Après bientôt 8 semaines de home schooling, Emmanuel Gauthier - Directeur du primaire à la Swiss International Scientific School de Dubai - nous livre son retour d’expérience sur la mise en place de l’enseignement à distance pour les élèves (et leurs parents) du primaire de la SISD. Il nous explique la manière dont l’école s’est organisée pour continuer à accompagner au mieux les enfants dans l’acquisition des apprentissages ainsi que les challenges qui ont dû être relevés ces dernières semaines.
 
 
1/ Comment avez-vous organisé le home schooling depuis le 22 mars dernier pour les élèves du primaire ? 
Tout a débuté le 3 mars dès que l’annonce des autorités a été rendue officielle. Très vite nos équipes se sont réunies ; la direction, bien sûr, mais aussi les coordinateurs et les professeurs afin de planifier l’apprentissage à distance au mieux pour, initialement, deux semaines.
Nous avons eu des vacances de Printemps plutôt actives, nous avons continué à peaufiner nos préparations et avons très vite développé une approche cohésive et structurée, basée sur une définition claire des rôles et responsabilités de chacun (enfants, parents, professeurs et directeurs), une logistique très efficace et surtout une approche pédagogique qui se devait d’être alliée à des considérations primordiales autour du bien-être. La décision la plus symbolique et fondatrice fut de s’assurer que les leçons auraient toutes une interaction. 
 
2/ Et d’un point de vue pratique :
 
- Combien d’enfants en primaire suivent actuellement l’école à la maison ?
Absolument tous les élèves de primaire prennent part à cet enseignement. Ceci est vraiment impressionnant et témoigne de la résilience fantastique dont font preuve nos élèves, une des valeurs inculquées dans notre programme IB, et qui reflète bien la qualité de notre programme. Je ne suis pas naïf et je me doute bien que certains ici où là se sont octroyés un petit jour de repos ou deux, mais, je peux l’affirmer : il n’y a pas de décrochage significatif dans la Primaire à SISD. 
 
- Quels sont les outils/ plateformes informatiques que vous utilisez ?
Notre plateforme d’entrée est Teams, le système de visioconférence de Microsoft, à partir de laquelle les enfants (et leurs parents !) accèdent au matériel éducatif préparé par les professeurs sous formes de présentations, vidéos pré-enregistrées et autres documents et liens interactifs. Le programme de la semaine est présenté en direct aux élèves avant le début de celle-ci et le programme du jour suivant est exposé la veille.
Les enfants alternent ensuite les activités prévues en ligne ou hors ligne, seuls ou en petits groupes. On leur demande aussi de poster le résultat de leurs travaux sur SeeSaw, ce qui leur permet de se constituer un portfolio en ligne qui est utilisé par les professeurs pour noter et conseiller les élèves en rajoutant des commentaires écrits ou audio. 
 
3/ Quel est le déroulé type d’une journée pour un élève scolarisé à la SISD ? 
La journée commence à 8h20 par une visioconférence entre tous les élèves et leur professeur. Cette rencontre du début de journée est essentielle pour maintenir le contact entre les enfants d’une même classe qui est vital selon toutes les recherches menées sur le sujet. Ensuite, les enfants enchainent sur deux leçons avant d’avoir une récréation, moment où l’utilisation de l’écran est déconseillée. Puis il y a une autre leçon avant la pause déjeuner et ensuite une dernière leçon avant la sacro-sainte activité quotidienne de sport – autre élément absolument indispensable et très populaire dans ce contexte !
 
4/ En tant qu’école bilingue, comment avez-vous organisé l’enseignement des deux langues pour les élèves ?
En fait, rien n’a vraiment changé ! Le programme bilingue continue tout bonnement. Néanmoins, un soutien encore plus personnalisé et particulier est offert aux enfants qui en ont particulièrement besoin. Nos professeurs de soutien sont très proactifs et assistent notamment les parents qui n’ont peut-être pas une maitrise parfaite de la seconde langue afin d’aider leurs enfants.
 
5/ Attachez-vous une importance particulière aux élèves qui sont sur des années charnières (apprentissage de l’écriture/lecture ou passage au collège) ?
Bien sûr. Comme indiqué précédemment, les professeurs de langues sont très présents et interviennent régulièrement auprès des enfants qui éprouvent des difficultés. Nous utilisons de nombreuses ressources afin d’assurer la continuité de l’apprentissage. Une attention particulière est portée auprès des plus jeunes élèves au niveau de l’acquisition des deux langues avec un focus notamment sur la lecture et l’écriture. Nous proposons davantage de séances en direct, souvent en groupes restreints pour augmenter la personnalisation.
Pour les plus grandes classes, celles concernées par l’accès au secondaire à la rentrée prochaine, nous avons un programme très ambitieux de transition en totale collaboration avec nos collègues du secondaire. Nos élèves du Grade 5 suivent déjà des leçons prodiguées par leurs professeurs de l’an prochain, par exemple. Nous leur apportons aussi un soutien émotionnel appuyé afin de les préparer au mieux à cette échéance.
 
6/ Comment allez-vous évaluer l’acquisition des apprentissages des élèves sur la période ? Existe-t-il des initiatives pour accompagner les élèves qui pourraient être en difficulté dans certaines matières ou qui sont en perte de motivation ?
Nous continuons à évaluer l’acquisition de l’apprentissage de manière assez traditionnelle. Comme expliqué plus haut, les professeurs sont en contact quotidien avec les enfants. Ils ont accès à tous leurs travaux afin de les évaluer et surtout de les guider dans leurs futurs apprentissages. Néanmoins, le contact direct dans la classe avec un professeur demeure irremplaçable, c’est certain.
Grâce à cette approche très personnelle, nous sommes en mesure de remarquer tout de suite un élève en difficulté. Si un tel cas est noté, une série de mesures entre en action avec l’intervention des équipes du département de l’inclusion mais aussi de nos aides-enseignantes. Notre formidable équipe pastorale est aussi très à l’écoute et une aide psychologique peut être mise en place si besoin.
Mais le plus important est de tout mettre en œuvre pour que ce décrochement ne se produise pas. Un grand nombre d’initiatives est mis en place pour entretenir la motivation : des projets pour stimuler la créativité (la semaine de la littérature et la journée de la Terre ont par exemple été l’occasion de réunir les familles avec des projets communs et spectaculaires), des activités très variées dans les disciplines traditionnelles, tels que les mathématiques et les langues, ainsi que dans les domaines plus artistiques comme la musique et les arts plastiques. Nous célébrons aussi les petits et grands succès des uns et des autres lors de notre assemblée hebdomadaire virtuelle.
 
7/ Comment les équipes pédagogiques et la direction travaillent-elles ensemble dans cette situation particulière ? Gardez-vous un contact régulier avec les parents ?
Vous savez, une de nos 4 valeurs fondamentales est ‘togetherness’, l’unité et le vivre-ensemble. Alors nous nous devons d’être dignes de nos valeurs ! Entre les différentes sections de l’école, nos relations de travail continuent très fréquemment, de la planification au niveau des grades jusqu’aux réunions en visioconférence entre la direction et les professeurs. Aussi, mon équipe de direction et moi-même appelons nos collègues ‘juste comme ça’ pour se parler et prendre des nouvelles régulièrement.
Quant au contact avec les parents, ils sont quotidiens, je vous l’assure ! L’assistance et la participation des parents dans notre programme d’enseignement à distance a été jugée comme un atout dès le début et nous avons choisi d’accueillir cette participation avec enthousiasme. Ce mois-ci, nous allons avoir nos rencontres parents-professeurs, comme prévues initialement. La direction rencontre et échange avec les représentants des parents très souvent. Cette collaboration est fructueuse.
 
