“ On ne refait jamais sa vie, on la continue ” Dallaire. Le couple traverse plusieurs phases dans sa vie et le divorce peut malheureusement en faire partie. C’est la fin d’un rêve qui subitement s’écroule, chamboule nos repères… Cet autre qui était tout pour nous, perd graduellement de sa familiarité jusqu’à devenir l’étranger que l’on ne reconnait plus et avec qui peu à peu on se déchire. Mais alors, comment s'en sortir, et surmonter une telle épreuve, loin de ses repères et de ses proches ?
 
L’inévitable séparation
 
C’est la perte d’un projet commun, d’un idéal de couple qui se modifie et ne répond plus forcément aux attentes de l’autre. Pour des raisons qui peuvent être diverses et variées, nous n’avons plus envie d’investir le couple. Un couple pour fonctionner doit être alimenté quotidiennement par l’envie et le désir des deux partenaires. Il faut préserver la sphère du couple, par des discussions, des moments rien qu’à deux, diners aux chandelles ou interminables ballades, loin du travail et sans les enfants. Il faut manifester sans cesse son intérêt pour l’autre mais aussi son attraction pour que l’amour et le désir perdurent, sinon la flamme finira indubitablement par s’éteindre et il y a des moments perdus qui ne se rattrapent jamais. 
 
Seulement parfois, il arrive que face aux aléas de la vie, on se perde. Pour certaines raisons, nous ne nous reconnaissons plus dans ce couple et commençons à ne plus avoir envie de l’alimenter. Seules les cendres subsistent alors. 
 
Même si le divorce peut parfois être consensuel, c’est un profond bouleversement de nos repères identitaires car nous nous étions définis par rapport à ce couple, cette cellule familiale. Un inévitable sentiment de gâchis s’empare brusquement de nous. Pour le meilleur et pour le pire, ensemble jusqu’à la mort, pour l’éternité…? Tout ceci perd brusquement son sens et tout est à redéfinir.
 
Il faut réapprendre à vivre seul, à se penser et à se panser seul… On passe subitement du « nous » au « je ». C’est la perte d’une famille, d’une belle famille aussi, et souvent pour les enfants le début d’une garde partagée… Et donc d’un douloureux manque. 
 
C’est une effraction, un traumatisme, un deuil inévitable où tout reste à redéfinir. C’est le deuil d’une personne vivante qui est à faire. Se mélange tout a coup sentiment de colère, d’amertume, de rancœur jusqu’à la phase finale de tristesse où peu à peu on lâche prise. Et finalement renaitre petit à petit… La colère cèdera alors finalement la place à une certaine nostalgie des moments heureux pour finalement atteindre une forme d’apaisement. 
 
Le divorce et l’expatriation
 
Il est encore plus difficile de divorcer lorsque l’on se retrouve loin de ses repères, de son familier. Cependant, beaucoup de couples expatriés divorcent. L’expatriation est d’ailleurs souvent aussi un profond bouleversement. Il n’est pas rare que beaucoup de couples se redécouvrent durant cette expatriation et ne se reconnaissent plus. Loin de nos racines, notre personnalité se modifie. Souvent, l’expatriation ne se passe pas comme prévue et les frustrations s’accumulent. Il est fréquent qu’un des membres du couple n’arrive pas à trouver sa place dans ce nouveau projet, n’arrive pas à se reconstruire.
 
L’équilibre que le couple avait réussi à construire dans son pays d’origine n’arrive pas à se reformer dans ce nouvel environnement. 
Le rêve fait alors place à la désillusion et au ressentiment, et tel un poison, vient envenimer la relation. Le couple se perd, s’oublie jusqu’à l’inévitable rupture. Se pose souvent alors le douloureux problème de la garde des enfants. Souvent l’un des conjoints souhaite rester dans le pays d’accueil tandis-ce que l’autre souhaite retrouver sa terre natale. S’en suit alors une longue et douloureuse bataille judiciaire qui laissera place à de profonds sentiments de douleur, d’injustice et d’amertume. 
 
Le divorce en expatriation est très difficile car seulement nous sommes souvent privé de nos repères par le seul fait de l’expatriation et voilà que le cocon que nous avions réussi à construire loin de nos racines, s’effrite lui aussi. Nos proches sont loin alors que nous avons si justement besoin de familier, en quête de réassurance. 
 
Le début d’une renaissance
 
La renaissance est graduelle et profondément personnelle. Mais comme derrière toute fin, derrière toute rupture, pointe la promesse d’une renaissance. Cette renaissance doit cependant passer par un stade obligatoire, celui d’une réappropriation et d’une conscientisation de soi.
Étions nous trop amis ? Trop amants ? Trop distants ? Nous sommes-nous progressivement éloignés dans le tourbillon de la vie, des obligations du quotidien et de ses contraintes parfois si pesantes ? Avons-nous abandonné notre couple au profit des enfants ?
 
Parfois trouver le juste équilibre entre couple conjugal et parental peut sembler si difficile…  Avons-nous perdu de vue, qu’un couple doit se travailler, s’alimenter au jour le jour par l’investissement des deux conjoints ?
 
