La cellule familiale, tout au long de sa vie, est traversée par des crises. Ces crises sont généralement transitoires et nécessaires à l’adaptation de la famille aux nouvelles étapes de vie : la rencontre, le mariage, les enfants et leur maturation… mais aussi les deuils, les déménagements et l’expatriation, sujet qui nous intéresse plus particulièrement ici. L’évolution familiale passe donc nécessairement par des ruptures, elles peuvent concerner le couple, mais aussi le couple et les enfants, ce qui va engendrer des conséquences sur l’ensemble de la constellation familiale.  
 
La crise, une étape nécessaire et porteuse d’évolution
Les crises traversent notre vie. La crise est une période transitoire, de réajustement, qui permet le passage d’une étape de la vie à une autre. Elle est nécessaire à la métabolisation, à la digestion, par les différents membres qui la traversent, de nouveaux éléments de vie. 
C’est un moment nécessaire à l’appropriation du changement, auquel l’individu fait face, c’est aussi une étape de redéfinition identitaire. 
 
L’expatriation est source de crise. Elle chamboule la vie de l’individu jusqu’à son adaptation. Le nouveau pays d’accueil rêvé, fantasmé, porteur de tous les espoirs de changements et de tous les rêves, une fois l’illusion passée, confronte l’individu à l’épreuve de réalité. 
 
Face à la perte de ses repères, l’équilibre de tout un chacun est mis à rude épreuve. La crise, c’est cette période où l’ancienne organisation identitaire et relationnelle s’efface peu à peu pour en laisser émerger une autre. Elle nécessite une période de deuil des anciens investissements pour, peu à peu, faire place à de nouveaux liens. On s’adapte à un nouveau lieu, à de nouvelles personnes qui, petit à petit, feront place à une version différente de soi. 
L’individu est ainsi en transition, il se redéfinit et une partie de lui se modifie. Lorsque cette intégration est faite, un nouvel équilibre prend place et l’individu poursuit sa vie, généralement enrichi de ces changements.  
 
Cependant, parfois, l’individu résiste. Cette nouvelle appropriation ne peut se faire, et au lieu d’une transformation, une forme de mélancolie s’installe avec son cortège de symptômes dépressifs. La crise peut donc avoir un potentiel désorganisateur si l’individu est fragilisé et si les traumas antérieurs, mal élaborés, se réactivent sans possibilité de réorganisation en après-coup. Elle peut perdre alors son caractère de crise momentanée et réversible.
 
Le retour de l’entité « famille » à la cellule « couple » 
On parle souvent de l’angoisse de séparation du jeune enfant, qui loin de ses parents, peine à trouver sa propre autonomie. Mais qu’en est-il de celle des parents, souvent muée en silence, lorsque l’enfant quitte le domicile familial ? Est-elle taboue ? Car on ne fait pas d’enfants pour les garder auprès de soi… 
 
La souffrance, alors ignorée par l’entourage, envahit le sujet qui se trouve comme endeuillé. Beaucoup de parents, mais en majorité les femmes, souffrent de ce que l’on appelle le « syndrome du nid vide ». C’est une forme de dépression qui se traduit souvent par un sentiment d’abandon et d’inutilité. Il peut rappeler une forme de baby blues, cette forme de dépression légère et passagère que la femme peut éprouver lors du passage de fille à mère. C’est l’émergence d’une nouvelle génération et il faut une période d’adaptation de la mère pour se faire à ce nouveau statut.
 
Lors de l’arrivée des enfants, le couple conjugal doit s’enrichir d’une nouvelle fonction, celui de couple parental. L’attention jusqu’à alors entièrement focalisée sur le conjoint s’éparpille, divise et se focalise sur ces petits êtres si dépendants qui ont tant besoin de nous. Le couple doit se redéfinir pour accueillir en son sein les nouveaux membres de la famille. Son équilibre s’en retrouve souvent ébranlé jusqu’à ce qu’une nouvelle routine, incluant les enfants, se mette en place.
 
