Comment choisir parmi les 581 romans parus cet automne ? Au feeling comme toujours, à cause du nom de l’auteur, du titre ou de la première de couverture… J’essaie de ne pas lire les critiques, histoire de poser un regard neuf sur les textes que j’ai choisi de vous présenter.
Quelle meilleure occasion que les fêtes de fin d’année (et donc d’un retour au pays) pour se faire offrir l’un ou plusieurs de ces ouvrages ? Aucune excuse pour ne pas bouquiner cet hiver sur la plage !
 
Amélie Nothomb et Philippe Besson font partie des élèves réguliers et attendus de la rentrée, on mise sur le cru 2017. Véronique Olmi et Chantal Thomas moins prolifiques peut-être n’en restent pas moins des éléments moteurs de la classe littéraire.
Tous ont été, à plusieurs reprises récompensées. Amélie Nothomb a reçu entre autres le Grand prix du roman de l’Académie Française pour Stupeur et Tremblements en 1999, Philippe Besson, celui de La Maison de la Presse en mai dernier pour Arrête avec tes Mensonges. Véronique Olmi est lauréate du prix du roman Fnac 2017 avec Bakhita et Chantal Thomas a reçu en 2014, le Grand Prix de la Société des gens de lettres pour l’ensemble de son œuvre.  
 
Frappe-toi le cœur, Amélie Nothomb
Frappe-toi le coeur
C’est le titre du dernier roman d’Amélie Nothomb « Frappe toi le cœur » qui a attiré mon attention… la suite de la citation d’Alfred de Musset m’est venue à l’esprit « (…) c’est là qu’est le génie. C’est là qu’est la pitié, la souffrance et l’amour. » Intriguée, j’ai cédé à la tentation et dois avouer que cette fois encore, elle m’a menée par le bout du cœur ! 
 
« C’était donc cela, le sens, la raison d’être de toute vie : si l’on était là, si l’on tolérait tant d’épreuves, si l’on faisait l’effort de continuer à respirer, si l’on acceptait tant de fadeur, c’était pour connaître l’amour. »
L’auteur utilise un ressort de la tragédie bien connu, la jalousie. Or, il ne s’agit pas ici de la jalousie entre deux amants ou deux amis ; Marie envie Diane, son bébé, sa fille. Peut-être lui reproche t’elle d’avoir mis fin à son règne, celui de la plus belle fille de sa province, convoitée par tous les garçons, enviée par toutes les filles, idolâtrée par ses parents. Mère très jeune, trop jeune par inadvertance, mariée à un beau parti plus par orgueil que par amour, elle se voit voler la vedette par la petite Diane, victime innocente et trop vite consciente de son infortune. L’enfant à qui l’auteur prête sa voix excuse sa mère, lui trouve toutes les circonstances atténuantes jusqu’à ce qu’elle soit confrontée à la suprême injustice.
 
L’écriture est précise et aucune fioriture ne vient alourdir un texte d’une grande efficacité. Marie, au prénom évocateur tient à la fois de la marâtre des contes de fées et de la Madame Bovary de Flaubert mais c’est le point de vue de l’enfant qui est ici présenté et les conséquences du rejet maternel qui sont analysées.Amélie Nothomb nous fait vibrer face à des personnages réalistes dans leur cruauté, leur passivité ou leur souffrance finalement ordinaires.
 
Disponible également à Dubai, chez www.culturecodubai.com et en commande sur www.kezobi.com
 
Un personnage de roman, Philippe Besson

Un personnage de roman

Philippe Besson ne m’a jamais déçue, j’ai pourtant hésité devant un texte que je craignais plus proche du panégyrique que du roman malgré, ou peut-être à cause de son titre. Je n’ai cependant pu résister à l’envie de découvrir l’épopée présidentielle à travers le regard de l’auteur d’Un garçon d’Italie.
 
« Je me souviens qu’il a appelé son mouvement : En marche ! Et que cette injonction est tirée de Vol de nuit, le roman de Saint-Exupéry. »
 
L’histoire, on la connait, un jeune ministre s’affranchit de sa fonction et de son président le 30 août 2016 à l’aube des élections présidentielles ; contre toute attente, il franchit les obstacles et parvient au sommet de l’état. On ne peut pas être davantage dans la réalité…
Or Philippe Besson se targue d’écrire un roman et en effet, sous sa plume, Emmanuel M comme il le désigne a tout du héros romanesque. Soutenu par une femme d’exception à leurs yeux à tous les deux, il fait face aux adversités, surmonte les difficultés avec une détermination impressionnante. Ainsi, après de nombreuses péripéties, il remportera l’objet de sa quête. Sa campagne tient de l’épopée dont elle réunit tous les ingrédients et l’auteur nous fait petit à petit partager une fascination d’autant plus forte qu’elle est consciente.
 
