Qu’il soit subi ou choisi un retour d’expat est toujours délicat. Et comme pour « l’aller », le « retour » nécessitera quelques adaptations… notamment en ce qui concerne nos rejetons ! Je vous la fais à la Mappy : Point de départ Dubai / Lieu d’arrivée : Paris ! Sujets d’observation : une fille et un garçon, âgés respectivement de 7 et 4 ans au moment de la « réintégration » ! Ce qui suit est donc un billet à l’intention de nos petits chatons !
 
La diminution de la taille de ta chambre… tu accepteras ! 
Non, l’espace dans lequel se trouve ton armoire et ton lit n’est pas le cagibi attenant à ta bedroom/salle de bain/dressing mais bien ton nouvel espace de vie -:)
Vois le côté positif : tu mettras moins de temps à ranger tes jouets… puisqu’il te suffira de tendre le bras pour tous les attraper !
 
De ta super nanny… le deuil tu feras ! 
Oublie cette wonder woman qui cédait au moindre de tes caprices… et adapte-toi au turnover… des baby-sitters peu nombreuses en lice ! Déjà heureux tu t’estimeras, qu’elle daigne te caser entre ses cours et ses heures de zumba !
 
Le school bus… tu abandonneras ! 
Finies les plus ou moins longues ballades sous le soleil de plomb et l’estomac pour certains au fond des talons… Gros bénef pour toi à la clef : un peu plus de sommeil et de marche à pied !
 
L’uniforme… tu quitteras ! 
Exit le petit bout de tissu que tu enfilais sans même y penser… maintenant à toi l’énervement face aux 10 couches à entasser ! (Je ne parle même pas des heures à disserter du bien fondé d’enfiler une robe avec des nus pieds en plein mois de janvier !) Choisir, c’est renoncer… autant intégrer ce concept d’entrée : en évitant le bras de fer sur le choix des habits, tu passeras plus de temps devant Gulli !
 
Le concept de l’anniversaire… tu revisiteras ! 
Même pas en rêve toute la classe… tu inviteras ! T’es pas bête, c’est mathématique, ce serait juste suicidaire de faire entrer 30 gamins surexcités dans un salon d’à peine 20 mètres carrés ! Pour le bien-être psychologique de ta mère, tu iras fissa trier tes copains sur le volet… histoire de retrouver le sens premier de la convivialité ! Forget les beach party/spa Hello Kitty/paint ball et compagnie, tu te recentreras sur la vraie jovialité autour d’une balle et trois gobelets !
 
Le deuil de la plage et de la piscine en bas de chez toi… tu feras ! 
D’un monde quasi-aquatique à celui principalement béton(ique) tu passeras ! Don’t worry, tu y arriveras ! Tu es déjà passé du liquide amniotique… à l’air de notre couche atmosphérique, donc nul doute qu’une seconde fois… tu y parviendras. ?
 
Les vraies montagnes… tu découvriras ! 
Ce n’est pas parce que tu as appris à skier à MOE, que tu vas faire du ski dans le centre commercial en bas de chez toi ! Si tu as de la chance, l’hiver prochain au pied des pistes tu iras… et tu ne te plaindras pas quand mort de froid, tu auras peur qu’on ampute tes 10 doigts ! Car oui tu découvriras qu’une séance de ski ne se finit logiquement pas... en maillot et en tongs sur la beach d’à côté de chez toi ! ?
 
De la comparaison… tu n’useras ! 
Oui ta mère est ton modèle et on te comprend (cette femme mature, censée, si équilibrée… ce petit être si mignon qui est là pour toi dans toutes les situations) Mais pour une fois tu ne la copieras pas lorsqu’à la moindre frustration elle se roulera par terre en s’égosillant : « C’était mieux à Dubai ! C’était plus cool avant !!! » Non, tu feras preuve de modération… même si ce n’est pas dans ton ADN maison !
 
La nostalgie… tu rejetteras ! 
C’est vrai, tu as passé plusieurs années avec ces enfants devenus tes amis pensant que ce serait pour la vie ! Mais même si aujourd’hui, ceux qui sont soudés depuis la crèche, te regardent débouler dans leur classe comme une Nabilla à l’Académie française… ceux-là aussi, un jour voudront qu’à côté d’eux, tu mettes ta chaise !
 
Enfin de l’instant présent… tu profiteras ! 
Car très vite il te faudra peut-être de nouveau remettre ta Nintendo dans un carton ! Dis-toi bien qu’il n’y a pas de plus cadeaux… que de multiplier les expériences pour te permettre de poser sur le monde, un regard plus beau !

 

Sophie, comédienne, continue de nous faire rire depuis Paris au travers de billets d’humeurs humoristiques les péripéties d’une famille d’ex-expat à Dubaï, retrouvez les sur son blog : www.journalexpat.com

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Ce titre est volontairement emprunté à l’ouvrage de Selma Fraiberg, pionnière américaine, qui par ses travaux dans les années 80, a révolutionné le champ de la psychologie de l’enfant. Celle-ci a introduit une notion très reconnue actuellement dans le monde de la pédopsychiatrie qui est celle des projections parentales. Souvent l’enfant qui présente un symptôme, qualifié alors « d’enfant difficile », peut-être le porteur de problématiques familiales inconscientes non résolues. Son symptôme vient faire écho à des conflits familiaux précédant sa naissance. 
 

Dans un premier temps, j’introduirai le concept des projections familiales et leurs implications ; pour ensuite me pencher sur l’expatriation, moment fragile qui peut être propice à la reviviscence de certaines problématiques ; et enfin vous en dire plus sur la consultation thérapeutique avec l’enfant et sa famille. 
 