C’est ainsi que pendant de nombreuses années, on peut passer du statut de couple à celui de famille. La dynamique familiale incluant tous les membres vivant sous le même toit se met en place en fonction des besoins de chacun. Il est important que passés les premiers moments, le couple reprenne ses fonctions, mais parfois, ce réajustement ne se fait pas…
 
Dans notre société à dominance patriarcale, les soins et l’éducation des enfants concernent les deux parents, mais sollicitent fortement la mère.  Se pose alors souvent la question de la place de celle-ci. Beaucoup de femmes font le choix de cesser de travailler pour s’occuper exclusivement de leur progéniture. De ce fait, le lien entre celle-ci et ses enfants diffère en intensité de celui tissé avec le père, qui est moins présent. Le bonheur et la réussite des enfants deviennent souvent le baromètre de l’épanouissement de la femme en tant que mère et celui de sa propre réussite. La plus grande partie de la vie tourne en effet autour des joies et des peines de ses petits êtres en devenir, si chers à nos yeux. Pour celles qui ont fait le choix de continuer à travailler, elles auront souvent à gérer un sentiment de culpabilité douloureux dès que tout ne se passera pas exactement comme prévu. 
 
Quel que soit le mode de fonctionnement choisi par le couple, une partie de leur identité, de leur épanouissement, de leur sentiment d’échec ou de réussite, de leurs joies et de leurs peines sera à présent définie par l’épanouissement de leur enfant. 
 
Dès lors, dès que cette mission touchera à sa fin, marquée par le départ des enfants vers une vie autonome, il est indéniable qu’il faudra gérer des sentiments teintés d’ambivalence, entre fierté et inquiétude, entre soulagement et tristesse.               
 
Le syndrome du nid vide en expatriation
Le syndrome du nid vide prend un sens encore tout autre en expatriation. Il n’est pas rare que la vie sociale du couple en expatriation se constitue essentiellement autour des enfants (leurs amis, leurs activités…) : on rencontre ainsi d’autres parents avec lesquels toute une complicité se tisse. Et oui, souvent tout tourne autour d’eux ! Et pour les mères qui ne travaillent pas, il n’est pas rare que ces liens constituent leur seule ouverture vers le monde extérieur. 
 
En expatriation, les amis rencontrés remplacent souvent la famille élargie de notre lieu d’origine.  L’intensité du lien entre les parents et les enfants est d’ailleurs d’autant plus forte que les grands-parents, tantes, cousins… sont loin. La famille nucléaire (parents-enfants) vient donc remplacer le vide laissé par la séparation des proches. On vit en vase clos et il n’est alors pas rare que les enfants viennent combler auprès des parents cette absence de repères familiaux. Ainsi, un lien de dépendance encore plus fort se tisse dans les deux sens. 
 
Par ailleurs, la possibilité de souffler un peu, en confiant les enfants aux grands-parents ou à la famille élargie, est souvent impossible. Dès lors, on fait tout ensemble et l’espace du couple peut être laissé à l’abandon au profit d’une symbiose familiale devenue presque vitale à chacun. 
 
Très souvent à Dubaï, les études universitaires des enfants passent par un départ. Il est possible que cela marque aussi la fin de l’expatriation pour toute la famille, mais souvent les parents, encore engagés dans un projet professionnel, doivent rester.
 
La séparation et la tristesse qui s’en suit sont souvent inévitables et la place laissée par ce départ vient réveiller les ruptures anciennes en lien avec l’expatriation. Le sentiment d’appartenance vacille par l’éclatement de la famille nucléaire d’autant plus que la famille élargie n’est pas là pour combler ce vide. C’est la crise ! Et chacun doit retrouver une place et se redéfinir face à ces changements.
 
Parfois, quand les enfants s’en vont, le couple s’effondre. Cela arrive quand celui-ci a sacrifié le couple conjugal au couple parental. Les enfants partis, on a du mal à retrouver l’essence même du couple qui s’est tari au fil des ans. Sans eux, on ne sait plus quoi faire à deux, ni même parfois quoi se dire…
 
Comment surmonter cette étape ?
Il est normal d’éprouver un sentiment de vide et de tristesse quand les oiseaux quittent le nid. Pour éviter toutefois une profonde crise existentielle, cette nouvelle étape doit se préparer longtemps à l’avance… 
On entend souvent cette phrase disant que les enfants donnent du sens à la vie. Oui, mais doivent-ils lui donner tout son sens ? N’est-ce pas déjà leur faire porter un très lourd fardeau ? Personne ne peut donner sens à l’existence d’un autre et pourtant cette erreur se perpétue de siècle en siècle, et de génération en génération. On est toujours déçu par l’autre, si différent de nous car, par définition, nos besoins ne peuvent être semblables. Avoir besoin de l’autre pour se sentir complet, c’est se mettre à risque.  Combien de mariages ne s’effondrent-ils pas une fois l’illusion passée que l’autre détient le pouvoir magique de donner sens à notre existence, de combler tous nos manques, tous nos vides ? 
 