On trouvera bien au détour d’un chapitre quelque anecdote, quelque propos privé, quelque détail des coulisses dont les lecteurs raffolent mais l’essentiel n’est pas là. C’est sur la nature de son travail que s’interroge l’auteur, sur cette subjectivité qui devient vite suspecte lorsque l’on s’intéresse à un personnage en vue. Et ce faisant, il nous livre un texte d’une grande sincérité où réalité et fiction s’entremêlent pour livrer une vision humaine et lucide non seulement de l’homme mais aussi du couple présidentiel. Nul besoin donc d’adhérer à la politique d’Emmanuel M pour apprécier ce journal de campagne qui nous introduit au cœur de la conquête et nous livre également la genèse de son écriture.
Finalement, Besson avoue avoir « abdiqué sa neutralité » face à un président dont le rêve était de devenir écrivain…
 
Disponible également à Dubai chez www.culturecodubai.com
 
Bakhita, Véronique Olmi
Bakhita
Bakhita, personnage éponyme du roman de Véronique Olmi pourrait être cette jeune-femme sur la couverture qui dégage à la fois une force inouïe et une douceur sans fin. C’est justement en découvrant son portrait lors de la visite de l’église dont elle est la patronne en Touraine que l’auteur a été subjuguée et a décidé de retracer l’extraordinaire parcours de cette femme exceptionnelle, morte le 8 février 1947 et canonisée par le pape Jean-Paul II en 2000.
 
« Elle garde en elle, comme un hommage l’enfance, la petite qu’elle fut. Cette enfant qui aurait dû mourir dans l’esclavage a survécu, cette enfant était et reste ce que personne jamais n’a réussi à lui prendre. »
 
Véronique Olmi raconte une histoire vraie, celle de  Bakhita née en 1869 à Olgossa, village du  Darfour dans une famille de onze enfants. Elle est enlevée par des négriers à l’âge de sept ans comme l’a été sa sœur aînée avant elle, arrachée à une vie heureuse au sein de sa tribu. Elle découvre l’horreur sur la longue route qui la conduit au marché des esclaves. Traumatisée par les mauvais traitements subis, elle oublie son nom et ses ravisseurs la nomment Bakhita, « la chanceuse ». Mais jamais elle n’oubliera  la chaleur et la musique de la voix de son père, ni l’odeur de mil, de sucre et de lait de sa mère Elle connait alors le triste sort des esclaves, vendue et revendue, elle passera de mains en mains, de tortionnaires en tortionnaires, elle connaitra toutes les violences avant d’être rachetée par le consul d’Italie à Khartoum en 1883.
Véronique Olmi nous transporte dans l’odyssée de Bakhita, de l’esclavage à la liberté dans une première partie puis de la liberté à la sainteté. Elle dresse le portrait d’une petite fille meurtrie qui puise dans l’amour originel la force de faire face à un destin tragique pour le muer en destin d’exception.  On comprend à l’issue de cette lecture que Véronique Olmi ait vécu deux ans par et pour Bakhita dont la force d’amour et de miséricorde nous accompagnera longtemps.
 
Disponible également à Dubai chez www.culturecodubai.com
 
Souvenirs de la marée basse, Chantal Thomas

Bakhita
 
Dernier clin d’œil aux vacances passées, la couverture de Chantal Thomas, Souvenirs de la marée basse, arbore une tente rayée bleu et blanc sur une plage de sable blond. D’abord séduite par la carte postale, j’ai aimé un récit profond, celui d’une relation mère-fille difficile, exigeante et formatrice en bordure d’océan.
 
« J’ai envie d’être déjà rentrée, déjà prise par une musique d’écriture, continuant de contempler le rideau de pluie et, à travers lui, bien au-delà, ma mère en train de nager, seule, inaccessible, touche minuscule dans l’immensité bleue, point quasi imperceptible, imperceptible en vérité, sauf au regard de ma mémoire »
 
Chantal Thomas nous entraîne de rivage en rivage tout au long de son roman. D’Arcachon à Villefranche-sur-Mer, du Cap Ferrat au Cap Ferret, c’est le goût de nager qui relie Chantal à Jackie, la fille à la mère. 
Jackie est un mystère pour Chantal, elle la raconte pourtant à travers ses rituels aquatiques, démonstrations d’indépendance, sources inépuisables de jouissance. Le livre s’ouvre sur le bain osé dans le Grand Canal à Versailles par Jackie adolescente et se poursuit avec son immersion quotidienne, enceinte, dans le lac de Paladru, « le lac bleu ». Peut-être que la complicité des deux nageuses nait à ce moment-là, précieux, partagé entre la mère et l’enfant à venir.
Chantal Thomas se raconte aussi au bord de l’océan qui l’apaise, la nourrit et la stimule. Elle fréquente les mêmes rivages que sa mère dont la silhouette sportive et élégante l’accompagne, elle égrène les souvenirs communs. On passe d’un chapitre à l’autre, des maillots de bain de Chantal « qui collent exactement à son corps » au bonnet de bain « à fleurs de marguerites » de Jackie ; vignettes tendres et graves pour peindre l’enfance.
 