La naissance : un moment magique et chargé d’histoire
 
La naissance d’un enfant est toujours source d’une forte mobilisation. La cellule familiale accueille en son sein un nouveau petit être et va dès lors s’en trouver bouleversée.
L’enfant commence à exister dans le psychisme de la mère, mais aussi du père, dès l’annonce de la grossesse. Il mobilise inconsciemment et avec intensité le psychisme des parents et le rapport avec leur propre enfance. Les problématiques du post-partum ou baby blues sont d’ailleurs souvent le signe de relations conflictuelles antérieures de la mère avec sa famille initiale : celles-ci viennent se rejouer, quand à son tour elle devient mère, et prend la place de parent.
 
Les fées autour du berceau...
 
Pendant la grossesse, une représentation psychique de l’enfant se créer chez les parents, on se représente mentalement ce petit être à qui on va tout donner… Mais qu’est-ce que ce tout ? 
Il y a les fantasmes conscients, « j’aimerais qu’il ait ceci ou cela », ou « qu’il soit comme ceci ou comme cela », « qu’il fasse ceci plus tard ».  Mais planent aussi autour du futur berceau, les fantômes du passé… Il s’agit de l’histoire familiale des deux parents, de leurs ancêtres. En effet, nous sommes tous issus d’un couple parental, d’un autre qui l’a précédé et ainsi de suite. Cette histoire familiale se trouve dans certains aspects, bien logée au fond de notre inconscient, et n’attend souvent que l’arrivée du nouveau venu pour pouvoir ressurgir. 
 
Les fées qui se penchent sur le berceau à la naissance ne sont pas toute bienfaisantes et il est alors possible que certains scénarios douloureux du passé, n’attendent que ce moment chéri pour refaire surface. On appelle cela en psychologie, les scénarios narcissiques de la parentalité.
 
L’enfant, les parents et leurs ancêtres 
 
Tout dépend alors de la relation du parent avec sa propre histoire familiale. La psychopathologie de l’enfant ne peut-être exempte de l’empreinte de celle-ci. Nous voulons tous être les meilleurs parents possibles. Mais il est important de comprendre, que lorsque l’enfant va mal, il est souvent porteur de la dynamique d’un système : le groupe familial.  
 
L’enfant dès sa naissance est le dépositaire de projections. Le terme de projection s’entend dans le sens de déposer chez autrui des parts de son propre psychisme. 
Certaines sont directement issues des bonnes relations et s’avèrent constructrices pour l’enfant, d’autres peuvent se révéler plus conflictuelles. Elles risquent alors d’interférer avec le développement d’un enfant en croissance et de sa personnalité. Ce qui peut constituer le nid de certaines pathologies. 
 
Lorsque l’histoire se rejoue…
 
En effet, des parents ayant eu des relations conflictuelles avec leurs propres parents, qui ont eu sans doute eux-mêmes des problèmes avec les leurs, peuvent inconsciemment rejouer un scénario impossible qui se nourrit d’une frustration ancienne et très souvent inconsciente. Et c’est à la naissance de l’enfant que viennent ressusciter d’anciennes problématiques non résolues avec nos propres parents. Le passé vient alors nous hanter en se réactualisant dans le présent. Pour reprendre la formule de Freud, « l’ombre des parents est tombée sur le moi ».
 
Il se peut qu’une mère ayant été élevée par mère absente psychiquement, parce-que préoccupée par ses propres problèmes ou par des relations conflictuelles dans le couple, ait gardé un souvenir ambivalent de sa relation avec celle-ci. Il en est de même d’un père ayant grandi par exemple dans l’ombre d’un père très autoritaire et peu affectueux. Chaque histoire est différente et unique. Cela ne veut pas automatiquement dire que ces scénarios vont se rejouer dans la relation avec l’enfant mais une porte s’est ouverte. Ceci est inconscient et dès lors déguisé.
 
Un exemple typique est celui de familles traumatisées par des guerres, des génocides où  tout autre traumatisme individuel, et dans l’inconscient se dépose alors une charge mortifère. Celle-ci peut prendre différentes formes, comme une préoccupation excessive quant à la sécurité de l’enfant, source d’anxiété, voire des phobies. Certains parents refuseront catégoriquement de parler du passé, créant alors un déni familial. Ce déni amputera alors l’enfant de la connaissance de ses origines avec le risque d’ouvrir la voie à toutes sortes de pathologies.
 
L’enfant et l’expatriation
 
Avant d’introduire l’évaluation psychologique de l’enfant, j’aimerais évoquer un sujet qui nous concerne présentement : celui de la famille en expatriation.
 
Il est évident que l’expatriation peut accentuer les éventuelles problématiques évoquées plus haut. Les parents coupés de leurs propres familles peuvent dès lors faire face à un isolement susceptible de réactiver d’anciens conflits, surtout si on s’expatrie en étant enceinte ou avec des enfants en bas âge.
L’expérience de l’expatriation, bien que réelle source d’enrichissement, peut dans un premier temps être vécue comme bouleversante pour les parents et l’enfant en manque de repères. 
C’est le couple, la famille entière qui vit ce bouleversement et certains le vivent mieux que d’autres. Quoiqu’il en soit, l’enfant, aura besoin d’être accompagné, sécurisé dans la traversée de ce choc culturel.  
 
Face à ce nouvel environnement, il peut développer, même temporairement toutes sortes de symptômes : anxiété, crainte, tristesse, agitation, colère, agressivité, repli sur soi ce qui peut fortement mobiliser le psychisme des parents et permettent l’éclosion d’anciens scénarios. Ceci est en lien avec le fait, que l’expatriation engendre souvent un moment de régression pour la famille en manque de repères.
 
