La langue maternelle, un héritage à préserver en expatriation

Écrit par  Caroline Guillon 25 AOUT 2016
C’est la rentrée ! Les enfants sont de retour avec leur petit nez bronzé…. Ils ont grandi nos petits, progressé dans bien des domaines, et élargi leur vocabulaire au gré de leurs activités.
 
Les vacances des petits expatriés prennent une dimension particulière par rapport à celles des enfants de France. Consciemment ou non, les grandes vacances sont souvent un moment de retour aux sources. On apprend d’où l’on vient, on se crée des souvenirs, des légendes de fratrie, des histoires de cousins, on se façonne sa place dans le groupe… Tout cela passe par la langue commune, le français dans notre cas, qui pour être la langue familiale n’est pas pour autant celle qu’utilise spontanément l’enfant quand il retrouve l’école et ses camarades, notamment s’il suit un cursus international.
 
Le bilinguisme – une problématique commune pour les parents expats
 
Nos enfants ont la chance de grandir dans un environnement multilingue. Tout à notre souhait de leur faire maîtriser l’anglais pour qu’ils s’intègrent au plus vite et s’ouvrent de multiples portes sur l’avenir, il nous appartient néanmoins de veiller au développement de leur langue maternelle qui tient une place centrale dans la construction psychologique de nos petits.
« La langue maternelle est le langage des émotions, la musique que l’on entend avant de savoir s’exprimer, un refuge et l’un des piliers de notre identité » explique Laetitia Abramo, qui a créé et dirige le programme de français langue maternelle de Language One. « Connaitre son identité est indispensable pour comprendre les autres » poursuit-t-elle, « c’est un vecteur fondamental de socialisation ».
Cette professionnelle de la linguistique et maman de trois enfants a fait le choix de scolariser ses enfants en curriculum IB (International Baccalaureate) tout en tenant à ce qu’ils continuent de développer leur niveau en français. Il s’agissait pour elle de leur offrir un ancrage culturel mais aussi de leur permettre de faire face à un éventuel retour en France, une nouvelle expatriation, voire, à terme, aux épreuves d’admission en université.
 
Une solution adaptée aux besoins de l’enfant
 
A son arrivée à Dubai en 2009, elle se heurte au manque de solutions éducatives et dès 2012 ouvre des classes de français langue maternelle pour les CP en after school, à DIA. Puis suivent les cours pour les plus grands, puis pour les collégiens, pour lesquels elle étoffe son équipe d’enseignants certifiés par le KHDA. Les parents, conquis, ne s’y trompent pas et très vite d’autres écoles sont demandeuses. Elle s’associe alors à Language One et ses cours de français langue première sont aujourd’hui proposés dans les écoles du groupe GEMS, EIS Meadows*, DIA*, GWA*, CAS, Uptown Mirdif, Nord Anglia, JBS et GCS.
Selon les cas, les écoles ont intégré les cours de Laetitia à leur programme, pour leurs élèves francophones, ou les proposent en activité after school, accessibles également aux élèves extérieurs à l’école.
Parce qu’il y a une vraie différence entre parler une langue à la maison et la maîtriser au niveau académique, le programme s’appuie sur le CNED et prépare à l’IB (langue B). Nécessairement structurés, les cours fonctionnent en ateliers et s’enrichissent de moments dédiés à la lecture, l’écriture, la culture générale et la découverte du monde.
 
Témoignages de mamans
 
Emma, maman active à la tête d’un foyer trilingue Anglais/Français/Suédois a choisi d’ancrer les racines de ses enfants en France, berceau leur famille. En quatre ans d’expatriation, l’anglais est vite devenu la langue dominante à la maison, et les cours se sont présentés comme la meilleure solution pour que les enfants maitrisent complètement leur propre langue. Au final, Emma est ravie de constater que leur langue maternelle retrouve sa place dans la vie de ses enfants mais les voit aussi avec bonheur se rendre aux cours comme à une activité récréative. « La méthode est ludique, elle parle parfaitement aux enfants » explique-t-elle, « ce qui est indispensable pour que les enfants soient heureux de se rendre aux cours après leur journée à l’école ».
 
Une problématique différente chez Vanessa dont le foyer est 100% francophone mais dont les 3 enfants sont nés et ont toujours vécu à l’étranger. Scolarisés en IB, la nécessité d’un apprentissage complémentaire du français s’est imposé comme une évidence. Les enfants étaient donc inscrits en français au CNED dès leur entrée en CP, maman se chargeant de l’enseignement à la maison. « Une situation inconfortable pour tout le monde et vécue à la longue comme une contrainte et non comme une richesse » regrette Vanessa.  Le lancement des cours de Laetitia a l’école, il y a deux ans, lui ont donné l’opportunité d’inverser la tendance. « Le fait de se retrouver en groupe avec d’autres enfants issus d’une double culture, comme eux, a renforcé leur intérêt pour leur propre langue” explique-t-elle avec soulagement.
 
Valoriser la langue maternelle est essentiel au développement de l’enfant. Les recherches montrent également que les enfants maitrisant leur langue maternelle abordent une seconde langue avec plus de facilité. Les deux langues également usitées deviennent alors ce que les linguistes appellent des langues « premières », qui se renforcent l’une l’autre.
 
(*) Classes ouvertes aux élèves extérieurs à l’école.
 
Language One www.languageone.org
Début des cours : 3ème semaine de septembre, à partir de 5 ans.
Information et inscriptions :  / tel : 0551845455  

 
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Dernière modification le mardi, 30 août 2016 10:07
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