8/ Avez-vous un retour des parents et des élèves sur ces premières semaines de home schooling à la SISD ?
Oui. Nous avons des retours quotidiennement. Nous avons aussi consulté les enfants, les parents et les professeurs à l’aide de questionnaires. Leur retour a été très utile afin d’affiner notre programme. Il est à noter que le commentaire le plus manifeste et le plus positif de nos parents a été adressé à nos enseignants et à leur dévouement.  Ceci m’a rendu particulièrement fier tant je connais leurs qualités et leur professionnalisme, dans cette situation plutôt complexe pour eux aussi.
 
9/ Comment faites-vous vivre les quatre valeurs principales (Bilingual, Excellence, Sustainability, Together) de la SISD à distance ? Des initiatives sont-elles mises en place ?
Nos valeurs ne nous quittent jamais, même dans ces temps compliqués. En fait, elles nous sont d’un grand support.
Le bilinguisme fait partie de notre ADN et le programme continue tout à fait normalement avec quelques retouches. L’excellence est aussi la norme dans notre enseignement. Nous avons créé sur Teams des canaux d’extension où les enfants peuvent accéder à des projets et matériels éducatifs un peu plus avancés. Nous la célébrons aussi à travers les étudiants de la semaine qui sont identifiés par nos enseignants et récompensés virtuellement lors d’une présentation offerte à tous. 
La durabilité est également présente tant dans notre pratique journalière qu’à travers des projets offerts chaque semaine par notre coordinatrice du développement durable. Les enfants ont par exemple eu l’opportunité de créer des briques constituées de matériaux recyclables lors de la semaine de la Terre.
Quant à notre unité, elle devient encore plus évidente car nous venons d’entamer cette semaine notre nouvelle unité d’apprentissage aux concepts communs à tous les Grades. Tous les enfants, les enseignants… et les parents vont pouvoir échanger leurs impressions et partager le résultat de leurs recherches (la fameuse inquiry du Baccalauréat International) ensemble.
 
10/ Comment envisagez-vous la reprise (physique) de l’école au sein de la SISD ?
D’un point de vue logistique, nous serons prêts ; nous sommes déjà en train de planifier précisément cet aspect-ci, même si, nous patientons en attendant de mettre en  œuvre les instructions des autorités.
Personnellement, et je ne pense pas être le seul, j’envisage le retour de nos professeurs et de nos élèves avec une immense joie ! Nous serons tous très heureux de nous retrouver. Les élèves et les enseignants à qui je parle me le disent chaque jour. Notre magnifique école est toujours là et elle attend avec impatience de combler le silence avec les rires, les chahuts et les chants de tous !
 

Emmanuel Gauthier - Directeur de l'école primaire de LA SWISS INTERNATIONAL SCIENTIFIC SCHOOL de DUBAI
 
 
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Le week-end arrive pour notre plus grand plaisir. Et il faut bien se l’avouer après une semaine où vous avez jonglé entre télétravail, école à la maison et séances d’animation pour occuper vos enfants, un peu de réconfort vous ferait le plus grand bien !
Et quoi de mieux que de déguster un délicieux plat digne des plus grands chefs ?
 
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Nuage de colin vapeur à l’artichaut et à l’orange 
 
Ingrédients (pour 1 personne) :
 
 
- 120 g de filet de colin 
- 1 artichaut  
- 1 orange : prévoir 2 zestes par personne
- 5 g de pain sicilien Carasau par personne
- 1 feuille de laurier
- Feuilles de menthe fraiche pour la décoration
 
Préparation :
 
- Faites bouillir de l’eau dans une casserole avec les zestes d’orange, la feuille de laurier, du sel et du poivre. 
- Une fois que l’eau est portée à ébullition, faites cuire le poisson à la vapeur au-dessus pendant 8 min. 
 
 
- Nettoyer l’artichaut et épluchez-le pour ne garder que les feuilles les plus tendres et son cœur.
- Dans une sauteuse, faites cuire l’artichaut avec une gousse d’ail et de l’huile d’olive séparément. 
 
 
- Après quelques minutes, rajoutez un peu d'eau. Laissez cuire à feu doux quelques minutes.
 
 
- Dressez votre assiette en disposant le lit d’artichauts puis posez le poisson par-dessus. Ajoutez des brisures de pain sicilien Carasau et un brin de menthe pour la décoration.
 
 
 
Buon appetito !
 
Si vous préférez le poisson cru, voici la recette du Carpaccio de colin à la burrata et à l’artichaut !
 
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Le week-end arrive pour notre plus grand plaisir. Et il faut bien se l’avouer après une semaine où vous avez jonglé entre télétravail, école à la maison et séances d’animation pour occuper vos enfants, un peu de réconfort vous ferait le plus grand bien !
Et quoi de mieux que de déguster un délicieux plat digne des plus grands chefs ?
 
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Carpaccio de colin à la burrata et à l’artichaut
 
Ingrédients (pour 1 personne) :
 
 
- 60 g de filet de colin 
- 30 g d’artichaut  
- 1 orange
- 1 tranche de pain sicilien Carasau 
- Feuilles de menthe fraiche  
 
Préparation :
 
- Congelez votre poisson avant de le consommer frais cela permet de tuer les bactéries. 
- Une fois décongelé, tranchez-le finement.
- Faites mariner votre poisson dans de l’huile d’olive avec le jus d’une demi-orange, une pincée de fleur de sel et un peu de menthe ciselée.
 
 
- Faites une « salade » en utilisant l’autre demie orange coupée en quartier et avec la burrata.
- Nettoyez l’artichaut et épluchez-le pour ne garder que les feuilles les plus tendres ainsi que le cœur puis les ajouter à la salade.
- Dressez votre assiette en commençant par y déposer le carpaccio de poisson au fond, puis la salade. Ajoutez des brisures de pain sicilien Carasau ainsi que quelques feuilles de menthe pour la décoration.
 
 
Buon appetito !
 
Si vous préférez le poisson cuit, voici une variante cuite :  Nuage de colin vapeur à l’artichaut et à l’orange
 
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Depuis quelques jours, les autorités de Dubaï nous ont annoncé une période de confinement total. Nous voilà officiellement coupé(e)s du monde extérieur. Cette annonce a ravivé un sentiment d’anxiété déjà bien présent depuis le début de la crise. Elle peut nous plonger dans l’incertitude et la peur du chaos.
Tout notre quotidien est bouleversé avec l’impossibilité de se projeter.  Nos projets sont en suspens et nous ne pouvons plus, pour le moment, regarder vers l’avenir pour nous rassurer. 
 
L’expatriation
L’expatriation, que l’on soit seul(e) ou en famille, vient souvent bouleverser notre sentiment d’appartenance. Nous avons pour la plupart quitté notre famille d’origine, nos amis les plus proches, pour la promesse d’un avenir meilleur. Cet avenir est en soi porteur d’un sacrifice. Afin de pallier ce manque de repères, l’expatrié(e) cherche une reconnaissance plus importante dans le monde extérieur, une validation professionnelle et sociale qui doit compenser le manque laissé par le fait d’être loin des siens et de ses souvenirs.  
 
Pour les familles, il est important que les enfants puissent évoluer dans un environnement propice. La perte de repères à Dubai est compensée par la possibilité de multiples activités extérieures dans un environnement serein et ensoleillé.  
L’un des conjoints en profite souvent pour arrêter de travailler, passer plus de temps auprès de ses enfants et s’adonner à des activités laissées de côté par les contraintes de la vie d’avant. 
 
La rencontre avec d’autres expatriés vient souvent achever ce processus d’adaptation, en nous rassurant sur notre capacité à créer du familier là où il en manque tant ! 
Petit à petit, la vie reprend ses droits et ce nouveau cocon, construit non sans effort, arriverait presque à nous faire oublier que nous sommes si loin de chez nous.
 
