Un pèlerinage en Chine, 2nd partie, Pékin

Écrit par  Valerie Amy 24 JUIN 2013



Installée depuis plus de 7 ans à Dubai, Valerie Amy est devenue guide touristique officielle de Dubai et Abu Dhabi pour lui permettre de partager avec un plus grand nombre et en particulier les touristes venus souvent par curiosité visiter les Émirats, son enthousiasme pour ce pays.
N'hésitez pas à la contacter par mail ou par téléphone :

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Nous quittons Shanghai par le train rapide le G2 qui rallie les 2 villes en 5 heures. Nous sommes enregistrés comme pour un voyage en avion. Le train file à une moyenne de 300 km et nous remontons au travers de la campane vers le nord. Une campagne très attractive comme on nous l'avait indiquée.

Nous attend à la gare très moderne de Pékin notre guide pour le séjour : Celina ou Petit Soleil (signification de son prénom imprononçable pour nous) !
Nous rejoignons rapidement notre minibus car il ne fait pas si chaud que ça en ce début avril. Notre première étape sera grandiose : la muraille de Chine, rien que ça! Nous passerons une nuit dans un très bel hôtel dans les montagnes à proximité de la muraille. Après une heure de route nous apercevons les premiers alignements de murs qui se dressent sur les crêtes rocheuses à 300 mètre au dessus de nous. Puis au détour des lacets que nous parcourons, nous découvrons l'ampleur du fameux mur : ce long dragon qui serpente de sommets en vallées, hérissé de tours qui nous surveillent, impassibles, comme elles le font depuis des centaines d’années. L'émotion pour l'étudiante en histoire que j’étais est intense...

Arrivés à l'hôtel en fin d'après midi, nous prenons possession de nos chambres avec ravissement. Nous savions que l'hôtel était orignal dans sa conception et découvrons  plusieurs grosses maisons aux larges ouvertures et  aux thématiques diverses : bambou, ferme, forêt, terrasse avec comme écrin la muraille. Nous sommes dans une maison bambou abritant 5 chambres et un immense salon, une cuisine, un patio, une terrasse. On imagine y demeurer avec plaisir plusieurs jours en été comme camp de base pour de longues promenades/ escalade sur la muraille. Nous sommes les seuls occupants de la maison et les enfants prennent possession de leur immense environnement.
Nous dinons typiquement chinois en nous partageant les nombreux plats disposés sur le plateau tournant de la table.

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Levés de bonne heure, il est temps de nous attaquer enfin à la muraille.

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A l'arrivée de la porte par laquelle nous allons accéder à la muraille, l'effet est plus qu’impressionnant avec une muraille qui monte par endroits à plus de 45 degrés et je comprends maintenant un peu mieux pourquoi la guide nous avait précisé innocemment qu'elle nous attendrait en bas ! Elle avait déjà gravi l'obstacle de nombreuses fois! Nul doute que nous perdrons des combattants au cours de l'ascension!
Il se met à pleuvoir légèrement, et nous commençons notre ascension. Nos trois seniors nous abandonnent vite au premier fortin. Plus ça monte et plus le chemin se rétrécit et l'on monte les uns dernières les autres ce qui rassure plutôt : en cas de glissade on sera rattrapé... Ce sont les garçons qui iront le plus haut. La muraille qui s'étend sur près de 6000 km et qui impressionne l'observateur du 21ème siècle n'aura pourtant pas été d'une très grande efficacité au cours des siècles. Son entretien et sa surveillance requérant d'énormes moyens, elle a été percée nombre de fois au cours des dynasties. Il est dit qu’avec toutes ses pierres on pourrait construire un mur de 5 m de haut qui ferait le tour de la terre. Nous prenons la pose (comme tous les chinois qui font du tourisme comme nous) autour de la stèle où est gravé la fameuse phrase de Mao : « qui gravit la grande muraille est un héros » et nous partageons un peu ce sentiment au vu de notre dépense d'énergie, le tout sous la pluie!
On retrouve nos seniors aux boutiques souvenirs où nous nous offrons un sceau gravé à notre nom ! L'utiliserons-nous pour authentifier nos courriers à venir ?

Sur le chemin de retour vers Pékin, nous faisons une halte dans une usine de jade. Le jade est la pierre sacrée des chinois, autrefois réservé à l'empereur. La plus connue pour nous est la couleur verte mais on trouve différentes couleurs : du blanc veiné de vert, du rouge, orange et bien sûr de nombreux dégradés de vert.

