'Il' c'est Jean-Marie Gigante, le directeur de la tannerie d'Al Khaznah (située à environ une heure de route d'Abu Dhabi), que j'ai eu la chance de visiter il y a quelques semaines. Alors Jean-Marie, pourquoi avoir quitté Paris et son industrie du luxe pour Abu Dhabi?Sans aucune hésitation, pour l'énorme potentiel que représentait le développement d'une "filière cuir" alors inexistante aux Emirats! L'industrie locale de la chaussure dépendait exclusivement de l'importation de cuirs standards, ce qui limitait fortement son expansion et sa créativité. Les ateliers émiriens de maroquinerie et les fabriques de mobilier utilisaient principalement des matières plastiques au détriment de la qualité et de la durée de vie du produit final. La matière première locale est particulièrement riche : les peaux de chèvre, de mouton et bien entendu de dromadaire ont une structure unique, de qualité et intéressante sur le plan esthétique. Ces matières autrefois perdues, sont aujourd'hui valorisées par de nombreux secteurs industriels pour le plus grand bonheur des producteurs et du consommateur final !Qui sont vos clients?A l'export, nous travaillons avec le groupe ECCO qui transforme nos cuirs de dromadaires en articles chaussants de haute qualité pour leur réseau de distribution mondial. Aux Emirats, la société Al Mandoos, renommée pour la qualité de ses créations, a récemment créé une ligne de sandales réalisées en cuirs de dromadaire particulièrement réussie. Nous sommes aussi très fiers de répondre aux besoins de la maison Pierre Corthay, très grand bottier Parisien qui vient d'ouvrir une nouvelle boutique au Dubai Mall.De nombreux designers ont trouvé une inspiration dans nos produits pour enrichir leurs collections ou pour créer leur propre marque avec succès. Je pense à "Arabesque haute couture" à Abu Dhabi, qui a développé une nouvelle collection d'abbayas intégrant nos cuirs aux matières précieuses habituelles de leurs créations (www.arabesque-hc.com). A Dubai, Mr Khalid Ba Saeed a créé la marque "Feathers Fashion" sur la base d'une magnifique collection d'articles de maroquinerie réalisés aux Emirats avec nos peausseries qui recueille un franc succès depuis deux ans (www.feathers-fashion.com). Mira Ghanem, designer à Dubai, spécialisée dans la création de mobiliers traditionnels (majlis,mottomans,..) mais aussi de pièces contemporaines, a réalisé plusieurs collections de mobiliers intégrant nos peausseries de dromadaire (emailProtector.addCloakedMailto("ep_fd6081bf", 1);). Nos cuirs sont également utilisés pour de nombreux chantiers de décoration intérieure, le yachting (Mr Cyrille Bieri, emailProtector.addCloakedMailto("ep_3a5f7eaf", 1);) et l'aviation commerciale. Nous sommes fiers d'être aujourd'hui la seule tannerie à pouvoir proposer des cuirs sans métaux (chrome-free), biodégradables et répondant aux cahiers des charges techniques les plus exigeants.Est-ce qu'on peut visiter la tannerie?Notre métier est très proche de l'artisanat et nous avons toujours beaucoup de plaisir à partager notre passion!Nous accueillons donc, sur rendez-vous, des groupes intéressés pour découvrir ce que nous considérons comme "la magie" de la transformation des cuirs... Un atelier spécialisé dans la fabrication d'articles de maroquinerie est aujourd'hui intégré à notre site. Nous sommes donc ravis de pouvoir proposer à la vente nos propres articles finis "MADE IN UAE" à nos visiteurs !Si on n’a pas la chance de pouvoir venir sur place, où peut-on trouver vos créations?L'ensemble de notre collection est disponible à la "vente directe usine" et nous avons le projet d'ouvrir très prochainement une boutique en ligne : www.alkhaznahtannery.com / www.cameluae.com.Nous avons également développé un partenariat commercial avec un réseau choisi de "concept stores" aux Emirats où certains de nos produits sont présentés à la vente: "Paris Avenue" à Abu Dhabi, "Change Initiative" et "O de Rose" à Dubai (qui propose nos sacs dame en cuirs tressés dans leur showroom de Al Wasl Road) et aux Galeries Lafayette de Dubai Mall.Pour vous Abu Dhabi, c'est...?... La possibilité de créer dans un environnement riche, varié et en fort développement!
Si vous - ou vos enfants - trainez du coté de “Sunset Beach”, la plage de surf située au pied du Burj Al Arab, vous connaissez sûrement Scott Chambers et Daniel van Dooren, les charismatiques et hyperactifs fondateurs de Surf Dubai (lire notre article).A l’époque, le concept de Surf Dubai tournait autour d’une sympathique beach house située en face de la plage, un rendez-vous incontournable de la communauté surf dans une ambiance informelle et bon enfant, mais pas à proprement parler un lieu d’accueil.Après fermeture et plus d’un an de planification et de travaux, Surf Dubai se métamorphose et renaît à quelques centaines de mètres de son ancien site. L’équipe s’est vue renforcée par l’arrivée de nouveaux partenaires et investisseurs. Surf Dubai revient donc en force avec un nouveau concept, dans un espace flambant neuf, convivial et entièrement dédié au monde de la glisse : la Surf Dubai Beach House. On y trouve tout ce dont un surfer ou waterman (ou watergirl) peut avoir besoin. Et tout cela à moins de 200 mètres de la plage.Dès le premier coup d’œil, on est séduit par l’ambiance « surf chic », la décoration moderne, la vaste collection de planches de surf et la conviviale machine à café italienne qui trône à l’entrée.Chez Surf Dubai, vous trouverez : des planches de surf et de stand up (neuves, d’occasion et à la location, pour une heure ou une journée), des corners Quiksilver et Roxy pour vos maillots, sandales, lunettes et autres indispensables accessoires et un local pour y stocker vos planches si vous roulez en Fiat 500 ou que vous habitez au quinzième étage d’une tour dans la Marina.Au premier étage un studio de fitness et de yoga abrite des cours pour se mettre en forme avant, ou se relaxer après, le surf.Mais aussi et surtout, vous y retrouverez l’accueil chaleureux et décontracté de Scott et Dan qui vous vous conseilleront pour choisir le bon matériel, vous serviront une tasse de leur excellent café et feront vivre cette ambiance surf qui vous transporte à Hawaii ou en Californie. Grâce à eux l’esprit surf perdure à Dubai contre vents et marées !Adresse : 41a st qui donne sur beach road juste avant Umm Suqeim Parkwww.surfingdubai.com Tel: 050 504 3020 ou 04 321 1309CallSend SMSAdd to SkypeYou'll need Skype CreditFree via Skype