Il y a les questions qui appartiennent au couple lui-même, a la dynamique que l’on met en place dans une inévitable interaction fusionnelle…. Mais le véritable enjeu dans un divorce c’est la réappropriation de son espace subjectif. Quel a été mon rôle dans l’échec de mon couple ? Qui suis-je ? Que suis-devenue ? Et que vais-je advenir ?
 
Le temps de la conscientisation
 
La période qui suit la séparation est une période capitale. L’important est de se laisser un temps, celui du nécessaire travail de reconstruction. Il est tentant de se précipiter dans les bras d’un nouvel amour, la personne pansement, de nous abrutir dans le travail ou de nous consacrer exclusivement aux besoins des enfants. En faisant cela, le risque est de brûler une étape capitale, celle de la reconstruction. 
 
Souvent seuls le silence et la solitude constitueront nos alliés les plus précieux. Ce temps de recueillement s’avèrera très bénéfique à la compréhension de nos erreurs, de ce que l’on veut à présent et surtout de ce que l’on ne veut plus. 
 
Il s’agit d’assimiler et réellement comprendre ce qui a amené à l’échec pour éviter la répétition des erreurs et de se retrouver, au prochain amour dans le même schéma avec à la clé, un nouvel échec encore plus douloureux. 
 
Le couple est le lieu privilégié de l’inconscient où souvent nous rejouons les scénarios infantiles de notre enfance, répétition d’une forme du couple de nos parents, mais surtout de ce qui nous a manqué dans notre enfance, en espérant souvent que notre conjoint viendra combler tous nos manques. 
 
Un couple n’a jamais ce pouvoir et l’échec d’un couple vient alors souvent marquer le glas de nos blessures jamais pansées. Les couples qui fonctionnement ont souvent des attentes plus réalistes par rapport à leur conjoint et ont cette capacité certaine d’exister par eux-mêmes dans une forme de complémentarité et non de besoin.  
 
Le chemin vers la guérison
 
C’est pourquoi il est important de sortir du statut de victime et de comprendre les responsabilités que l’on a eu dans cette rupture.
Même s’il s’agit souvent d’une forme de mort psychique temporaire, vécue dans un sentiment de solitude parfois difficile, la vie existe après le divorce et elle est souvent meilleure, à condition d’avoir effectué cette conscientisation et cette responsabilisation de notre vie passée.
 
A chacun sa méthode, se tourner vers ses amis pour qu’ils nous aident à penser, aller à la rencontre de nouvelles personnes (car bien souvent avec le couple, on perd aussi les amis communs). Se retrouver en commençant de nouvelles activités, mais aussi entreprendre une psychothérapie individuelle pour mieux se comprendre et éviter de répéter les erreurs du passé. Le deuil doit se vivre entre moments de solitude et réinvestissement d’une nouvelle vie. 
 

Le divorce est souvent l’occasion inespérée même si douloureuse, de faire le point. Il s’agit de comprendre le chemin parcouru depuis notre naissance, faire un vrai bilan de notre vie actuelle, entre croyances illusoires et croyances réalistes. C’est seulement à ce prix que la différenciation entre envie et besoin pourra se faire et nous amener sur le chemin d’une harmonie retrouvée. 

Vanessa B. The French clinic

Vanessa Bokanowski, psychologue, psychothérapeute et thérapeute de couples, excerce au sein de la clinique The French Clinic (Dubai Healthcare city)
Contact : 04 429 8450 ou 056 948 7372
 

 

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Ce titre est volontairement emprunté à l’ouvrage de Selma Fraiberg, pionnière américaine, qui par ses travaux dans les années 80, a révolutionné le champ de la psychologie de l’enfant. Celle-ci a introduit une notion très reconnue actuellement dans le monde de la pédopsychiatrie qui est celle des projections parentales. Souvent l’enfant qui présente un symptôme, qualifié alors « d’enfant difficile », peut-être le porteur de problématiques familiales inconscientes non résolues. Son symptôme vient faire écho à des conflits familiaux précédant sa naissance. 
 

Dans un premier temps, j’introduirai le concept des projections familiales et leurs implications ; pour ensuite me pencher sur l’expatriation, moment fragile qui peut être propice à la reviviscence de certaines problématiques ; et enfin vous en dire plus sur la consultation thérapeutique avec l’enfant et sa famille. 
 
La naissance : un moment magique et chargé d’histoire
 
La naissance d’un enfant est toujours source d’une forte mobilisation. La cellule familiale accueille en son sein un nouveau petit être et va dès lors s’en trouver bouleversée.
L’enfant commence à exister dans le psychisme de la mère, mais aussi du père, dès l’annonce de la grossesse. Il mobilise inconsciemment et avec intensité le psychisme des parents et le rapport avec leur propre enfance. Les problématiques du post-partum ou baby blues sont d’ailleurs souvent le signe de relations conflictuelles antérieures de la mère avec sa famille initiale : celles-ci viennent se rejouer, quand à son tour elle devient mère, et prend la place de parent.
 
Les fées autour du berceau...
 
Pendant la grossesse, une représentation psychique de l’enfant se créer chez les parents, on se représente mentalement ce petit être à qui on va tout donner… Mais qu’est-ce que ce tout ? 
Il y a les fantasmes conscients, « j’aimerais qu’il ait ceci ou cela », ou « qu’il soit comme ceci ou comme cela », « qu’il fasse ceci plus tard ».  Mais planent aussi autour du futur berceau, les fantômes du passé… Il s’agit de l’histoire familiale des deux parents, de leurs ancêtres. En effet, nous sommes tous issus d’un couple parental, d’un autre qui l’a précédé et ainsi de suite. Cette histoire familiale se trouve dans certains aspects, bien logée au fond de notre inconscient, et n’attend souvent que l’arrivée du nouveau venu pour pouvoir ressurgir. 
 