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La pierre est sculptée puis polie. Nous admirons les étapes de fabrication du « best of » : une boule contenant à l'intérieur 5 boules les unes dans les autres et provenant du même cube de jade. Il faut faire un effort d'imagination pour comprendre le processus d'un tel miracle.
Après l'artisan, la boutique, car les chinois ( comme nous allons le découvrir au cours de notre séjour) ont tout compris en matière de marketing touristique. A chaque fois que nous visiterons une fabrique artisanale, nous serons invité à parcourir le magasin attenant à celle-ci. C'est un parcours, un peu comme dans les magasins Ikea. On nous vend le savoir faire ancestral puis direction la boutique.

Nous arrivons à Pékin par la porte du nord et nous arrêtons pour déjeuner enfin ... Il est 3 heures...dans un petit restaurant de quartier dont je ne peux vous dire le nom : Sachez qu'en chine, tout est en chinois, même dans les grands sites touristiques...alors un restau de quartier! On en déguste pas moins un repas de nouilles consistant: un repas de travailleurs...à  un tarif pour travailleur. Sur le chemin de notre hôtel, situé au centre de Pékin, on découvre la ville moderne et les quartiers traditionnels qui se succèdent, le tout avec les embouteillages de fin de journée.

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Le lendemain nous entrons dans le vif du sujet avec le temple des Lamas. Nous allons découvrir que quelque soit l'époque, le style est toujours le même : celui de notre mémoire collective. Et que tout est conçu par rapport à l'empereur, véritable dieu vivant autour duquel toute la société chinoise s'organisait. Tambour et cloche pour symboliser l'est et l'ouest, à chaque entrée, un  lion à droite dont la patte droite repose sur un globe pour symboliser l'unification de l'empire et l'empereur et une lionne à gauche avec le lionceau sous sa patte pour l'amour de l'Empire est associée à l'impératrice. Sur les toits de tuiles vernissées jaunes s'accumulent personnages et dragons aux vertus protectrices. Il y a toujours un seuil de 15-20 cm pour rentrer dans les édifices en Chine : c'est pour empêcher les démons de rentrer, ceux-ci étant des êtres rampant, ils étaient ainsi tenus loin des lieux de vie. On retrouve les 4 couleurs de l'Empereur : vert, jaune, bleu et rouge, le peuple n'ayant droit qu'au gris que l'on trouve dans les quartiers résidentiels périphériques à la cité interdite. Les hutongs  et leurs briques émaillées grises.

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Maison de fonctionnaire aux briques grises

Les 5 cours se succèdent, de plus en plus grandes avec des temples, le dernier  accueille une statue de Bouddha de 26 m de haut construite dans un seul bloc de bois de santal doré à l'or fin. Le cheminement spirituel fait appel à un vocabulaire spécifique tel que la sérénité, l'éternel harmonie, la longévité, toutes vertus du Bouddha.
Les chinois sont nombreux à venir faire brûler du bois de santal. Le temple rénové en 1980 accueille aujourd'hui des disciples du Dalaï Lama.

Après le temple des lamas, nous allons au temple de Confucius.

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Confucius fut un lettré et un éducateur qui légua à la Chine une grande partie de sa personnalité,  encore très présente aujourd'hui, ne serait-ce que par le culte des anciens. Ce culte lié au respect et à l'obéissance (filiale, de l'épouse, envers l'empereur puis le grand timonier, aujourd'hui l'entreprise) explique certainement les grands traits de la société chinoise au cours des siècles. Une société qui n'a jamais connu aucune forme, ou presque, de démocratie.
A l'entrée des stèles portant des noms d'étudiants nous accueillent. Des générations se sont succédé pour produire de bons fonctionnaires au service de l'empereur. L'empereur venant une fois par an visiter l'école. Finalement une conception assez proche de notre ENA nationale.
La décoration est proche de celle du temple des Lamas et récurrente en Chine : portail à l'entrée, seuils pour éloigner les démons, cloche et tambour, organisation selon un axe nord/sud et est/ouest et successions de cours et de bâtiments.  