Pour la 1ere fois, une équipe française de régatiers participent à la grande course de Dhows Al Gaffal.Pour la première fois de son histoire, Al Gaffal, la plus grande course de dhows (voiliers traditionnels) accueille une équipe de régatiers français, sur un dhow prêté par l’une des familles émiraties participant à la course. A l’occasion des 25 ans de cette course, créée en 1991 par Sheikh Hamad Bin Rashid Al Maktoum, une centaine de bateaux partiront de l’ȋle - non accessible au public - Sur Bu Naa'ir le 17 Mai au matin.Al Gaffal est donc une course de bateaux traditionnels arabes (60 pieds), sur longue distance : jusqu'à huit heures d’endurance et de vitesse sous les températures caniculaires de Dubai. Al Gaffal fut à l’origine instituée pour commémorer les plongeurs de perles et leurs débuts, sur la petite île inhabitée de Sur Bu Na'air , à 50 miles nautiques à l'ouest des Émirats. La course est devenue un événement sportif majeur aujourd'hui (contre 53 en 1991), avec la participation de près de 100 bateaux traditionnels, et plus de 3000 participants naviguant sur les eaux du golfe .Si les boutres sont aujourd'hui nickels aux coques joliment polies et aux voiles immaculées, ils conservent et respectent tout de même les traditions ancestrales.Le team français a le privilège d'être invité cette année à concourir avec le skipper Pierre-Eric LYS qui a mis en place un équipage français et toute la logistique qui s'en suit.Cela représente une équipe de 18 régatiers français- dont 9 résidents de Dubai et Abu Dhabi, et 9 venus de France et/ou d’Europe, spécialement pour la course- + une équipe logistique de 7 personnes Notre équipe française, Fransa - la France en Arabe - partira le 17 au matin parmi les 100 voiliers et achèvera sa course entre 14h et 15h, selon les vents. Le matin même les organisateurs décideront si l’arrivée aura lieu devant le Burj Al Arab ou devant Mina Seyahi. Pour plus d’informations, vous pouvez consulter le site du Dubai International Marine Club, le 17 mai: http://dimc.ae .Si vous souhaitez encourager l’équipe française le jour de la course en début d’après-midi, vous avez trois possibilités pour les voir arriver ...- soit sur la plage d'Umm Suqeim, près du Burj Al Arab - soit sur celle du Royal Mirage, - ou encore celle de JBR (Mina Seyahi) Venez nombreux !
Les 13 adresses recommandées par les lecteurs de Timeout Dubai, TripAdvisor, The National, Haute Dining et Dubaimadame.Le top du top : ZUMAPour le lunch, un repas excellent en 3 plats au choix à un prix plus que raisonnable, dans le cadre le plus huppé de la ville. A éviter pour les réunions confidentielles en revanche car les tables sont assez proches les unes des autres. Prix : Dhs130 pour le menu du midi, servi uniquement entre 12h30 et 15h du dimanche au jeudi.Horaires généraux : dimanche-jeudi 12h30-15h/ 19h-minuit- Vendredi et samedi 19h- minuit (pour manger, le bar ferme à 1h30)Adresse : Gate Village 6, DIFCTel : +971 4 425 5660+971 4 425 5660.ARMANI/PECKDeli Italien de l’Armani Hotel. Un endroit net, efficace, rapide et haut de gamme. La formule  'Pronto'  pour déjeuner d'affaires offre aux clients la possibilité de deux ou trois plats ou d’un petit menu du jour avec antipasti et les pâtes du jour, fraîchement préparées.Intérieur noir et blanc, confortable, seyant à l’ambiance bistrot décontracté de la salle.Prix : Pronto lunch Dhs130 (2 plats), Dhs160 (3 plats), sans les boissons. Servi du samedi au jeudi, 11h-15hHoraires généraux : 7/7, 11h-23h. Adresse : Armani Hotel Dubai, Downtown Dubai, Site : dubai.armanihotels.comTel : +971 4 888 3888+971 4 888 3888.AT.MOSPHEREAt.mosphere propose le déjeuner d’affaire le plus cher de Dubaï, à environ Dhs200 plus que la moyenne. Cependant, c’est peut-être aussi le meilleur endroit avec vue de la ville, au 123eme étage de la plus haute tour du monde. Moralité : allez plutôt y boire un verre au coucher du soleil puis allez diner ailleurs. De quoi épater la galerie ! Prix : Dhs390 (avec boissons non alcoolisées); Dhs450 (avec 1 verre d’alcool de la maison); Dhs500 (avec un verre de champagne). Horaires : 7/7, déjeuner 12h30-15 Adresse : Burj KhalifaTel : +971 4 888 3444+971 4 888 3444FRENCH BAKERYLire notre article sur la toute nouvelle ouverture a Al Sufouh : À l'étage en mezzanine, l'espace s'organise dans un jeu de cloisons de verre pour plus d'intimité tout en laissant filtrer la lumière qui baigne les lieux. Un espace que l'on peut privatiser pour des réunions de travail autour d'un petit-déjeuner ou d'un "lunch". Des mini sandwichs et bouchées sucrées, colorées, dressées sur des ardoises. Le buffet gainé de toile de jute achève de donner toute son authenticité à l'espace.Adresse : proche de Zayed University, Al Sufouh 2, Al SufouhTel : +971 44307261/ +971 526906086Infos : emailProtector.addCloakedMailto("ep_de39c586", 1);Site : www.frenchbakery.aeinstagram @frenchbakeryGAUCHOUn décor classe de chrome, noir et blanc, baies vitrées donnant sur DIFC et des luminaires extra.. Le déjeuner comprend 3 plats au thème sud africain. Service rapide ( vous pouvez manger en 45 minutes) et une équipe discrète, pro et aimable.Prix du Business lunch : Dhs 120Horaires : tous les jours à partir de 11h30Adresse : Gate Village 5, DIFCSite : www.gauchorestaurants.co.uk Tel : (04 422 789804 422 7898).OKKUPour diner surtout afin de profiter de l’ambiance et de la clientèle stylée. Service ultra rapide. Un lieu raffiné et design jusque dans les plats servis. Si vous avez besoin d’un cadre confidentiel, allez y pour le lunch : il n’y a jamais grand monde.Horaires : Dimanche- Jeudi, 12-15h puis 19h-3h/ vendredi et samedi : 19h-3hAdresse : The H Hotel, Sheikh  Zayed RoadSite : www.Okku.com Tel : (04 501 8777).ROBERTO'SLire notre article Prix : Dhs140. Horaires : tous les jours, midi-15h puis 20h-minuitAdresse : Gate Village Building 1, DIFCSite : www.robertos.aeTel : (04 386 0066).THE IVYIntérieur élégant et stylé : les vitraux polis, les nappes blanches impeccables et bois sombre pour une approche décontractée de grande classe. A visiter plutôt en soirée car en journée, l’absence de lumière plombe un peu l’ambiance. Un personnel amical et professionnel qui en plus se souvient toujours de chaque détail de réservations. Le déjeuner propose deux ou trois plats. Service rapide. Prix : À partir de  150 dhs, incluant les boissons sans alcool.Horaires :  Dimanche – jeudiAdresse : Jumeirah Emirates Towers Boulevard, Sheikh Zayed RoadSite : www.theivy.ae Tel : (04 319 8767) LA SERRELire notre article La Serre met à disposition Wifi et valet parking (des deux côtés d’Emaar Bvd)Le restaurant ferme à 22h30.Pas de réservation nécessaire coté Boulangerie, coté Bistrot en revanche, oui !Adresse : Emaar Boulevard, Downtown DubaiTel :+971 4 428 6969Site: http://www.laserre.ae/Page FB: https://www.facebook.com/LaSerreDubaiTHE CAPITAL CLUBIl s’agit du premier club d’affaires à Dubai. C’est l’un des meilleurs endroits pour une rencontre business de haut vol. C’est aussi un club privé où on peut étendre son réseau Adresse : DIFCTel :+971 43641111Site : www.capitalclubdubai.comLA PETITE MAISONBrasserie  française la plus prestigieuse de Dubai. Un  style