Quel que soit le sens que l’on donne à sa vie, il semble fondamental de ne jamais se perdre de vue. De se connaitre et de connaitre les choses qui nous font du bien, en dehors de la sphère familiale et professionnelle. Il faut en effet pouvoir se ressourcer en dehors du lien, apprendre à être en relation avec soi, par moment, sans avoir besoin de qui que ce soit pour donner sens à sa vie. Cela peut passer par une activité, une passion, un projet qui nous permet de nous connecter à nous-mêmes et qui n’appartient qu’à nous. S’aimer, c’est savoir se faire du bien, ce qui permet de passer du statut de besoin des autres à l’envie d’être avec les autres. Cependant, cultiver son jardin intérieur est une discipline difficile qu’il faut pouvoir mener tout au long de sa vie. 
 
Ensuite, il semble également fondamental de continuer à exister en tant que couple, dans le respect de la différence des générations. Si toutes les activités se font en famille et que le couple ne se garde aucun moment pour lui, il sera sacrifié et l’attente vis-à-vis des enfants ne fera que s’agrandir. 
 
Éviter un effondrement lors du départ des enfants, c’est donc maintenir continuellement une vie en-dehors d’eux. Il est important de ne pas leur sacrifier toute sa vie personnelle et amoureuse. Un enfant qui se sent le centre de l’attention principale de ses parents sentira très tôt qu’il n’est pas tout à fait à sa place et pourra développer de l’anxiété et de la culpabilité face au changement. Au contraire, s’il sent que l’adulte et le couple ne dépendent pas de lui, il pourra se décentrer, expérimenter un modèle de vie positif et développer ses propres centres d’intérêt. 
 
Plus les enfants constituent une forme de refuge affectif, plus leur départ sera vécu sur un mode conflictuel. Si ce départ n’a pas pu être suffisamment anticipé, il sera dès lors important de se repositionner en faisant le point sur ses attentes et ses propres besoins. Trouver de nouveaux projets et s’organiser un nouvel équilibre pour faire face à la peur de la solitude et l’angoisse du vieillissement sont souvent concomitants à cette étape de la vie.
 
Ce n’est donc que par ce long processus que cette situation pourra être surmontée avec sérénité et vécue comme une étape clé de notre vie, porteuse de sens, d’où l’on pourra contempler avec satisfaction le chemin parcouru.  Elle nous offrira une nouvelle liberté de mouvements, sensation souvent oubliée, avec en plus la fierté du travail accompli. Avoir du temps, s’occuper à nouveau de soi, de son couple et revivre avec une forme d’innocence retrouvée les plaisirs de la vie, non au profit de l’autre, mais simplement pour soi… le départ des enfants a tout de même ses bons côtés ! Mais c’est surtout une nouvelle page de notre vie qui commence à s’écrire avec des enfants devenus jeunes adultes, des liens qui seront tout autant enrichissants !
 
« Nos vies à tous sont faites de ces rencontres, de ces amours et de ces désamours, de ces ruptures, de ces renoncements, de ces pertes et de ces rencontres à nouveau, sur des modes différents, mais prometteuses elles aussi » (Michel Billé, 2004).
 
Vanessa B. The French clinic

Vanessa Bokanowski, psychologue, 
excerce au sein de la clinique The French Clinic (Dubai Healthcare city)
Contact : 04 429 8450 ou 056 948 7372
 

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Après deux mois de vacances, retrouver les bancs de l'école n'est pas forcément un moment de plaisir pour les enfants. Chez les tout-petits en particulier, l’inconnu d’une première rentrée peut se révéler source d’angoisse. Le docteur Nawar Tayara, pédiatre à The French clinic et médecin scolaire, vous donne quelques conseils pour éviter les larmes ou les apaiser. Elle fait aussi le point sur les vaccins et sur les dangers de la surexposition aux écrans.
 