Le changement identitaire
Il ne fait aucun pas de doute que l’avènement du nouveau coronavirus est venu bouleverser cet équilibre si durement conquis. Loin de nos proches, nous vacillons entre inquiétude et mélancolie. 
Privé(e)s de nos rôles professionnels et sociaux, nous voilà tous confinés, seul(e) ou en famille, sans ces ressources extérieures si chères à notre équilibre. L’inquiétude du lendemain s’est installée et s’accompagne souvent d’un manque de visibilité sur notre devenir. On s’alarme pour notre avenir professionnel ou celui de notre conjoint. 
La crise étant devenue mondiale, la possibilité d’un retour au pays d’origine n’est pas forcément synonyme d’une vie meilleure. On se sent comme en suspens …
 
Face à nos angoisses, nous ne pouvons recourir à aucun subterfuge pour nous changer les idées que ce soit une balade au bord de la plage, un café avec un(e) ami(e) ou un tour à la salle de sport…Tous ces plaisirs simples nous apparaissent aujourd’hui comme faisant partie d’un paradis perdu. 
L’anxiété devient alors la réponse à cette incertitude quant à l’avenir, nous enlevant ce sentiment de sécurité si nécessaire à notre équilibre. 
 
Pour certain(e)s, il faut aussi rassurer les enfants dont la routine a été chamboulée. Au plaisir - d’avoir enfin leurs parents rien que pour eux en début de confinement - s’est substitué progressivement une forme d’ennui et une incompréhension face à la durée du processus.  
Mais qui va nous rassurer ?
 
La capacité d’un retour sur soi 
Il est certain que la crise actuelle vient réveiller nos peurs les plus primaires.  Nous avons démontré, en nous expatriant, que nous sommes capables de nous adapter à un environnement totalement nouveau. C’est cette aptitude à créer du sens que nous devons puiser au fond de nous !
 
Il est important en ce moment (plus que jamais) de ne pas trop nous écouter. Nos pensées déterminent la perception de notre environnement.
Il faut stopper ce flux d’idées qui risque de nous plonger dans une angoisse paralysante. Notre organisme en état d’alerte est à l’affût du moindre signe pour céder à la panique ! 
 
Il faut se poser et chercher ses ressources. Celles qui nous ont permis à plusieurs reprises dans notre vie, de faire face à des situations nouvelles sans nous effondrer.  Notre capacité à nous rassurer nous-mêmes est ici fondamentale. Elle est d’ailleurs présente depuis l’enfance. Petit(e)s, nous arrivions à nous endormir seul(e)s dans le noir, faisant appel à notre imaginaire et à des images rassurantes, qui nous faisaient tenir jusqu’au lendemain, avec la certitude que nous allions retrouver le monde et nos parents exactement comme nous les avions quittés la veille. …
 
Le nécessaire retour au calme
Notre faculté au retour au calme est essentielle aujourd’hui. Oui, nous traversons une forme de nuit, peuplée de quelques cauchemars, mais elle va prendre fin et nous allons retrouver notre monde, certes quelque peu transformé.
Il est tout d’abord important de protéger nos ressources et notre capacité de réassurance de tout intrus susceptible de réveiller l’anxiété. C’est une période où il ne faut surtout pas trop s’informer ! Lire et écouter les quelques informations du jour est amplement suffisant.  Un flux d’information continue est à éviter à tout prix pour ne pas réveiller notre système d’alerte, en quête de chaos.
 
Privé(e)s de toutes formes d’exercices physiques, il est impératif de se créer une routine pour bouger notre corps - ne serait-ce qu’une vingtaine de minutes par jour – en nous centrant sur notre intérieur. Il en va de même pour les enfants et les autres membres de la famille afin de vider la maison d’un trop plein d’énergie. Internet regorge de ce genre de cours et il y en a pour tous les goûts.
 
Il est important de créer une routine journalière alliant moments productifs puis de détente. Les enfants regarderont la télévision ou joueront parfois sur leur IPad plus que d’habitude, … Mais à circonstances exceptionnelles, mesures exceptionnelles ! 
Il est important que chaque membre de la famille puisse s’octroyer des moments de paix ou il n’est pas en contact avec les autres, comme une possibilité de s’enfuir dans un monde imaginaire. On peut simplement ne rien faire, laisser son esprit vagabonder ou bien méditer, lire, écrire, peindre, etc. Peu importe, pourvu que ce moment soit calme et ressourçant !
 
Il faut également éviter les conduites compulsives comme le ménage à outrance, une surexposition à Internet et aux réseaux sociaux ou tout  autres comportements addictifs. Elles sont des stratégies sans fin qui renforcent en réalité le vide intérieur. 
Il est impossible en confinement d’être productif tous les jours. Des émotions inhérentes à la situation vont forcément surgir et il ne faut pas chercher à les supprimer. Elles sont normales et les effacer ne fera qu’alimenter l’anxiété. 
 
Enfin il faut croire… Croire en des jours meilleurs, comprendre que cette situation n’est que temporaire, que l’humanité s’est relevée à plusieurs reprises de choses bien plus graves que ce virus. Il faut prendre ce temps pour ce qu’il nous offre, la possibilité d’un retour aux choses simples, d’un retour sur soi. 
D’un moment de pause où nous pouvons réfléchir à nos vies, aux erreurs du passé et aux promesses du futur. C’est aujourd’hui que nous construisons notre lendemain, et si nous survivons à cette crise en faisant appel à nos ressources internes, nous en ressortirons plus fort(e)s et prêt(e)s à affronter avec confiance les nouveaux challenges que nous réservent le futur !
 
Vanessa B. The French clinic 

Vanessa Bokanowski, psychologue, exerce au sein de la clinique The French Clinic (Dubai Healthcare city)
En cette période de confinement, elle consulte également à distance sur Zoom.
Contact : 04 429 8450 ou 056 948 7372
 
 
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Le nouveau coronavirus apparu il y a seulement quelques mois suscite de nombreuses interrogations tant sur sa propagation que sur les précautions que nous devons prendre au quotidien (au-delà des gestes barrières et de la distanciation sociale) même en période de confinement pour limiter les risques de contamination. 
Dubaimadame, en collaboration avec le Dr Céline Pons – spécialiste en médecine familiale à Dubai et qui a travaillé en tant que représentante médicale pour le groupe de travail européen sur le SRAS et la grippe aviaire – répondent à 4 de vos questions.
 
1. Quelles mesures ont été prises aux Emirats pour dépister le Covid-19 ?
Après avoir confirmé la fermeture des frontières et de toutes activités non essentielles, les Emirats ont lancé depuis quelques semaines une vaste campagne de dépistage du Covid-19 auprès des citoyens et résidents. 
A ce jour* on compte 4 933 personnes infectées par le nouveau coronavirus et 648 195 tests ont déjà effectué. Selon le Worldometer, les Emirats ont un ratio d’environ 65 500 tests par million d’habitants et se classent ainsi en troisième position au niveau mondial.
 
Au-delà du dépistage à proprement parler et des mesures strictes du confinement sur le territoire, les autorités ont annoncé le lancement de l’application Tracecovid. Elle permet de retracer et d’informer les personnes qui auraient été en contact avec des patients atteints par le Covid-19 grâce à la technologie de courte portée Bluetooth. Le gouvernement assure qu’aucunes données personnelles ne seront collectées et resteront anonymes. 
 