Chaque chapitre est un fragment de la vie de l’auteur et de sa famille et la première partie se clôt avec le dernier été, celui d’avant la mort du père. On vogue alors vers « d’autres rivages », de Menton à Manhattan, mère et fille sont séparées par mer et océan mais s’envoient des cartes postales comme autant de baisers. Lorsqu’elles se retrouvent, c’est pour nager.
 
N’oubliez pas de vous inscrire à notre Newsletter du Jeudi pour recevoir toutes nos actus !
 
       Petites annonces
 
« Chaque lecture est une expérience à explorer… » telle est la devise d’Isabelle, co-fondatrice du site en ligne www.kezobi.com, proposant un large choix de livres, et de jeux pour enfants, livrés directement à votre porte.
La nouvelle librairie interactive créée il y a quelques mois, a pour ambition d’encourager la lecture, à tout âge. Celle-ci propose des sélections de libraires, tout genre confondu… un peu comme une librairie de quartier, à portée de clic ! On vous explique.
 
Une seule mission : encourager la lecture !
 
Tout est né d’une rencontre entre copines… Passionnées de littérature et désireuses d’offrir un service en français et en anglais de qualité : véritable alternative au choix réduit des grandes enseignes de chaînes. 
Au départ, celles-ci se rencontrent mensuellement pour partager leurs lectures, échanger, et se prêter leurs livres. De fil en aiguille, l’équipe rêve d’un projet de librairie… puis finit par lancer sa plateforme marchande en 2017 porté par Isabelle.
 
Celle qui a grandi en allant à la bibliothèque et dont la passion est contagieuse : « A la maison, il y a des livres partout : chacun de mes enfants lit, dans des styles très différents… et peu importe, mais qu’ils lisent ! » souhaite présenter une sélection accessible : « Il est important de toucher toutes les cibles, les confirmés et puis ceux qui veulent s’initier. » explique-t-elle.
Chacun des livres passe donc l’épreuve du vote collectif avant d’atterrir sur la plateforme : « On recherche pour nos clients, le meilleur compagnon de lecture suivant leurs envies : détente, légèreté, introspection, récit de vie, etc. » conclut-elle.
 
Qu’est-ce qu’on y trouve ?
 
Aujourd’hui, Kezobi, dont la devise est « lis, joue et crée » se positionne comme une librairie « libre » où les best-sellers côtoient les romans d’auteurs novices. Les choix affirmés de chaque sélection ont comme vecteur commun celui de communiquer la soif de lire. Et ceci, quelle que soit la longueur ou le niveau de difficulté du livre… il y en a pour tous les goûts!
 
Pour plus de clarté et faciliter vos choix, chaque livre est classé dans une catégorie thématique : 
« Nous avons aimé » : avec les coups de cœur des libraires, tout genre confondu ; Famille et Bien-être ; Jeunesse ; Bibliothèques rose et verte ; Thriller et polar ; Sciences ; Scolaire (pratique pour suivre le programme de littérature française) ; Management ; Développement personnel etc.
 
Chaque semaine, un ouvrage sera mis en lumière par le biais de la rubrique à venir « BLOG » ; accompagné d’une « une note du libraire », vous permettant de découvrir de nouvelles œuvres.
Les prix sont variables selon le format (broché, de poche) et la valeur du livre sur le marché, néanmoins la recherche du prix juste et abordable est mise au cœur de l’offre.
 
Avec Kezobi vous pouvez également laisser libre cours à votre imagination par le jeu et la créativité avec une sélection de jouets de qualité et de coffrets d’arts créatifs. Vous trouverez certainement le prochain cadeau d’anniversaire et vos cadeaux de fin d’année dans la sélection du moment.
 
De plus, Kezobi propose de vous racheter vos livres d’occasion afin de développer une rubrique « Les Occaz’ s » et ainsi permettre des partages de lectures, à prix cassés, sur Dubai.
 
Comment ça marche ?
 
Le principe est simple : 
1. Vous commandez vos livres en français et/ou en anglais et jeux en ligne sur www.kezobi.com
2. Vous payez un tarif unique de 18 AED de frais de livraison, en ligne directement ou en « cash on delivery »
3. Vous êtes livrés dans tous les Emirats, sous 48 à 72 h maximum, pour les livres en stock.
Vous pouvez également faire des commandes de livres, et vous serez livrés sous 3 à 4 semaines (délai d’importation).
 
GRAND JEU CONCOURS SPÉCIAL LECTEURS ET LECTRICES DUBAIMADAME !
Envoyez nous votre billet d’humeur (ou d’humour !) de 80 mots environ à ou sur Facebook en message privé sur notre compte facebook Dubaimadame
Sur le thème :
Quel est votre plus belle expérience dans les Emirats? (rencontre, sortie, lieux insolites, etc)
 
Kezobi offrira un bon cadeau de 300 AED pour le gagnant du concours et vous aurez la chance d’être publié sur dubaimadame.com. 
Vous avez jusqu’au 24 novembre 2017 minuit.
Tous à vos plumes... Bonne chance !
 