Si l’un des parents se déprime face à ce changement,  il est dès lors possible que se rejoue dans sa relation à ses enfants des scénarios d’abandon, de tristesse, d’isolement qui pourront prendre différentes formes, comme par exemple un attachement excessif qui pourra étouffer l’enfant. Ceci n’est évidement qu’un exemple parmi d’autres.
C’est pourquoi une expatriation doit bien se préparer sur le plan psychologique pour le bien être de tous. Il faut être au clair avec les difficultés psychologiques auxquelles on peut être confrontés à l’aube d’un tel changement.  
 
Les consultations thérapeutiques avec la famille
 
Au regard de ce qui vient d’être dit, je pense qu’il est primordial que les parents s’incluent dans la consultation psychologique avec l’enfant. Ce sont les mieux placés pour pouvoir renseigner le psychologue sur le symptôme que présente l’enfant, et pour aider à cerner la problématique au plus près de sa réalité.  L’école peut aussi s’avérer une source précieuse d’informations car il est possible que le symptôme s’exprime uniquement dans ce cadre là.
 
Il est parfois dommage de voir certains parents, venir en consultation d’eux-mêmes ou soient envoyés par l’école, en présentant leur enfant comme seul porteur du symptôme, comme si celui-ci n’avait pas d’histoire familiale. Aucun parent ne doit se sentir coupable de sa propre histoire, ni d’avoir pu sans aucune intentionnalité, faire surgir à la surface dans son propre rôle de parent, des conflits non résolus liés à son enfance.
 
Les consultations thérapeutiques familiales revitalisent le lien familial, permettent de dénouer les conflits inconscients et d’ouvrir de nouvelles perspectives plus riches de sens, dont tout le cercle familial bénéficiera. L’enfant sera aussi vu seul et révèlera le plus souvent ses problématiques inconscientes par le jeu et le dessin dans l’échange avec le thérapeute.  
 
Parfois, le seul entretien clinique avec l’enfant ne suffira pas, et il faudra alors recourir aux tests. Ceux-ci permettront de révéler au mieux quelles sont les aptitudes que l’enfant maîtrise mais aussi où se situent ses difficultés. L’intelligence n’étant pas considérée comme un tout mais comme la somme de différentes aptitudes. De ce fait, il se peut tout à fait, que l’enfant excelle dans un domaine et soit moins bon dans un autre. 
Cependant, il est fréquent que des consultations thérapeutiques en alternance parents-enfant suffisent à améliorer rapidement la situation.

L’éclairage des problématiques inconscientes, souvent à la base du problème, est alors au cœur du processus thérapeutique. Une fois qu’elles deviennent conscientes, d’autres stratégies peuvent être élaborées avec le thérapeute. Les fantômes dissimulés dans la chambre d’enfants disparaissent alors progressivement et cèdent  la place à une harmonie retrouvée !

Vanessa B. The French clinic

Vanessa Bokanowski, psychologue, 
excerce au sein de la clinique The French Clinic (Dubai Healthcare city)
Contact : 04 429 8450 ou 056 948 7372
 

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Dans nos sociétés, le couple apparaît comme une évidence.  Il est une tradition culturelle et religieuse, voire biologique, un facteur d’intégration et d’adhésion à un conformisme social, gage absolu de la perpétuation de l’espèce humaine.  
Cependant, le couple est traversé de crises au sein desquelles, il doit souvent se redéfinir pour pouvoir subsister : crise économique, éducation des enfants, perte d’un emploi, expatriation, etc.
 
En effet, l’expatriation est un facteur qui peut mettre le couple à rude épreuve et accentuer tous ces facteurs. Elle force le couple à se redéfinir, ce qui peut engendrer pour certains une crise profonde… 
En essayant de comprendre les différentes étapes de la vie d’un couple, je vous propose d’aborder des solutions concrètes pour vivre sereinement les épisodes de turbulences.
 
Les débuts et l’effet lune de miel !
 
En réalité, pour beaucoup d’entre nous, le couple est loin d’être une évidence. Même s’il est porteur de rêve, de sécurité, et d’amour éternel…
Bien souvent au début d’une relation, un sentiment de complétude nous envahit. C’est la certitude de ne plus jamais être seul, de traverser la vie à deux : échanges, promesse de bonheur.
 
Notre désir inconscient de fusion, né de l’inévitable séparation d’avec notre mère qui veillait à la satisfaction de tous nos besoins, se manifeste avec force. Nous cherchons alors un « autre », capable de les satisfaire, dans une forme de recherche de ces moments perdus. Les premières années de la vie d’un couple se déroulent donc souvent dans la certitude que tous nos désirs seront à nouveau satisfaits. 
C’est l’effet, « lune de miel », né des échanges nouveaux avec l’être aimé. Tout nous semble merveilleux et nous sommes portés par ce couple, investis de la promesse d’être heureux pour toujours.
 
Le couple et l’inconscient…
 
Au début, c’est souvent la rencontre de deux inconscients, chacun chargé de son histoire personnelle, c’est le moment des échanges passionnés.
La rencontre de deux inconscients… Là se trouve, peut-être, le piège, car on ne choisit jamais son alter ego par hasard, mais bien souvent en fonction de son histoire personnelle. Nous portons en nous un autre couple, celui de nos parents, et la plupart du temps, notre choix se forme en accord ou en désaccord avec ce que nous avons vécu au sein de celui-ci. 
 
Le couple a une fonction réparatrice que nous ne devons pas ignorer. Et cet « effet lune de miel » qui soude les prémices du couple, apporte souvent l’assurance trompeuse que tous nos désirs, frustrations, sentiments d’incompréhensions, blessures d’enfance, seront enfin colmatés à jamais par cette réunion improbable ! Forts de cette nouvelle assurance, nous nous sentons capables de tout ! Plus rien de nous fait peur ! 
 