*Chiffres communiqués au mercredi 15 avril, 15h
 
2. Comment se passe le dépistage dans les Drive through ?
Les autorités locales et fédérales ont ouvert 14 centres de dépistage en drive du Covid-19 sur son territoire dont trois centres à Dubai :
- Le centre de Al Nasr Club ouvert par la DHA (Dubai Health Authority) a une capacité de 250 tests quotidiens. Il accueille le public de 8h à 18h30. 
- Les deux autres stations - localisées à Port Rashid et à Al Khawaneej - sont gérées par la SEHA (Abu Dhabi Health Services Company). Elles peuvent opérer 500 tests par jour et sont ouvertes du samedi au jeudi de 10h à 18h
 
Si vous souhaitez effectuer le test :
- Prenez rendez-vous par téléphone (DHA : 800342 ; SEHA : 800 1717). Vous recevrez ensuite une confirmation par SMS.
- N’oubliez pas de faire votre demande de « movement permit » (https://dxbpermit.gov.ae/home) en parallèle.
- Présentez le SMS ainsi que votre Emirates ID lors de votre rendez-vous. Vous devez porter un masque et des gants et ne pas être plus de trois personnes dans votre véhicule.
Le test dure cinq minutes environ. Les résultats vous seront communiqués sous 48h. Dans l’attente, il vous sera demandé de rester confiné chez vous.
A noter que certaines catégories de personnes sont reçues en priorité : celles présentant les symptômes de la maladie, les femmes enceintes, les personnes âgées ou souffrant de maladies chroniques. Un programme de test à la maison va être mis en place pour les " people of determination. "
 
Al Futtaim Health a également lancé ses propres stations de dépistage sur six sites à Dubai. Elles sont ouvertes à ses salariés et aux citoyens et résidents des EAU.
 
3. Pourquoi est-il important de porter un masque dans les espaces publics ?
L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) a rappelé que le port du masque était essentiel pour le personnel soignant ainsi que pour les patients infectés par le Covid-19 et de facto par leur entourage. Néanmoins, l’organisation a réaffirmé, il y a quelques jours, que l’utilisation des masques de protection seuls pour la population générale n’était pas LA solution pour endiguer la pandémie. Son efficacité ne pouvant être réelle que dans le cas où les gestes barrières (lavage fréquent des mains, distanciation sociale, etc.) étaient respectés. Cette dernière a tout de même indiqué que sa position pourrait évoluer en fonction de nouvelles preuves scientifiques.
 
La revue scientifique de référence Nature vient de publier une étude qui démontre que les masques chirurgicaux permettent de réduire significativement la transmission de coronavirus et de virus grippaux par des individus contaminés.
De nombreux institutions scientifiques, dont l’institut Robert-Koch en Allemagne ou l’Académie Nationale de Médecine en France, recommandent également une utilisation généralisée du masque de protection comme dans certains pays asiatiques. 
 
Les autorités émiriennes imposent le port du masque chirurgical (ou à défaut artisanal) à l’ensemble de la population dans les espaces publics et même dans sa voiture (sous peine d’amende). Cette mesure altruiste permet ainsi si elle est appliquée par tout le monde de limiter les risques de contamination.
 
Retrouvez sur site Internet de l’OMS les bonnes pratiques quant à la manipulation et l’utilisation du masque.
Si vous souhaitez fabriquer votre propre masque, l’AFNOR (Association française de normalisation) met à disposition ce tutoriel.
 
4. Le virus peut-il se transmettre par voie aérienne ?
Il n’existe à l’heure actuelle aucun consensus de la communauté scientifique concernant la possible transmission du virus dans l’air.  De nombreuses critiques ont fait suite à la publication au mois de mars de l’étude publiée par le New England Journal of Medicine qui démontrait que le virus pouvait rester plusieurs heures suspendues dans l’air. 
L’OMS confirme, pour sa part, qu’à ce stade la transmission du virus par voie aérienne n’est pas établie même si elle peut subvenir dans des « circonstances et contextes spécifiques » notamment via certains actes médicaux comme l’intubation. 
 
Début avril, le Directeur du National Institute of Allergy and Infectious Diseases aux États-Unis, Anthony Fauci, déclarait que la transmission du Covid-19 « pourrait se faire via l’air expiré des gens » quand ils se parlent. D’autre travaux de recherche, notamment aux États-Unis et en Chine, iraient dans le même sens ce qui expliquerait la contagiosité du nouveau coronavirus. 
 
Reste qu’à ce jour, aucune conclusion n’a été tranchée par les scientifiques ou par les organisations internationales. Le meilleur moyen pour lutter contre le coronavirus reste donc d’appliquer scrupuleusement les gestes barrières et l’ensemble des recommandations et directives des autorités internationales et locales pour lutter pour la propagation du nouveau coronavirus !
#staysafe #stayhome
 
Si vous souhaitez avoir plus d’information, nous vous invitons à consulter régulièrement les sites Internet suivants : 
- Ambassade de France aux Emirats : Une cellule téléphonique d’urgence a été mise en place par l’Ambassade de France aux UAE au +971 (0) 2 813 1001 du dimanche au jeudi de 9h à 18h.
- Suivez l’actualité régulièrement les pages Facebook de l’Ambassade aux Emirats  et/ou du Consulat Général de France à Dubai. 
- Le site de l’OMS ainsi que sa page questions/réponses sur la maladie 
- Le site Internet officiel Vie Publique
- Le site  Worldometer
 
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Avouez qu’en temps « normal », avec des agendas souvent surchargés, vous passez plus de temps à courir que dans votre cuisine derrière les fourneaux !
Les choses ont changé brutalement depuis quelques semaines et vous devez maintenant assumer quotidiennement les repas (matin, midi et soir) pour toute votre petite famille. Et il faut bien l’admettre cela peut parfois être synonyme de casse-tête pour arriver à contenter tout le monde ! Alors pourquoi ne pas le transformer en un moment ludique et convivial ? 
 
La rédaction de dubaimadame a relevé, rien que pour vous, quelques idées pour cuisiner avec votre petite tribu !
 
1. DE NOMBREUSES INITIATIVES SUR LA TOILE !
Si vous manquez d’inspiration ou que vous voulez changer de vos traditionnelles recettes, Internet regorge de recettes en tout genre, plus ou moins simples à réaliser. Vous trouverez de nombreuses idées que ce soit sur les réseaux sociaux, les blogs culinaires ou tout simplement sur les sites traditionnels de cuisine. Bref, n’hésitez pas à surfer sur la toile pour trouver votre bonheur :-) ! 
 
Sur les réseaux sociaux
- Les grands chefs de la gastronomie ont décidé de partager quelques-unes de leurs recettes pour nous faire passer le confinement de la manière la plus douce et gustative possible ! N’hésitez pas à rechercher sur Instagram les hashtags #cuisineenfamille ou #recetteconfinement et/ou consulter les comptes des chefs que vous affectionnez :
o Guillaume Gomez, Chef des cuisines à l’Élysée, met régulièrement à disposition sur son compte Instagram des recettes extraites de son livre « Recettes Faciles à faire avec les enfants »
o Le célèbre chef pâtissier Christophe Michalak livre quelques-unes de ses délicieuses recettes (tarte aux pommes, tiramisu café-marron, etc.). 
- Laurent Mariotte propose, quant à lui, une recette par jour sur son compte Facebook et Instagram pour occuper les enfants.
- Miss Maggie’s Kitchen nous fait vivre sa passion en nous livrant le secret de ses recettes familiales authentiques. Depuis le confinement, elle s’est lancée dans des live plusieurs fois par semaine que vous pouvez suivre notamment sur son compte Instagram. Pour connaître le programme de la semaine, n’hésitez pas à consulter son site.
- Casserole et Chocolat propose non seulement tous les lundis dans sa newsletter des recettes spéciales « confinement » mais vient de publier une liste de recettes sucrées et salées pour cuisiner avec ses enfants
 
Les émissions et les live :
- Cyril Lignac avec son émission Tous en cuisine diffusée tous les jours sur M6 propose tous les soirs à 20h30 (heure de Dubai) une recette à réaliser en famille. Et si vous n’avez pas le temps de la suivre en direct, l’ensemble des recettes sont disponibles sur le site de Cuisine AZ. 
- Le jeune et talentueux chef landais, Julien Duboué, accompagné de ses enfants, nous explique des recettes sucrées et salées faciles à réaliser avec des petits. Découvrez par exemple sur sa chaine YouTube sa recette de biscuits choco-sourire 
- Le Chef Juan Arbelaez présente chaque jour une nouvelle recette gourmande et filmée en moins de deux minutes avec des produits simples du quotidien. Ses vidéos sont diffusées dans l’émission Quotidien de Yann Barthès et disponibles sur le Replay. Testez notamment sa fameuse recette de cookies !
- Anne-Sophie Vidal, gagnante de l’émission Meilleur Pâtissier, vous donne rendez-vous les lundis, mercredis et vendredis en live, avec ses deux enfants, sur Instagram à 17h30 (heure de Dubai) pour un atelier culinaire très ludique pour les petits et les grands !
 