Comment éviter que l’angoisse affecte toute la famille ?
« Il faut avant tout parler. Expliquer à son enfant qu'il va se faire des amis, qu'il va découvrir de nouveaux jeux. Mettre en valeur l'école et la maitresse. Faire une balade en famille devant l’école, le weekend qui précède ou qui suit la rentrée, peut aussi aider à dédramatiser le changement. Quand à l'angoisse des parents, c'est malheureusement à eux de la gérer ! Mais mon conseil est de ne surtout pas pleurer devant votre enfant, au risque de le perturber plus encore. Si laisser votre bout’chou pour la première fois à l'école vous bouleverse, essayez de ne pas le lui montrer, quitte à relâcher la pression dans votre voiture, une fois la classe commencée. »
 
Un bilan de santé en début d'année est-il conseillé, de même que la mise à jour des vaccins ?
«On vient d’apprendre que 11 vaccins seront obligatoires à compter du 1er janvier prochain, en dépit des débats qui ont agité les medias et les familles cette été. Je pense qu’il s’agit d’une bonne décision. Quand on voit qu'une adolescente de 16 ans est morte de la rubéole cet été à Marseille, il me semble que l’on ne doit même plus se poser la question. En vaccinant ses enfants, on les protège et on protège les autres. C'est une question de santé publique. Profitez de la rentrée pour prévoir un point avec votre médecin, et mettez l’accent sur la mise à jour des vaccins et les allergies, avec l’actualisation des PAI (plan d’accueil individualisé). Profitez-en pour discuter du sommeil, de l’alimentation et de la gestion du stress, la rentrée changeant les rythmes. »
 
Faut-il aussi vérifier les dents et la vue de l'enfant ?
« Effectivement. Plus on dépiste une difficulté visuelle tôt, plus on a de chance de récupérer une bonne vision à terme. Une mauvaise vue n’est pas sans conséquence et a tendance à entraîner des maux de tête qui peuvent perturber la scolarité de l'enfant.
S’agissant des dents, après avoir expliqué l'intérêt d'un brossage régulier à son enfant, il peut être bon de l’emmener chez le dentiste, ne serait-ce que pour faire connaissance.»
 
Pratiquer une activité extra scolaire, c'est bon pour les enfants ?
« Oui, favoriser une activité physique et artistique génère une réelle ouverture d'esprit et me paraît être une bonne initiative. Mais attention à ne pas les surcharger. Je rencontre des enfants qui ont des agendas de ministre. Et là, je dis : Stop ! Il faut aussi qu'ils puissent avoir des moments à eux, des moments de liberté, de détente. »
 
Comment limiter le poids du cartable ?
« Le poids des cartables ne favorise malheureusement pas une bonne posture alors que les enfants et adolescents sont en pleine croissance. Je sais qu’ils n'ont bien souvent pas le choix et doivent partir avec un cartable plein. Mon conseil est donc de veiller à bien répartir les livres et les cahiers dans le sac-à-dos, porter celui-ci sur les deux épaules et bien le serrer au niveau du dos. Il ne faut pas que le sac devienne un ballotin. On limite ainsi les déséquilibres au niveau de la colonne vertébrale, et la formation d’une scoliose. »
 
Comment favoriser le sommeil et l’adaptation au nouveau rythme ? 
« En vacances, on est naturellement plus détendu sur les horaires. Pendant la dernière semaine de vacances, on peut ré-instaurer, sur 3 ou 4 jours, un réveil plus matinal. Pour cela, raccourcir les siestes s’avère utile. Le coucher n’en sera que moins tardif. Pour accompagner ces changements, veillez les week-ends suivants la rentrée à poursuivre l’accompagnement de ce nouveau rythme.
 
Pour rappel, il est recommandé que les plus grands dorment entre 8h à 10h de sommeil par nuit, et les plus petits entre 10 et 12h, ce dont on est en général bien loin en fin d’été. 
 
Ce rythme de sommeil est une source essentielle de l’équilibre des enfants. N’oublions pas que la fatigue peut entraîner des difficultés de concentration, de l’anxiété, du surpoids et des troubles de l’humeur tels que la dépression. Pour les plus grands, la consommation d’alcool, de tabac, de café et de psychotropes est souvent associée à des troubles du sommeil. En un mot : le sommeil est primordial pour nos enfants, redonnons-lui la place qu’il mérite !
 
Pour le favoriser, je recommande également de faire la chasse aux écrans. On peut pour cela s’inspirer des préconisations officielles : arrêter les écrans au moins une à deux heures avant le coucher, et éviter les téléphones / smartphones dans les chambres pour un sommeil réparateur et serein.
 
