Les enfants expatriés et la troisième culture

Écrit par  Véronique Talma 17 MAI 2016
Connaissez-vous les TCK ? Pourtant vivant à Dubai vous en avez probablement un ou plusieurs à la maison ! Le concept de TCK, Third Culture Kid, (aussi appelés Global Nomads) a été défini par le sociologue américain David C. Pollock  pour décrire un phénomène qui s’il a toujours  existé (enfants de militaires, de missionnaires, de diplomates..) prend de l’ampleur de nos jours en raison de la mondialisation et de la mobilité croissante des familles au grès des opportunités professionnelles : les enfants d’expatriés ! 
 
Ils fonctionnent avec leur culture d’origine (ou celle de leurs parents), dite première culture, s’adaptent à celle du pays où ils vivent, seconde culture, pour en créer une autre unique, appelée 3ème culture !
 
Souvent bi ou trilingues car exposés aux langages de leurs pays d’accueil, avec parfois plusieurs passeports quand ils sont nés à l’étranger, ces enfants « ont passé une partie significative de leur enfance dans une culture qui n’est pas celle de leurs parents. Ils ont des liens avec plusieurs cultures mais ne se réfèrent complètement à aucune », c’est ainsi que les définis David Pollock.
 
Ce sont les faits et comme c’est un phénomène de plus en plus répandu, psychologues et sociologues se sont penchés sur l’impact psychologique de ce phénomène sur ces enfants et les adultes qu’ils deviendront.
 
Les conséquences  vis-à-vis de leur développement émotionnel et leur identité sont nombreuses, certaines positives d’autres moins. Il faut les connaître afin de les gérer au mieux.
 
Parmi les nombreux bénéfices de ce style de vie, on retrouve une plus grande ouverture d’esprit, une meilleure compréhension des autres cultures, une tolérance vis-à-vis des différences et bien sûr le multilinguisme.
 
Soumis à des sollicitations multiculturelles dès leur plus jeune âge, ils développent des capacités d’adaptation importantes, ils sont résilients  mais  pas toujours exempts de problèmes identitaires. 
 
En effet, avoir été  exposé à une ou plusieurs cultures avant d’avoir eu la possibilité de se bâtir une identité culturelle propre, n’est pas toujours facile. 
 
Certains challenges leurs sont spécifiques comme la perte répétée de leurs repères, leurs amitiés et le sentiment d’instabilité.
Ils ne se sentent compris que par les enfants qui ont le même background et ont parfois du mal à se lier avec des enfants qui n’ont jamais quitté leur pays.
Ils doivent apprendre à faire le deuil des endroits et des personnes auxquels ils se sont attachés, afin d’éviter ce que Ruth Van Reken appelle « le deuil non résolu » qui pourrait être une source de problèmes identitaires et relationnels.
 
A nous parents de comprendre et gérer ce que signifie pour eux  « grandir entre les mondes » et de les aider à en tirer le meilleur parti !
 
 
Vous souhaitez en savoir plus sur ce sujet ?
Vous êtes face à des interrogations et vous aimeriez échanger avec d’autres mamans sur le sujet, Bulle de maman vous propose de vous retrouver autour de ce thème animé par Florence Chabert d'Hières, coach et formatrice interculturelle à Coach4expat.
 
"ETRE MAMAN: NOS ENFANTS EXPATRIÉS SE CONSTRUISENT UNE TROISIÈME CULTURE"
- le lundi 23 mai 2016 de 9h à 11h au café Vendôme à al Quoz ou
- le mercredi 25 mai 2016 de 20h à 22h à la Koster Clinic à Umm Suqeim 3.
 
30dhs de frais de participation
Inscription à en indiquant la date choisie.
 
Quelques lectures 
David C. Pollock & Ruth Van Reken : Third Culture Kids: Growing Up Among Worlds. 
Nina Sichel et al "Writing Out of Limbo : International Childhoods, Global Nomads and Third Culture Kids (2011)." 
Cécile Gylbert : « Les enfants expatriés : Enfants de la Troisième Culture »
 
 
 
Dernière modification le mercredi, 18 mai 2016 05:12
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