Au sortir nous allons voir une fabrique de soie. Nous sont expliquées toutes les étapes de la production de la soie. De l'élevage de larves nourries de feuilles de mûrier, en passant par la formation du cocon dans lequel le vers se transforme, jusqu'au fil, dévidé du cocon, de 1300 mètre environ. Pour cela on met le cocon dans l'eau chaude et il ne reste plus qu'à tirer le bout qui, comme une bobine de fil, va se dévider grâce à des machines aujourd'hui (qui datent des années 50...)

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L'autre façon d'utiliser le cocon et que nous découvrons tous, est d'en faire une couverture ou une couette. Pour cela on va tremper le cocon dans l'eau chaude et l'étirer sur un cadre de 30cm sur 60. Une fois sec, on l'étire une nouvelle fois à « seize mains »  et on crée une  fine couche de soie, empilées jusqu'à obtenir l'épaisseur souhaitée pour en faire une couette de soie. Durée de vie : 20 ans. Au final on passe par la boutique...pour se laisser tenter par un foulard, une couette ou une robe chinoise.

Nous déjeunons dans un salon particulier et Hippolyte ne se lasse pas de tourner le plateau juste au moment où ses sœurs sont prêtes à harponner le met convoité.

Nous sortons la panse bien garnie comme chaque fois, prêts pour une longue promenade au temple du ciel. Celui-ci est orienté nord sud pour permettre à l'Empereur de se connecter avec son père, celui ci étant sous la dynastie Ming, le fils du ciel. La conception en est ainsi très ésotérique et aujourd'hui un des parcs les plus fréquentés par les pékinois qui y déambulent en famille, y pratique le tai chi, chantent, jouent, tricotent, ...

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Au centre l'autel circulaire avec ses différentes terrasses pour les cérémonies qui avaient lieu la nuit. Chaque terrasse est accessible par 9 marches. Et les dalles du sol sont aussi des multiples de 9. Au dernier niveau une pierre ronde sur laquelle une multitude chinois se pressent pour ressentir les vibrations... Le Temple des prières au toit bleu termine la longue perspective: il était dédié aux bonnes moissons. On retrouve les dragons : emblème de l'Empereur et les phœnix pour l'impératrice comme symbole récurent sur les colonnes et les poutres du temple. Le parc abrite aussi de très beaux arbres multi centenaires que je fais admirer à mes enfants « palmophiles »...

Le soir nous allons au théâtre rouge pour assister à un spectacle retraçant l'histoire et la philosophie du Kung Fu. Chen You jeune apprenti moine, accédera à la sagesse après bien des péripéties.

Le lendemain nous commençons notre journée par la place Tien an Men.  44 hectares, la plus grande place du monde avec à sa gauche le palais du peuple qui peut accueillir dans ses salons plus de 5000 personnes, la guide commence le déballage de chiffres et en mon fort intérieur je me moque de moi-même me voyant en guide à Dubai ou Abu Dhabi !
Au centre un monument pour les héros qui ont accompagné Sun Yat-Sen premier leader révolutionnaire du début du 20ème siècle qui renversa la dynastie Qing. Les drapeaux rouges flottent au vent, un écran vidéo nous présente la Chine du passé et la Chine du futur. La place est déjà bien remplie à 8h et sur la porte Tien An Men, un portrait de Mao sans ride nous domine. Son mausolée se trouve sur le côté est de la place.  J’attends donc que la guide nous relate les événements  de 1989, mais c'est sans compter la censure chinoise... Depuis le début de notre séjour, innocemment, nous avions un peu oublié le régime dictatorial du pays pour ne nous intéresser  qu'à son histoire ancestrale, à la beauté des temples, parcs et traditions que nous faisait découvrir Petit Soleil. Et là, dans l'étendue de cette place la réalité du régime nous est apparue de plein fouet. Il était impossible que la guide nous narre les événements et d'une façon ou d'une autre émette un avis. J'ai donc pris le relais et essayé de faire comprendre à mes enfants la portée des manifestations des étudiants et de l'arrêt de ce char devant un étudiant. Un petit laïus sur l'importance de lutter pour garder notre liberté d'expression, comme garant de la démocratie...tout un programme ! D'ailleurs la place est truffée de caméras de surveillance et des bus remplis de policiers veillent aux expressions ! Nous enchaînons avec le nouvel opéra de Pékin : demi-sphère en acier entourée d'un plan d'eau dans lequel le dôme se reflète, œuvre d'un architecte français Andreu (architecte de Roissy).