Cependant, ce sentiment de toute puissance initial du couple, ne peut empêcher l’inévitable : la douloureuse rencontre avec l’épreuve de réalité, qui signera, une fois surmontée, l’assurance de la longévité du couple.
 
Les zones de turbulences : rupture, divorce et trahison ?
 
Sortis de cette phase de lune de miel, où l’inconscient cède peu à peu la place au conscient, nos yeux sont à présent grands ouverts. Nous nous heurtons alors à la véritable rencontre psychique avec cet « autre » qui tout à coup nous apparaît au grand jour, si différent de nous. Surgit enfin l’épreuve de réalité, et peut-être la véritable rencontre ave son conjoint. Chacun, sorti de son émerveillement, porté par l’alchimie des débuts, se retrouve face à sa solitude et ses lacunes. 
 
Non, cet autre si différent n’a pas de pouvoirs surnaturels, comme dans les contes de fée de notre enfance et ne pourra jamais combler notre vide, nous sauver.  
Ce sentiment de vide, qui signe l’incomplétude de la condition humaine, est propre à chacun et c’est à nous et à nous seuls de pouvoir en faire quelque chose.  Nous sommes seuls responsables de notre propre épanouissement, même si évidemment le couple y contribue.
 
Trop de gens font cette erreur et la multiplication des désillusions et des divorces en ait la meilleure preuve. Ils ne supportent pas la chute douloureuse, fruit de la dissipation de « l’effet de lune de miel ».  Sortis de cette phase symbiotique initiale, où l’autre n’est plus tout, certains choisissent alors la séparation ou la trahison. 
 
Cependant, il est dès lors très probable que ces êtres « inconscients », drogués à l’effet lune de miel, risquent de passer de désillusions en désillusions et de séparations en séparations à la recherche d’une impossible symbiose. 
 
Le couple et la réalité
 
Et pourtant, nombre d’unions ont résisté à l’épreuve de réalité, nécessaire et salvatrice. La rencontre avec l’autre, différent de nous, est inévitable et la magie des premiers instants doit laisser peu à peu, place à la réalité. 
 
Dans chaque choix de vie, il y a une partie inconsciente, et une partie consciente qui est elle en réelle adéquation avec nos besoins. Plus le degré d’épanouissement a été faible au sein de notre propre cellule familiale, et plus la construction de notre identité a été difficile et chancelante, plus il est probable que notre inconscient ait prit les rênes de notre choix et inversement. 
La confrontation à la réalité, malgré l’inévitable deuil qu’elle porte en elle, est une étape nécessaire qui, si elle est dépassée, installera le couple dans la durée. 
 
Nous commençons doucement à désinvestir un peu le « tout à deux » pour retourner vaquer à nos occupations, à ce qui constitue notre moi profond. Investissement dans le travail, nos loisirs, les petites choses qui nous font plaisir à nous. 
Parallèlement, nous apprenons à mieux connaître l’autre, dans sa différence qui le fait si particulier, ses défauts qui apparaissent au grand jour et que nous avions diminués, mais aussi ses qualités ! Finalement le prince charmant n’est pas si charmant mais il est tout de même pas mal ! 
 
A cela s’ajoute l’apprivoisement de ce lieu commun, l’espace du couple et de toutes ces choses que nous aimons faire à deux. On peut passer de « je » à nous avec une assez grande souplesse et installons progressivement cet équilibre : 1+1=3.  Il y a le « je » et ce que j’aime faire, « l’autre », différent de nous et « l’espace couple ». L’espace couple c’est le week-end ; les soirées romantiques avec son conjoint et avec les amis ; s’occuper des enfants ; les vacances, et toutes ces petites choses que nous aimons particulièrement faire à deux ou en famille
 
L’identité d’un couple se construit dans l’union et la différence. Le ciment de cette relation est l’élaboration de projets à deux, le partage de projets communs et d’une vision plus ou moins commune de l’avenir et de la vie. 
 
Qu’en est-il du couple en expatriation ?
 
L’expatriation à Dubai est souvent, comme je l’ai déjà évoqué dans un article précédent (lire l'article Expatriation à Dubai : entre construction et déconstruction), un processus qui peut mettre le couple à rude épreuve. On pourrait dire que le couple, sorti de son quotidien, de ses habitudes et loin de ses proches, se retrouve confronté, à une seconde épreuve de réalité. Lui incombe alors la tâche de se redéfinir, dans un nouvel environnement où tout est à reconstruire. 
 
On se sent très souvent insécurisé loin de chez soi et cela peut créer pour certains un vacillement identitaire.  Les attitudes régressives sont nombreuses et la tentation de considérer l’autre comme un refuge au mépris du changement est importante.  Le couple doit s’approprier un nouveau projet commun, et recréer une forme de cocon de sécurité au sein duquel il pourra s’épanouir. 
 
Ceci peut s’avérer parfois un choix salutaire, un nouveau départ, mais quoi qu’il en soit, il faut s’adapter. Ceci implique un bouleversement, une mobilisation des ressources au sein d’un inconnu à s’approprier. 
Les rôles sont parfois à redéfinir, car chaque membre du couple vit une réalité différente. Souvent, l’un des conjoints vient pour une mission, un travail avec à la clé une promotion professionnelle alors que l’autre le vit plus comme un renoncement car il a dû quitté son emploi et faire le choix de rester à la maison pour s’occuper des enfants.
 