Comment aider les enfants à s’organiser pour les devoirs ? 
« Après la grande pause estivale, il n’est pas facile pour les enfants de se replonger dans les devoirs, ni de bien s’organiser pour y réserver temps. 
Rappelez-leur que les professeurs ne prennent généralement pas en compte les devoirs donnés par les autres enseignants, et qu’il faut donc les faire aussitôt qu’ils ont été donnés, dans la mesure du possible, au risque de les voir s’accumuler. 
Rappelez-leur aussi que les devoirs donnés longtemps à l’avance demandent souvent plus de travail et justifient de s’y atteler plus en amont. 
Essayez autant que possible de les accompagner durant les premières semaines et la mise en place du rythme, surtout si votre emploi du temps ne vous permet pas de le faire toute l’année. Vous récolterez les fruits de cet investissement initial, soyez-en sûrs : un enfant moins stressé, et moins de conflits familiaux ! »
 
Maternelle,  collège, lycée …… Step by step, les spécificités de chaque rentrée
«Pour la première rentrée, ne pas s’inquiéter outre mesure : Même s’il s’agit d’un bouleversement pour nombre d’entre nous, il faut faire confiance aux capacités d’adaptation de l’enfant, notamment concernant les dernières étapes de la propreté. N’hésitez pas à parler avec lui des différents temps de la journée, depuis la séparation du matin, un temps obligatoire, aux retrouvailles le soir à la maison, qui seront un moment de plaisir. Evoquez avec lui la cantine où l’on ne le forcera pas à manger ce qu’il n’aime pas ou encore la vie avec ses camarades. Insistez sur les points positifs tout en le préparant ! Plus l’enfant sera préparé et plus il vous sentira serein, plus aisé sera le passage de cette grande étape pour tout le monde.
 
Préparer les « moyennes sections » à ne plus faire de siestes : Après la première année, la deuxième réserve un autre changement d’envergure : il n’y a plus de sieste en moyenne section. Afin d’éviter que votre enfant n’en soit fatigué, énervé et perturbé, essayez de l’initier préalablement à ne plus avoir cette heure de repos. Ceci implique d’anticiper aussi, les premiers temps, le bain et le diner.
 
La première rentrée au collège : Autonomie et indépendance ! Le jeune collégien va non seulement évoluer dans un établissement nettement plus grand que celui du primaire, mais il va  aussi devoir appréhender des plannings irréguliers, une multiplicité de professeurs et des changements de salle de classe. Il va de plus côtoyer des adolescents plus grands et donc plus matures sur de nombreux plans. Ce grand écart peut initialement générer des sentiments d’isolement et de vulnérabilité. Votre enfant peut se sentir un peu perdu dans cette cour des grands. 
N’ayez crainte. Très vite, c’est pour vous que cette étape sera la plus complexe à gérer. Vous allez vous sentir tenu(e) à l’écart par rapport à l’école primaire. De par l’organisation du collège qui incite l’enfant à prendre des responsabilités et devenir progressivement plus autonome, et de par le comportement de votre enfant lui-même, qui va s’émanciper et faire preuve d’indépendance. Il s’agit donc de rester attentif, à son écoute, et prévenant tout en le laissant tracer son chemin.
 
Préparer la rentrée au lycée : gérer les niveaux de stimulation et les distractions ! Aidez votre ado à trouver le bon équilibre entre sommeil, alimentation, travail scolaire, et temps d’écrans/réseaux sociaux. Avec des journées plus chargées et des réveils plus matinaux, il risque de ressentir à la fois l’excitation de l’autonomie grandissante et des premiers choix d’orientation, et la fatigue et les angoisses qui s’y rattachent. Soyez donc vigilants tout en respectant sa liberté.
 
Vous l’aurez compris, pour que tout le monde vive cette rentrée en douceur et avec sérénité, il faudra de l’écoute, de la communication, et un zeste d’anticipation.»
 


Dr Nawar Tayara


Merci au Dr. Nayar Tayara excerçant à The French Clinic. 

Pour connaitre les coordonnées de la Clinique,
rdv dans leur fiche BAF !

 
 
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A Dubai, comme dans certaines villes du monde est arrivé le mois de décembre… avec la douceur des soirées magiques passées au grand air, et où on savoure, non sans un certain plaisir la fraicheur de l’air et la fumée qui s’échappe par volutes discrètes du barbecue, embaumant tout le jardin…  Petit à petit, nous nous laissons tous envahir par la magie des fêtes qui au delà de tout, continue à éblouir petits et grands…
 
La perspective de retrouver les proches, de savourer des moments uniques en famille, revoir tous ces êtres chers qui nous ont tant manqués. On se projette, non sans une grande exaltation ; on commence doucement à penser aux cadeaux que l’on va offrir à chacun.
 