Les sites de recettes de cuisine « enfant » :
- Le célèbre site web Marmiton dans sa rubrique « enfant » liste quelques recettes et activités à faire dans la cuisine pendant le confinement.
- Chef Bambino offre un large choix de recettes de cuisine à réaliser en famille ainsi que des quiz pour apprendre en famille.
- Le site enfant.com présente également des recettes sucrées et salées très faciles à réaliser pour les plus petits (3-5 ans).
- Tête à modeler a mis au point des recettes illustrées pour que votre enfant puisse cuisiner de manière autonome ou suive plus facilement la recette. 
 
2. POUR QUE VOTRE CUISINE NE DEVIENNE PAS UN CHAMP DE BATAILLE
Même si les plus grands peuvent cuisiner de façon autonome et prendre le relais pour préparer le déjeuner ou le dîner, n’hésitez pas à leurs rappeler les règles d’hygiène et de sécurité avant de débuter.  
Et pour que cette expérience ne devienne pas un calvaire et source d’énervement avec les plus petits, voici 5 conseils :
- Il est important d’avoir du temps devant soi pour cuisiner en famille. La recette que vous exécutez habituellement en 10 minutes risque de mettre beaucoup plus de temps avec vos enfants. 
- Sélectionnez la recette en fonction de l’âge de votre enfant et de ses envies. L’élaboration d’un gâteau ou de cookies ravira les plus petits. Si vous préférez du salé, évitez les préparations trop compliquées et optez pour des recettes froides ou simples comme des quiches, cakes ou pizzas. 
- Ne vous embarquez pas dans une recette trop longue, votre petit dernier risque de se lasser rapidement.
- Laissez votre enfant manipuler les produits et profitez-en pour lui rappeler par exemple le nom des légumes utilisés dans la recette ou de revoir de façon ludique les mesures !
- Le dernier mot d’ordre est l’autonomie. Confiez-lui une partie des tâches (peser, éplucher, couper, mélanger…) en fonction de son âge. Si vous avez plusieurs enfants, n’hésitez pas à répartir les responsabilités. 
 
Vous n’avez plus d’excuses ! Vous avez toutes les cartes en main pour passer un bon moment avec vos enfants dans la cuisine (et vous régaler) et leurs transmettre toutes les bonnes recettes de cuisine de votre grand-mère .
A vos tabliers et n’hésitez pas à nous envoyer leurs plus belles réussites !
 
 
Et si vous êtes toujours en manque d’inspiration, vous pouvez également consulter les articles suivants :
- Consulter les offres « alimentaires » dans notre article évolutif : Les offres de « confinement » des entreprises francophones à Dubai ! 
- Gagnez du temps, passez au batch cooking
- Et si vous voulez cuisiner sans faire vos courses : Let’s Cook propose des repas en kit équilibrés. Relisez notre article : Let’s Cook, la boîte qui va vous (re)donner envie de cuisiner !
 
Dire que cette pandémie est dans tous les sujets de conversation est un doux euphémisme. Il suffit de lire n’importe quel article pour se rendre compte que tout est déclinable à base de Covid-19, notamment le sacro-saint sujet : LA VIE DE COUPLE !  
En plus d’être devenus des infectiologues patentés – les débats « chloroquine » sont aussi savoureux que ceux durant une élection présidentielle – nous sommes désormais tous diplômés en psychologie. Certains magazines nous encouragent à vivre cette période comme une opportunité pour notre couple tandis que d’autres nous dispensent à coups de bienveillance les « 5 conseils pour vivre au mieux son confinement à deux ». Pas de panique, s’ils ne fonctionnent pas, vous pouvez toujours témoigner dans « couple et confinement la double peine ».
 
Mais dans la vraie vie, ça donne quoi ? Bienvenue dans la vie imaginaire et trépidante d’une confinée parmi tant d’autres.
 
De l’importance d’une bonne hygiène de vie
Tous les articles que j'ai pu lire vous diront la même chose. En temps de confinement, il est impératif de mettre en place des routines et de prendre soin de son corps. Il en va de votre bien-être psychologique. Cela a certainement été la première étape de votre plan de lutte en quinze points contre le Covid-19.
 
Jour 1
Une journée de semaine comme les autres. Maquillage, brushing et robe légère de saison tandis que ma moitié se prépare pour sa première journée de télétravail : chemise, chino et sneakers pour le côté "smart casual".
 
Jour 5
Cela fait désormais 4 jours que monsieur a abandonné les sneakers au profit de tongs pour le côté "confort". Le combo bermuda/chemises se généralise et il évoque déjà la possibilité de passer au polo/crocs pour un "confort renforcé". Vous tenez bon. Le brushing peut être alterné tous les 2 jours et la mode au maquillage "naturel" s'avère un excellent alibi. Il n'y a pas de quoi s'alarmer !
 
Jour 9
Ce n'est pas parce qu’il y a désormais un nouvel ado qui déambule torse nu à la maison (il n'active d'ailleurs plus sa caméra lors de ses visioconférences) qu'il faut se laisser abattre. Vous partagez vos craintes sur votre nouveau groupe "Covid et papotes" avant de vous rendre compte que le maquillage n'est plus de rigueur, l'épilation contribue à la destruction des nappes phréatiques et que se laver les cheveux une fois par semaine est un geste féministe fort. 
 
Jour 13
Lors d'une soirée film en famille, l'un des enfants vous demande si Chewbacca est une femme. Vous regardez vos jambes. Vous ignorez la question. Vous vous promettez de ne plus lui servir de petit déjeuner pendant les 15 prochains jours. D'ailleurs au lit, il est tard et demain double ration de home schooling. Maman t'aime (ou pas), bonne nuit.
 
Malgré tout, vous êtes chanceuse car vous n’avez pas sombré dans l'alcoolisme. Il y a pourtant une Sue Ellen qui sommeille en chacune de nous. Car comme bien souvent, l'engrenage s'avère aussi vicieux que lancinant. Ce petit verre de rosé « bien mérité » que vous vous êtes offert un soir après une journée bien remplie se transforme sournoisement en bouteille de rosé « bien méritée » à partir de 17h. 
 
Les courses « essentielles » se résument bientôt à « n’oublie pas l’apéro et les cacahuètes » et vous vous imaginez déjà passer vos journées en peignoir, le visage bouffi, affalée sur votre chaise longue, à passer vos journées sur Zoom avec les copines (aussi dépravées que vous) tout en vous promettant que « demain, c’est promis j’arrête ». 
Vous en profitez également pour échanger des bons plans de cours de yoga et pilates sur YouTube. On vous a même fait suivre les promos MMI sur le groupe "Bons plans" qui, pour une fois, n'a jamais porté aussi bien son nom. 
 
 
Et la vie de couple dans tout ça ?
Côté monsieur, la situation n'est pas beaucoup plus glorieuse même si elle s'avère sans surprise... Les premières 48 heures de confinement se sont entrecoupées de vœux pieux sportifs (Décathlon l'en remercie), de jus détox imprimés à la chaine (on parle de trouver une cartouche d'imprimante française, à Dubai, en temps de confinement ?) et de l'achat compulsif de livres aussi divers que variés : "la méditation facile", "découvrez le leader qui sommeille en vous", "l'œnologie pour les nuls", etc.
 