Nous reprenons le bus pour une promenade en pousse-pousse dans le quartier situé derrière la Tour de la Cloche. On passe dans les hutongs (littéralement allées) réservés  aux fonctionnaires, donc toutes grises des murs aux tuiles.

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On effleure des scènes de vie hors du temps, artisans travaillant sur les marches de leur maison, femmes lavant de grands chaudrons en fer blanc dans la rue, restaurants de rue...le modernisme réside dans les chauffe-eau solaires sur les toits et les compteurs électriques.

Nous poursuivons notre initiation au savoir-faire chinois avec la visite d'une maison de thé, où nous sommes initiés aux différents types de thé chinois, proposée comme une dégustation de vin... Certain d'entre nous n'avalerons pas toujours d'ailleurs les breuvages proposés. Je retrouve quant à moi mes finjab émiriens dans lequel on nous sert du thé noir ( le thé de longue vie), vert, fumé, au fruits,  ginseng, ...On retient que le thé c'est bon pour la santé, et que le rituel est un acte social comme l'apéro chez nous, mais quant à moi, je vais garder le Ricard. Arrêt par la boutique, comme toujours, où on offre aux enfants un petit garçon en argile qui fait pipi quand on l'arrose d'eau chaude : un must à ramener !

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On enchaine dans un restaurant qui propose le fameux canard à la pékinoise.  On mange sous la verrière et pour la première fois depuis 10 jours, nous enlevons toutes nos couches de vêtements car le soleil est là... La bière Tsingtao rafraichit et nous fait patienter avec quelques entrées, puis notre canard arrive, découpé à notre table, il nous comble. L'après midi est consacrée à une promenade autour et sur le lac du lotus sur des barques à l'allure traditionnelle.

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De retour à l'hôtel avant la nuit, je m'échappe avec mon mari pour déambuler dans le quartier où se mêlent enseignes internationales de prêt à porter et petites boutiques locales, des grandes chaines de mal bouffe et des bouibouis où l'odeur tenace de la friture imprègne jusqu'a vos cheveux... On aurait bien voulu partager avec les pékinois autour de nous mais rare sont ceux qui alignent quelques mots d'anglais. Nous sommes stupéfaits par l'accueil qui nous est fait par de jeunes chinois à l'attitude moderne qui ne vont même pas faire l'effort de nous comprendre pour nous renseigner. Le sourire est là mais aucune volonté d'aider !

Le lendemain est consacré à la Cité Interdite ! Enfin! Car  voilà bien un des mythes de la Chine le nom à lui seul invite à la curiosité...
Nous entrons par la porte de la divine promesse, seront-elle tenues ? Perdus au milieu du flot des chinois, nous passons sous la muraille de 10 m de haut. Le palais a été édifié en 14 ans et a accueilli 24 empereurs pendant 500 ans. Un record de rapidité de construction au début du 15ème siècle et le fait de 200 000 ouvriers. Le tout grâce à des techniques de normalisation modernes en leur temps tout en respectant la tradition. Vous comprenez donc que chacun de nos pas empruntera à la symbolique impérial. L'empereur calfeutré dans sa cité, coupé du monde civil n'en sera que plus vénéré par sa population. Le palais qui a subi une large reconstruction au 17ème contient 9999 pièces et pas une de plus ! L’empereur de jade dans le ciel en ayant 10000.

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Rampe en marbre sculpté de Dragons (une seule pièce) de l’escalier qui sépare la cour extérieure des cours intérieures permettant d’accéder à la partie privée de la cité interdite.

Aux 5 portes d'entrées correspondent les 5 ponts enjambant la Rivière aux Eaux d’Or pour l'entrée de tout un chacun, selon son grade: fonctionnaire, militaire, empereur. Se succèdent les Pavillons et cours de l'harmonie suprême, de l'harmonie parfaite, de l'harmonie préservée avec des marches et des rampes en marbre blanc. Ce sont les bureaux de l'empereur, des militaires et des fonctionnaires, ainsi que les salles du trône, une par harmonie. Puis à l'arrière les quartiers privés, des cours intérieures avec la maison de l'empereur, des concubines (plus de 100 : certaines ayant des cours privées) et de l'impératrice. Chacun des quartiers est indépendant  des autres, entouré de haut murs avec chacun sa domesticité, ses jardins et cours... On se perd un peu dans le dédale des pavillons et le rouge des murs invite au confinement.