Les fées qui se penchent sur le berceau à la naissance ne sont pas toute bienfaisantes et il est alors possible que certains scénarios douloureux du passé, n’attendent que ce moment chéri pour refaire surface. On appelle cela en psychologie, les scénarios narcissiques de la parentalité.
 
L’enfant, les parents et leurs ancêtres 
 
Tout dépend alors de la relation du parent avec sa propre histoire familiale. La psychopathologie de l’enfant ne peut-être exempte de l’empreinte de celle-ci. Nous voulons tous être les meilleurs parents possibles. Mais il est important de comprendre, que lorsque l’enfant va mal, il est souvent porteur de la dynamique d’un système : le groupe familial.  
 
L’enfant dès sa naissance est le dépositaire de projections. Le terme de projection s’entend dans le sens de déposer chez autrui des parts de son propre psychisme. 
Certaines sont directement issues des bonnes relations et s’avèrent constructrices pour l’enfant, d’autres peuvent se révéler plus conflictuelles. Elles risquent alors d’interférer avec le développement d’un enfant en croissance et de sa personnalité. Ce qui peut constituer le nid de certaines pathologies. 
 
Lorsque l’histoire se rejoue…
 
En effet, des parents ayant eu des relations conflictuelles avec leurs propres parents, qui ont eu sans doute eux-mêmes des problèmes avec les leurs, peuvent inconsciemment rejouer un scénario impossible qui se nourrit d’une frustration ancienne et très souvent inconsciente. Et c’est à la naissance de l’enfant que viennent ressusciter d’anciennes problématiques non résolues avec nos propres parents. Le passé vient alors nous hanter en se réactualisant dans le présent. Pour reprendre la formule de Freud, « l’ombre des parents est tombée sur le moi ».
 
Il se peut qu’une mère ayant été élevée par mère absente psychiquement, parce-que préoccupée par ses propres problèmes ou par des relations conflictuelles dans le couple, ait gardé un souvenir ambivalent de sa relation avec celle-ci. Il en est de même d’un père ayant grandi par exemple dans l’ombre d’un père très autoritaire et peu affectueux. Chaque histoire est différente et unique. Cela ne veut pas automatiquement dire que ces scénarios vont se rejouer dans la relation avec l’enfant mais une porte s’est ouverte. Ceci est inconscient et dès lors déguisé.
 
Un exemple typique est celui de familles traumatisées par des guerres, des génocides où  tout autre traumatisme individuel, et dans l’inconscient se dépose alors une charge mortifère. Celle-ci peut prendre différentes formes, comme une préoccupation excessive quant à la sécurité de l’enfant, source d’anxiété, voire des phobies. Certains parents refuseront catégoriquement de parler du passé, créant alors un déni familial. Ce déni amputera alors l’enfant de la connaissance de ses origines avec le risque d’ouvrir la voie à toutes sortes de pathologies.
 
L’enfant et l’expatriation
 
Avant d’introduire l’évaluation psychologique de l’enfant, j’aimerais évoquer un sujet qui nous concerne présentement : celui de la famille en expatriation.
 
Il est évident que l’expatriation peut accentuer les éventuelles problématiques évoquées plus haut. Les parents coupés de leurs propres familles peuvent dès lors faire face à un isolement susceptible de réactiver d’anciens conflits, surtout si on s’expatrie en étant enceinte ou avec des enfants en bas âge.
L’expérience de l’expatriation, bien que réelle source d’enrichissement, peut dans un premier temps être vécue comme bouleversante pour les parents et l’enfant en manque de repères. 
C’est le couple, la famille entière qui vit ce bouleversement et certains le vivent mieux que d’autres. Quoiqu’il en soit, l’enfant, aura besoin d’être accompagné, sécurisé dans la traversée de ce choc culturel.  
 
Face à ce nouvel environnement, il peut développer, même temporairement toutes sortes de symptômes : anxiété, crainte, tristesse, agitation, colère, agressivité, repli sur soi ce qui peut fortement mobiliser le psychisme des parents et permettent l’éclosion d’anciens scénarios. Ceci est en lien avec le fait, que l’expatriation engendre souvent un moment de régression pour la famille en manque de repères.
 
Si l’un des parents se déprime face à ce changement,  il est dès lors possible que se rejoue dans sa relation à ses enfants des scénarios d’abandon, de tristesse, d’isolement qui pourront prendre différentes formes, comme par exemple un attachement excessif qui pourra étouffer l’enfant. Ceci n’est évidement qu’un exemple parmi d’autres.
C’est pourquoi une expatriation doit bien se préparer sur le plan psychologique pour le bien être de tous. Il faut être au clair avec les difficultés psychologiques auxquelles on peut être confrontés à l’aube d’un tel changement.  
 