Dès le lendemain, il décidera plutôt d'exercer ses neurones sur Candy Crush, d'entrainer les enfants sur Fifa, de se tourner en ridicule en essayant de filmer sa dernière prestation pour son groupe « PQ challenge » et de pratiquer le gainage à coups de chips. Un vrai bonheur. 
 
Et le reste de la journée ? Avec cette situation de crise et la généralisation du télétravail, avouez qu’il y a tout de même de quoi tenir nos hommes occupés.
Alors que vous tentez désespérément d’appliquer tous les préceptes d’éducation positive pendant les heures de home schooling, vous ne pouvez vous empêcher de l’observer du coin de l’œil. Il est assis, le regard concentré, en train de tapoter frénétiquement sur son téléphone. Il semble effectivement accaparé par un sujet de la plus haute importance (un compte rendu pour son n+1 ? Son évaluation de fin d’année ?) … jusqu’au moment où vous l’entendez glousser. 
 
 
Après un interrogatoire serré, il vous avoue à demi-mot faire partie du groupe « Covid et contrepèteries ». Il vient d’être créé avec une quinzaine d’autres acolytes par le mari de X, alors qu’elle vous plombe constamment le moral avec ses messages à faire pleurer une boîte de Lexomil. Au programme : blagues d’ados boutonneux à base de jeux de mots vaseux, images graveleuses et autres vidéos qu'il n'ose pas vous montrer. Vous partez aux toilettes vous ressaisir, l’une des seules pièces de la maison où vous pouvez compter sur un minimum d’intimité, du moins en théorie.
 
Malgré tout, notre chéri, au fond de lui, est un petit être sensible. Et ce n’est pas parce qu’il alterne ses journées de télétravail en caleçon et ses discussions « entre mecs » sur WhatsApp qu’il ne cogite pas à la tombée de la nuit sur sa condition d’être humain en plein confinement ou sur les répercussions socio-economico-politiques de cette situation. 
 
Problème, plutôt que d’en discuter avec vous à l’apéro (c’est à dire vers 15h) il préfère ouvrir son petit cœur d'artichaut en pleine nuit, en vous susurrant langoureusement à l’oreille un tendre « Tu dors ? Non parce que moi là tu vois j’arrive pas et je me pose plein de questions ». 
 
Sue Ellen cède alors sa place à Joséphine, ange gardien - voire à Mireille Dumas suivant l'intensité pressentie de la crise. Vous vous retrouvez, à 3 heures du matin, assise sur le lit à tenter de lui expliquer qu’il faut relativiser et que tout cela n’est qu’une des 5 étapes du processus d’acceptation de la situation - c’est d’ailleurs Y qui a abordé le sujet ce matin sur « Covid et papotes ».
 
4:10 : vous lui proposez d’aller prendre un verre de lait
4:12 : il revient dans le lit et vous remercie d’être là pour lui (il ne s’en rend compte que maintenant ???)
4:13 : il ronfle et s’est accaparé les trois quart du lit
4:40 : vous aimeriez bien en faire autant
4:52 : tiens, c'est l'appel à la prière de la mosquée voisine
6:30 : les enfants se lèvent. Ça tombe bien vous êtes déjà debout... la journée va être longue et vous vous êtes jurée de ne pas toucher à ce rosé avant le déjeuner. Pour la peine, il sera prêt à 11 heures !
 
Mon homme, ce héros.
La critique est facile et le portrait un peu exagéré, je l'avoue. Après tout, la gente masculine présente tout de même quelques avantages non négligeables durant cette crise : servir de bouclier humain par exemple.
 
Une livraison sur le pas de la porte ? C'est à votre chéri de se dévouer pour la cause. Vous ne manquerez d'ailleurs pas de lui rappeler qu'il a interdiction de toucher quoi que ce soit ou même de respirer avant d'avoir procédé aux gestes barrières "renforcés au parpaing" que vous avez mis en place : double lavage de main avec 2 savons différents, gel hydro alcoolique en guise d'after shave et interdiction de se toucher le visage durant les 2 prochaines heures (sa partie préférée). 
 
C'est l'occasion de vous demander si X n'a finalement pas tort lorsqu'elle suggère dans son dernier prêche post-apocalyptique de mettre en place un sas de décontamination à l'entrée... il doit certainement y avoir un tuto de disponible sur Youtube. A creuser, dès que vous aurez terminé de coudre le masque chirurgical Frozen 2 de la petite dernière.
 
Mais réceptionner les livraisons n'est qu'une partie de la feuille de mission. Un simple entrainement avant de partir au combat, le vrai, celui des courses au supermarché. Avec l'aide précieuse de Y sur "Covid et papotes", vous avons préparé son équipement dans les moindres détails : un gel hydro alcoolique dans une poche, les serviettes désinfectantes dans l’autre, une réserve de masques en cas de coup dur et un appeau à canard en cas de panique. Ce dernier ne sert strictement à rien mais l'idée qu'il puisse l'utiliser devant la caissière au moment de payer est tout simplement jouissive.
 
Après une séance de briefing détaillée avec reconnaissance aérienne des rayons chez Carrefour, il est désormais temps pour votre Bruce Willis en pain d’épices de dire au revoir. 
Vous êtes sur le pas de la porte, les enfants à vos côtés, mains tendues, la larme à l’œil et vous vous entendez presque leur dire « c’est votre papa, soyez en fiers ».
 
 
Il vous fait un signe de la main, claque sa portière et file au soleil levant (ok, il est 11h du matin mais quand même). Des images se bousculent dans votre tête comme la silhouette de Will Smith dans "Je suis une légende" ou le regard déterminé de John Rambo. Vous vous retrouvez finalement avec un Pierre Richard en train de déambuler dans les rayons de Carrefour et inondant votre WhatsApp de photos de paquets de papier toilettes et autres gels douches pour savoir lequel prendre.
 
Il ne comprend toujours pas la différence entre un papier toilette simple ou triple épaisseur. Des pâtes restent des pâtes, plus gros le paquet mieux c'est (sympa l'offre famille de 15 kgs). Les enfants se contenteront de Chocapic jusqu'à leur majorité et la sauce tomate (pour les pâtes) se décline désormais en jerrican de 20 litres.
 
Après 4 heures d’efforts intenses, 250 messages textes/vocaux et 12 appels en absence, la mission touche à sa fin. Il descend alors de sa monture la tête haute, le regard fier (plagié à Tom Cruise dans Top Gun), le sentiment du devoir accompli et un coffre rempli à ras le bord... avant de finalement se rendre compte que la liste de course était inscrite au recto ET au verso du post-it...
 
 
Alors, oui, le confinement est une période longue et compliquée dont l’issue paraît encore bien lointaine. Prises au piège d’un mauvais remake de « Un jour sans fin » nous faisons au mieux pour en faire ressortir les côtés positifs. A chaque jour suffit sa peine, ce soir vous comptez bien lui vendre une séance massage de pieds devant votre série préférée. Il n’y a pas de petites victoires, savourez les vôtres !
 
#Staysafe, #stayhome et à bientôt pour de nouvelles aventures post-confinement.
 
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Bloqué(e) à la maison, une main sur le portable pour le travail, une autre en mode enseignement à distance pour les enfants ? Chez Dubaimadame, comme chez vous, nous ne connaissons que trop bien cette situation depuis quelques semaines. Nous savons qu’il n’est pas toujours facile en ces jours d’incertitude sanitaire et économique de rester positif et productif. 
 
Dans un esprit d’entraide et de verre « à moitié plein », nous avons sélectionné quelques professeurs spécialisés en yoga, méditation, respiration ou encore en Pilates pour vous revigorer tout en vous apaisant !
 
De nombreuses études scientifiques démontrent les bienfaits du mouvement et de la méditation à la fois sur le bien-être et sur la performance.
Alors si l’énergie vous manque, que vous n’avez pas le moral ou que vous avez appris une mauvaise nouvelle, nous vous invitons à essayer sans attendre l’un des cours listés ci-dessous ! 
 