Ces enjeux différents peuvent-être vécus comme un éloignement forcé et mettre le couple à mal. Tout est à refaire et chacun doit s’adapter, mobiliser ses ressources afin de retrouver un équilibre qui lui est propre, pour permettre au couple de s’épanouir. 
 
La thérapie de couple
 
Dans tous ces enjeux, le couple peut se perdre, il est possible alors qu’il vive une véritable crise identitaire et ne parvienne plus à fonctionner au sein d’un équilibre commun. La thérapie de couple constitue alors un soutien précieux car elle l’aide à revisiter son histoire et sa « préhistoire ». On essaie de comprendre alors ce qui n’a pu être élaboré et qui revient sous la forme de symptômes : crise impossible, mal à revisiter son histoire, envie de se séparer.  
 
La communication devient alors impossible et l’incompréhension demeure. La vie de couple est faite, comme celle de l’individu d’ailleurs, de paliers et de crises au combien nécessaires, permettant au couple de se réajuster tout au long de sa vie. 
 
Cependant, le fonctionnement pathologique peut se cristalliser au sein d’une étape que le couple n’arrive pas à dépasser ce qui peut mener à sa perte. Une thérapie de couple prend alors tout son sens. Le couple pourra au sein d’un environnement consacré à lui seul et avec l’aide du thérapeute, revisiter son histoire et comprendre par son élaboration, pourquoi il se retrouve tout à coup face à une équation devenue impossible à résoudre.
 

Pour conclure, je dirais qu’il n’y a pas un seul modèle de couple, chaque couple est différent, de par le rapprochement des deux identités qui le constitue. 
Si l’espace commun se construit au sein d’un consensus qui respecte l’identité et l’épanouissement de chacun et se base sur l’échange, alors il est possible que celui-ci perdure autant dans ses crises que dans ses rapprochements. 
Il est certain que si au sein du couple, la colère et l’incompréhension persistent, il est préférable d’aller consulter. Afin de permettre à l’adage chéri de notre enfance, « et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants » de reprendre son sens ou au contraire d’ouvrir aussi la voie à une séparation...

Vanessa B. The French clinic

Vanessa Bokanowski, psychologue, 
excerce au sein de la clinique The French Clinic (Dubai Healthcare city)
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« L’expérience de la solitude est bénéfique et structurante. Elle favorise la découverte de soi, permet de faire émerger ses envies, ses aspirations, permet la création artistique, ou tout simplement de se ressourcer et de se détendre. » selon Macqueron. Bien que nous adorions tous faire des généralités, je pense qu’il faut se rendre à l’évidence qu’il n’existe pas un seul rapport aux réseaux sociaux mais des rapports aux réseaux sociaux. 
 
L’appétence aux réseaux sociaux exacerbée en expatriation
 
En arrivant à Dubai, j’ai cependant trouvé l’appétence aux réseaux sociaux très prononcée. Selon les statistiques, 56% des gens utilisent les réseaux sociaux tous les jours de manière très active en y passant en moyenne 3h40 contre 1h20 par jour en France*. Je pense qu’il faut garder en tête que l’expatriation joue un rôle dans ce phénomène bien que la population locale soit aussi très largement consommatrice. Facebook est en tête, suivie par Twitter et Instagram et bien sûr les applications de messagerie instantanées comme WhatsApp.  Il y a de quoi s’interroger…
 
La société a produit un réseau technologique de connexions qui répond à une demande certaine. Le besoin de se connecter est profondément humain. Nous exposons, tous interconnectés par cette petite zone sous la toile, une forme très idéalisée de nous et de notre vie. Il est évident que personne ne va poster un selfie au moment de se brosser les dents le matin avec les cheveux en pétard ! 
 
Non ! C’est la version idéalisée de nous que nous voulons montrer, forme de faux-self où nous gommons les parties que nous ne voulons pas voir et que les autres ne veulent pas voir non plus ! Face à toutes les atrocités qui se passent dans le monde : ne cherchons-nous pas à contrer cet effet par la création collective d’un petit monde virtuel, de perfection ressemblant sans doute à s’y méprendre au « Meilleur des mondes » d’Aldous Huxley ?
 
Les réseaux sociaux, une entrave à notre solitude nécessaire pour créer et donner du sens
 
Mais cet effet n’entrave t’il pas notre capacité à rester seuls et donc à se livrer à des activités plus porteuses de sens ?
 
Il n’est plus possible de rentrer dans un café ou un restaurant sans voir des personnes fascinées par leur tablette, portable, ordinateur. Les smartphones ont définitivement éliminé les moments de transition, ceux où l’on se réjouit d’attendre l’ami que l’on n’a pas vu depuis longtemps ; où l’on se pose sur un banc pour regarder la foule en réfléchissant à sa vie, à ses rêves…
Nous n’attendons plus rien, n’y personne d’ailleurs, rivés sur notre portable, fascinés par la vie d’autrui et par la nôtre, celle que nous projetons bien sûr !

La fascination pour le virtuel a remplacé le livre, tout comme la téléréalité a remplacé les films ou débats télévisés : médias qui avaient pourtant la capacité de nous faire réfléchir ou de nous emmener vers de lointaines contrées, à la recherche du temps perdu… Non, nous préférons maintenant savoir comment se passent les vacances d’untel à Katmandou ou les photos de l’ouverture du dernier restaurant à la mode.
 
C’est l’instantanéité, la gratification immédiate. Nous sommes tous drogués à ce contact virtuel qui finalement nous donne l’illusion de ne plus jamais être seuls. 
 