et un  décor typiquement parisien, parfois bruyant car souvent complet, vous dégusterez des plats de qualité  d’inspiration Méditerranéenne,  avec des produits frais du marché. Le must : la burrata  et son loup de mer en croûte de sel.Les plats de La Petite Maison sont faits pour être partagés, idéal pour une pause ou un déjeuner d'affaires rapide et agréable avec ses collègues.Prix : Menu à la carte entrée  60 aed / plat 150 aed/ Dessert 45 aedHoraires : tous les jours, midi-15h/ 19h-23hAdresse : Gate village 8, DIFCTel : (971) 4 439 0505Site : www.lpmdubai.aeRéservation recommandée minimum 1 semaine à l’avanceEt pour ceux qui aimeraient initier leurs invites aux saveurs orientales, nous recommandons vivement : MAYRIG Lire notre article Adresse: Boulevard Mohamed Bin Rashid, Al Palace AreaTel:+971 56 3649794Infos : http://www.mayrigdubai.comNAFOORAHAl Nafoorah doit sa popularité à beaucoup de choses dont le mezzés qui arrive somptueusement …et très copieusement, à partager entre collègues. C’est le restaurant libanais de référence à Dubai… et il n’est pas rare que les membres de la famille régnante viennent y diner…A recommander : le taboulé, les batata hara et le kibbeh nayyeh, unique.Prix : (alcool permis) Dhs350-500Horaires : dim- jeudi 12h30-16h/ 19h-minuit. Vendredi et samedi 13h-16h/19h-minuitAdresse : Jumeirah Emirates Towers, Sheikh Zayed RoadTel: 04 319 8088Pour finir la journée : le CIGAR LOUNGELire notre article The Cigar lounge, The Address down Town , 13ème étage, 18h- 1h30CallSend SMSAdd to SkypeYou'll need Skype CreditFree via Skype
Du 4 au 8 mars, Zep est venu croquer Titeuf entre le Lycée français et les murs du Festival littéraire de Dubaï. Petit aperçu de ce que son séjour lui a inspiré. RENCONTRE.Pour le plus grand bonheur des petits et des moins petits, le sixième Festival Littéraire de Dubaï a invité cette année le plus illustre des « papas » de la bande dessinée : Zep, de son vrai nom Philippe Chappuis, créateur de Titeuf, petit garçon au crâne d’œuf et à la célèbre mèche rebelle. « Il y a un truc bizarre quand vous êtes auteur de BD, vous êtes le « papa » du héros. Ce n’est pas le cas dans d’autres genres littéraires. On ne dit pas de J.K. Rowling qu’elle est la maman de Harry Potter. Par contre Hergé est le papa de Tintin, » confie le dessinateur. Né en 1967 à Genève, Zep –un pseudo inspiré de sa fascination pour Led Zeppelin- ne cesse de s’étonner du raz de marée qu’est devenu son personnage qui ne se contente plus d’animer les planches à dessin mais s’est vu décliné en héros de cinéma –Titeuf, le film, sorti en 2011-, en produits dérivés de toutes sortes et même sujet à quelques expositions rétrospective, excusez du peu. Zep, lui, garde la tête sur les épaules et des yeux qui semblent être en contact direct avec son âme d’enfant. Un regard humble, généreux et prompt à la dérision, qui lui permet sans doute de continuer à séduire ses jeunes fans qui ne manqueraient pas de flairer l’arnaque une mèche à la ronde. Philippe le sait, lui, que l’enfance est loin de la projection de candeur et d’innocence qu’ont bâti des adultes nostalgiques des Mondes engloutis. Tel Arakana, en messager du passé, il raconte album après album (14 déjà…), les turpitudes de l’enfance et toutes les questions qui obsèdent et dérangent. Il rend service aux parents qui ne savent comment empoigner ces tourments maladroitement exprimés auxquels ils ne parviennent plus à répondre simplement. « On veut rassurer l’enfant et, ce faisant, on ne fait souvent qu’ajouter à son angoisse. On leur dit : « Tu verras quand tu seras plus grand ». Mais non, justement, ce n’est pas suffisant. En l’absence de réponses satisfaisantes, les enfants composent avec leur ignorance, inventent, bâtissent des théories. Et les théories de Titeuf sont parfois plus pertinentes que celles des adultes. Elles conservent une sorte de chaos qui ressemble plus à la réalité que nos réponses lisses, » explique Zep. Et il en bâtit des théories scabreuses, notamment autour de la transformation de son corps et de l’idée d’avoir une fille à lui. « C’est vachement flippant. Les enfants ont des questions légitimes et très fréquentes comme « Faire l’amour, on est obligé ? » Si vous leur répondez « Tu verras quand tu seras grand. Tout le monde le fait », c’est flippant ! « Une vie où on lâche ses copains pour vivre avec une femme ?!!! » Si vous répondez que c’est seulement s’ils en ont envie, ils sont vachement rassurés ». Et il est comment Zep en vrai papa de trois enfants de 17, 11 et huit ans ? « Quand je fais de la BD j’ai une vraie connexion avec les enfants mais quand je parle aux miens je n’ai plus la magie de Titeuf. Il y a pleins de trucs que je fais, moi, que Titeuf condamnerait. Comme tous les parents je m’énerve quand mes enfants jouent trop au jeux vidéo ou qu’ils ne jouent pas dehors quand il fait beau». C’est pô malin…Le dessinateur puise dans l’actualité ses nouveaux sujets même si « fatalement il y aura un jour où (il) n’arrivera plus à (se) mettre dans la peau d’un enfant. » Car Titeuf est aussi pour lui un moyen de revivre son enfance et faire certaines choses qu’il n’a pu faire à son âge. Zep alimente ainsi le paradoxe de sa « créature » qui « ne grandit pas mais accumule l’expérience de l’âge car il ne peut pas refaire ce qu’il a déjà fait. » Jusqu’à quand ? « Il y aura peut être un jour où je n’arriverai plus à me mettre à la place d’un enfant de huit ans. Il sera peut être temps d’imaginer Titeuf vieux, » s’amuse Zep qui ne manque pas d’illustrer ses propos de son trait : Titeuf le crâne parsemé de petits cheveux épars, appuyé sur une canne, sa mèche rapatriée en barbe de vieillard au bout de son menton. Ce qui ne manque pas de ravir la salle de ses fans dubaïotes venus voir qui se cachait derrière leur héros. « Parfois le Journal de Mickey envoie des petits reporters pour interviewer Titeufet ils sont déçus car c’est un vieux monsieur –moi !- qui les reçoit. Quelque chose se casse. On aimerait que nos héros existent vraiment. Je n’aurai pas aimé rencontrer les auteurs de mes personnages de BD favoris. Lucky Luke était un monsieur en complet avec un nœud papillon et des lunettes. Je trouvais ça triste. » En attendant, le public est ravi de sa performance et de sa Burj Khalifa stylisée en mèche de Titeuf. Une chose est sûre, tout comme Zep qui a du mal à imaginer sa vie sans lui –« il existera tant que j’existerai »-, les fans ont si bien adopté Titeuf qu’ils lui inventent parfois des histoires que son créateur n’a jamais racontées. « Même si je ne fais rien, Titeuf a sa propre vie. Heureusement, c’est le côté génial des personnages de fiction ». Titeuf est entré dans la légende.  Tchô !Lire aussi les albums pour les grands : chez Delcourt « Happy girls », « Happy Rock », « Happy parents » et « Happy Sexe ».
