du 20ème siècle qui renversa la dynastie Qing. Les drapeaux rouges flottent au vent, un écran vidéo nous présente la Chine du passé et la Chine du futur. La place est déjà bien remplie à 8h et sur la porte Tien An Men, un portrait de Mao sans ride nous domine. Son mausolée se trouve sur le côté est de la place.  J’attends donc que la guide nous relate les événements  de 1989, mais c'est sans compter la censure chinoise... Depuis le début de notre séjour, innocemment, nous avions un peu oublié le régime dictatorial du pays pour ne nous intéresser  qu'à son histoire ancestrale, à la beauté des temples, parcs et traditions que nous faisait découvrir Petit Soleil. Et là, dans l'étendue de cette place la réalité du régime nous est apparue de plein fouet. Il était impossible que la guide nous narre les événements et d'une façon ou d'une autre émette un avis. J'ai donc pris le relais et essayé de faire comprendre à mes enfants la portée des manifestations des étudiants et de l'arrêt de ce char devant un étudiant. Un petit laïus sur l'importance de lutter pour garder notre liberté d'expression, comme garant de la démocratie...tout un programme ! D'ailleurs la place est truffée de caméras de surveillance et des bus remplis de policiers veillent aux expressions ! Nous enchaînons avec le nouvel opéra de Pékin : demi-sphère en acier entourée d'un plan d'eau dans lequel le dôme se reflète, œuvre d'un architecte français Andreu (architecte de Roissy). Nous reprenons le bus pour une promenade en pousse-pousse dans le quartier situé derrière la Tour de la Cloche. On passe dans les hutongs (littéralement allées) réservés  aux fonctionnaires, donc toutes grises des murs aux tuiles. On effleure des scènes de vie hors du temps, artisans travaillant sur les marches de leur maison, femmes lavant de grands chaudrons en fer blanc dans la rue, restaurants de rue...le modernisme réside dans les chauffe-eau solaires sur les toits et les compteurs électriques. Nous poursuivons notre initiation au savoir-faire chinois avec la visite d'une maison de thé, où nous sommes initiés aux différents types de thé chinois, proposée comme une dégustation de vin... Certain d'entre nous n'avalerons pas toujours d'ailleurs les breuvages proposés. Je retrouve quant à moi mes finjab émiriens dans lequel on nous sert du thé noir ( le thé de longue vie), vert, fumé, au fruits,  ginseng, ...On retient que le thé c'est bon pour la santé, et que le rituel est un acte social comme l'apéro chez nous, mais quant à moi, je vais garder le Ricard. Arrêt par la boutique, comme toujours, où on offre aux enfants un petit garçon en argile qui fait pipi quand on l'arrose d'eau chaude : un must à ramener ! On enchaine dans un restaurant qui propose le fameux canard à la pékinoise.  On mange sous la verrière et pour la première fois depuis 10 jours, nous enlevons toutes nos couches de vêtements car le soleil est là... La bière Tsingtao rafraichit et nous fait patienter avec quelques entrées, puis notre canard arrive, découpé à notre table, il nous comble. L'après midi est consacrée à une promenade autour et sur le lac du lotus sur des barques à l'allure traditionnelle. De retour à l'hôtel avant la nuit, je m'échappe avec mon mari pour déambuler dans le quartier où se mêlent enseignes internationales de prêt à porter et petites boutiques locales, des grandes chaines de mal bouffe et des bouibouis où l'odeur tenace de la friture imprègne jusqu'a vos cheveux... On aurait bien voulu partager avec les pékinois autour de nous mais rare sont ceux qui alignent quelques mots d'anglais. Nous sommes stupéfaits par l'accueil qui nous est fait par de jeunes chinois à l'attitude moderne qui ne vont même pas faire l'effort de nous comprendre pour nous renseigner. Le sourire est là mais aucune volonté d'aider ! Le lendemain est consacré à la Cité Interdite ! Enfin! Car  voilà bien un des mythes de la Chine le nom à lui seul invite à la curiosité... Nous entrons par la porte de la divine promesse, seront-elle tenues ? Perdus au milieu du flot des chinois, nous passons sous la muraille de 10 m de haut. Le palais a été édifié en 14 ans et a accueilli 24 empereurs pendant 500 ans. Un record de rapidité de construction au début du 15ème siècle et le fait de 200 000 ouvriers. Le tout grâce à des techniques de normalisation modernes en leur temps tout en respectant la tradition. Vous comprenez donc que chacun de nos pas empruntera à la symbolique impérial. L'empereur calfeutré dans sa cité, coupé