Ce rapport au virtuel a profondément transformé les rapports humains, on ne se téléphone plus, on se WhatsApp, du coup même en étant hyper-connectés, on peut aussi se sentir parfois très seul. 
Il est également amusant de constater comment les réseaux sociaux ont aussi profondément transformé les rapports amoureux. On ne se rencontre plus vraiment, on se Meetic, on se Tinder, on se Facebook… La magie de la rencontre est alors remplacée, par l’image de l’autre et encore une fois sous sa version la plus idéalisée qui sera donnée à travers les premiers échanges écrits pour ne pas dire les premiers… chats !
 
La place de l’autre parfait et idéalisé pourra très vite s’effacer dès le mirage de la première rencontre… Et quand on se quitte, et bien ? On ne se quitte plus, on s’efface, de Facebook, de Tinder, de WhatsApp, on cherche à éradiquer l’autre de ses pensées, en l’éradiquant virtuellement. Alors mirage ou réalité ?
 
Que dit de nous notre capacité ou incapacité à être seul ?
 
La capacité à être seul est une notion psychologique définit par le psychanalyste britannique Donald W. Winnicott (1896-1971). C’est la capacité que le bébé acquiert progressivement en présence de la mère et signe le déclin de la phase symbiotique. Il peut à présent faire quelque chose, seul à ses côtés. Cela le prépare à l’autonomie car plus il grandira, moins sa mère sera en permanence disponible.
Il semblerait que la société actuelle nous bombarde sans arrêt d’informations, de publicités, du « toujours plus » qui lentement a détruit cette autonomie des temps anciens… 
Les réseaux sociaux semblent faire revivre l’illusion de cette mère, à jamais symbiotique, sans laquelle nous nous sentions perdus. 

Il faut cependant ajouter que tout le monde n’a pas ce même rapport au virtuel. Pour certains, cela semble d’ailleurs bien plus problématique que pour d’autres.
 
Et c’est là que nous pouvons évoquer la pathologie addictive et son cortège de symptômes, dont l’addiction au virtuel ne peut plus être ignorée. 
Je parle de ceux dont la relation à leurs parents a été compliquée, dont l’enfance n’a pas toujours été un refuge et qui ne souffrent pas par moment de solitude comme tout le monde, mais d’une intolérance à la solitude signant l’incapacité d’être seul.
 
Je parle de ces individus fascinés, comme hypnotisés par leur téléphone, tablette, ordinateur, voyant dans le virtuel la réponse absolue aux questions qui ne peuvent pas résoudre dans le réel. 
 
Comment limiter les risques ? Quelle attitude adopter ?
 
À ce moment là : chercher l’aide d’un psychologue est alors judicieux, car la relation thérapeutique permet de récréer un environnement favorable à un retour sur soi par l’écoute et la présence bienveillante du thérapeute.  
 
C’est dès l’enfance que nous devons être éduqués à cette capacité à être seul ! L’adulte, trop souvent préoccupé par ses propres angoisses, finit par mettre dans les mains de son enfant téléphones, tablettes, ordinateurs portables, car c’est la société qui ne supporte plus l’inactivité.
 
L’inactivité est elle forcément synonyme d’ennui ?
En cherchant en permanence à les occuper, ne détruisons nous pas cette capacité créatrice qui ne peut émerger que d’une forme d’ennui ? La pensée s’origine du négatif… Ce n’est que dans l’ennui que l’enfant peut chercher en lui une solution, laisser place à son imagination, développer sa créativité. 

Et plutôt que de les gaver d’images virtuelles qui sur-stimulent leurs cerveaux encore peu prêts à recevoir ce genre de stimulations, donnons-leur des petits personnages, animaux, avec lesquels ils pourront créer des histoires, remettant en scène ce qu’ils ont intégré, des expériences nouvelles qu’ils assimilent au quotidien. C’est en se sentant en bonne compagnie avec lui même que l’enfant pourra plus tard palier ses angoisses par ses propres ressources et non par une forme de fastfood technologique. Il faut sortir de cette pathologie de l’activité qui rend finalement le monde, les parents et les enfants hyperactifs ! Apprendre à s’ennuyer est l’émergence de toute forme de créativité.
 
En conclusion…
 
Cet article n’est destiné qu’à faire réfléchir sur peut-être certains de nos comportements. Je pense paradoxalement que les réseaux sociaux ont toute leur place dans notre vie actuelle et ils permettent aussi bien des choses. Je suis sûre qu’ils permettent aussi de s’informer, qu’ils ont provoqué de belles rencontres et qu’ils permettent, aux expatriés que nous sommes, de rester plus facilement en contact avec nos proches.
Je dirais que tout est dans le mesure, ils ne doivent pas se substituer à nos désirs et besoins fondamentaux comme l’attente, le désir, le plaisir de la solitude, de la déconnexion, d’être heureux avec soi et avec l’autre que nous pouvons aussi à loisir contempler dans toute son humanité.
 
Vanessa B. The French clinic

Vanessa Bokanowski, psychologue, 
excerce au sein de la clinique The French Clinic (Dubai Healthcare city)
Contact : 04 429 8450 ou 056 948 7372
 

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L’arrivée à Dubai est pour beaucoup un moment magique : le changement de climat, la plage, les nombreuses infrastructures et distractions que l’Emirat a à offrir… On parle alors d’un « effet lune de miel ».  On peut tout projeter dans ce nouveau monde qui nous tend les bras ! Souvent, le couple élabore autour de cela et c’est un nouveau départ, une possibilité de se réinventer, c’est aussi l’occasion pour les enfants d’être plongés dans un contexte international ! Cependant, il s’agit aussi, comme toute expatriation d’un challenge à relever qui peut aussi se révéler problématique et mettre à mal les capacités adaptatives de chacun.
 
Loin de ses repères...
 