Les consultations thérapeutiques avec la famille
 
Au regard de ce qui vient d’être dit, je pense qu’il est primordial que les parents s’incluent dans la consultation psychologique avec l’enfant. Ce sont les mieux placés pour pouvoir renseigner le psychologue sur le symptôme que présente l’enfant, et pour aider à cerner la problématique au plus près de sa réalité.  L’école peut aussi s’avérer une source précieuse d’informations car il est possible que le symptôme s’exprime uniquement dans ce cadre là.
 
Il est parfois dommage de voir certains parents, venir en consultation d’eux-mêmes ou soient envoyés par l’école, en présentant leur enfant comme seul porteur du symptôme, comme si celui-ci n’avait pas d’histoire familiale. Aucun parent ne doit se sentir coupable de sa propre histoire, ni d’avoir pu sans aucune intentionnalité, faire surgir à la surface dans son propre rôle de parent, des conflits non résolus liés à son enfance.
 
Les consultations thérapeutiques familiales revitalisent le lien familial, permettent de dénouer les conflits inconscients et d’ouvrir de nouvelles perspectives plus riches de sens, dont tout le cercle familial bénéficiera. L’enfant sera aussi vu seul et révèlera le plus souvent ses problématiques inconscientes par le jeu et le dessin dans l’échange avec le thérapeute.  
 
Parfois, le seul entretien clinique avec l’enfant ne suffira pas, et il faudra alors recourir aux tests. Ceux-ci permettront de révéler au mieux quelles sont les aptitudes que l’enfant maîtrise mais aussi où se situent ses difficultés. L’intelligence n’étant pas considérée comme un tout mais comme la somme de différentes aptitudes. De ce fait, il se peut tout à fait, que l’enfant excelle dans un domaine et soit moins bon dans un autre. 
Cependant, il est fréquent que des consultations thérapeutiques en alternance parents-enfant suffisent à améliorer rapidement la situation.

L’éclairage des problématiques inconscientes, souvent à la base du problème, est alors au cœur du processus thérapeutique. Une fois qu’elles deviennent conscientes, d’autres stratégies peuvent être élaborées avec le thérapeute. Les fantômes dissimulés dans la chambre d’enfants disparaissent alors progressivement et cèdent  la place à une harmonie retrouvée !

Vanessa B. The French clinic

Vanessa Bokanowski, psychologue, 
excerce au sein de la clinique The French Clinic (Dubai Healthcare city)
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Dans nos sociétés, le couple apparaît comme une évidence.  Il est une tradition culturelle et religieuse, voire biologique, un facteur d’intégration et d’adhésion à un conformisme social, gage absolu de la perpétuation de l’espèce humaine.  
Cependant, le couple est traversé de crises au sein desquelles, il doit souvent se redéfinir pour pouvoir subsister : crise économique, éducation des enfants, perte d’un emploi, expatriation, etc.
 
En effet, l’expatriation est un facteur qui peut mettre le couple à rude épreuve et accentuer tous ces facteurs. Elle force le couple à se redéfinir, ce qui peut engendrer pour certains une crise profonde… 
En essayant de comprendre les différentes étapes de la vie d’un couple, je vous propose d’aborder des solutions concrètes pour vivre sereinement les épisodes de turbulences.
 
Les débuts et l’effet lune de miel !
 
En réalité, pour beaucoup d’entre nous, le couple est loin d’être une évidence. Même s’il est porteur de rêve, de sécurité, et d’amour éternel…
Bien souvent au début d’une relation, un sentiment de complétude nous envahit. C’est la certitude de ne plus jamais être seul, de traverser la vie à deux : échanges, promesse de bonheur.
 
Notre désir inconscient de fusion, né de l’inévitable séparation d’avec notre mère qui veillait à la satisfaction de tous nos besoins, se manifeste avec force. Nous cherchons alors un « autre », capable de les satisfaire, dans une forme de recherche de ces moments perdus. Les premières années de la vie d’un couple se déroulent donc souvent dans la certitude que tous nos désirs seront à nouveau satisfaits. 
C’est l’effet, « lune de miel », né des échanges nouveaux avec l’être aimé. Tout nous semble merveilleux et nous sommes portés par ce couple, investis de la promesse d’être heureux pour toujours.
 
Le couple et l’inconscient…
 
Au début, c’est souvent la rencontre de deux inconscients, chacun chargé de son histoire personnelle, c’est le moment des échanges passionnés.
La rencontre de deux inconscients… Là se trouve, peut-être, le piège, car on ne choisit jamais son alter ego par hasard, mais bien souvent en fonction de son histoire personnelle. Nous portons en nous un autre couple, celui de nos parents, et la plupart du temps, notre choix se forme en accord ou en désaccord avec ce que nous avons vécu au sein de celui-ci. 
 
Le couple a une fonction réparatrice que nous ne devons pas ignorer. Et cet « effet lune de miel » qui soude les prémices du couple, apporte souvent l’assurance trompeuse que tous nos désirs, frustrations, sentiments d’incompréhensions, blessures d’enfance, seront enfin colmatés à jamais par cette réunion improbable ! Forts de cette nouvelle assurance, nous nous sentons capables de tout ! Plus rien de nous fait peur ! 
 
Cependant, ce sentiment de toute puissance initial du couple, ne peut empêcher l’inévitable : la douloureuse rencontre avec l’épreuve de réalité, qui signera, une fois surmontée, l’assurance de la longévité du couple.
 
