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En tête à tête avec Farzan Sadjadi

Écrit par  Audrey Levesque 14 JAN 2010

A travers sa dernière exposition intitulée "Between a Rock and a Hard Place", Farzan Sadjadi, peintre iranien, nous révèle le paradoxe du monde dans lequel nous vivons, où la violence et la beauté coexistent.  dubai madame a voulu en savoir plus et est allé rencontrer cet artiste à l’univers obscur qui ne manque pourtant pas d’humour !

 

Quand avez-vous réalisé la première fois que vous étiez un artiste ?
Je ne sais pas réellement si je suis un artiste. Peut-être que j’en suis un mais il faudrait me donner la définition d’un artiste !

Alors quelle est votre définition ?
(après réflexion) Peut-être que j’en suis un alors !

Vous avez fait des études d’art à Téhéran. Pourquoi ce choix ?
Je passais tout mon temps à peindre donc étudier l’art était pour moi la meilleure option. J’avais envie d’essayer.

Quels artistes vous ont inspiré et comment ?
Je suis inspiré par une multitude d’artistes. Chacun d’entre eux m’influence d’une manière singulière, notamment par leur façon de se focaliser sur leur œuvre.

Vos œuvres expriment toutes quelque chose de « sombre ». Pourquoi ce choix ?
Je ne sais pas réellement comment l’expliquer. Je suis plus à l’aise avec les couleurs sombres sans doute parce que je m’intéresse beaucoup au travail de Francisco Goya.

Vous traitez de sujets contemporains. D’où viennent ces sujets ? Où trouvez-vous l’inspiration ?
Je vis isolé à 60 km de Téhéran, dans la banlieue d’une petite ville. Je vis loin de mes amis et de ma famille et je n’ai ni télévision ni radio. Par conséquent, chaque petite chose qui arrive, qui pourrait paraitre insignifiante, a une grande influence sur mon œuvre. Les petites choses  pour moi sont vraiment les plus intéressantes.

Comment travaillez-vous ? Quelles techniques utilisez-vous ?
Le point de départ est une toile blanche mais je ne travaille jamais de la même façon. Parfois, je commence par dessiner et ensuite je travaille la texture en utilisant de la peinture à l’huile industrielle. Pour certaines œuvres, je travaille directement à la peinture en débutant par des couches transparentes et au fur à et à mesure je construis le tableau. Je change ma façon de faire selon mon humeur et mes envies.

Plusieurs expositions vous sont consacrées en Iran de 1997 à 1999. Mais entre 1999 et votre première exposition à Dubaï en 2008, vous n’avez plus exposé. Pourquoi ce no man’s land ? Qu’avez-vous fait pendant cette longue période ?

Pendant 10 ans, j’ai continué à peindre mais je ne me trouvais pas assez au point pour exposer. J’étais trop timide pour faire découvrir mon travail au public. Je me suis donc concentré sur mon œuvre.

C’est votre troisième exposition à Dubaï. Pensez-vous que vos œuvres ont un impact différent dans cette ville plutôt qu’en Iran ?
Je n’ai pas exposé en Iran depuis 10 ans. Je ne sais donc pas comment seraient accueillies mes œuvres. Ce que j’apprécie à Dubaï c’est le fait de pouvoir confronter mon travail à un public très cosmopolite, avec des cultures vraiment très différentes. C’est aussi  l’opportunité de me faire connaitre.

"Between a Rock and a Hard Place"
Lieu : Galerie CARBON 12 DUBAI
A1 QUOZ 1, STREET 8, ALSERKAL AVENUE, WAREHOUSE D37
Vernissage Lundi 18 Janvier 2010
Dates : Du 18 Janvier au 20 Février 2010
Tel : 050 464 43 92
Email :

Dernière modification le vendredi, 27 novembre 2015 15:29