Quitter sa patrie peut largement renvoyer à la perte des repères et mobiliser assidûment les capacités identitaires de l’individu. Loin de ses proches, de ses amis, l’individu se trouve plus que jamais amené à puiser dans ses propres ressources pour faire face à ce nouvel univers qui au début ne le renvoie à rien. Tout est à construire, à reconstruire dans cette nouvelle réalité qu’il faut chercher à s’approprier.
 
Face à ces renoncements nécessaires, les attentes sont fortes, il faut que cette nouvelle aventure soit à la hauteur de mon sacrifice ! La peur de décevoir l’entourage qui, sentant notre anxiété, s’émeut de notre courage de tout quitter comme ça, est omniprésente. Il faut lui montrer que cela en valait la peine, que c’est forcement pour une meilleure vie !
On peut être porté par ce nouvel environnement où tout est à découvrir ou au contraire, se sentir totalement perdu, en mal de repères. 
 
On (re)construit !
 
La construction ou reconstruction dans un nouvel environnement est un processus qui prend du temps, il s’agit de recréer du familier autour de soi dans un monde qui ne nous renvoie d’abord à rien. Toutes les habitudes sont chamboulées et il faut en construire progressivement de nouvelles. Recréer un nouveau chez soi, s’exprimer la plupart du temps dans une langue qui n’est pas la nôtre, s’adapter à un nouvel environnement de travail, trouver de nouveaux loisirs. 
 
Certaines ont du quitter leur travail afin de suivre un mari qui, mondialisation oblige, tente une expérience internationale afin de booster sa carrière. S’en suivent de longues heures de travail où bien souvent l’un des conjoints se retrouve seul à devoir prendre en charge toute l’intendance du foyer. Cela peut engendrer du ressentiment et un profond sentiment d’isolement. 
 
Le couple peut alors vivre un moment de crise temporaire, de réajustement. Si l’un des conjoints vit ce moment plus mal que l’autre, il demandera alors à « alter ego » de colmater les brèches, de jouer alors le rôle de son père, sa mère, sa meilleure amie et placera l’autre dans une demande impossible, car celui-ci doit aussi se mobiliser pour faire face aux challenges de cette nouvelle vie. 
Le piège alors à éviter est de mettre sa vie entre parenthèses dans l’attente du retour au pays et de se sacrifier alors en quelque sorte à la carrière du conjoint. 
 
Car c’est souvent l’individu seul qui doit se réinventer face à cette nouvelle réalité.  Et dans l’attente de pouvoir apprivoiser ce nouveau contexte avec son lot de nouvelles rencontres, plongé dans le microcosme des expatriés où souvent tout le monde se connaît, tout le monde se parle ; on se retrouve souvent seule face à sa propre souffrance. Face à ses nouvelles rencontres, on veut paraître sous son meilleur jour et gommer ses peurs et ses angoisses au risque de les oublier. 
 
La nouvelle réalité peut être bien souvent source de déceptions, de frustrations et renvoie alors à la solidité psychique individuelle de chacun. 
 
Finalement, on pourrait dire que l’individu expatrié est plongé dans une injonction paradoxale où il doit faire d’un côté le deuil de son ancienne vie, mais cela le prive d’une partie de l’énergie dont il a absolument besoin pour pouvoir reconstruire un nouvel environnement dans lequel il se sentira en sécurité ! Il s’agit donc d’une véritable lutte, d’un challenge quotidien, taraudé entre construction et déconstruction. En outre, ces moments de crise identitaire, propices aux mouvements de régression peuvent laisser  resurgir d’anciens conflits douloureux non résolus de l’enfance que l’on pensait avoir mis derrière soi.
 
Oui, mais comment on s'y prend ?
 
Il est tout d’abord essentiel, dans de tels moments, de se materner, c’est à dire d’être à l’écoute de ses besoins fondamentaux, de savoir se prendre par la main et reconnaître que l’on vit un moment difficile, fragilisant et de faire taire les sentiments de honte liés à cette fragilité. Il s’agit d’accepter que l’on est humain face à ses nouveaux défis.
 
Non, je ne suis pas Wonderwoman capable de tout régler et de me réinventer dans un contexte entièrement nouveau sans la moindre difficulté ! J’ai besoin de reconnaître et d’accepter que je puisse avoir des moments de déprime et d’angoisse liés à ce nouveau contexte. Il faut pouvoir laisser une place à ces sentiments nouveaux qui font partie du processus de deuil inhérents à la construction d’une vie nouvelle, de peur de les voir se cristalliser, parce qu’ignorés, et venir par la suite complètement submerger la personne. N’oublions pas que ce qui est ignoré, dénié revient toujours à la surface, parfois sous une autre forme !
 
Il est important de ne pas s’isoler, à ruminer que finalement on n’y arrive pas comme on le voudrait. Trouver des personnes refuges, que ce soit la famille restée en France que l’on peut plus facilement joindre grâce aux nouvelles technologies ou même arriver à trouver sur place des personnes qui traversent la même chose et qui acceptent d’en parler.  Il s’agit alors de dépasser ce sentiment de honte lié à un malaise temporaire et accepter de se tourner vers des personnes nouvelles et oser parler de ce que l’on vit. On traverse toutes des moments de doute face à un tel bouleversement et trouver une oreille attentive qui aura aussi envie de partager ses expériences peut se révéler extrêmement bénéfique. 
 
Chercher l’aide d’un professionnel de la santé dans ce moment difficile peut permettre de faire le point sur ce que l’on vit et s’avérer être un accompagnement précieux dans la conquête de ce nouvel univers. Une mise au point, entre passé et avenir ne peut être que bénéfique pour se débarrasser du fardeau du passé et se tourner vers l’avenir, vers de nouvelles aspirations. 
 