Les zones de turbulences : rupture, divorce et trahison ?
 
Sortis de cette phase de lune de miel, où l’inconscient cède peu à peu la place au conscient, nos yeux sont à présent grands ouverts. Nous nous heurtons alors à la véritable rencontre psychique avec cet « autre » qui tout à coup nous apparaît au grand jour, si différent de nous. Surgit enfin l’épreuve de réalité, et peut-être la véritable rencontre ave son conjoint. Chacun, sorti de son émerveillement, porté par l’alchimie des débuts, se retrouve face à sa solitude et ses lacunes. 
 
Non, cet autre si différent n’a pas de pouvoirs surnaturels, comme dans les contes de fée de notre enfance et ne pourra jamais combler notre vide, nous sauver.  
Ce sentiment de vide, qui signe l’incomplétude de la condition humaine, est propre à chacun et c’est à nous et à nous seuls de pouvoir en faire quelque chose.  Nous sommes seuls responsables de notre propre épanouissement, même si évidemment le couple y contribue.
 
Trop de gens font cette erreur et la multiplication des désillusions et des divorces en ait la meilleure preuve. Ils ne supportent pas la chute douloureuse, fruit de la dissipation de « l’effet de lune de miel ».  Sortis de cette phase symbiotique initiale, où l’autre n’est plus tout, certains choisissent alors la séparation ou la trahison. 
 
Cependant, il est dès lors très probable que ces êtres « inconscients », drogués à l’effet lune de miel, risquent de passer de désillusions en désillusions et de séparations en séparations à la recherche d’une impossible symbiose. 
 
Le couple et la réalité
 
Et pourtant, nombre d’unions ont résisté à l’épreuve de réalité, nécessaire et salvatrice. La rencontre avec l’autre, différent de nous, est inévitable et la magie des premiers instants doit laisser peu à peu, place à la réalité. 
 
Dans chaque choix de vie, il y a une partie inconsciente, et une partie consciente qui est elle en réelle adéquation avec nos besoins. Plus le degré d’épanouissement a été faible au sein de notre propre cellule familiale, et plus la construction de notre identité a été difficile et chancelante, plus il est probable que notre inconscient ait prit les rênes de notre choix et inversement. 
La confrontation à la réalité, malgré l’inévitable deuil qu’elle porte en elle, est une étape nécessaire qui, si elle est dépassée, installera le couple dans la durée. 
 
Nous commençons doucement à désinvestir un peu le « tout à deux » pour retourner vaquer à nos occupations, à ce qui constitue notre moi profond. Investissement dans le travail, nos loisirs, les petites choses qui nous font plaisir à nous. 
Parallèlement, nous apprenons à mieux connaître l’autre, dans sa différence qui le fait si particulier, ses défauts qui apparaissent au grand jour et que nous avions diminués, mais aussi ses qualités ! Finalement le prince charmant n’est pas si charmant mais il est tout de même pas mal ! 
 
A cela s’ajoute l’apprivoisement de ce lieu commun, l’espace du couple et de toutes ces choses que nous aimons faire à deux. On peut passer de « je » à nous avec une assez grande souplesse et installons progressivement cet équilibre : 1+1=3.  Il y a le « je » et ce que j’aime faire, « l’autre », différent de nous et « l’espace couple ». L’espace couple c’est le week-end ; les soirées romantiques avec son conjoint et avec les amis ; s’occuper des enfants ; les vacances, et toutes ces petites choses que nous aimons particulièrement faire à deux ou en famille
 
L’identité d’un couple se construit dans l’union et la différence. Le ciment de cette relation est l’élaboration de projets à deux, le partage de projets communs et d’une vision plus ou moins commune de l’avenir et de la vie. 
 
Qu’en est-il du couple en expatriation ?
 
L’expatriation à Dubai est souvent, comme je l’ai déjà évoqué dans un article précédent (lire l'article Expatriation à Dubai : entre construction et déconstruction), un processus qui peut mettre le couple à rude épreuve. On pourrait dire que le couple, sorti de son quotidien, de ses habitudes et loin de ses proches, se retrouve confronté, à une seconde épreuve de réalité. Lui incombe alors la tâche de se redéfinir, dans un nouvel environnement où tout est à reconstruire. 
 
On se sent très souvent insécurisé loin de chez soi et cela peut créer pour certains un vacillement identitaire.  Les attitudes régressives sont nombreuses et la tentation de considérer l’autre comme un refuge au mépris du changement est importante.  Le couple doit s’approprier un nouveau projet commun, et recréer une forme de cocon de sécurité au sein duquel il pourra s’épanouir. 
 
Ceci peut s’avérer parfois un choix salutaire, un nouveau départ, mais quoi qu’il en soit, il faut s’adapter. Ceci implique un bouleversement, une mobilisation des ressources au sein d’un inconnu à s’approprier. 
Les rôles sont parfois à redéfinir, car chaque membre du couple vit une réalité différente. Souvent, l’un des conjoints vient pour une mission, un travail avec à la clé une promotion professionnelle alors que l’autre le vit plus comme un renoncement car il a dû quitté son emploi et faire le choix de rester à la maison pour s’occuper des enfants.
 
Ces enjeux différents peuvent-être vécus comme un éloignement forcé et mettre le couple à mal. Tout est à refaire et chacun doit s’adapter, mobiliser ses ressources afin de retrouver un équilibre qui lui est propre, pour permettre au couple de s’épanouir. 
 