du monde civil n'en sera que plus vénéré par sa population. Le palais qui a subi une large reconstruction au 17ème contient 9999 pièces et pas une de plus ! L’empereur de jade dans le ciel en ayant 10000. Rampe en marbre sculpté de Dragons (une seule pièce) de l’escalier qui sépare la cour extérieure des cours intérieures permettant d’accéder à la partie privée de la cité interdite. Aux 5 portes d'entrées correspondent les 5 ponts enjambant la Rivière aux Eaux d’Or pour l'entrée de tout un chacun, selon son grade: fonctionnaire, militaire, empereur. Se succèdent les Pavillons et cours de l'harmonie suprême, de l'harmonie parfaite, de l'harmonie préservée avec des marches et des rampes en marbre blanc. Ce sont les bureaux de l'empereur, des militaires et des fonctionnaires, ainsi que les salles du trône, une par harmonie. Puis à l'arrière les quartiers privés, des cours intérieures avec la maison de l'empereur, des concubines (plus de 100 : certaines ayant des cours privées) et de l'impératrice. Chacun des quartiers est indépendant  des autres, entouré de haut murs avec chacun sa domesticité, ses jardins et cours... On se perd un peu dans le dédale des pavillons et le rouge des murs invite au confinement. Cours de l'impératrice C'est un palais mais aussi une prison dorée sans perspective, ni vue sur l'extérieur. On comprend que la vie de l'empereur ait été si rythmée par un protocole immuable, rien ne pouvait troubler ses journée. Nous visitons le quartier de l'impératrice et des concubines, des petites pièces en enfilades donnant sur la cour...si vous vous attendiez à trouver le faste et les décorations en or des parties publiques vous serez déçu. Les appartements sont dans leur jus des années 1920, époque des derniers occupants. Et quand je dis jus, il faut rajouter poussière. La guide nous explique qu'il n'y a pas de notion d'entretien, on refera à neuf et à l'identique dans quelques années. Parti pris stupéfiant pour des français mais logique pour des chinois qui avec l'organisation des JO ont vu tout ces lieux de culture remis à neuf pour les touristes, certains étant fermés au public depuis la révolution. Nous finissons par le jardin impérial : 7000 m2, plantés de cyprès, avec des bassins accueillant des poissons rouges et des pavillons pour chacune des saisons. Nous sortons par la porte du nord gardée par la colline du charbon. Sur la route du palais d'été, nous dégustons une fondue chinoise avec 3 bouillons différents dans lesquels on trempe à loisir de la viande de bœuf, poulet, crevettes, légumes en tout genre et nouilles. Notre groupe se sépare, les plus jeunes vont au fameux zoo de Pékin pour voir les pandas, le reste part au palais d'été. Un parc de 280 hectares  avec un lac et des collines artificielles, des temples et un palais dans lequel se réfugiait la cour pour fuir les chaleurs de l'été et le confinement de la cité interdite. Détruit une première fois pendant la guerre de l'opium par les troupes franco-anglaises qui voulaient garder leur droit de commerce sur la Chine, il fut reconstruit par l’Impératrice Cixi, puis en 1900 lors de la révolte des boxers, le palais sera de nouveau détruit et enfin reconstruit, toujours par l'impératrice Cixi. Bateau en marbre du palais d'été Comme tout palais chinois, les symboles sont encore très présents avec la salle de la longévité et les statues de grues, symbole de la dite longévité pour les femmes. Une galerie de 700 mètres  ornementée de 8000 peintures entre chaque pilier mène  au temple du parfum du Bouddha en haut de la colline. Arrivée au fameux bateau de marbre qui semble flotter sur l'eau et dans lequel Cixi organisait des banquets. Traversée du lac en bateau dragon pour regagner la sortie en passant près du pont au 17 arches en référence jardin de Shanghai et à ses 16 arches dont le jardin s'inspire. Retour à l’hôtel pour un repos bien mérité. Notre dernier jour est arrivé mais notre vol est demain matin, donc encore une journée bien remplie devant nous et plutôt consacrée aux emplettes. On commence dans un froid glacial par la visite de la cité olympique, balayée par un vent qui nous pousse vers le stade en nid d'oiseau, très impressionnant même vide avec ses 90000 places. La structure en acier, si elle apparait légère de loin, est massive et ingénieuse quand on est à ses pieds. Les infrastructures construites pour l'événement à l'extérieur de la ville sont grandioses : immeuble pour la presse, logement en forme de dragons pour les