L’expatriation est toujours un moment de crise, c’est à dire de dépassement d’un nouvel équilibre pour en construire un nouveau. Il s’agit d’un phénomène normal qui une fois dépassé laissera place ensuite à l’éclosion de nouveaux projets et de nouvelles espérances.

Alors, bonne chance à toutes !

Vanessa Bokanowski, psychologue, excerce au sein de la clinique BR Medical Suites (Dubai Healthcare city)
Contact : 04 275 0900 ou 056 948 7372.

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Callede Property Services (CPS) est une société spécialisée dans la chasse d’appartements à Paris et en région parisienne dont la mission est claire : simplifier votre retour en trouvant le logement de vos rêves !

 
Catherine Callède  connait bien les difficultés du retour en France. Expatriée elle-même pendant des années, elle sait combien il est difficile de tout organiser à distance pour assurer un retour en douceur à toute la famille… La recherche d’appartements, les visites, la sélection, la signature, l’installation…
 
Elle nous confie : « Je serai à vos côtés avec toute mon équipe, pour que votre installation à Paris se fasse le plus agréablement possible, de la recherche à la signature et même après votre emménagement. »
 

De Dubai à Paris, le plus court chemin passe certainement par CPS ! 
Leur équipe peut également vous aider à trouver un logement pour vos enfants qui viennent étudier à Paris. Vous pouvez leur faire confiance pour gérer la transition ! Catherine s’engage personnellement à vous trouver l’appartement de vos rêves en France!
 
Et concrètement comment cela se passe-t’il ?
D’abord Catherine propose d’échanger sur Skype ou de vous rencontrer à Paris si vous le désirez. La communication est essentielle ! Elle veut tout savoir de vous : votre style de vie, votre budget, où vous travaillez, quelles sont les écoles que vous voulez pour vos enfants, quels sports vous pratiquez, quelles sont les activités de tous les membres de la famille, si vous aimez le style haussmannien, si vous êtes plutôt ville ou plutôt campagne… Bref tout ! Après cette discussion, elle pourra délimiter les arrondissements de Paris ou les villes en région parisienne qui vous conviennent et lancer la recherche.


 
Avec son équipe, elle vous tiendra au courant de leurs visites, elle postera des photos et vous signalera ses coups de cœur. Lors de votre venue, l’équipe aura préparé un planning pour visiter ensemble tous les appartements qu’ils auront sélectionnés. Selon Catherine, bien souvent les clients ont un coup de cœur rapidement lors des premières visites ! Elle nous explique qu'il n’y a rien de plus réconfortant que le petit sourire, qui dès la porte d’entrée dit: "Whaouh, c’est ici que je veux vivre, c’est exactement là ! "
Une fois votre logement trouvé, CPS négocie pour vous le prix, vous facilite vos démarches administratives pour que vous puissiez signer le plus facilement possible. Notaire, banque, administrations … Ils connaissent bien tout cela, donc laissez-les faire ! Jusqu’à la remise des clefs, ils vous suivent pour résoudre tous les problèmes.
 
Et après ? Et bien si vous le désirez, grâce à leur réseau sur place, ils peuvent vous conseiller les meilleurs professionnels pour vous épauler et faciliter votre installation (montage de meubles, accrochage de tableaux, électricité, baby-sitting, aide-ménagère, jardinage, etc.). 

Callede Property Services est un cabinet de chasseurs d’appartements qui va vous trouver LA solution adaptée à vos attentes et à votre budget.

Ce que les anciens clients ont confié à la rédaction :
 
Témoignage de Sophie et Franck, habitant à New-York, achat d’un pavillon à Clamart (92)
« Dès notre premier entretien, Catherine nous a inspiré confiance et a été à l’écoute de nos besoins. Vivant à New York, il nous était impossible de faire les déplacements fréquents et nécessaires à Paris et nous avons économisé beaucoup de temps en travaillant avec elle via Skype et Internet. A travers les comptes rendus qu’elle nous envoyait régulièrement par mail, nous avions une description exhaustive de chaque appartement qu’elle visitait. Elle nous indiquait également ses coups de cœur, ce qui nous a beaucoup aidés à faire un choix ! Nous recherchions un pavillon en proche banlieue d’une centaine de m2. Elle nous a accompagnés lors de la négociation de notre bien et de la procédure d’achat. En bref, nous sommes ravis d’avoir placé notre confiance en Catherine, grâce à ses services nous avons retrouvé un « chez nous », et en respectant le budget que nous nous étions fixés. Nous remercions encore Catherine pour sa disponibilité et son professionnalisme. »
 
Témoignage de John, habitant à Tokyo, achat d’un loft de 75 m2 à Paris 6ème
« Né à Paris, j’ai habité pendant 15 ans à Tokyo. Un retour à Paris est difficile après tant d’années à l’étranger, quand en plus cela signifie qu’il faut trouver un logement dans une ville qui a tant changé depuis mon départ… J’étais très angoissé. Heureusement une amie parisienne m’a transmis les coordonnées de Callede Property Services. J’avais des exigences précises, et aussi besoin d’être rassuré… Ils ont su m’écouter et comprendre pleinement mes attentes. Leur réseau a permis de trouver activement LE bien qui me correspondait… et ce n’était pourtant pas une mince affaire ! Ils m’ont tenu au courant en direct des visites et des recherches qu’ils effectuaient via Skype. En somme, Ils m’ont permis de gagner un temps fou et surtout de trouver le loft que je cherchais… un grand merci ! »
 
Vous avez un projet immobilier ? CPS a des solutions pour vous !
Contactez Catherine Callède au +33 (0) 6 42 00 41 55
Ou par email :
 
 
 
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