N’oubliez pas de vous inscrire à notre Newsletter du jeudi pour recevoir toutes nos actus !
 
       Petites annonces
 
 
Après l’avoir quittée en 2015, suite à la sortie de « My fantastic life in Dubai : The Oh-so True Story of Jumeirah Jane », un livre-album humoristique teinté d’autodérision, nous retrouvons aujourd’hui l’écrivain Kyra Dupont Troubetzkoy, dans un registre totalement différent. Livre consécration, mêlant l’histoire dans l’Histoire, « À L’Hermine blanche » est définitivement le roman qui ne vous lâchera pas cet automne. Puissant et touchant, cet ouvrage bouscule en interpellant l’enfant caché en chacun de nous, à la conquête de ses racines. Sortie le 6 octobre 2017, aux éditions Luce Wilquin.
 
La petite histoire dans la grande
 
Cette histoire, elle est là, « depuis toujours », nous explique Kyra. À portée de main « dans mes cartons remplis de photos, documents, lettres et coupures de journaux… » poursuit-elle ; et donc au bout de son stylo depuis janvier 2015, date à laquelle elle entamera sa rédaction. Mais celle-ci n’est que l’aboutissement d’un long travail de recherches, nourri par une enquête de fond et ponctué par deux voyages en Russie. « Je crois que je suis devenue écrivain pour écrire ce livre…  Je ne pouvais me dérober de cette histoire, » confie-t-elle.
 
L’histoire démarre à Megève, dans le chalet de « L’Hermine blanche », où l’on fait la connaissance d’un trio familial plein d’amour, au bonheur presque palpable. Tout s’effondre lorsque Sacha (5 ans) chute brusquement d’un balcon…

On prend alors part à l’aventure tragique d’une enfant que les circonstances de la vie frappent de plein fouet. On remonte l’histoire comme on remonte le temps, à travers les yeux de différents personnages : la maman, Sophie ; le grand-père, Alexandre ; Sacha alias Titi ; la granny, Narcisse etc. Chacun d’eux se répondent et permettent de comprendre la psychologie du suivant « J’ai effectué un énorme travail sur la structure, même si celle-ci s’est finalement imposée d’elle même. Je voulais que la forme serve le fond, pour me permettre d’explorer toute la profondeur et la sensibilité des personnages, et ainsi aller, à chaque fois un cran plus loin, » explique Kyra.
 
Mais ce livre parle avant tout d’amour et de résilience, au travers d’un drame familial, avec la guerre comme toile de fond ; dans une Russie déchirée entre les « Blancs », conservateurs d’une monarchie qui n’est plus, et les « Rouges », membres du parti Bolchevick. Le pays se déserte : l’exil est alors vécu comme un suicide, mort d’une culture que l’on ne cessera de (re)chercher partout et par tous les moyens. Kyra mêle alors sa plume de journaliste à celle de la romancière, pour dresser le portrait d’un pays aussi fascinant que mystérieux, au cœur d’une époque historique.

 
Un voyage initiatique… à la conquête de ses origines
 
Le personnage principal de Sacha va partir à la rencontre de son énigme et enfin accepter de percer les secrets de famille obscurs qui l’accompagne. « J’aime mettre en récit la vie de personnages traversant des situations très difficiles, mais faisant toujours preuve de résilience. Comme dans la vie, on peut subir et porter des choses lourdes, mais ensuite faire le choix de vivre dans la joie, avec beaucoup d’espoir, » conclut-elle. 
 
On ne peut s’empêcher de venir interroger la part de « réalité » dans ce récit, véritable parallèle entre la vie personnelle de Kyra Dupont Troubetzkoy, portant le nom d’une famille princière de la noblesse russe, et la fiction de ce roman. « Bien sûr que cette histoire est empreinte de vécu, de mon histoire personnelle et familiale… mais au final, peu importe, » nous explique Kyra, maniant parfaitement l’art de la narration, avec un sens accru des détails. « J’ai fait d’un conte intime une fresque romanesque, pour ainsi la rendre accessible, universelle, » affirme t-elle.  
 
Et le pari est réussi, grâce à la plume incisive et juste de l’auteur qui vient nous piquer en plein cœur : les émotions sont vives, elles nous réveillent en nous bousculant, pour finir par nous pousser dans nos retranchements. Et si personne n’était épargné par le travail de mémoire ? Et si nous étions voués à affronter notre histoire, puisque nous en portons (coûte que coûte) l’héritage ? Comment accepter de posséder ce qui semble ne pas nous appartenir ? Tant de questions qui se révèlent tout au long du roman, dans une quête identitaire absolue, en proie à de nombreuses remises en question.

Kyra brode son histoire à mesure que Sacha chemine doucement vers elle même… et nous emporte avec elle dans le tourbillon des sentiments. On aime, on rit, on pleure, on a mal : tout ça à la fois. 