athlètes. Nous poursuivons par du shopping dans des quartiers traditionnels où de petites boutiques indépendantes sont installées dans les hutongs. Il y a aussi des petits commerces de rues qui proposent des ananas découpés, des beignets en tout genre et des soupes. Nous déjeunons entre autre d'œufs de 100 ans et d'un poisson bouilli très savoureux. Nous ne dérogeons par à la règle et partons dans le quartier de la contrefaçon mais finalement, blasés grâce à Dubai, nous revenons bredouilles et c'est tant mieux. Rue du Dashanzi art district On finit notre après midi dans le quartier des artistes underground. Un ancien quartier industriel où artistes, artisans et galeries exposent... C'est très branché avec des restaurants très tendances, et je dégote quelques merveilles à ramener. La nuit tombe et nous partons vers le grandiose aéroport de Pékin, où nous gelons littéralement avant de retrouver au petit matin Dubai et sa douce chaleur. Hôtel de la muraille de Chine : www.communebythegreatwall.com L’agence : Voyageur du monde : www.voyageursdumonde.fr Lire la première partie du voyage en Chine, Shanghai : c’est ici
La Mosquée Bleue Installée depuis plus de 7 ans à Dubai, Valerie Amy est devenue guide touristique officielle de Dubai et Abu Dhabi pour lui permettre de partager avec un plus grand nombre et en particulier les touristes venus souvent par curiosité visiter les Émirats, son enthousiasme pour ce pays. N'hésitez pas à la contacter par mail ou par téléphone : emailProtector.addCloakedMailto("ep_bb1aa633", 1); +971 50 254 92 50 http://visiterdubaiabudhabi.over-blog.com/ Pour cet Eid, Valérie, nous emmène vers trois destinations qui sortent un peu des sentiers battus et qui restent proches des Émirats. Après Chypre et l’Afrique du Sud, cette semaine, nous rêvons d’Istanbul! 4 jours pour visiter 4 villes en une seule, de Byzance la cité antique à l’Istanbul d’aujourd’hui, marquée par Atatürk et sa vision …nous passerons par Constantinople la chrétienne, et l’Istanbul des Ottomans.  Cette cité historique à l’extrémité de l’Europe ou au début de l’Orient offre une histoire des plus riches et un cosmopolitisme qui ferait presque concurrence à Dubai ! Nous avons organisé notre séjour en 4 journées  thématiques et géographiques car la ville comme, vous vous en doutez, est vaste, étendue sur les deux côtés du Bosphore où Orient et Occident se font face. Nous séjournons au Witt Istanbul Suite un petit hôtel de 18 chambres installé dans un immeuble cossu dans le quartier des antiquaires, quartier à la fois populaire et « bobo » en complète rénovation, tout proche des rues commerçantes de Istiklal, et du métro. Nous consacrons notre 1ère journée aux grands édifices religieux que sont la Mosquée bleue ou du Sultan Ahmet, Ste Sophie ... Nous prenons le métro pour nous rendre du côté occidental qui est le plus touristique puisqu’on y trouve entre autre  les grandes mosquées « royales » , le palais Topkapi et le grand bazar … La Mosquée Bleue ainsi surnommée pour ses faïences bleues intérieures… pour autant ce n’est pas cette couleur qui domine l’ensemble : à l’extérieur les bâtiments d’Istanbul sont plutôt gris, cette couleur est renforcée par les couvertures de la majorité des édifices.  A l’intérieur l’ambiance toute religieuse est plutôt dans les tons chauds…avec cet immense tapis grenat. Le système d’éclairage enlève malheureusement de la grandeur aux dômes, pourtant magnifiquement décorés. L’extérieur avec les jardins et l’empilement des dômes et ses 6 minarets est finalement la meilleure vision de la mosquée. En traversant les jardins nous nous rendons à Sainte Sophie où l’affluence des touristes est bien plus importante qu’à la Mosquée Bleue ! Nous nous faufilons derrière un groupe Costa pour très vite les laisser visiter à pas de course l’Église transformée en mosquée sous les ottomans et aujourd’hui  en musée. Hagia Sophia a défié les époques et les religions et sa construction a alimenté bien des croyances. C’est en effet un bâtiment unique à l’époque avec ce dôme immense qui recouvre toute la nef et qui a été construit en 5 ans : inauguré en 537. Néanmoins cette architecture original ne tiendra pas … La coupole est trop lourde et de nombreux travaux viendront la réparer. C’est finalement la transformation en mosquée de Ste Sophie qui la sauvera avec les gros travaux de consolidation sous Mehmet II. Atatürk en fera un musée dès 1935. Cette fois c’est l’intérieur qui nous surprend et nous émerveille à la fois. La