La thérapie de couple
 
Dans tous ces enjeux, le couple peut se perdre, il est possible alors qu’il vive une véritable crise identitaire et ne parvienne plus à fonctionner au sein d’un équilibre commun. La thérapie de couple constitue alors un soutien précieux car elle l’aide à revisiter son histoire et sa « préhistoire ». On essaie de comprendre alors ce qui n’a pu être élaboré et qui revient sous la forme de symptômes : crise impossible, mal à revisiter son histoire, envie de se séparer.  
 
La communication devient alors impossible et l’incompréhension demeure. La vie de couple est faite, comme celle de l’individu d’ailleurs, de paliers et de crises au combien nécessaires, permettant au couple de se réajuster tout au long de sa vie. 
 
Cependant, le fonctionnement pathologique peut se cristalliser au sein d’une étape que le couple n’arrive pas à dépasser ce qui peut mener à sa perte. Une thérapie de couple prend alors tout son sens. Le couple pourra au sein d’un environnement consacré à lui seul et avec l’aide du thérapeute, revisiter son histoire et comprendre par son élaboration, pourquoi il se retrouve tout à coup face à une équation devenue impossible à résoudre.
 

Pour conclure, je dirais qu’il n’y a pas un seul modèle de couple, chaque couple est différent, de par le rapprochement des deux identités qui le constitue. 
Si l’espace commun se construit au sein d’un consensus qui respecte l’identité et l’épanouissement de chacun et se base sur l’échange, alors il est possible que celui-ci perdure autant dans ses crises que dans ses rapprochements. 
Il est certain que si au sein du couple, la colère et l’incompréhension persistent, il est préférable d’aller consulter. Afin de permettre à l’adage chéri de notre enfance, « et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants » de reprendre son sens ou au contraire d’ouvrir aussi la voie à une séparation...

Vanessa B. The French clinic

Vanessa Bokanowski, psychologue, 
excerce au sein de la clinique The French Clinic (Dubai Healthcare city)
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En arrivant à Dubai, j’ai été surprise par la proportion du nombre d’enfants diagnostiqués comme hyperactifs. Je me suis demandé si cela reflétait une réalité ou si ce diagnostic était tout simplement trop souvent posé. En d’autres termes : et s’il n’existait-il pas une tendance à catégoriser tout enfant agité sous le label d’hyperactif ?
 
Je me suis alors demandée si par hasard, l’expatriation et l’ajustement (changement de pays, d’école, de maison) etant demandés à certains enfants pouvaient être à la base de cette agitation ? Cela me semble cependant étrange car même des enfants habitant là depuis plusieurs années n’échappaient pas à ce diagnostic. Cela serait alors plutôt le reflet d’un manque de consensus entre praticiens ?  Au vu de leur grande hétérogénéité et venant de plusieurs endroits du monde, avec une connaissance pour certains plus ou moins relative du sujet, il se peut qu’un certain nombre d’entre eux, arrivant à Dubaï, aient cédé à un effet de mode, en diagnostiquant peut-être tout enfant présentant une agitation comme hyperactif.
Ce diagnostic sonne trop souvent comme un couperet, assimilé à un handicap contre lequel on ne peut rien faire, hormis peut-être des solutions chimiques telles que les médicaments ou des méthodes dites de réadaptation. S’agit-il dés lors d’un enfant handicapé ou d’un enfant en souffrance qui ne demande qu’à être entendu ?
 
L’hyperactivité, qu’est-ce que c’est ?
 
L’hyperactivité englobe des éléments cognitifs (liés à la connaissance ou intelligence),  psychomoteurs et psychologiques. Elle peut se prolonger à l’adolescence et à l’âge adulte. 
Dans son appellation médicale, le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité ou TDHA est l’un des troubles les plus courants car il touche entre 3 à 5 % de la population des enfants scolarisés avec une prévalence plus prononcée chez les garçons. 
 
Quand il est associé à une hyperactivité, ce trouble se constitue : 
 
- d’un déficit de l’attention : difficulté à se concentrer, l’enfant est constamment distrait par ce qui l’entoure ;
- une impulsivité qu’elle se situe au niveau psychique ou moteur : se lever de sa chaise sans raison, couper la parole, etc.
- une agitation psychique ou motrice : parler trop vite ou une incapacité à tenir en place, etc.
L’hyperactivité  est souvent accompagnée d’un cortège de symptômes tels que l’anxiété, les troubles de l’humeur, de langage et du sommeil. Les troubles du comportement se manifestent aussi bien à l’école qu’à la maison.
 
Un diagnostic qui fait débat…
 
Ce diagnostic est à l’origine de nombreuses controverses dans le monde médical. On parle d’hypothèses génétiques et d’un dysfonctionnement cérébral dans la zone frontale qui diminueraient les capacités attentionnelles. D’autres le considèrent comme une forme de dépression masquée dont les causes seraient essentiellement psychologiques. 
 
Hors pourquoi ces hypothèses devraient-elles s’exclure ?
 
Il est important de faire preuve de la plus grande prudence, et, de ne pas catégoriser « hyperactif », tout enfant faisant preuve à un stade particulier de son développement d’agitation motrice ou de manque d’attention, dans la catégorie « hyperactif ». 
 
