C'est en feuilletant un magazine de déco de design italien que l'idée a germé de faire un potager.
La première envie était une envie déco, parce que le jardin c'est beau : les cadres en bois, les tuteurs en bambous, les cagettes, les étiquettes calligraphiées et le vert tout simplement...

Le Design au jardin : d'un cadre en bois réalisé chez un menuisier… est donc née une envie incompressible de jardinage à manger !

Puis nous avons découvert que nos enfants génération WI, Nitendo… avaient tout lâchés pour Dame Nature ! Heureux aussi d'entendre le discours écolo des enfants sur la planète…

Ensuite,  vient le bonheur d'attendre, de voir la terre se soulever, la joie des premières pousses, de l'arrosage avec les enfants tous les soirs… puis le temps de la cueillette et de la dégustation !



Le saviez vous ? Il faut parler aux plantes, le potager vous le rend bien et vous verrez, vos enfants aussi. Une idée + confiez leur à chacun une parcelle de terrain précise, ils n'en seront que plus concernés.

Nous avons planté : herbes (menthe, ciboulette, persil, sauge), salades (roquette, épinard, laitue) et radis, tomates, carottes nantaises, aubergines, oignons, sans oublier les fleurs en cuisine...
Faites le tout pousse !
Sauf les fraises (nous allons étudier ce mystère ou attendre plus longtemps)…

Pour un potager d'écolier, faire écrire vos enfants de leur plus jolie plume, sur des étiquettes, les définitions des produits plantés. Il faut ensuite les gainer de couvre livre pour les protéger des arrosages vigoureux. Pour l'origine du mot en latin à vous de voir si vous souhaitez aller jusque là, la traduction en anglais peut-être  intéressante.

L'exposition : soleil du matin et ombre l'après-midi pour se préparer aux grosses chaleurs des mois à venir. Le coin de jardin et le soleil à Dubaï nous offre la possibilité d'un petit potager pour construire les souvenirs les meilleurs. Je me souviens encore des framboises du jardin de mon grand-père en France de ses petits paniers et des mes doigts fruités et terreux.



Le jardin est une gourmandise…
Qui m'aurait dit que c'est à Dubaï que les enfants peuvent renouer avec un petit coin de nature. L'environnement, c'est à chacun de se le fabriquer et de le donner en héritage à ses enfants pour que les valeurs essentielles se transmettent.

Mise en garde :
le jardinier ne doit pas approcher le potager avec ses graines toxiques, le chat peut vous le dire... A propos de chat nous avons couvert notre potager d'un filet de pêche en attendant que le foisonnement végétal ne l'empêche d'y mettre avec ses amis leurs propres engrais.

Menuisier : Satwa - Terreau hollandais : la jardinerie entre al Manara et al Thania street parallèle à al Wasl road - Graines à planter : supermarché Organic, Carrefour et Satwa - Châpeau de paille et filet de pêche boutique de pêcheur près du Village Mall sur la Beach Road à Jumeirah 1 - Les outils de jardin et le barbecue modèle réduit en zinc à poser au sol (le détourner en potager, à trouer en dessous) chez Carrefour - Figuier sur la route de Dragon Mart.


A travers sa dernière exposition intitulée "Between a Rock and a Hard Place", Farzan Sadjadi, peintre iranien, nous révèle le paradoxe du monde dans lequel nous vivons, où la violence et la beauté coexistent.  dubai madame a voulu en savoir plus et est allé rencontrer cet artiste à l’univers obscur qui ne manque pourtant pas d’humour !

 

Quand avez-vous réalisé la première fois que vous étiez un artiste ?
Je ne sais pas réellement si je suis un artiste. Peut-être que j’en suis un mais il faudrait me donner la définition d’un artiste !

Alors quelle est votre définition ?
(après réflexion) Peut-être que j’en suis un alors !