coupole est vraiment suspendue au dessus de nous,  les mosaïques multicolores recourent les murs et les voutes,  le marbre, les 107 colonnes, les murs…il faut se représenter ce lieux de culte où pendant 15 siècles les croyants chrétiens et musulmans  se sont succédés. La marque de l’Islam est à la fois grossière et  discrète …il s’agit de gros boucliers portant des versets du coran que notre imagination estompe facilement pour se consacrer à l’observation des bas reliefs. En sortant notre appétit nous dirige vers le grand bazar où nous déjeunons dans un « estaminet » tout oriental  dans les rues intérieures de cet immense quartier commerçant : un souk quoi… mais très bien ordonnée comme tout lieu musulman, ici des bijoutiers,  des meubles, des tapis, des faïences… La lumière tamisée développe une ambiance intemporelle et nous perdons littéralement nos yeux dans ces ruelles, surtout les miens attirés par tant de merveilles… je m’offre des bols, des faïences décorées à la main, des bijoux en feutrines et en perle, des draps de bain et j’aurai pu continuer longtemps mais mon Vincent fatigue et il est temps de retrouver notre si belle chambre ! Le lendemain nous conduit dans le même quartier pour le palais de Topkapi. Transformé en musée par Atatürk en 1924, le palais déploie ses « aile » sur la mer de Marmara, le Bosphore et la corne d’Or… 5km de rempart et 700,000m2 pour un palais forteresse aux accents de mille et une nuits. Ce sérail turc est un ensemble de d’édifices  avec cours ombragées, où chaque bâtiment a une fonction bien précise du privé au public, et même une université. C’est dire si la visite est riche et diverse. On passe de cours en bâtiments, de portes majestueuses en salles décorées de faïences et de feuilles d’or. La salle des porcelaines permet un voyage vers l’Asie mais aussi vers les grandes maisons européennes. La collection du trésor est incontournable, on n’a que quelques seconde par vitrine pour s’émerveiller sur l’artisanat des ottomans au travers des nombreuses pièces qui nous sont proposées : poignards, bijoux, trône, le plus gros diamant du monde de 86 carats (il n’est pas à Dubai !)  . Les tenues de cérémonie retiennent toute mon attention avec ces soies et brocards certains sertis de pierres précieuses. Au final la dernière cour où on admire les kiosques de Bagdad et de Mustafa Pacha offre une vue à couper le souffle sur la ville. En sortant du palais nous regagnons les souks une dernière fois  à la recherche des achats manqués la veille … Le 3ème jour notre programme nous amène à la rencontre d’Atatürk. Depuis 2 jours nous baignons dans son héritage, grâce à la sauvegarde du patrimoine et à l’ambiance décontractée et cosmopolite de cette ville. Il est temps de faire connaissance avec le Grand Homme de la Turquie moderne. Pour cela nous allons visiter le palais de Dolmabahçe, située en bordure du Bosphore. Construit autour de 1850, le style est un mélange européen… 3 corps de bâtiments à un étage s’étalent au raz du Bosphore sur un quai de 600m de long. L’intérieur est dans l’état ou presque de sa construction, pas d’effort d’imagination ! Tout est là, les tapis, les lustres, le mobilier, les rideaux de soie … La visite est orientée sur la vie et l’œuvre d’Atatürk qui a été finalement le dernier occupant des lieux : il y est même mort en 1938. Le palais n’a donc pas grand-chose à envier à notre Versailles (j’exagère peut être un peu … ) mais les parquets sont somptueux :  aux motifs différents d’une pièce à l’autre, les peintures murales sont rehaussées d’or et les tapis de soies d’une finesse qu’on ne peut imaginer avoir été autorisés un jour d’y marcher avec des chaussures, le mobilier d’époque, enfin, magnifie le savoir faire des artisans orientaux… La visite est surtout fascinante en ce qu’elle nous apprend du mode de vie des derniers sultans ottomans,  écartelés entre leur désir de se comparer aux grandes cours occidentales dont ils empruntent l’architecture, les arts… et leurs traditions comme la place toujours importante du harem et de son rôle dans la vie de cour ottomane. Nous passons ensuite notre après midi à magasiner dans le quartier moderne de l’avenue Istiklal de Taskin à la tour de Galata en passant par Beyoglu… je rhabille mon mari de pied en cap, je  fouine et  entre dans chaque boutique dont je ne connais pas le nom…je ramène des chaussures, et une robe.  