On est sous le charme quand on le voit danser et on le reste quand on l’écoute.  Quand il danse, c’est un mélange de puissance et de grâce, à la fois un athlète et un virtuose, on est époustouflé alors que lui …est à peine essoufflé !Quand il parle, c’est un père de famille heureux et un homme passionné par son métier, qui garde les pieds sur terre, bien qu’il soit …une étoile ! En effet depuis 2009, Karl Paquette fait partie de cette élite qui regroupe une dizaine d’hommes en France : les danseurs étoiles de l’Opéra de Paris. Il reste pourtant accessible et chaleureux, car comme il le rappelle avec un sourire « L’Opéra se charge de ne pas nous laisser nous prendre pour des stars ! ». C’est bien sûr grâce à ses parents qui l’ont inscrit, presque par hasard pour que ce petit garçon actif se dépense, à école de danse du quartier que tout a commencé. Puis comme il était plutôt doué, Max Bozzoni, qui a aussi formé Patrick Dupont, l’a pris sous son aile en lui disant : « si tu viens travailler avec moi, c’est pour rentrer à l’Opéra ! ». Et c’est que qui est arrivé, mais quand il raconte son parcours on comprend que c’est aussi et avant tout, grâce à son travail qu’il doit d’avoir réussi à entrer dans le sérail.Travail! Un mot qui revient souvent dans la conversation de Karl, mais jamais avec aigreur, car ce travail il y a très vite pris goût. C’est, dit-il, Max Bozzoni qui lui a appris à aimer l’effort, travailler sur ses défauts pour en faire des qualités et bien se connaître pour savoir se mettre en valeur sur scène. Si au début c’est plus l’aspect technique et la performance physique qui l’ont séduit dans la danse, il a su ensuite avec la maturité développer sa fibre artistique.De ses années de pensionnat à l’école de danse de l’Opéra (où il est entré à l’âge de 10 ans), Karl garde un très bon souvenir nullement entaché par la double dose de travail, danse le matin et école l’après-midi. C’est là qu’il a développé l’oreille qui lui permet maintenant de reconnaître un morceau dès la première note et acquis des notions d’anatomie qui lui servent à gérer son corps avec intelligence. Doué d’une excellente mémoire (il avait d’ailleurs un an d’avance à l’école), il connaît par cœur  tous les grands rôles du répertoire classique. C’est ce qui lui a valu, en plus de sa résistance physique exceptionnelle, de presque tous les danser sur scène, parfois en remplaçant au pied levé un autre danseur !Quand on le voit répéter avec la troupe, on est fasciné par leur maîtrise, leur aisance, leur légèreté et … leur bonne humeur. Ils ont acquis, grâce à leurs prédispositions naturelles et les années de pratique quotidienne, cette mémoire du corps et de l’esprit qui efface toute trace laborieuse. Cette apparente facilité, malgré un niveau technique hors normes, leur permet de communiquer au public une émotion qui va au-delà de la performance physique pure (déjà impressionnante !) et faire ainsi rêver des milliers de spectateurs à travers le monde. On perçoit chez Karl un mental fort, mais sans dureté, à l’image de son physique. Il pose un regard  clair, au propre comme au figuré, et bienveillant sur son métier, sa carrière et sur la vie en général. Aucune lassitude quand il affirme avec simplicité que travail et solidité mentale sont les clefs de son succès. C’est rafraîchissant de la part de quelqu’un qui a passé plus de 25 ans dans la même maison à  faire un métier aussi exigeant !Si Karl est moins jeune qu’il en a l’air (37 ans !), à 5 ans de la retraite son plaisir de danser semble toujours aussi vif et son enthousiasme pour le métier intact. Peut-être parce que sa respiration, son autre source d’équilibre, c’est sa famille, sa femme (qui n’est pas danseuse, mais architecte d’intérieur) et ses deux fils, qu’il dépose le matin à l’école avant d’aller travailler … à l’Opéra ! En tous cas, quand on voit Karl danser, on est comme il se doit devant une étoile…ébloui par la magie qu’il dégage sur scène, mais aussi par la gentillesse et la décontraction dont il fait preuve en dehors, l’équilibre parfait …comme il se doit pour un danseur !Ndlr :C’est grâce à Reiko Cheong (directrice de Dubai Dance Academy) que nous avons eu la chance de voir Karl et sa troupe de danseurs de l’Opéra se produire pour la première fois à Dubai cette année, (voir notre article). Espérons, surtout  pour ceux qui n’ont pas pu assister à une de ces 4 représentations, que cet évènement se reproduira bientôt !Retrouvez tous les portraits réalisés par Véronique Talma sur son blog : http://verotalma.wordpress.com/
Comme une apparition dans ses habits traditionnels de moine guerrier du temple de Shaolin*, Maître Can (prononcer Chan) donne tous les matins sur la plage de Jumeirah des cours de Tai Chi. Invité du groupe éponyme jusqu’à fin avril, il offre à tous ceux qui le désirent un peu de sa sagesse sous forme d’arts martiaux, de techniques de respiration et d’art de la méditation. Un véritable Jet Li à disposition des béotiens du Wu Shu**, terme mandarin pour désigner l’ensemble des arts martiaux. Il est né le 4 février 1989 à DengFeng, la capitale du Shaolin Kung Fu, dans la province du Henan, au nord de la Chine. Ses parents le baptisent Guang Can Wang. Il est du signe du serpent, le « frère du dragon » comme il se plaît à le préciser. Car ce jeune homme de 25 ans, d’1m64 pour 62 kilos, n’est autre que l’un des hommes les plus rapides et précis au combat. Il sait manier l’épée, le sabre, le glaive, le bâton, le fouet ou la lance avec une agilité et une vitesse qui semblerait truquée s’il n’était aussi animé des valeurs d’action de Shaolin : humilité, respect, droiture, confiance et loyauté. Il a six ans lorsqu’il voit le premier film de Jet lI, Shaolin temple. Comme des millions de Chinois, la folie du Kung Fu le gagne et ses parents prient qu’elle lui passe. Ils n’ont pas acheté la naissance de leur second fils pour qu’il parte s’enfermer des années dans un monastère pratiquer un art martial, certes ancestral, mais peu rémunérateur. Mais Guang Can Wang brûle d’un autre feu. Et plus ses parents tentent de le dissuader plus il veut s’en approcher. Plus qu’un défi, il sent comme une prédestination.