Vous avez fait des études d’art à Téhéran. Pourquoi ce choix ?
Je passais tout mon temps à peindre donc étudier l’art était pour moi la meilleure option. J’avais envie d’essayer.

Quels artistes vous ont inspiré et comment ?
Je suis inspiré par une multitude d’artistes. Chacun d’entre eux m’influence d’une manière singulière, notamment par leur façon de se focaliser sur leur œuvre.

Vos œuvres expriment toutes quelque chose de « sombre ». Pourquoi ce choix ?
Je ne sais pas réellement comment l’expliquer. Je suis plus à l’aise avec les couleurs sombres sans doute parce que je m’intéresse beaucoup au travail de Francisco Goya.

Vous traitez de sujets contemporains. D’où viennent ces sujets ? Où trouvez-vous l’inspiration ?
Je vis isolé à 60 km de Téhéran, dans la banlieue d’une petite ville. Je vis loin de mes amis et de ma famille et je n’ai ni télévision ni radio. Par conséquent, chaque petite chose qui arrive, qui pourrait paraitre insignifiante, a une grande influence sur mon œuvre. Les petites choses  pour moi sont vraiment les plus intéressantes.

Comment travaillez-vous ? Quelles techniques utilisez-vous ?
Le point de départ est une toile blanche mais je ne travaille jamais de la même façon. Parfois, je commence par dessiner et ensuite je travaille la texture en utilisant de la peinture à l’huile industrielle. Pour certaines œuvres, je travaille directement à la peinture en débutant par des couches transparentes et au fur à et à mesure je construis le tableau. Je change ma façon de faire selon mon humeur et mes envies.

Plusieurs expositions vous sont consacrées en Iran de 1997 à 1999. Mais entre 1999 et votre première exposition à Dubaï en 2008, vous n’avez plus exposé. Pourquoi ce no man’s land ? Qu’avez-vous fait pendant cette longue période ?

Pendant 10 ans, j’ai continué à peindre mais je ne me trouvais pas assez au point pour exposer. J’étais trop timide pour faire découvrir mon travail au public. Je me suis donc concentré sur mon œuvre.

C’est votre troisième exposition à Dubaï. Pensez-vous que vos œuvres ont un impact différent dans cette ville plutôt qu’en Iran ?
Je n’ai pas exposé en Iran depuis 10 ans. Je ne sais donc pas comment seraient accueillies mes œuvres. Ce que j’apprécie à Dubaï c’est le fait de pouvoir confronter mon travail à un public très cosmopolite, avec des cultures vraiment très différentes. C’est aussi  l’opportunité de me faire connaitre.

"Between a Rock and a Hard Place"
Lieu : Galerie CARBON 12 DUBAI
A1 QUOZ 1, STREET 8, ALSERKAL AVENUE, WAREHOUSE D37
Vernissage Lundi 18 Janvier 2010
Dates : Du 18 Janvier au 20 Février 2010
Tel : 050 464 43 92
Email :

Pour sa première exposition solo au Moyen-Orient, le peintre norvégien Tor-Magnus Lundeby a choisi la galerie Carbon 12, située dans Al Serkal Avenue, petit dédale de rues d’Al Quoz en passe de devenir le lieu branchissime de l’art contemporain à Dubai.

 

 

Violet, turquoise, magenta, vert, cobalt. Dans le décor dépouillé et lumineux de Carbon 12, surgissent des toiles aux couleurs éclatantes. Eclaboussures bigarrées et féeriques pour peindre les villes de l’avenir, pour proposer un nouvel urbanisme à une Terre qui se détruit, inexorablement.

« La Nature se meurt, mais j’ai confiance en l’être humain, explique l’artiste. Notre avancée technologique est si importante que nous avons les moyens de la recréer, de trouver des alternatives. L’anarchie doit dominer l’architecture du futur. Mais attention, pas l’anarchie destructrice au sens punk. Une anarchie positive qui permet de reconstruire.»