Les turcs sont très gentils et s’intéressent vite à nous pour savoir ce que nous avons déjà vu de la ville… La jeune génération surtout est très curieuse de Dubai et nous restons presque une heure dans une boutique branchée à discuter avec les vendeurs. Le dernier jour nous nous promenons sur les rives du Bosphore presque jusqu’à la mer noire. Nous prenons un petit ferry très rouillé qui, comme un omnibus, va desservir plusieurs villes le long du Bosphore que ce soit sur la rive Ouest ou Est. Les paysages défilent à petite allure et nous permettent de nous abimer dans la contemplation de la côte tantôt sauvage tantôt décorée de petits villages au raz de l’eau. Nous nous émerveillons aussi sur des villégiatures appartenant à de riches turcs…véritables petits palais sur l’eau avec des terrasses qui font bien envie… Au bout de 3 heures de navigation nous arrivons dans un petit village de pêcheurs, dernière étape avant la Mer. Le bateau s’arrête là et ne repart qu’en milieu d’après midi … le temps de parcourir à pieds les ruelles sinueuses, et de choisir un restaurant de poisson où nous poser. Le soleil nous caresse de ses rayons, ce petit bout du Bosphore à un goût de paradis…nous suivons un groupe de 2 couples de turcs que nous avions repérés sur le bateau et qui semblent savoir où ils vont … ils nous conduisent au bout du village, un peu à l’écart de l’embarcadère et de son excitation touristique dans un restaurant comme je les aime : ceux où la carte est dans la langue locale et où il faut faire le tour des tables,  voire un petit tour en cuisine, pour passer la commande. Nos voisins nous conseillent, le sourire en coin, des mets très locaux… dolma de moules (farcies de riz), et feuilles de vigne, boulettes d’aubergines,  poisson du Bosphore et salicornes vapeurs arrosées de jus de citron. Nous finissons avec une sorte de crème brulée aromatisée au safran, quelques baklavias,  le tout arrosé d’un petit vin  blanc sec et de Raky, servi dans un petit verre avec un glaçon. Nous nous laissons bercer par les flots et par notre très bon déjeuner pendant le retour… Nous récupérons nos bagages à l’hôtel et filons à l’aéroport dans un taxi à la conduite assez sportive. A l’arrivée surprise : il y a 2 aéroports à Istanbul et mon mari partant sur Paris n’était pas au même que moi…. Heureusement il y avait de la marge mais beaucoup de stress le temps que l’hôtesse lui indique la marche à suivre,  soit retourner à Taksin (là où nous avions pris le taxi) pour prendre un bus vers le bon aéroport … Nous avons séjourné au Witt Istanbul Suites 26, Defterdar yokusu, 34433, Istanbul, Turkey   800 dhs la nuit à réserver via le site www.splendia.com
Installée depuis plus de 7 ans à Dubai, Valerie Amy est devenue guide touristique officielle de Dubai et Abu Dhabi pour lui permettre de partager avec un plus grand nombre et en particulier les touristes venus souvent par curiosité visiter les Émirats, son enthousiasme pour ce pays.N'hésitez pas à la contacter par mail ou par téléphone : emailProtector.addCloakedMailto("ep_230f5b1e", 1);+971 50 254 92 50http://visiterdubaiabudhabi.over-blog.com/Pour cet Eid, Valérie, nous emmène vers trois destinations qui sortent un peu des sentiers battus et qui restent proches des Émirats.Cette semaine, direction Afrique du Sud !Nous avons choisi de découvrir Cape Town en 4 jours en nous mettant sous l’aile accueillante de la famille Steenkamp qui possède 3 chambres d’hôtes au Cap et dont le métier de Leroy est justement guide touristique. Nos hôtes nous ont ainsi préparé un programme en 4 jours où chaque membre de la famille a pu assouvir sa passion. Découverte de l’histoire, des paysages, de la gastronomie (sans oublier les vins et les animaux), étaient les maîtres mots de ce séjour sur mesure...La chambre d’hôte au pied de la table !Arrivée à l’aéroport après un voyage sans encombre Johannesburg-Cape Town, nous sommes accueillis par notre guide Leroy qui va pendant 4 jours nous faire visiter toute la région. Très grand avec une moustache digne d’un mousquetaire, c’est un parfait descendant Hollandais qui dès les premiers kilomètres nous raconte l’histoire de ce pays et de cette ville développée par la fameuse Compagnie Hollandaise des Indes Orientales !Sur la route qui mène à Cape Town nous distinguons un township coloré aux maisons faites de briques et de tôles ondulées.  