1. LES PROFESSEURS DUBAÏOTES QUI NOUS MOTIVENT ET NOUS CALMENT EN DIRECT
 
  • Dina 
Avec Dina, on entre dans une sorte de « méditation du mouvement ». Son enseignement du yoga vinyasa assez physique - reste tout de même accessible - n’a de conventionnel que l’idée de flux ! Un monde à part qui motive physiquement et ressource mentalement.
 
Prochain live gratuit sur Instagram : Mardi 7 avril à 10h30
Classes payantes sur Zoom pour Urban Yoga 
 
  • Lisa 
Si vous avez toujours ressenti une barrière à l’idée de vous initier à la méditation, pourquoi ne pas tester une option de relaxation plus « sonore » ? Lisa conduit tous les mercredis et samedis soir à 20h un live d’une heure sur Instagram avec des « singing bowls ». Des échos sans chichis qui nous parent d’une aura de stabilité en période d’impermanence. Tout un programme !
 
Prochain live gratuit sur Instagram : Mercredi 7 avril à 20h
 
  • Vanessa 
Un yoga vinyasa assez classique, un yin yoga lumineux, pourquoi pas ? Surtout si temps de pose et temps de flux se mêlent idéalement pour reconstruire un semblant de vie normale. Essayez ! Grâce à la technique et le sourire radieux de Vanessa, vous retrouverez élan et énergie !
 
Prochain live gratuit sur Instagram : Lundi 6 Avril à 18h 
Classes payantes sur Zoom (contact sur Instagram pour s’enregistrer)
 
  • Claire 
Claire, la maître du yin yoga et du yoga nidra à Dubaï est une femme inspirée, inspirante, et à la voix plus qu’apaisante. Des techniques pour « nettoyer » les énergies des espaces dans lesquels nous sommes confinés. Claire propose également des classes gratuites de Yoga Nidra sur YouTube.  N’hésitez pas à entrer dans un espace où détente musculaire profonde rime avec abandon. 
 
Classes payantes sur Zoom avec le studio Zen Yoga 
 
  • Ketija
Les cours de Pilates de Ketija sont peut-être simples en substance mais ils n’en demeurent pas moins vigoureux de l’extérieur et relaxants de l’intérieur. Une sérénité communicative et un joli sourire pour des abdos solides. De quoi patienter avant la reprise des cours en studio !
 
 
  • Allie
Cette ambassadrice Lululemon à l’énergie débordante nous invite à pratiquer un yoga tonique et à faire l’expérience de ses classes de « Self Myofascial Release » (SMR). Le SMR est une pratique de détente des « nœuds musculaires » qui agit sur le système nerveux et réduit le stress de façon significative. A essayer !
 
Classes payantes sur Zoom par le biais de Core 8
 
 
2. QUELQUES TUTORIELS FRANÇAIS SUR YOUTUBE 
 
Les méditations de Frédéric Lenoir sont quasi poétiques et offre une dimension prononcée d’union de l’individu au collectif. Un peu de douceur et d’espoir dans ce monde confiné !
 
Entrons dans la « bulle de sérénité » de Cédric Michel où des méditations sont proposées en fonction de son niveau :  une minute pour les novices ou trente minutes pour les plus avancés. Méditation du matin, méditation du soir, pour calmer l’anxiété ou encore pour se recentrer avec bienveillance, une chaîne complète qui offre également des séances de yoga nidra.
 
Cette chaîne modeste propose des formats idéaux pour ceux manquant de temps ou ceux qui débutent (10 à 25 minutes). Cécile guide les auditeurs avec calme et simplicité. Une bonne introduction aux différents types de yoga.
 
Une instruction parfaite et les mots justes pour nous guider vers ces petits riens qui transforment la connexion corps-esprit. Cette chaîne regorge de classes simples mais guidées avec brio. Ingrid propose également, tous les deux jours, à une séance spéciale confinement !  
 
 
Les live Instagram : Quesako ?
Vous l’aurez compris, la communauté du bien-être est extrêmement active sur Instagram. Pour profiter au maximum des classes gratuites proposées sur ce réseau social en live il vous faudra (si cela n’est pas déjà fait !) créer un profil sur Instagram puis vous abonner aux comptes des enseignants qui proposent ces classes. 
Une fois ces deux démarches effectuées, vous recevrez sur sur votre smartphone une notification lorsqu’un des professeurs,que vous suivez, débute une vidéo en direct.
 
Bonne pratique à vous !
 
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Depuis maintenant deux semaines, nous nous sommes toutes (et tous) attelé(e)s à essayer d’accompagner au mieux nos enfants au quotidien avec l’école à la maison. Même si le changement de rythme bouleverse notre vie personnelle et professionnelle c’est l’occasion de se réapproprier des moments en famille et de découvrir notre capacité d’adaptation en cette période inédite et en quelque sorte hors norme !
 
La rédaction de dubaimadame a interrogé quelques mamans francophones pour avoir leur retour d’expérience sur leur première semaine de home schooling. En voici les grandes tendances ! 
 
Un nouveau rythme de vie à la maison
L’école à la maison puis la mise en place du confinement ont profondément changé le rythme de toute la famille avec pour conséquence la mise en place d’un emploi du temps plus ou moins détaillé pour les enfants (et les parents !) afin d’instaurer une routine jugée nécessaire par bon nombre de mamans et que cette nouvelle « expérience familiale » soit la plus positive possible.
 
Pour certaines, comme Karine et Stéphanie, il s’agit surtout d’aménager des pauses entre les cours et s’assurer que les déjeuners soient pris en famille – notamment avec papa en mode télétravail le reste du temps.  
Sophie et Anne ont préféré opter pour un agenda plus détaillé, encadrant temps d’écrans, jeux, activités sportives voire même… apéro en famille !
 
Lorsque les deux parents doivent travailler à distance, la charge de travail est répartie tout au long de la journée. Pour Samantha, le télétravail ne démarre pas avant 13h afin de pouvoir se consacrer pleinement au home schooling le matin. 
 
Un home schooling à plusieurs vitesses
Même si les adolescents travaillent de manière autonome avec des journées denses au niveau du travail à effectuer, les plus petits demandent un large investissement de la part d’un des deux parents, voire des deux, pour les accompagner tant dans leurs apprentissages que dans la maitrise des outils informatiques comme le souligne Séverine « le dernier en CE2 a besoin d’une présence constante pour travailler, aussi bien du point de vue purement technique que du point de vue scolaire notamment pour s’organiser ».  
 
Les modes d’apprentissages et outils utilisés varient grandement suivant les écoles et les maitresses/professeurs. Le plan de travail est très souvent envoyé la veille pour que les parents puissent en prendre connaissance.  Les journées d’apprentissage sont rythmées par des sessions de visioconférences, collectives voire en petits groupes – ces dernières étant jugées « beaucoup plus productives » par Sandrine.
De même, des vidéos tutorielles sont très souvent adressées aux enfants et les exercices/devoirs proposés sont à remplir en ligne ou à imprimer et à adresser par mail ou sur une plateforme dédiée (Google Classroom/Google Drive, SeeSaw, Pronote, etc.) .
 
Beaucoup d’enseignants ont, d’ailleurs, adapté les cours et exercices au home schooling. Angèle nous confirme que « les maitresses de mes enfants essaient de donner au maximum des exercices ludiques, de l’art plastique, de petites vidéos pédagogiques… ». Pour Julie, cette période obligée d’école à la maison peut révéler de grandes disparités entre les enseignants « cela peut être un super outil si et seulement si le professeur le veut et le peut... ».
 
Maintenir le lien avec les camarades et les enseignants est jugé primordial par la grande majorité des mamans, telle que Marine qui nous indique que « c’est motivant pour l’enfant de voir et d’entendre le professeur et c’est l’occasion aussi de poser des questions si besoin ». A l’image d’Alexandra, beaucoup d’entre elles estiment « que tous les professeurs sont joignables par mail et sont tous très réactifs ». Même constat pour Delphine qui juge la maitresse « très disponible et très à l’écoute des suggestions ».
 