De fait, malgré les formes futuristes et bariolées, plus proches de nénuphars ou de méduses psychédéliques que de traditionnels plans d’urbanisme, l’ensemble invite à la sérénité et à l’espoir.

« Bien sûr qu’il ya de l’espoir ! Il faut en finir avec le règne du gris, du minimalisme et recréer la nature à travers les couleurs et la matière naturelle. Je ne me pose pas en donneur de leçons, je propose des paysages pour l’avenir, l’ère post-Nature en quelque sorte. »

L’avenir selon Tor-Magnus Lundeby est donc joyeux, apaisant et plus proche de la nature. Pourvu qu’il ait raison !

Charmant et d’une grande sensibilité, l’artiste s’est plié avec gentillesse à mon jeu de questions: Portrait chinois d’un peintre norvégien vivant en Finlande.

Si vous étiez…

Une couleur : « Deux couleurs plutôt. D’abord, le vert tendre, la couleur du printemps, du commencement. Ce vert des jeunes pousses avant qu’elles ne grandissent et qu’elles ne meurent en orange et en jaune. Vous retrouvez beaucoup cette couleur dans mon travail. La deuxième couleur serait le turquoise. Une couleur absente des paysages nordiques. Notre bleu est plus dur, plus sombre. J’aime le turquoise du Pacifique, de ces pays encore préservés. »

Une peinture : « Toute l’œuvre de l’Ecossais Richard Wright. Travaillant essentiellement la peinture et les feuilles d’or à même les murs des galeries où il expose, ses tableaux survivent seulement le temps d’une exposition. A moins qu’on ne lui passe une commande, son travail disparait. Il y a quelque chose de très intense dans le côté éphémère de ses œuvres. Placées souvent à des endroits inattendus dans la galerie, ces peintures sont un ensemble de motifs complexes inspirés de sources aussi variées que la peinture médiévale, le graphisme ou la typographie.»
Une sculpture : « Une de mes propres tours, qui sont là d’ailleurs, au milieu des toiles. Je fais en sorte à chaque fois qu’elles ne soient pas parfaites. J’imagine que c’est ma façon de communiquer avec les autres : les rendre plus accessibles pour initier le dialogue, pour les rendre plus sympathiques presque.»

Un parfum : «  Calvin Klein. N’importe lequel. Tous.»

Une ville : « Une ville ayant un accès direct sur la mer ou  l’océan. Pas simplement un lac, une rivière, j’ai besoin qu’il y ait un port, une vraie ouverture vers l’extérieur.»

Un architecte : « Plusieurs. Ceux à l’origine des 300 îles artificielles du projet The World à Dubai. Artistes qui jouent avec les formes des côtes. Artistes qui crée le paysage même : The World ajoute plus de 200 kilomètres de côtes à Dubai, qui n’en compte que 67. Et puis, d’un point de vue personnel, le projet me rappelle un de mes tableaux, prémonitoire j’imagine. Réalisé aux feutres en 1998, il s’appelle Monstropolis, c’est un patchwork multicolore où chaque forme représente un pays.»
Une saison : « L’automne, sans hésiter, même si je suis très sensible aux couleurs du printemps. L’automne, si émouvant.»

Une chanson : « Les chansons du duo français Air, celles de leur premier album Moon Safari et celles du dernier Love 2. Love 2 marque un retour aux sources, à la formule musicale de leurs débuts: un mélange d'ambiances aériennes avec influences des sixties et de l'afro-beat. »

Un mot : « Un mot pour décrire ce moment si précieux où, après une quête, après avoir cherché quelque chose, on trouve, on obtient une réponse. Ce moment où le résultat est là. J’imagine que le mot idéal serait « Yes ! ». Tout simplement.»

GALERIE CARBON 12                  
Al Serkal Avenue, Warehouse D37  AL QUOZ        
Ouvert du samedi au jeudi de 12h à 19h
050 464 43 92                                                           
www.carbon12dubai.com

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