« Je me suis toujours senti attiré vers le temple de Shaolin même si je ne pouvais pas le définir clairement ». Son village ne se situe en effet qu’à 15 minutes du fameux temple sacré bouddhiste Chan fondé au VIIème siècle. Les mois passent et malgré sa volonté de satisfaire ses parents, il ne peut ignorer « l’empressement qui serre son cœur ». « Mon cœur, mon esprit et le sang chaud qui coulait dans mon corps me poussaient dans cette direction comme si c’était mon chemin, » se souvient le jeune homme. « Il existe toutes sortes d’écoles de Kung Fu en Chine mais très peu sont destinés à étudier le Kung Fu Shaolin. Que veut dire destiné ? L’abbé juge si l’individu est naturellement bon et si son esprit est dévoué aux arts martiaux, » explique Maître Can. Ainsi, l’abbé Shi Yong Xin lui pose deux questions : « Pourquoi le Kung Fu? » et « Voudras-tu toujours le promouvoir dans 10 ans? »Après avoir répondu comme le lui dictait son cœur, le petit Guang Can Wang rentre chez lui et attend sans doute la plus longue semaine de sa vie. Puisqu’il n’y avait alors ni téléphone, ni voiture, un moine se rend chez lui à pied lui demander de préparer ses affaires et de dire au revoir à ses parents, plutôt mécontents. « J’’étais excité. Je n’avais ni peur, ni me sentais triste, » se souvient-il. Le maître a bel et bien vu dans les yeux de Guang Can Wang qu’il ferait quelque chose pour la réputation du monastère. A sept ans, il devient le plus jeune moine guerrier de Shaolin.Son premier rêveHuit ans durant, sept jours sur sept hormis quelques pauses durant les vacances, le jeune garçon pratiquera le Kung Fu. Shi Yong Xiong, qui appartient à une lignée de plus de dix générations de maîtres, lui enseigne les arts martiaux. « J’ai cru qu’en entrant à Shaolin, je pourrais sauter sur les toits des immeubles, marcher sur les murs, voler partout, tuer un bœuf d’un seul coup de poing, protéger les faibles et punir les méchants. Être un héros et un justicier. Mais la réalité était dure et ennuyeuse : je devais m’entraîner tous les jours, » déchante Guang Can Wang.Les moines se lèvent invariablement à 5 :00 et partent courir dans la montagne, faire quelques mouvements de Kung Fu avant de prendre une soupe et un petit pain traditionnel cuit à la vapeur en guise de petit déjeuner. De 8 :10 à 12 :00, ils s’entraînent au KungFu. Puis c’est le déjeuner, frugal, et une demi-heure de pause avant de s’entraîner encore de 14 :00 à 18 :00. L’emploi du temps est agrémenté de Tai Chi, de QI gong et de méditation.« La première année, c’est très dur. Puis, lorsque vous connaissez les règles, votre corps s’adapte, vous maîtrisez mieux les enchaînements, » dit-il modestement. Il apprend assidûment, s’entraîne dur et étudie attentivement « les pouvoirs intérieurs et les méthodes mentales ». Peu à peu il devient Shi Yan Can. Son deuxième rêveA l’âge de 14 ans, il est temps de se poser les premières questions sur son avenir. Lorsque son maître lui demande ce qu’il souhaite faire, il a décidé qu’il serait le champion de Wu Shu national. C’est le temps des compétitions. Après toutes ces années passées à l’abri des regards, il part se mesurer au monde extérieur. Il gagne le championnat national, le stade le plus élevé de Chine et le plus grand des honneurs. De 18 à 21 ans, il est le champion incontesté de Wu Shu chinois.« Maintenant je pouvais devenir un bon maître, » dit humblement Master Can. C’est ce que pense aussi son maître qui l’enjoint de propager et développer l’art du Shaolin Kung Fu. « Je te choisis car je crois en toi. Je crois que tu peux t’engager dans cette tâche importante et je crois aussi que tu peux faire mieux que moi, » lui dit son maître. « Aide ceux qui aiment le Kung Fu à réaliser leur rêve. On ne vit qu’une fois, fais de ton mieux pour guider tout le monde et aide-les à avoir une vie merveilleuse. »Master Can enseigne alors à Ta Gou, la plus prestigieuse école au nord de la Chine, puis au sud et enfin devient maître dans une école pour étrangers. Mais une fois ce second rêve réalisé, il ne sait plus quoi faire. Alors, comme toujours, il retourne à Shaolin en parler à son maître pour qu’il l’aide à trouver sa route. Un dernier rêve« Il m’a dit que j’avais fait assez et qu’il était temps d’interroger mon cœur, » se souvient Master Can. « Lorsque ton cœur te dira clairement ce qu’il veut, reviens me voir ». Un mois plus tard, Master Can a trouvé sa réponse: il veut promouvoir la culture chinoise ancestrale, transmettre l’art du Kung Fu. Il enseignera la puissance du corps et de l’esprit. « Toute ma vie, j’ai senti que j’avais une relation profonde avec le temple de Shaolin, une connexion particulière. Maintenant, je sais que je suis né pour transmettre le Shaolin Kung Fu à travers mes enseignements. » Il s’envole pour l’Europe et commence à transmettre ce qu’il sait. « Je réalise mon rêve. Je voudrais aussi créer une école de Kung Fu à l’étranger qui aurait des liens avec la Chine, » confie-t-il. Il jette un regard sur son poignet. Il porte le Fu Zhu, un bracelet de perles de bois que lui a donné son maître. Il a plus de valeur que n’importe quel bijou de prix, témoin essentiel de son passage à Shaolin, le temple immémorial qui a fait de lui le moine guerrier qu’il est aujourd’hui. Shaolin où tout le monde est l’égal de l’autre. Car dans le monde extérieur « chacun est son propre soi, c’est plus difficile, » confie le maître qui s’isole quotidiennement une demi-heure pour méditer et être sûr qu’il est toujours en phase avec son rêve.Pour des cours de Tai Chi et Kung Fu :Jusqu’au 30 avrilTalise Spa – Madinat Jumeirah043666818emailProtector.addCloakedMailto("ep_91bf80f4", 1);Son site :http://www.trainkungfu.com/Il FAUT voir les vidéos pour se rendre compte de la dextérité de Master Can. STUPEFIANT ! http://www.trainkungfu.com/#!video/cuy0*Pour en savoir plus sur le monastère de Shaolin : ici **pour en savoir plus sur le Wu Shu : wikipedia