« À L’Hermine blanche » fait partie de ces livres que nous ne lâcherons pas avant d’en avoir consumé la dernière page, celui qu’on ne prêtera pas, celui qu’on gardera précieusement chez soi, comme un beau tableau ou un bijou précieux, « une guerre contre l’oubli » ; « un livre pour se rappeler à soi-même, pétri au chagrin, à l’abandon, à la colère, à la solitude, à l’incompréhension et à l’injustice, » écrit-elle.
 
Si vous ne la connaissez pas… 
… Kyra, en quelques mots.
 
Solaire et profondément optimiste, celle-ci aime déceler le relief en chacun, celui qu’on ne perçoit pas tout de suite, au premier regard.
 
Franco-suisse, d’origine russe, née en 1971, Kyra Dupont Troubetzkoy obtient un master de journaliste à Londres. Elle entamera par la suite une carrière de grand reporter couvrant l’actualité de nombreux pays, tout en collaborant pour divers médias français, américains et suisses. Elle quitte le journalisme en 2007 pour se consacrer à plein temps à l’écriture.
Passionnée de littérature et d’histoire, celle-ci revient cette année sur les bancs de l’université, pour suivre un master à distance en Lettres générales et comparées à La Sorbonne, Paris.
Kyra travaille déjà sur un autre roman qui mêlera fiction et mythologie, « un Œdipe des temps modernes », confie-t-elle. Patience…
« À L’Hermine blanche » est son 7ème ouvrage, dans lequel Kyra semble avoir trouvé sa voie.
 
Où se le procurer ?
 
Sur Dubai :
Disponible chez Comptoir 102
Bientôt disponible chez Culture & Co et Kezobi 
Séance de dédicaces chez Comptoir 102 le 08/11/17 à 11h et à l’Alliance Française le 27/11/17 matin.
 
 
En France, Belgique et Suisse :
Dans toutes les bonnes librairies ou sur amazon.fr.
 
Bibliographie
• Journal intime de 20 Parisiennes, Editions de Paris, 2002
• Logomania, ouvrage collectif, Editions de Paris et CCIF du Japon, 2002
• Petit essai assassin sur la vie conjugale, éditions Luce Wilquin, 2011
• Le hasard a tout prévu, éditions Luce Wilquin, 2013
• Perles des Emirats, Qui sont ces femmes derrière le voile ? Editions du Moment, 2014
• My Fantastic Life in Dubai, Morethanbooks, 2016
• À L’Hermine blanche, éditions Luce Wilquin, octobre 2017
 
N’oubliez pas de vous inscrire à notre Newsletter du jeudi pour recevoir toutes nos actus !
 
 
       Petites annonces
 
 
Chacun de ces livres nous invite au voyage : Récits de vie pour Sfar et Besson qui nous livrent une part inexplorée d’eux-mêmes ; récit d’anticipation régressif et ludique pour Disch et récits de voyage au féminin pour Moyes et Grimaldi. Sur les traces de ces différents auteurs, il me reste à vous souhaiter bonne route !
 
Comment tu parles de ton père, Joann Sfar (Albin Michel)


 
On connait Le chat du Rabbin, on connait moins son "maitre", le dessinateur, cinéaste et écrivain Joann Sfar. Son dernier écrit, autobiographique s'il en est, nous permet d'entrer dans l'intimité d'une période difficile, celle du deuil du père. Aujourd'hui orphelin, il se livre avec sincérité et pudeur.
En vacances en Crète avec ses deux enfants, fraîchement séparé de leur mère, Joann Sfar ne voit plus, comme si son corps voulait lui montrer quelque chose, peut-être la difficulté d'être père. 
Quelques semaines auparavant, à Villefranche-sur-Mer où il tourne un film, l'auteur revient sur les lieux de son enfance. André, son père est décédé trois semaines plus tôt. Il remplit alors le devoir de tout fils juif en rédigeant à travers ces lignes son oraison funèbre. Cet hommage lui permet aussi d'évoquer sa mère, disparue alors qu'il était un tout jeune enfant et son grand-père qui, un jour, a mis des mots sur une réalité difficile. C’est lui en effet qui a verbalisé la mort grimée par André en voyage pour protéger l’enfant. Joann Sfar raconte par petites touches toute une vie entre ses 3 ans et ses 40 ans, une vie bornée par deux disparitions, celle de sa mère puis celle de son père.  
On est tour à tour émus puis amusés face à un récit de vie qui retrace sans complaisance le travail de réminiscences, d'analyses et de résilience effectué par l'auteur. 
Vous lirez avec plaisir ce texte qui vous conduira peut-être vers l'exploration de vos propres chemins.
Disponible à Dubai sur l-e-shop de Culture&Co
 
Arrête avec tes mensonges, Philippe Besson, (Julliard)