Noel est la période où chacun de nous se laisse aller au plaisir de régresser, bercé par les chants doucereux de cette période de l’année qui résonnent dans tous les magasins. Guirlandes, boules, lumières, petits lutins, où père Noël prenant diverses formes se sont invités dans les vitrines des magasins. Divers marchés de Noël prennent place dans différents endroits de la ville,  il est temps de décorer son sapin….ou son palmier !
 
Mais c’est aussi une période où le petit enfant qui sommeille en nous et qui dort dans notre inconscient attend patiemment de se réveiller d’un long engourdissement. 
 
Nous nous rappelons tous ces moments magiques, surveillant non sans un certaine réjouissance, notre mère placer l’étoile au sommet de l’arbre, guettant avec une agitation certaine, le moment où l’on va pouvoir déchirer tous ces paquets et contempler avec délectation les cadeaux offerts par nos êtres les plus chers, éblouie par toutes ses lumières qui clignotent, encore aujourd’hui dans un coin de notre tête. 
 
Pour des raisons évidentes, nous cherchons tous à retrouver le Noël de notre enfance, qui sommeille encore dans nos inconscients, dans une quête de perfection absolue. 
On y place toutes nos attentes, suspendus au bout du fil avec nos proches, dans la préparation de cet événement hors du commun…
Cependant, non sans surprise, une certaine tension teintée d’ambivalence commence à prendre lentement possession de nous. 
 
Nous aimerions que tout soit parfait et conforme au souvenir intact, et cependant différent, selon le vécu de chacun. Nous recherchons tous à retrouver ce Noël idéalisé si cher à nos mémoires, ou d’une certaine manière à redevenir enfin, le tout petit enfant que nous étions.
 
Mais cette tension qui émerge, ne serait-elle pas le signe d’une avidité de reconnaissance inassouvie de cet enfant qui sommeille en nous ? 
Comme si nous savions déjà, que quoi que nous fassions, les fantômes du passé sont prêts à ressurgir et attendent sagement  le moment, comme des marionnettes inanimées, leur retour en scène. 
Frustrations, complexes, attentes désespérées d’une reconnaissance si longtemps attendue, syndrome du vilain petit canard… Le fil de l’inconscient familial se déroule progressivement devant nos yeux. Oui, on va revoir ce frère ou cette sœur tant aimé et tant haï qui nous nous a volé la vedette tant de fois dans les yeux éblouis de nos géniteurs.  Mon père va t’il enfin reconnaître que j’ai de la valeur ?  Tante Odile va t’elle enfin arrêter de murmurer que mon enfant est hyperactif et que je devrais davantage lui serrer la vis…? 
 
A Noël, moment familial par excellence pèse parfois une atmosphère étrange où le silence est d’or.  Pas de référence au passé, on parle de tout et de rien, avec l’injonction de s’éblouir des derniers accomplissements de chacun. 
Mais il est cependant un moment propice à la régression absolue comme nous l’avons évoqué ci-dessus et où de manière quasi incontrôlable, la place que l’on occupait au sein du groupe familial reprend du service. 
Un jeu sans fin entre répression et régression….C’est une forme de confrontation entre l’adulte que nous sommes devenu et l’enfant qui sommeille en nous… Nous redevenons comme envoûté, ce personnage de l’enfance, bien remis en scène par la présence du système familiale et nous nous vidons peu à peu de cette identité si chèrement conquise dans notre vie d’adulte. 
 
La famille incarne, tout autant une valeur refuge, de confiance, un lieu de ressources, tout autant qu’un lieu de rivalités, d’enjeux de places, de frustrations et de rancœurs. C’est cette ambivalence très souvent qui reprend toute sa place au moment des retrouvailles.
 
Finalement, afin que Noël reste magique et demeure ce qu’il est supposé être, un moment de plaisir partagé avec nos proches…Il est important pour certains, d’appréhender cette période de fête à sa juste valeur : un moment en famille.
 
Pour cela, il faut pouvoir tendre la main à l’enfant qui en nous et qui trépigne d’impatience afin d’être enfin reconnu et apprécié à sa juste valeur ; et pouvoir lui communiquer la place qui est la nôtre aujourd’hui. 
 