L'événement annuel Gourmet Abu Dhabi débute aujourd'hui dans la capitale. A cette occasion, je vous présente le chef du Ritz-Carlton Abu Dhabi Grand Canal, David Gache. Portrait!Il aime:- la famille- la cuisine- le rugby Il n’aime pas:- la soupe- la paresse- les bavardages inutilesBonjour Chef, parlez-nous tout d’abord de votre parcours: qu’est-ce qui vous a amené à Abu Dhabi?Pour faire court, je viens d’une famille d’agriculteurs du Sud-ouest de la France. Fils unique mais très entouré par les miens, par les femmes qui cuisinent et préparent le canard, le cochon etc., mes souvenirs d’enfance c’est entre autres les repas de famille. Mais le constat est vite clair, je ne suis pas fait pour les études; j’ai 14 ans quand mon père me demande ce que je compte faire de ma vie... ça me semble évident, c’est la cuisine ! Je suis donc la formation d'école hôtelière durant 5 ans, puis je fais mon service militaire (et oui, je fais partie des derniers à faire les 10 mois...) et à mon retour, le professeur qui m’avait fait passer mon examen me propose un poste de commis à l’Intercontinental de Genève. Je quitte la maison, la France à 19 ans et tout s’enchaine: Londres, les îles du Vanuatu (Pacifique), Tahiti, Bora Bora, le Bahreïn (émirat à l'époque), Bangkok, Dubai, Jakarta (où je deviens chef à 31 ans), Kuala Lumpur, Phuket, Bangkok de nouveau, Bahreïn et Abu Dhabi depuis environ deux ans.Une journée type de chef...?Ah, ça commence dès 7h30 le matin avec les commandes et la vérification des produits dont on dispose... ça prend bien deux heures. Puis les services s’enchainent petit-déjeuner, déjeuner, diner: on installe, on sert, on reçoit, on range et on nettoie et ainsi de suite... Combien êtes-vous en cuisine? Pas loin de 110 personnes, dont 40 plongeurs. Sacrée brigade tout de même! Ça ne doit être facile tous les jours!? Vous savez, être créatif, créer la surprise, c’est assez facile. Le plus difficile dans mon métier je trouve c’est la constance, l’endurance, c’est délivrer les mêmes plats jour après jour.Pourriez-vous nous donner une idée de recette, facile à réaliser, que vous appréciez faire à la maison?Bien sûr, je fais très souvent des légumes rôtis au four. Il vous faut une patate douce, 4-5 branches de céleri, des champignons frais, une carotte, une pomme de terre et une betterave: vous coupez le tout en morceaux, les plus réguliers possibles. Vous disposez dans un plat, arrosez d’huile d’olive, du sel, du poivre, du thym (frais, si vous avez) au four une petite demi-heure à 180 degrés. C’est simple et bon... mes enfants aiment manger les légumes rôtis! Merci, ça donne envie d’essayer (rires)Quel est le programme du Gourmet Abu Dhabi au Ritz-Carlton?On sera bien entendu présent au gala d’ouverture le 4 février au Fairmont Bab Al Bahr Hotel. On aura l’honneur d’accueillir du mercredi 5 au samedi 8 février le Chef Christopher Kostow*, qui nous vient de Californie plus précisément de la Napa Valley, une région viticole reconnue. Je finis par la question habituelle: pour vous Abu Dhabi, c’est...... Un pays tolérant et où l’on se sent en sécurité, surtout en famille.Retrouvez toutes les informations concernant Gourmet Abu Dhabi 2014 sur www.gourmetabudhabi.ae/ad2014/  ainsi que le calendrier des événements du Ritz-Carlton Abu Dhabi, Grand Canal: www.ritzcarlton.com/en/Properties/AbuDhabi/Information/Calendar/Default.htmUn grand merci au Chef! Régalez-vous! Seul, en famille ou entre amis et à bientôt!* Christopher est le deuxième chef Américain (après Thomas Keller) et le troisième plus jeune chef à recevoir les trois étoiles du Michelin . Il officiera au Steackhouse The Forge et proposera le vendredi 7 février un diner exceptionnel (informations et réservations au +9712 818-8282). (NDLR)
Quand on franchit le seuil de La Galerie Nationale, dont l’entrée est un clin d’œil au designer français Jean Prouvé qui n’échappera pas aux initiés, on se retrouve immédiatement  dans une ambiance unique à Dubai, à la fois moderne et élégamment surannée. Parmi les meubles et objets qui s’y trouvent, beaucoup font partie de notre mémoire collective, mais on ignore souvent comment ils en sont arrivés là !Faire venir les grands noms du  design vintage dans une ville qui commençait alors à s’ouvrir au design contemporain, avec la première édition des Design Days, c’était un pari osé que Guillaume a réussi avec le soutien enthousiaste de sa femme, en ouvrant à Dubai, en 2012 la première (et la seule) galerie entièrement dédiée au design du XXème siècle.On découvre avec lui, que parmi ces meubles et objets du quotidien, certains sont  rares, voire  uniques mais tous ont une âme, car ils ont vécu, ce sont des objets de la vie courante créés pour être à la fois utiles et beaux, qui ont perduré grâce à la qualité …de leur design!Son métier est très différent de celui des galeries d’art qui l’entourent à Alserkal Avenue, car Guillaume n’est pas dépositaire  des pièces qu’il vend, elles lui appartiennent ! Il les aime passionnément et il en connait la valeur marchande,  technique et artistique bien sûr, mais aussi historique car le plus souvent et c’est aussi ce qui fait leur charme, ces objets ont une histoire « avec un petit ou un grand H » que Guillaume partage avec érudition, passion et enthousiasme.Comme par exemple ce fauteuil italien, acheté dans le studio londonien où fût tourné en 1977 « l’espion qui m’aimait », le James bond dans lequel Kurt Jürgens s’y assied.Ou encore  cette causeuse, que Geoffrey Harcourt a créé pour le lounge VIP de British Airways, dans laquelle se sont certainement assis d’illustres voyageurs de l’époque, comme les Beatles ou Roger Moore …Guillaume vient de l’univers du marketing et de la communication, qu’il a quitté pour vivre pleinement sa passion pour le design, grâce à celui qui lui a transmis ce virus, Jacques Lacoste son ami de toujours, maintenant expert mondialement reconnu en la matière. Ce dernier avait commencé à collectionner et vendre des objets design aux puces où Guillaume, par amitié puis par passion, l’aidait le week-end. Depuis, moyennant un travail acharné de recherche, d’authentification et de référencement…, le Design et les deux amis ont fait du