Puis rapidement nous distinguons à notre gauche Table Montain, ce rocher immense qui émerge de la végétation et de la ville. Ville que nous découvrons sur le chemin de Gaplodge, notre chambre d'hôte. Une cité à taille humaine pas défigurée par des gratte-ciel mais plutôt ponctuée par de belles demeures au style coloniale de-ci delà et des pavillons aux architectures variées. Nous apercevons le front de mer et le Victoria et Albert waterfront avant de monter vers Table Montain. La chambre d’hôte est nichée au bout une petite rue pentue qui a des airs de San Francisco dans un quartier calme d’où on aperçoit le waterfront. Nos premières impressions sont celles d’expatriés : on pourrait bien vivre ici !!!!Les chambres où on nous conduit sont subtilement décorées par Linda, architecte d’intérieur qui nous met tout de suite à l’aise et nous donne l’impression d’arriver chez des amis de longue date. Les lits donnent envie de faire une petite sieste mais Leroy nous conseille de profiter du beau temps pour monter à Table Montain et découvrir la baie.Table Montain, Vieille ville et WaterfrontQuelques petites rues en épingle à cheveu plus tard nous sommes dans le téléphérique qui nous mène au sommet de Table Montain. Petit à petit la ville se découvre et s’offre à nos yeux. Les quartiers résidentiels, puis le front de mer, à notre droite la baie et au loin la route des vins dont l’évocation nous met l’eau à la bouche ! C’est un magnifique paysage saisissant de contrastes avec cette mer d’un bleu profond, le sable blanc immaculé des plages, cette terre ocre, la végétation piquée de couleurs. Au sommet on suit de petits sentiers pour admirer la côte Est jusqu‘au Cap de Bonne Espérance que l’on devine au loin. Les enfants font la connaisance des petites marmottes : les damans qui peuplent le sommet. De retour au niveau de la mer nous partons découvrir le magnifique aquarium situé près de l’Albert and Victoria Waterfront que nous explorons, passant de boutiques d’art africain en  places animées par des musiciens le long des quais réhabilités ou quelques « antiques bateaux » font mouillage. Nous déjeunons dans un restaurant donnant sur la « promenade » avant de repartir vers la « vieille ville ». On y admire des maisons de maître à l’architecture coloniale et aux couleurs pastelles. Les différents bâtiments  liés à l’histoire de la ville comme la halle aux esclaves transformée en musée éponyme, les jardins de la Compagnie Hollandaise des Indes Orientales fondés par le célèbre gouverneur Van Riebeeck le long duquel sont alignés les anciens bâtiments administratifs transformés en musée. Belles architectures où se mêlent les styles Hollandais, victorien et colonial. Au fond du jardin le Musée National de la Culture d’Afrique du Sud nous attend pour une visite de ses collections d’art rupestre de ce pays fascinant. Un peu plus loin nous plongeons dans les couleurs et les sourires du Greenmarket square dédié à l’artisanat Africain ou aux puces selon la définition choisie ! Ce marché rassemble tout ce que vous trouverez au cours de votre voyage comme type de souvenirs, art Africain, récup. ... Nous craquons sur un transistor fait de bout de fer et customisé grâce à des cannettes Heineken, un tableau représentant Table Montain, et les enfants pour de petits animaux en perles. Ici l’ambiance est chaleureuse, on discute les prix et chacun raconte un peu son histoire, on rencontre une population touchante et avenante. On peut passer de nombreuses heures à flâner dans les nombreuses rues du Cap et découvrir une multitude de musées selon ses préférences, des boutiques au charme désuet de l’époque victorienne ou au contraire des lieux très tendance où l’on mange en admirant des œuvres contemporaines et des quartiers où chaque maison mérite un coup d’œil...La route des vins : Stellenbosh et FranscheshoekAprès un sommeil réparateur et un petit déjeuné pantagruélique à la chambre d’hôte notre deuxième journée nous conduit au saint des saints pour des français épicuriens comme nous : sur la Route des Vins ! Nous commençons par Stellenbosh, la plus vieille ville après le Cap, centre universitaire Afrikaans de première importance et un exemple particulièrement homogène d’architecture Hollandaise à la mode du Cap !Nous déambulons de rue en rue, l’œil attiré ici et là par une belle demeure, une boutique d’art, une terrasse de restaurant accueillante. On pourrait se croire à l’Isle sur Sorgue : flâneurs, touristes, autochtones qui s’interpellent de trottoirs en terrasses... Nous visitons le Dorp museum : 4 maisons à 4 époques différentes : 1709, 1789, 1803, 1850 où nous appréhendons un peu mieux le quotidien à la fois des « maîtres » et des esclaves. Au détour d’une rue nous nous perdons dans une épicerie- quincaillerie pour laquelle le temps s’est arrêté au début du 20ème. Le rez-de-chaussée de cette maison  présente un choix éclectique de produits locaux : confitures, vins, épices, thé, café, biltong, vieux livres, jouets, vaisselle, vêtements, cartes postales... le tout recouvert d’un vernis façon « grenier de grand-mère », un vrai régal pour une brocanteuse avertie expatriée à Dubai !  