 
On ne présente plus Philippe Besson : romancier, scénariste, chroniqueur et familier des plateaux de télévision ; il est aussi et avant tout un homme sensible et fidèle au lycéen de 17 ans qu’il ressuscite sous nos yeux dans cet hymne à l’amour à jamais perdu. L’année du bac, à l’aube d’études qu’on lui prédit brillantes, il tombe amoureux de Thomas Andrieu, adolescent ténébreux et charmeur. Lui, fils de l’instituteur, bon élève au physique peu avantageux et l’autre, fils d’agriculteur, séduisant et sportif n’ont rien en commun si ce n’est cette attirance physique irrépressible qui va leur faire vivre un amour intense, brûlant et caché. C’est Thomas qui mène la danse et Philippe prend tout le bonheur qu’il peut d’une relation qu’il sait d’avance condamnée.
On retrouve à travers les lignes la force et l’absolu des liaisons adolescentes, Philippe Besson écrit avec ferveur mais aussi délicatesse les transports d’une relation tellement pure et évidente pour lui, tellement sulfureuse et interdite pour l’autre.
Des années plus tard, au hasard d’une rencontre, il perce le mystère de Thomas perdu de vue des années plus tôt à la faveur des vacances d’été. On s’aperçoit en le lisant que tous ses écrits conduisent vers cette rencontre, fondatrice de l’homme qu’il est aujourd’hui et clé de la cohérence de son œuvre. 
 
Le Prisonnier, Thomas Michael Disch


 
Ce titre vous rappelle peut-être quelque chose… Si je vous dis : « Bonjour chez vous », ou « je ne suis pas un numéro », peut-être pensez-vous à la série culte britannique diffusée en 1967 avec Patrick Mc Goohan dans le rôle principal. L’adaptation romanesque du feuilleton a été rééditée en février dernier aux éditions Mnémos. Le roman, postérieur à la série éponyme, nous replongeait dans le village de carton-pâte où numéro 6, mystérieux personnage dont on ne sait s’il est un espion en fuite ou un simple ressortissant britannique semble séquestré. Le village est cerné par d’énormes sphères prêtes à écraser ceux qui leur résistent. De tentative d’évasion en tentative d’évasion, le héros nous entraîne dans un monde fantastique, inquiétant et cauchemardesque. Tous les habitants portent un numéro et se comportent comme les figurants d’une énorme machination. Le prisonnier est un jeu qui séduira les amateurs d’univers étranges et loufoques. On retrouve les intonations absurdes de certains épisodes de « Chapeau melon et bottes de cuir » mais aussi l’atmosphère de The Truman Show. 
Pourquoi ne pas vous laisser tenter par un voyage onirique aux saveurs des seventies….
 
Les Fiancées du Pacifique, Jojo Moyes (Le Livre de Poche)


 
L’action se passe en 1946. Mariées à des soldats anglais pendant la guerre, 655 Australiennes embarquent sur le Victoria pour rejoindre leurs époux en Grande-Bretagne. Mais alors qu’elles s’attendaient à voyager à bord d’un bateau de croisière, c’est sur un navire de guerre qu’elles feront la longue traversée, au grand dam du commandant de bord, peu enclin à gérer cette colonie féminine au sein de son équipage.
On suit plus particulièrement le périple de quatre de ces femmes que le hasard a réunies dans la même cabine : Jean, jolie blonde de 16 ans, encore une enfant ; Maggie, enceinte de Joe qu’elle aime passionnément ; Avice, jeune-femme superficielle et hautaine et Frances, énigmatique et mystérieuse. Inquiètes de ce qui les attend en Angleterre, décontenancées par les conditions de vie à bord et encore tournées vers leurs passés, elles nouent peu à peu des liens particuliers entre confidences et dissimulations. Passage de l’adolescence à la vie adulte, accès à une nouvelle vie pleine de promesses ou fuite en avant … Jojo Moyes nous fait partager ces moments décisifs dans la vie de chacune d’entre elles. Elle s’est inspirée du témoignage de sa propre grand-mère pour nous faire découvrir le destin particulier de personnages attachants et émouvants.
Une aventure passionnante qui vous fera rire, sourire et même peut-être verser quelques larmes… à vivre au plus vite ! 
 
Le premier jour du reste de ma vie, Virginie Grimaldi (Le Livre de Poche)

 
Un premier roman léger et pétillant comme une coupe de champagne au bord de la piscine. Quelle femme n’a pas eu un jour envie de prendre la route en laissant derrière elle une vie quotidienne pleine de corvées ménagères, sacrifices conjugaux et autres obligations maternelles… Marie ne fait pas qu’y penser, elle part et découvre le plaisir de se faire plaisir. A 40 ans, négligée par son époux et culpabilisée par ses filles, elle embarque pour une croisière en solo et compte bien profiter d’elle-même. Le principe du voyage correspond à cette ambition puisqu’il s’adresse exclusivement aux célibataires fermement décidés à le rester ! Très vite, elle va faire la connaissance d’Anne, en crise conjugale elle aussi, et de Camille, croqueuse d’hommes assumée, bien décidée à laisser dans chaque port une conquête passagère. Trois mois pour faire le tour du monde et se découvrir ou se retrouver, trois mois de réflexion, de rires et de révélations à partager entre amies. Les escales se succèdent et Marie prend de l’assurance, son escapade se mue en voyage sans retour. Nous devenons rapidement intime avec ce trio et chaque lectrice s’identifiera à l’un de ses membres. Cette croisière qui a parfois des allures de « la croisière s’amuse » a aussi des accents de parcours initiatique. Virginie Grimaldi écrit un roman sans prétention qui fait du bien comme une soirée entre filles avec Goldmann en fond sonore.