Oui, je suis le fruit de demandes impossibles, d’amour inassouvie, de rivalités fratricides mais je suis aussi porteur d’un héritage d’amour, de confiance, de valeurs de vie, d’éducation qui a contribué à faire de moi aujourd’hui cet être « si parfait et si affreux » ! 
 
En réconciliant l’enfant à l’intérieur de moi et l’adulte que je suis aujourd’hui, je suis capable de prendre une place entre réjouissances et attentes surdimensionnées.
 
Et c’est avec cet héritage qui a construit la personne que je suis aujourd’hui, que je vais m’asseoir à la table des festivités et avec toute ma famille lever mon verre à ce monde d’imperfections qui m’a aidé à devenir tout simplement humain.
 
Bonnes fêtes à toutes !
 
 
Vanessa Bokanowski, psychologue, excerce au sein de la The French clinique (Dubai Healthcare city)
Contact : 056 948 7372.

 

 

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Carnet pratique

JUIL 13, 2020

Par où commencer ? A qui s'adresser ? Comment se renseigner ? Où aller ? Autant de questions et de casse-têtes quelques fois pénibles à résoudre lorsqu'on est expat fraîchement arrivé aux Emirats.

Attention, pour obtenir les numéros suivants depuis l'étranger, il faut ôter le 0 au début de chaque numéro et composer d'abord l'indicatif 00 971.


DIPLOMATIE

Ambassade de France aux Emirats Arabes Unis (Abou Dhabi):
Tél: 02-443 51 00
Fax: 02-443 41 58

Consulat de France à Dubai:
Tél: 04-312 84 00
Fax: 04-312 84 04
Email:

Ambassade de Suisse aux Emirats Arabes Unis (Abou Dhabi):
Tél: 0 2-627 46 36
Fax: 0 2-626 96 27
Email :
Site web: www.eda.admin.ch/uae

Consulat de Suisse à Dubai:
Tél: 04-329 09 99
Fax: 04-331 36 79
Email :
Site web: www.eda.admin.ch/dubai

Ambassade du Canada aux Emirats Arabes Unis (Abou Dhabi):
Tél: 02-694 03 00
Fax: 02-694 03 99
Email :

Consulat du Canada à Dubai:
Tél: 04-314 55 55
Fax: 04-314 55 56
Email :

Ambassade de Belgique aux Emirats Arabes Unis (Abou Dhabi):
Tél: 02-631 94 49
Fax: 02-631 93 53
Email :
Site web: www.diplomatie.be/abudhabifr


NUMÉROS UTILES

Police : 999
Pompiers : 997
Renseignements téléphoniques : 181
Taxi Dubai: 04-208 08 08
Airport Info: 04-216 66 66
Emirates Post : 04-286 23 23
Fedex : 800 40 50
Alliance Française d'Abou Dhabi:
Tél : 02-666 62 32   Fax : 02-666 90 44
Alliance Française de Dubai :
Tél section Oud Metha: 04-335 87 12
Tél section Mall of the Emirates:  04-341 47 77 ext 229
Alliance Française d'Al Ain:
Tél : 03-767 79 53 ou  050-414 61 92


SANTE

Hôpitaux publics :
Rashid Hospital (Oud Metha): 04- 337 40 00
Al Wasl Hospital (Jumeira): 04-306 24 44

Hôpitaux privés:
American Hospital (Oud Metha): 04-336 77 77
Welcare Hospital (Bur Dubai): 04-282 77 88
Emirates Hospital (Jumeira): 04-349 66 66

Voici par ailleurs une liste de professionnels de la santé français ou francophones installés à Dubaï.

Médecins de famille:
Dr Anne Besse de Laromiguière : 04-429 84 50
Isis - The French Clinic (Healthcare City)

Dr Michel Szalay (médecine militaire, oto-rhino Laryngologie): 04-345 40 00
Belhoul European Hospital (Jumeira)

Dr Carole Chidiac et Dr Issam Karaki : 04-349 50 20
GMC (Village Mall, Jumeira)

Dr Rachel Hayek: 04-344 27 73
Roger Akel Clinic (Jumeira)

Pédiatres:
Dr Nawar Tayara Sayed (urgences néonatales et pédiatriques): 04-429 84 50
Isis- The French Clinic (Healthcare City)
Dr Tayara Sayed est la pédiatre accréditée du Consulat Général de France ainsi que des deux écoles françaises de Dubai, le Lycée Georges Pompidou et le Lycée français International-AFLEC.