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Cours de l'impératrice

C'est un palais mais aussi une prison dorée sans perspective, ni vue sur l'extérieur. On comprend que la vie de l'empereur ait été si rythmée par un protocole immuable, rien ne pouvait troubler ses journée. Nous visitons le quartier de l'impératrice et des concubines, des petites pièces en enfilades donnant sur la cour...si vous vous attendiez à trouver le faste et les décorations en or des parties publiques vous serez déçu. Les appartements sont dans leur jus des années 1920, époque des derniers occupants. Et quand je dis jus, il faut rajouter poussière. La guide nous explique qu'il n'y a pas de notion d'entretien, on refera à neuf et à l'identique dans quelques années. Parti pris stupéfiant pour des français mais logique pour des chinois qui avec l'organisation des JO ont vu tout ces lieux de culture remis à neuf pour les touristes, certains étant fermés au public depuis la révolution.

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Nous finissons par le jardin impérial : 7000 m2, plantés de cyprès, avec des bassins accueillant des poissons rouges et des pavillons pour chacune des saisons.
Nous sortons par la porte du nord gardée par la colline du charbon.

Sur la route du palais d'été, nous dégustons une fondue chinoise avec 3 bouillons différents dans lesquels on trempe à loisir de la viande de bœuf, poulet, crevettes, légumes en tout genre et nouilles.
Notre groupe se sépare, les plus jeunes vont au fameux zoo de Pékin pour voir les pandas, le reste part au palais d'été. Un parc de 280 hectares  avec un lac et des collines artificielles, des temples et un palais dans lequel se réfugiait la cour pour fuir les chaleurs de l'été et le confinement de la cité interdite. Détruit une première fois pendant la guerre de l'opium par les troupes franco-anglaises qui voulaient garder leur droit de commerce sur la Chine, il fut reconstruit par l’Impératrice Cixi, puis en 1900 lors de la révolte des boxers, le palais sera de nouveau détruit et enfin reconstruit, toujours par l'impératrice Cixi.


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Bateau en marbre du palais d'été

Comme tout palais chinois, les symboles sont encore très présents avec la salle de la longévité et les statues de grues, symbole de la dite longévité pour les femmes. Une galerie de 700 mètres  ornementée de 8000 peintures entre chaque pilier mène  au temple du parfum du Bouddha en haut de la colline. Arrivée au fameux bateau de marbre qui semble flotter sur l'eau et dans lequel Cixi organisait des banquets. Traversée du lac en bateau dragon pour regagner la sortie en passant près du pont au 17 arches en référence jardin de Shanghai et à ses 16 arches dont le jardin s'inspire. Retour à l’hôtel pour un repos bien mérité.

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Notre dernier jour est arrivé mais notre vol est demain matin, donc encore une journée bien remplie devant nous et plutôt consacrée aux emplettes. On commence dans un froid glacial par la visite de la cité olympique, balayée par un vent qui nous pousse vers le stade en nid d'oiseau, très impressionnant même vide avec ses 90000 places.

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La structure en acier, si elle apparait légère de loin, est massive et ingénieuse quand on est à ses pieds. Les infrastructures construites pour l'événement à l'extérieur de la ville sont grandioses : immeuble pour la presse, logement en forme de dragons pour les athlètes. Nous poursuivons par du shopping dans des quartiers traditionnels où de petites boutiques indépendantes sont installées dans les hutongs. Il y a aussi des petits commerces de rues qui proposent des ananas découpés, des beignets en tout genre et des soupes. Nous déjeunons entre autre d'œufs de 100 ans et d'un poisson bouilli très savoureux. Nous ne dérogeons par à la règle et partons dans le quartier de la contrefaçon mais finalement, blasés grâce à Dubai, nous revenons bredouilles et c'est tant mieux.

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Rue du Dashanzi art district

On finit notre après midi dans le quartier des artistes underground. Un ancien quartier industriel où artistes, artisans et galeries exposent... C'est très branché avec des restaurants très tendances, et je dégote quelques merveilles à ramener. La nuit tombe et nous partons vers le grandiose aéroport de Pékin, où nous gelons littéralement avant de retrouver au petit matin Dubai et sa douce chaleur.

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Hôtel de la muraille de Chine : www.communebythegreatwall.com
L’agence : Voyageur du monde : www.voyageursdumonde.fr

Lire la première partie du voyage en Chine, Shanghai : c’est ici

Dernière modification le lundi, 02 mai 2016 12:46
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