Enfin direction dégustation ; celle-ci est pratiquée comme un art ici ! Point de vignerons mal embouchés ou de caves humides ! Ici on aime le vin, et le vendre directement au consommateur est un sacerdoce doucement épicé de « marketing » ! Je m’explique : Dans la majorité des maisons, l’accueil est divin avec des œnologues compétents qui discutent avec vous de vos goûts et ressentis, les salles de dégustation sont magnifiques,  les paysages renversants. Nous avons commencé par une dégustation vin et biltong très bien menée par l’œnologue maison qui nous a fait aussi découvrir les cuveries, pressoirs et caves. Bien évidement vous ne partirez pas sans un souvenir de ce bel échange et très vite il s’agit de mettre en place une stratégie fine d’investissement au regard des limitations d’importation à Dubaï.Après ces libations nous nous installons en terrasse à Stellenbosh pour un déjeuner suivi d’une autre dégustation, celle-ci alliant vin et chocolat spécialement cuisiné avec des épices. Une autre expérience gustative dont on ne sort pas indemne !Notre chemin nous mène plus loin au fond de la vallée vers le village de Franschhoek littéralement le village des Français où se sont installés les huguenots persécutés par Louis XIV, loin aussi des Hollandais qui ne les appréciaient pas trop non plus !Au final ils ont transformé ces montagnes sauvages en coteaux généreux où les origines Françaises sont mises à l’honneur. On y trouve ainsi des vins mousseux façon Champenoise emprunts du caractère de ce terroir. Le village est aussi bien sûr réputé pour sa gastronomie et de très grands chefs y ont élu domicile. Soirée familiale, nous sommes invités à partager un traditionnel barbecue Afrikaans. La côte de la Péninsule : le Cap de Bonne EspéranceLa journée du lendemain est placée sous le signe de la mer. Nous longeons la côte jusqu’au Cap de Bonne Espérance ! Nous traversons la péninsule et retrouvons la mer à Muizemberg qui nous ouvre la route vers le Cap. Les paysages qui défilent sous nos yeux sont époustouflants, gigantesque plages de sable immaculé blanc de False Bay où l’on devine la puissance de l’océan, villages nichés à flanc de colline, tournés vers l’immensité bleue et entourés par la luxuriance de la nature environnante. Nous nous arrêtons à Simon’s Town pour déambuler dans les quelques artères qui serpentent le long de la mer. Enfin nous arrivons au sanctuaire marin des Boudlers où nous allons nous abîmer dans l’observation des manchots du Cap pendant près d’une heure. Le va et vient continuel des manchots en pleine période de couvaison entre la mer et les œufs est souvent très comique. Car chacun défend son œuf et gare à celui qui passe trop près d’un nid ou qui ne retrouve plus son conjoint !On quitte à regret les manchots pour lentement s’éloigner de la mer et prendre de la hauteur vers Cap Point. Sur notre route des babouins dévorants un paquet de pain de mie nous divertissent avec leurs mœurs sociales exubérantes. Et les paysages s’enchainent de plus en plus grandioses. La nature et l’océan ne font qu’un pour magnifier ces territoires vierges de toute occupation humaine : nous sommes dans le Cape of good Hope Nature Reserve ! Passée l’entrée nous cheminons avec l’océan à gauche comme à droite pour découvrir sur notre droite le Cap de Bonne Espérance frappé par les vagues et parsemé de lichens et de fleurs sauvages. On s’imagine aisément le saisissement que devaient ressentir les marins à la vue de ce cap. C’est de Cap Point, qui est le plus au sud et auquel on accède par un funiculaire ou bien  par une marche sportive, que nous admirons le point de rencontre symbolique entre l’océan Atlantique et l’océan Indien. On s’imagine facilement l’Amérique du sud à droite, l’Australie à gauche et à l’horizon droit devant nous peut-être l’Antarctique ! Que la nature est belle quand elle est ainsi immaculée ! Ce n’est pas sans émotion que cheveux au vent on écarquille les yeux à 360 degrés.En récompense de cette ascension notre guide Leroy nous emmène pique-niquer au pied du Cap de Bonne