Dr Marie-France Petersmans: 04-362 47 11
Belgium Medical Services (Healthcare City)

Dr Pierre Majdalani: 04-429 77 77 ou 04-362 29 99
Consultant Physicians (Healthcare City)

Dentistes-Orthodontistes:
Dr David Rozé (endodontie, implantologie) : 04-394 77 77
Dr Nicolas and Asp Center (Jumeira)

Dr Agnès Rozé (dentiste pédiatrique) : 04-394 77 77
Dr Nicolas and Asp Center (Jumeira)

Dr Nizar Ishaq (orthodontiste): 04-344 91 50
Dr Akel 's General Medical Clinic (Jumeira)

Gynécologue:
Dr Gaby Khayata : 04-362 29 99
Consultant Physicians (Healthcare City)

Psychologues:
Sylvie de Barnier (psychologue, psychothérapeute): 050-785 10 79

Carine El Khazen Hadati (psychologue clinicienne): 04-349 50 20
GMC (Village Mall, Jumeira)

Diététicienne :
Nathalie Haddad : 04-349 50 20
GMC (Village Mall, Jumeira)


EDUCATION

Garderies

Mon Ecole (French Children's Nursery House) :
Contacter Maha Sahyoun au 04-349 68 68
Située derrière le Spinneys de Jumeira 1, Mon Ecole accueille les enfants à partir de 18 mois jusqu'à 4 ans révolus (Moyenne section de maternelle) et propose un enseignement en français avec possibilité d'un atelier en Arabe pour les enfants âgés de 3 ans et plus.

Le Jardin Enchanté :
Contacter Lamia Bourayou au 04-348 67 88
Le Jardin Enchanté est une garderie francophone qui se trouve à Umm Suqueim sur Al Wasl Road (près de la station service ENOC) et accepte les enfants âgés de 2 à 4 ans.

Tender Love and Care :
Contacter Lina Nassar-Jabbour au 04-367 16 36 ou  www.tenderloveandcare.com
Garderie anglophone proposant également des cours en français pour tous les niveaux d'âge, TLC accueille les enfants à partir de 18 mois jusqu'à 4 ans révolus. TLC se trouve dans les Boutique Offices de Dubai Media City, près de Knowledge Village, des places de parking sont spécialement réservés pour les parents.

Ecoles, Collège et Lycée

DUBAI et SHARJAH
Lycée Français Georges Pompidou : www.lgp.ae
Établissement homologué et conventionné, le LGP scolarise des enfants de la petite section de maternelle à la terminale. Le LGP est divisé en deux écoles primaires, l'une dans le quartier de Oud Metha, face à l'Hôpital Américain, et l'autre à Sharjah. Le Collège et le Lycée se trouvent à Academic City (Dubai).

Lycée Français International de Dubai, AFLEC : www.lfidb.net
Situé également dans Oud Metha, à Dubai, le LFI est un établissement conventionné et homologué qui propose un enseignement conforme aux programmes du Ministère de l'Education Nationale tout en dispensant l'enseignement des langues anglaise et arabe. Affilié à la Mission laïque française, Le LFI accueille les enfants de la petite section de maternelle à la 4ème.

Lycée Libanais Francophone Privé : www.llfp.com
Dans ses locaux du quartier de Mezher à Dubai, le LLFP accueille les enfants de la petite section de maternelle à la 5ème et vient d'obtenir pour ses classes du primaire son homologation par l'Agence de l'Enseignement Français à l'Etranger.

ABU DHABI
Lycée Louis Massignon : www.llm.ae
Conformes aux programmes et instructions du Ministère Français de l'Education Nationale et sous son autorité, les enseignements du Lycée sont homologués de la maternelle à la terminale. Situé dans le quartier d'Al Rehhan, le Lycée scolarise près de 1400 élèves.


Lycée Théodore Monod : www.ltmonod.canalblog.com
Homologué par le Ministère Français de l'Education Nationale et affilié à la Mission laïque française, cet établissement est situé près de la Banque Centrale des Emirats et accueille les enfants de la petite section de maternelle au CM2.

AL  AIN
Ecole Théodore Monod : www.lfalain.org
Annexe du Lycée Théodore Monod d'Abu Dhabi, l'école est également homologuée et affiliée à la Mission laïque française. Situé dans le quartier d'Al Markhaniya, l'établissement accueille les élèves de la petite section de maternelle au CM2.


 

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