Il faut garder en tête que l’enfant ne peut pas verbaliser un malaise temporaire comme l’adulte en disant « je ne vais pas bien et je suis triste ». Il est dès lors fort probable, que toute difficulté passagère comportant des éléments dépressifs ou anxiogènes pour l’enfant soit traduite par une agitation motrice et/ou psychique. 
 
Une société trop stimulante ?
 
Paradoxalement, l’agitation dérange… Elle dérange l’équilibre familiale, rend les parents coupables et l’enfant peu satisfaisant. Elle dérange l’école qui ne manquera pas de culpabiliser encore davantage les parents, en pointant leur enfant du doigt, au risque d’instaurer un véritable cercle vicieux. 
 
La complexité n’a pas bonne presse, la tendance étant plutôt, est à la catégorisation et à la simplification. Or la souffrance psychique n’est pas rationalisable, elle ne peut être simplifiée, à moins d’être mal comprise et de ce fait mal soignée.
 
Dans une société de plus en plus dominée par l’agir, à l’ère d’Internet, des réseaux sociaux, nous sommes constamment bombardés de stimulations visuelles, incités à vouloir toujours plus pour être heureux. 
Alors que la crise et partout et, la compétitivité règne en maître, n’en demande-t’on pas trop à nos enfants en multipliant les apprentissages et les activités ? Le système ne produit-il pas lui-même des enfants agités et insécurisés ?
Dans ce « monde parfait » la tentation de mettre une étiquette sur ce qui dérange et de faire disparaître au plus vite les symptômes par la pharmacologie semble forte.
 
Je ne peux m’empêcher ici de pointer une similitude avec l’adulte déprimé, qui souvent est tenté de faire disparaitre au plus vite ses symptômes par la prise du seul médicament au sacrifice d’un travail en profondeur sur les causes, par le biais d’une psychothérapie. 
 
L’enfant comme l’adulte, a le droit d’être compris dans ce qu’il vit. Ce n’est pas parce qu’il l’exprime de manière différente qu’il ne peut être entendu dans son mal-être. Les thérapies d’enfants prennent là tout leur sens.  Si l’on y utilise le jeu est le dessin, c’est bien parce que l’enfant ne peut exprimer son vécu affectif de la même manière que l’adulte ! L’enfant mettra, le plus souvent, son symptôme interne à l’extérieur car il est encore trop petit pour poser des mots sur son malaise interne. Il cherche alors à s’auto-calmer en s’agitant dans tous les sens.
 
Y’a t’il une seule hyperactivité ?
 
La tentation est grande de regrouper sous le seul label d’hyperactivité des enfants aux histoires si singulières et si différentes. 
 
Je pense qu’il n’existe pas une hyperactivité mais des hyperactivités et si l’enfant a besoin d’exprimer une instabilité émotionnelle à travers une problématique de l’agir, il va falloir comprendre qu’elle a pour chacun une fonction et une signification différente. Que l’hyperactivité existe est indiscutable. Qu’elle est un fondement génétique et neurologique aussi, mais exclure les causes environnementales n’est pas concevable. Celles-ci permettent par ailleurs, de rouvrir le champ des possibles et d’envisager, un traitement adapté pour chaque enfant. Si le médicament peut « contenir » l’enfant, il ne peut le guérir et les symptômes s’ils ne sont pas aussi traités par un travail de fond risquent de ressurgir dès l’arrêt de celui-ci.
 
Qu’est-ce que l’enfant tente d’exprimer à travers cette agitation ? 
 
Il est possible que l’enfant porte sur ses épaules des troubles survenus dans la sphère familiale, un changement, la dépression ou l’anxiété d’un des deux parents. Un bouleversement comme l’expatriation peut entraîner des problèmes d’adaptation mettant l’enfant et le cercle familial en difficulté. Les consultations thérapeutiques prenant en charge le groupe familial dans son ensemble s’avèrent alors particulièrement pertinentes.
 
Les enfants hyperactifs sont trop souvent catégorisés comme de mauvais élève qu’on sanctionne, et réprimande, augmentant sans le savoir le symptôme par l’instauration d’un cercle vicieux ayant comme conséquence pour l’enfant l’installation progressive d’une dégradation de l’image de soi.
 
Son évaluation et son traitement
 
Comme ce syndrome comporte une composante biologique et psychologique, il nécessite une investigation poussée avant qu’un diagnostic soit posé, prenant en compte la circonstance d’apparition des symptômes, l’efficience intellectuelle et l’analyse des fonctions d’apprentissages (mesurable par l’examen clinique ou le plus souvent par un test de QI),  ainsi que celles, des dimensions familiales et du profil psychologique de l’enfant. 
 
Il existe un large consensus dans le monde médical pour reconnaître que le traitement de l’hyperactivité doit être établi par une prise en charge multidisciplinaire composée d’une intervention éducative comme l’orthophonie ou la psychomotricité, une psychothérapie pour travailler sur le monde émotionnel de l’enfant, une guidance et un soutien familial et enfin un médicament, si besoin.
 
Le médicament n’est pas à exclure  dans certains cas où l’enfant est si agité que les apprentissages sont mis échec, rendant également très difficile une approche psychothérapeutique. 
 