chemin et au stand de Saint-Ouen s’est ajouté une galerie en plein cœur de Paris (rue de Seine) et maintenant à Dubai!En s’installant au Moyen Orient, les deux compères sont revenus en quelque sorte aux sources du design en tant que mouvement, car on l’ignore souvent mais les plus grands noms du design contemporain ont souvent commencé par produire leurs créations bien loin de l’Europe : Alexandrie et Beyrouth pour Jean Royère, l’Inde pour le  Corbusier et le Japon pour Charlotte Perriand !Les parcours de tous ces grands noms du design n’ont pas de secret pour Guillaume, pas plus que leurs créations, car à la façon des détectives privés, les experts en design tracent leurs trouvailles à travers les continents, les successions et les ventes, pour pouvoir certifier à leurs acheteurs l’authenticité des objets  qu’ils exposent.Ils ont parfois aussi un rôle éducatif, quand par exemple Guillaume explique à un client non averti, qui réclame 12 chaises identiques alors que seulement 6 ont été éditées… que c’est cette rareté qui fait leur valeur !Car Guillaume n’est pas un découvreur de talents, comme il l’explique de façon à la fois drôle et lapidaire «  Pour être exposé chez moi…il faut être mort ! ». En effet, seuls les talents reconnus ont le droit de « siéger » à La Galerie Nationale, mais loin d’être inabordables,  ils sont vendus ici moins cher qu’en Europe ! Car c’est assez rare pour mériter d’être signalé, Guillaume a décidé de répercuter l’allègement de certains frais propre à Dubai sur ses prix de vente, qui sont donc 15 à 20 %  moins élevés qu’à Paris !Les premiers prix sont aux alentours de 5000 dirhams, mais quand on apprend qu’un canapé rare peut se vendre 1.5 million de dollars … on hésite à s’asseoir dans ces fauteuils qui vous tendent les bras, même quand Guillaume vous y invite, chaleureusement… comme tout ce qu’il fait !Pour en savoir plus :http://www.galerie-nationale.com/La Galerie Nationale LLCAl Quoz 1, Street 8, Alserkal Avenue, Unit 27Tel: +971 (0)4 380 46 52emailProtector.addCloakedMailto("ep_2c546f5e", 1);http://www.jacqueslacoste.com/frRetrouvez tous les portraits réalisés par Véronique Talma sur son blog : http://verotalma.wordpress.com/
...avec une belle surprise: une ligne d’accessoires présentée pour la première fois aux EAU et enfin dévoilé, LE sac dessiné par Sir Paul Smith pour le Moyen OrientOn aime ou on n’aime pas la nouvelle devanture bleu électrique futuriste, mais l’intérieur lui nous correspond : minimaliste, sans chichis.Des œuvres et pièces uniques importées des collections de Sir Paul Smith en personne donnent une touche intimiste au lieu, comme si le créateur décidait de nous laisser avoir un petit aperçu de son antre personnel.Nouveautés apportées à la boutique en dehors de la déco : une section mode femme et une présentation de la marque en son intégralité de gammes.L’inauguration de la boutique qui eut lieu en novembre dernier fut surtout l’occasion pour tous de découvrir enfin le tout premier et très attendu sac de la marque dessinée spécialement pour le Moyen Orient et dévoilé par la bloggeuse mode Nadya Hasan, de Fierce Diaries.Vous pouvez désormais venir découvrir vous aussi l’Edition limitée spécialement pensée pour les hommes, à Dubai Mall. Il vaut le coup d’œil, tous les férus de mode vous le diront ! Et la collection de prêt-à-porter Paul Smith pour homme vaut bien le détour elle aussi !Paul Smith Dubai Mall+971 4339 8572
Voilà ce qu’il répond quand on lui demande naïvement s’il se sent plutôt indien ou français,  balayant ainsi élégamment la notion de frontières, finalement très restrictive, surtout dans le monde de l’art contemporain !Il est adorable, accessible, chaleureux, parle impeccablement français et on est immédiatement conquis par sa sincérité, son empathie et sa franchise, qui ne sont pourtant pas des qualités très  répandues chez les artistes ;)Chittrovanu est né à Paris, sa mère était française et son père Bengali, il vit maintenant à Calcutta et sans renier aucune de ces cultures ancestrales, toutes deux aussi riches artistiquement que différentes, il s’en est totalement libéré pour trouver sa propre voie.Son père (Nirode Mazumdar) était déjà un artiste d’avant-garde renommé en Inde, Chittrovanu n’a donc pas eu à batailler, comme c’est le cas dans certaines familles, pour étudier aux beaux-arts et devenir lui-même artiste. Mais pour en vivre,  si ! Car comme pour  tout artiste, la création ne va pas sans doutes et souffrances. Si s’exprimer est pour lui un besoin aussi vital que de respirer, c’est moins immédiat, moins « facile » et il faut sans  cesse oser, casser les codes, prendre des risques pour avancer.Heureusement, il est entouré de deux femmes qui le soutiennent dans cette démarche. La sienne qui, si elle n’intervient pas dans le processus créatif, partage son quotidien (et Dieu sait si c’est difficile d’être mariée avec un artiste ;) et Malini Gulrajani, son agent exclusif, qui dirige la galerie 1x1 à Dubai et Singapour.  Malini se charge de tous les aspects administratifs de sa carrière d’artiste, le soulageant ainsi des contraintes matérielles qui s’accordent mal avec le processus créatif.Le succès ne lui a pas donné la grosse tête, il reste discret et rappelle qu’aucun artiste n’est épargné par les moments de dépression, de remise en cause face à ses propres questionnements ou ceux des autres. Loin des mondanités parisiennes, il a choisi de vivre à Calcutta car c’est là, dit-il, qu’il est le mieux pour travailler : « Calcutta m’a donné l’espace, le temps et l’isolement nécessaires pour m’ouvrir à l’intérieur ». Par cette phrase il résume une des difficultés du métier d’artiste, être perméable aux influences extérieures pour enrichir son imagination …mais pas trop, pour rester à l’écoute de ses propres intuitions ! Comme tous les artistes de sa génération, il a vu le champ des possibles en matière d’expression s’élargir démesurément, le choix des médias est vaste et Chittrovanu a appris à les maîtriser pour servir sa créativité : toile, collage, sculpture, film,  installation sonore et/ou visuelle …. Il