Il vous fera passer un excellent moment d’évasion rempli d’émotions et vous donnera peut-être envie de prendre un peu le large.

Disponible à Dubai sur l-e-shop de Culture&Co

N’oubliez pas de vous inscrire à notre Newsletter du jeudi pour recevoir toutes nos actus !


 
       Petites annonces

 
On le sait, les livres permettent de nous évader, de déconnecter de notre routine et même parfois de s’identifier aux personnages d’histoires prenantes ! De plus, toutes les grandes villes cosmopolites sont un terreau favorable à l’introspection identitaire et Dubaï peut-être plus encore que d’autres. Cette fois-ci, la question de l’identité sera donc centrale dans chacun des livres présentés dans notre sélection. Alors, prenez le temps de vous poser et de choisir un bon bouquin.        
 
Mémé dans les orties, A. Valognes
 
 
Paru chez Michel Lafon en 2014 et édité en Livre de Poche en 2016, ce petit roman vous fera passer un bon moment ! 
On pense à L’Elégance du Hérisson de Muriel Barbery, l’intention est la même : gratter la couche supérieure de l’épiderme des personnages pour faire apparaître leur vérité.  Le style est plus léger, les ficelles parfois apparentes mais qu’importe, on s’attache aux habitants de la résidence située au 8 rue Bonaparte. Ferdinand, octogénaire misanthrope qui ne montre d’humanité que pour sa chienne Daisy, va voir son quotidien chamboulé par Juliette, fillette précoce en CM2 et Madeleine, sa séduisante grand-mère. Menacé de maison de retraite par sa fille expatriée (la distance crée parfois des malentendus), Ferdinand est victime de sa mauvaise réputation dans l’immeuble. Entre gestes de désespoir, garde à vue et autres déboires, seules la bienveillance de madame Claudel sa voisine de palier, et l’affection de Juliette et Madeleine lui permettront d’affronter l’hostilité de madame Suarez, concierge de la résidence chargée de le surveiller et prête à tout pour s’en débarrasser. 
Aurélie Valognes nous fait partager les angoisses, les colères mais aussi et surtout les espoirs d’un homme au crépuscule de sa vie avec beaucoup de sensibilité et d’humour.
Un roman au final optimiste et réconfortant sur la nature humaine.
En vente en ligne à Dubai sur l'e-shop de Culture & Co.
 
Dernière publication d’A.Valognes : Minute, Papillon, 2017
 
Petit pays, G. Faye
 
 
Cette année, le prix Goncourt des Lycéens a été décerné à Gaël Faye pour Petit Pays. Les adolescents, comme toujours clairvoyants (on se souvient d’autres choix judicieux : D’après une histoire vraie de Delphine de Vigan en 2015 et Charlotte de David Foenkinos en 2014 *) ne se sont pas trompés en élisant le premier roman de ce jeune auteur-compositeur-interprète franco-rwandais.   
Dans un récit à la première personne du singulier qui, s’il n’est pas autobiographique s’inspire largement de l’enfance de l’auteur, nous suivons le quotidien de Gabriel, un garçonnet d’une dizaine d’années en 1992, dans son paradis, une impasse d’un quartier résidentiel de Bujumbura. La première partie du roman a des accents Pagnolesques, Gabriel et sa bande de copains bigarrée font les quatre cents coups et profitent du temps béni de l’enfance . On sent le parfum des bougainvilliers et des mangues mûres qu’ils maraudent dans le jardin de madame Econopoulos… Mais l’insouciance commence à se fissurer quand les parents se séparent et Gabriel est rattrappé par l’Histoire tragique du cœur de l’Afrique, la guerre civile dans le « petit pays » où il vit, le Burundi et dans le pays voisin, le Rwanda où est retournée sa mère.
Gabriel va prendre conscience brutalement de son identité plurielle et de son métissage. Alors qu’il tente de mettre la violence environnante à distance,c’est sa voisine grecque qui, en lui ouvrant sa bibliothèque, lui permettra de trouver une voie salutaire Gaël Faye met son expérience au service de la diversité, de la compréhension de l’autre.
Lors de la remise du prix, il a confié aux lycéens avoir voulu « rassembler le puzzle de son identité morcelée », il a sans aucun doute atteint d’autres objectifs comme celui de  faire prendre conscience  de l’absurdité des fratricides et du gâchis qu’ils ont engendré en Afrique.
En vente en ligne à Dubai sur l'e-shop de Culture & Co.   
 