Espérance où nous dégustons bien sûr du vin du Cap. Des autruches sauvages viennent parfaire le paysage de leur démarche chaloupée ! Nous regagnons la Cap par la côte occidentale qui elle encore nous réserve des paysages à couper le souffle ! La montagne plonge abruptement dans l’océan et au détour de la route on découvre un village lové à flanc de montagne. Un peu plus loin c’est la plage de Noordhoek longue de 7km qui retient notre attention et où nos esprits s’égarent à l’idée d’y revenir un jour tellement c’est magique. Sur le chemin du retour nous visitons Worlds of Birds où là encore les enfants sont au comble de la joie ! Les couleurs et les chants des centaines d’espèces nous ravissent tandis que les enfants apprivoisent les capucins. Les enfants sont gardés par les filles de Leroy et Linda que nous invitons au tank : l’aquarium, restaurant très en vue de la ville situé dans le quartier BOBO du Cap. Nous y dégustons une cuisine raffinée mêlant influences occidentale, Afrikaans et celles de cette nation arc-en-ciel.Les merveilles de la nature : faune, flore et vinsDernier jour ! Nous faisons nos bagages et laissons derrière nous quelques bouteilles : difficile de résister ! Et de chaque domaine nous avons voulu garder un souvenir : Leroy et Linda les boiront à notre santé ! L’accueil a été tellement chaleureux que c’est avec beaucoup d’émotion et de promesses de revenir que nous quittons Linda et les filles. Une belle dernière journée nous attend  Nous repartons vers le sud en direction de Hout Bay petit port d’attache de langoustiers dont l’attraction principale est une ile de rochers peuplée par une colonie importante d’otaries à fourrure. Sur le quai un attroupement s’est formé autour de Pretty Boy, un phoque de plus de 100kg nous dit son ami zoulou qui vient chaque matin depuis 42 ans le nourrir et vit ainsi de la générosité des touristes trop heureux d’admirer ce superbe animal interagir avec les enfants, eux-mêmes tout à la joie de le caresser et de le voir faire le « beau » ou le « pitre » devant son public. Sur le bateau la mer nous secoue un  peu mais le spectacle magnifique de cette baie entourée d’un cirque de collines à la végétation généreuse est une belle récompense. Soudain le bateau stoppe les machines et nous sommes ballotés par les flots à 10m à peine de l’ile sanctuaire. Pendant 20 min nous nous réjouissons à la vue de ces animaux facétieux tellement à l’aise dans l’eau et un peu gauche dès qu’ils regagnent leur rocher que le contraste nous amuse beaucoup. De retour sur la terre ferme, Leroy nous emmène à une dernière dégustation sur les terres de l’ancien domaine de Groot Constantia reconvertit en ferme musée dédié au vin. Nous allons aussi rapidement visiter la ferme musée de laquelle la vue sur les vignes est vraiment inégalable. Le manoir resté dans son jus de 18ème est un ravissement ! Nous regrettons de ne pouvoir y rester plus longtemps à profiter de l’ombre des arbres centenaires pour quelques agapes !Mais notre journée est courte et nous avons encore le Jardin National Botanique de Kirtenbosh à découvrir ! Créé en 1913 et couvrant plus de 600 hectares c’est une étape incontournable pour les amoureux de la nature et de la fameuse biodiversité ! Il faut à mon avis plusieurs jours pour en faire le tour aussi Leroy nous initie-t-il à la flore de l’Afrique en nous présentant ses plus illustres représentants. De nombreux parcours thématiques permettent d’en découvrir toutes les richesses. Nous y déjeunons de plats traditionnel afrikans en terrasse au milieu d’un jardin extraordinaire !Et c’est là la dernière étape de notre séjour à CapTown, nous nous en retournons le cœur chargé d’émotion après ces 4 jours inoubliables où la générosité de nos hôtes et de notre guide nous ont permis d’apprécier toutes les facettes de cette région dans un grand confort. De vraies vacances qu’aucune tracasserie de la vie quotidienne n’a perturbées.Notre contact : Leroy, Linda, Nina & Andrea Steenkamp @ GAP LODGETel: +27 (021) 424 6564Fax/Faks: 086 642 4674 / (021) 422 5952mobile: 082 8968165E-mail/e-pos: emailProtector.addCloakedMailto("ep_8122f1a9", 1);web: www.gaplodge.infoCompter selon la saison environ 180dhs par personnes et par nuit pour les chambres d’hôtes incluant le petit déjeuner et 1,000 à 2,000 AED tout compris par jour pour le guide selon la destination.  Vous pouvez bien sûr ne prendre que les chambres d’hôtes.Visiter Chypre pour Eid.
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