se nourrit aussi de ses aller-retour entre les pays et les cultures, il adore Calcutta où tout est plus intense, coloré, violent et passionné, même si la saleté et la mort rôdent en permanence. Il est à l’aise à Kalighat « ce quartier sombre et sale qui vous plonge dans une autre dimension, où une lumière étrange se fraye difficilement un passage et où le tramway donne l’impression de trancher à vif dans l’humanité grouillante », comme à Paris  « le Quai Malaquais sous la pluie, le Jardin du Luxembourg, un petit café rue Mazarine » !Chittrovanu, qui parle couramment 3 langues (anglais, français et bengali) est un voyageur émerveillé, mais il a aussi besoin de voyages intérieurs, c’est sans doute pourquoi il prend  des cours de littérature et de philosophie, joue de la cithare et écrit (seulement pour le plaisir et pour lui-même). Saint Augustin, Deleuze ou Déridat …mais aussi son équilibre familial, dont les trois chiens errants qu’il a recueillis font partie, l’aident à garder sur la vie un regard attentionné, doux et sage. Il a des plaisirs simples, même à Dubai, où son endroit préféré reste « la plage au coucher du soleil mis en musique par le maghribazzan » (l’appel à la prière, ndlr) !Galerie 1x1 Adresse: Warehouse No 4, Plot No 364-22, Al Quoz Ind 1Tel: +9714-3411287Email: emailProtector.addCloakedMailto("ep_2a55fd5a", 1);Retrouvez tous les portraits réalisés par Véronique Talma sur son blog : http://verotalma.wordpress.com/
Dubai, une ville qui fait rêver …. ou bien qui déclenche une moue de mépris ! Certains l’encensent, d’autres la vouent aux gémonies, mais qui la connaît vraiment ? Certainement pas la majorité des français, car à part ceux d’entre nous qui y vivent, et leurs proches, peu de gens savent par exemple la situer exactement sur un planisphère ou bien nommer le pays dont elle fait partie, sans parler de citer les six autres états membres de cette fédération !Comme pour « faire la nique » à ceux qui se gaussent de la brièveté de son histoire, c’est justement un historien de formation (William est agrégé d’histoire, spécialiste en histoire coloniale et en géopolitique) qui est le premier à publier, en français, une analyse géopolitique de Dubai. Dans sa démarche, William ne se pose ni en détracteur, ni en défenseur de Dubai, ni même en simple observateur, il va plus loin.  En chercheur passionné et brillant universitaire, William ne peut s’empêcher d’observer le monde qui l’entoure, mais cela ne lui suffit pas, il a besoin de l’analyser. C’est ainsi qu’armé de sa culture géopolitique, de son expérience de chercheur et de sa capacité de réflexion, il a réalisé une étude aussi exhaustive et objective que possible  sur les EAU, nous offrant une vison à la fois  holistique et détaillée de cette jeune , mais ô combien complexe, nation. C’est un travail scientifique, donc pas d’anecdotes croustillantes ou d’élucubrations fantasmatiques, mais le fruit d’une méthodologie rigoureuse (qui passe par l’identification d’inévitables biais), et d’une réflexion profonde. Il y décortique les rouages de la gouvernance, étudie les orientations socio-économiques et leurs enjeux, s’interroge sur les conséquences géopolitiques à moyen et long terme de l’évolution inexorable de ce pays, petit par la taille mais grand par ses ambitions, avec ses réussites et ses excès. Cette réflexion n’est pas seulement académique et théorique, elle s’appuie aussi sur un vécu personnel puisque William réside à Dubai depuis maintenant 10 ans et y enseigne les sciences sociales à l’AUD*. Quand il retrace son parcours, on comprend que sa soif de connaissance  et de découverte remonte bien plus loin. Originaire de La Rochelle, sa vocation initiale de rugbyman ayant été stoppée net suite à une blessure, il abandonne la filière sport-études rugby pour embrasser avec encore plus d’ardeur ses études universitaires de droit et d’histoire, tout en écrivant des piges de journaliste. Il se frotte ensuite au monde politique dans lequel ses qualités d’analyse et de synthèse sont  appréciées, et rédige de nombreux discours en tant qu’assistant parlementaire. Mais William, qui aime se poser des questions et se donner les moyens de trouver les réponses, sait aussi renoncer quand les réponses qu’il découvre ne lui conviennent pas. N’étant décidément pas un homme de compromis, il renonce à une carrière politique pour retourner dans la filière universitaire et enseigner à la Sorbonne. Puis, histoire de mettre un peu de piment dans sa vie, choisit un poste d’enseignant détaché aux Philippines !Il a adoré cette expérience dont il a tiré deux ouvrages** et de nombreux enrichissements personnels. Il se spécialise ensuite dans la géopolitique de l’Asie et quand, quelques années plus tard, sa femme se voit proposer un poste à Dubai, il n’hésite pas à la suivre. Bien lui en a pris, car cette ville complexe par son mélange entre culture traditionnelle encore vivace et modernité, originale par sa répartition ethnique, son positionnement religieux et son appétit de croissance, lui ouvre un champ de réflexion majeur dont il s’empare avec délectation. Et ce, pour le plus grand bonheur de ceux qui cherchent à mieux comprendre ce pays dans lequel nous sommes des « invités », comme le rappelle William dans son introduction, tenus en toute réciprocité, par les règles de l’hospitalité si chères aux bédouins …Vivre à Dubai … on peut aimer ou pas, mais on ne peut nier que cette ville et ce pays sont fascinants à plus d’un titre. Pour les esprits curieux qui veulent comprendre pourquoi … la lecture du livre de William*** est un « must ».*AUD : American University of Dubai** Manuel Quezon : Les Philippines de la décolonisation à la démocratisation, Maisonneuve et Larose, 2004 (ISBN 978-2-70681-830-1) et Philippines Contemporaines, Irasec-Les Indes Savantes, 2013 (ISBN 978-2-84654-337-8)***Géopolitique de Doubaï et des Émirats Arabes Unis (UAE), Editions Arbre bleu, mi-décembre 2013 Retrouvez tous les portraits réalisés par Véronique Talma sur son blog : http://verotalma.wordpress.com/
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