*Je ne peux m’empêcher de  compléter cette liste par quelques titres supplémentaires qui sont autant de conseils de lecture avisés :  La Vérité sur l’affaire Harry Quebert de Joël Dicker en 2012, Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants de Mathias Enard en 2010, Le Club des incorrigibles optimistes de Jean-Michel Guenassia en 2009, Le rapport de Brodek de Philippe Claudel en 2007, Magnus de Sylvie Germain en 2005, La mort du roi Tsongor de Laurent Gaudé en 2002, La joueuse de Go de Shan Sa en 2001
 
Les meilleures intentions du monde, G. Malika
 
 
Khalid Al Firas, propriétaire des Arab Malls à Dubai décide d’organiser une tombola qui permettra aux heureux élus d’effectuer une croisière sur le détroit d’Ormuz. Sont tirés au sort, Samana, pakistanaise ; Toni, libanais ; Sharon, américaine mariée à un émirati ; Christophe, français ; Saeed, saoudien. Ils embarquent à bord du Safineh, « un yacht déguisé en bateau de pêcheur » accompagnés de Khalid, d’Anahita, l’égérie iranienne de son groupe et du narrateur, photographe français. Le choix des passagers ne relève pas totalement du hasard, le but étant d’illustrer le mélange ethnique et culturel propre à Dubai. Le narrateur s’emploie à faire le portrait de chacun des passagers et donne ainsi l’occasion à Gabriel Malika, pseudonyme de Olivier Auroy, d’évoquer les destins de personnages venus de différents horizons pour vivre à Dubai. Il explore ainsi leurs modes de vie avec une honnêteté déconcertante, abordant les questions du mariage mixte, de l’homosexualité, de la condition féminine... sans tabous.
Le personnage essentiel n’est cependant pas sur le bateau, il s’agit de la ville de Dubai , théâtre d’une tragédie annoncée dès le deuxième chapitre qui tient le lecteur en haleine jusqu’à l’issue du roman. 
Gabriel Malika connait la ville sur le bout des doigts et nous promène de quartier en quartier faisant vivre sous nos yeux les différentes communautés représentées dans l’Arab cruise. Elle devient alors tous ces personnages, monstre redoutable et séduisant à la fois, riche de toutes les cultures et rongé par tous les vices.
Vous serez emportés dans cette aventure, charmés par les récits de vie qui se succèdent, fascinés par l’inventivité de l’auteur.  
Ce premier roman paru en 2011 est au fond une déclaration d’amour à une ville qu’il a qualifiée par ailleurs de « mosaïque extraordinaire de cultures ». 
En vente en ligne à Dubai sur l'e-shop de Culture & Co.
 
Dernière publication de G Malika : Au Nom d’Alexandre, 2016
 
Un avion sans elle, M.Bussi
 
 
C’est un livre qu’on lit d’une traite, et s’il faut le poser en cours de lecture, il continue d’occuper notre esprit jusqu’au moment où soulagé, on le reprend en main.
Tout commence avec le crash de l’Airbus 5403 en provenance d’Istanbul et à destination de Paris le 23 décembre 1980. Une seule rescapée dans la neige qui couvre alors le mont Terrible au cœur du Jura, une petite fille de quelques mois.
Deux familles s’arrachent le bébé miraculé, deux familles que tout oppose mais qui se retrouvent dans la conviction que Libellule comme l’a surnommée une journaliste est leur petite fille, la chair de leur chair, le sang de leur sang. Le sang ne prouvera rien, l’ADN ne parle pas encore en 1980.
La justice tranche et donne une identité à l’enfant mais la famille adverse n’a de cesse de rétablir ce qu’ils pensent être la vérité et pour ce faire s’offre les services du détective Crédule Grand-Duc. A l’issue de dix-huit ans d’enquête, alors qu’il a décidé d’en finir avec une vie qui se résume à l’échec de la résolution de l’énigme, Crédule Grand-Duc en découvre la clé. Assassiné, il ne pourra aller plus loin tandis que Marc, le frère de Libellule à qui il a confié son précieux cahier de notes entame une course contre la montre pour démêler l’écheveau de leurs vies et sauver celle qu’il aime plus que tout.
Michel Bussi nous surprend de rebondissement en rebondissement et nous emmène là où nous ne pensions pas aller. Il construit un thriller passionnant qui croise le retour sur une course de fond de dix-huit ans et le sprint final qui mène à une révélation tout à fait inattendue.
C’est la question de l’identité qui est posée ici, petite fille élevée dans une famille très modeste mais disposant de la fortune colossale d’une autre famille potentielle, comment va-t-elle orienter son destin ?
En vente en ligne à Dubai sur l'e-shop de Culture & Co.
 
Dernière publication de M Bussi : Le temps est assassin, 2016
 
Les 4 romans sont disponibles à la librairie Francaise Culture & Co .

N’oubliez pas de vous inscrire à notre Newsletter du jeudi pour recevoir toutes nos actus !
 
       Petites annonces

 
 
  1. Les + lus
  2. Les + récents