En d’autres termes, il faut traiter la partie émergée et symptomatique tout autant que les problèmes de fond, à la base de l’apparition du trouble. 
 
 
En conclusion, l’hyperactivité constitue, un syndrome complexe dont les causes réelles reposent encore sur des hypothèses. L’entourage de l’enfant, ainsi que les soignants ne doivent pas se précipiter sur un diagnostic ou prendre des mesures radicales afin de régler au plus vite le problème, au mépris de sa complexité. L’enfant, quand il est porteur d’un symptôme doit être écouté, entendu. Ce n’est qu’à cette seule condition et à travers la parole rassurante des adultes, que le petit être en devenir pourra développer un sentiment de sécurité et de confiance dans le monde qui l’entoure. 

Vanessa B. The French clinic

Vanessa Bokanowski, psychologue, 
excerce au sein de la clinique The French Clinic (Dubai Healthcare city)
Contact : 04 429 8450 ou 056 948 7372
 

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La vie de couple à Dubai paraît souvent confortable : un climat de vacances toute l’année ; une vie sociale riche et multiculturelle ; des destinations exotiques accessibles le temps d’un week-end ; des nannies présentes pour garder facilement ses enfants le soir… Et pourtant, dans les moments compliqués d’une vie à deux en expatriation, il est parfois difficile de trouver un/une confidente pour partager ses interrogations, ses doutes ou ses remises en question, loin de ses repères familiaux et de ses amis proches.
De plus, nul besoin de vous (re)présenter les pourcentages sur le taux des divorces pour illustrer la difficulté des couples à traverser les étapes de la vie. Christiane Singer disait du mariage « qu’il ne se contracte pas. Il se danse. A nos risques et périls. » Mais alors qu’en est-il de ceux qui ne parviennent plus à danser en rythme dans les moments où le bateau tangue ?

Rencontre avec une thérapeute instinctive dont l’expérience et la bienveillance vous permettront d’entamer, en toute confiance, un travail sur vous même et sur votre couple.
 

Le parcours d’une femme d’expériences

À l’âge de 24 ans, Evelyne « débarque » à Abu Dhabi dans un Moyen-Orient en plein développement économique, culturel et social… Lorsqu’elle arrive en 1985, les Emirats se construisent, tout comme sa vie de femme et de maman. Ses expériences affectives, non sans orages, incitent Evelyne à garder le cap en entamant un travail personnel. Cette thérapie éveillera sa conscience, pour à son tour aider les autres grâce à des études en psychothérapie et l’exercice de 5 années dans le life coaching, en français et en anglais. Véritablement passionnée par le pouvoir de l’inconscient, elle décide de se former à plusieurs types de méthodes. La force d’Evelyne est de réussir à lire en vous comme dans un livre ouvert, avec beaucoup d’intuition et d’empathie.


Des problématiques à dénouer…

Evelyne a mis au cœur de sa pratique les problématiques du couple… et elle vous dira qu’elles sont nombreuses, mais ont presque toujours comme dénominateur commun notre histoire personnelle : ce qui fait ce que nous sommes aujourd’hui et ce qui nous as été transmis. Ainsi, que ce soit pour :

- Faire le point dans son histoire,
- se reconnecter avec soi-même et avec les autres,
- s’accepter et accepter l’autre avec ses différences,
- rétablir une communication dans un couple,
- mieux appréhender des étapes de la vie (arrivée d’un enfant, mariage),
- traverser des bouleversements (infidélités, traumatismes, deuils),
Evelyne vous accompagne et vous aide à comprendre, reconstruire, et créer du lien pour faire sens. 


… à l’aide d’une approche personnalisée 

Evelyne s’adapte à sa clientèle et propose une thérapie appelée « Thérapie de Couple Axée sur l’Emotion » en anglais ‘Emotionally Focused Therapy’ développée par les Dr Sue Johnson et Leslie Greenberg. Basée sur l’analyse des émotions telles des guides de nos besoins et désirs profonds : on apprend enfin à s’écouter. Le but est d’aider les personnes à développer leur conscience émotionnelle, et ainsi à se réapproprier leurs expériences afin de stopper des schémas et situations de souffrance. Evelyne pratique également des séances d’hypnothérapie ou de thérapie cognitive comportementale (TCC) lors d’accompagnements individuels pour vaincre des troubles d’anxiété, d’angoisse, et de dépression.

Non, malheureusement Evelyne Thomas n’est pas magicienne. Elle dispose d’un don bien plus rare : la maitrise authentique de formidables outils vous permettant de fabriquer vos propres clefs… et ainsi, qui sait, ouvrir les portes du bonheur !

Lors de la première séance (d’une durée moyenne de 2h00), Evelyne fait le point avec vous pour apprendre à vous connaître et construire un accompagnement selon vos attentes, dans une relation de confiance, en toute discrétion.

 

 

 

Formatrice, Evelyne propose également l’animation de séminaires de leadership et organise des workshops sur différentes thématiques, et notamment à partir d’octobre 2106, des ateliers « Sers-moi fort » pour couples.

Pour en savoir plus sur les méthodes d’Evelyne et le tarif des consultations, rendez-vous sur le site : www.evelynelthomas.com

Demandez des informations et prendre un rendez-vous : ou +971 55 732 99 66. 

 

 
 
 
 
 
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