Revers de la médaille, cette disponibilité accrue des enseignants peut donner lieu à plus de travail pour les parents, comme le souligne Emma : « la maitresse corrige et nous fait un retour qui parfois demande un travail supplémentaire ». 
Pour Estelle, la multiplication des outils peut donner lieu à « beaucoup (trop ?) de communication » avec de « nombreux emails de l’école et vidéos de l’équipe pédagogique sur les réseaux sociaux ». Peut-être, ajoute-t-elle, l’école veut « montrer que tout le monde est actif dans ce contexte… ».
Séverine, quant à elle, s’interroge sur la multiplication des vidéos conférences « ma fille en seconde a en moyenne trois à quatre sur Zoom ou Google Meet par jour ». Elle nous indique qu’il a ainsi été prévu « qu’il y ait moins de vidéos conférences car ce temps d’écran s’avère très fatigant en plus de la charge de travail ».
 
Des après-midis à réinventer avec de nouvelles activités
Un mot d’ordre : la diversité ! Entre les activités physiques à la maison, les jeux de société ou les loisirs créatifs, tout est mis en œuvre pour réduire au maximum le temps passé devant les écrans dès que la journée de travail est terminée (et ce n’est pas une mince affaire !). C’est simple, bon nombre de parents se transforment en G.O : sports en famille dans le salon et danse chez Aurélie, jusqu’à 3 heures de foot et basket pour Anne ou encore badminton intensif avec organisation de championnats le WE (!) sont au programme chez Valériane.
 
Chez Karine on essaye de faire cogiter les têtes blondes en installant des puzzles géants sur la table du salon tandis que Caroline, Virginie et Samantha mettent en place des ateliers cuisine. Cette dernière met d’ailleurs en place des « repas challenge » au cours desquels « les deux grands doivent préparer le repas du soir ». Avis aux amatrices :) ! 
Cécile, quant à elle, vient de lancer un rallye photos pour occuper ses enfants en CP et CE2 : « Ils doivent réaliser 20 photos en autonomie et qui répondent à certains critères, ça prend du temps aux enfants. C’est parfait ! ».  Et disons-le, cela laisse du temps pour les parents pour travailler ou tout simplement buller :-)
 
Quel état d’esprit après la première semaine ?
Plutot positif pour la plupart, voire plutôt très bien si ce n’est mieux que prévu : moins de stress qu’au bureau – mais sous forme différente arguent certaines mamans, l’impression d’avoir de (trop ?) longues journées et du temps pour faire ce que l’on a trop souvent repousser au lendemain. 
 
Certaines comme Corinne ou Cécile avouent toutefois « que ce n’est pas toujours évident » avec des journées doubles pour les parents et avec parfois le sentiment d’une certaine perte de repères voire de liberté. D’autres mamans sont angoissées par la situation actuelle notamment lorsqu’elles essaient de penser à la suite : combien de temps cette situation va-t-elle durer ? - Malheureusement ou pas (à vous de choisir selon votre humeur du jour !) : nous venons toutes de signer pour 3 mois ! -  Quelles vont être les conséquences pour notre famille ? Notre vie à Dubai va-t-elle changer ? Ce type de question ressurgit régulièrement à mesure que les journées passent.  
 
Elles n’occultent toutefois pas le grand point positif de cette « parenthèse », celui de se retrouver en famille. Même si le niveau d’attention requis pour gérer les enfants le matin ET l’après-midi met à rude épreuve la patience et la pédagogie des mamans. Et lorsqu’il s’agit de gérer en plus une activité professionnelle il reste finalement pour certaines d’entre nous très peu de temps pour la vie de couple… et encore moins pour soi.
 
Les prochaines semaines seront l’occasion de mesurer l’évolution de notre état d’esprit et d’imaginer de nouvelles méthodes pour enfin retrouver un peu de temps pour soi. D’ici là, restons positives, profitons de cette vie en famille et préparons le plus sereinement possible la suite des évènements ! 
 
 
Merci à toutes les mamans qui ont pris le temps de répondre à nos questions en cette période chargée pour chacun(e) d’entre nous !
 
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Avec 3,4 milliards de personnes confinées à travers le monde pour lutter contre le nouveau coronavirus, nous nous posons tous des questions sur son impact économique pour les entreprises et a fortiori sur notre emploi tant qu’expatrié(e) à Dubai. 
De nombreux secteurs économiques sont déjà touchés en particulier ceux de l’hôtellerie, de la restauration ou encore de la vente. Les Emirats viennent d’annoncer toute une série de mesures pour les employés du secteurs privés qui sont susceptibles d’évoluer*. 
 
Dubaimadame fait le point sur 3 questions liées à cette situation exceptionnelle.
 
1- LE « HOME OFFICE » EST-IL OBLIGATOIRE POUR TOUS LES SALARIÉS ?
La réponse donnée par le MoHRE, le Ministère des Ressources Humaines et de l'Emiratisation est claire : depuis le 29 mars, et pendant une période de 15 jours renouvelable, les entreprises ne peuvent conserver que 30% maximum de leur effectif dans leurs locaux. 
Elles ont bien évidemment l’obligation de s'assurer que toutes les mesures de précaution sont mises en œuvre : distanciation sociale (2 mètres minimum entre chaque employé), désinfection régulière des équipements et fournitures. Il leurs ait également demandé de mettre en place des mesures de détection des symptômes du Covid-19, notamment la prise de température deux fois par jour (matin et soir) et de prévenir immédiatement les autorités de santé en cas de suspicion de cas.
 
Sont exclues de cette directive certaines activités notamment liées aux télécommunication, l'énergie, la santé, le secteur bancaire, l'agro-alimentaire ou encore la production de fournitures médicales.
Dans ce cadre, les entreprises sont libres de définir leur propres politiques RH liées au Covid19 : home office généralisé à tous les employés, mise à disposition d'outils de communication à distance, aménagement des horaires de travail, etc.
 
2- QUELLES SONT LES MESURES QUE L’EMPLOYEUR PEUT PRENDRE VIS À VIS DE SES EMPLOYÉS ?
La directive ministérielle No. 279-2020 signée le 26 mars dernier, autorise les entreprises affectées par les répercussions économiques liées au Covid-19 à prendre « progressivement » les mesures suivantes (les employés émiratis ne sont pas concernés) :
 
• La mise en place du home office qui est fortement recommandée pour les entreprises qui en ont la possibilité et - dont les modalités sont laissées à leur libre appréciation. Le gouvernement demande néanmoins de fournir les outils et équipements adéquats et de s'assurer de la confidentialité des documents et informations échangées. 
• La prise de congés payés. Cette possibilité pour un employeur d’imposer la prise de tout ou partie des congés payés à un employé était déjà prévue dans l’article 76 de la loi du travail des Emirats.
• La prise de congés sans solde. Dans ce cas de figure, il sera demandé au salarié son consentement et un avenant entre les deux partis devra être rédigé.  
• La réduction temporaire du salaire. Un addendum au contrat de travail doit obligatoirement être rédigé et remis à l’employé après accord de ce dernier.
• Enfin, la mise en place de mesures permanentes de réduction des salaires. Celles-ci doivent être impérativement soumises au préalable au Ministère du travail pour approbation et le consentement de l’employé sera également demandé.
 
3- EST-CE QUE JE PEUX ETRE LICENCIÉ(E) DURANT CES CIRCONSTANCES EXCEPTIONNELLES ?
La circulaire ministérielle No. 279-2020 apporte également certains éléments de réponse. Il est ainsi demandé aux entreprises d'enregistrer sur la plateforme Virtual Labour Market tous les employés dont les fonctions sont jugées "redondantes" et ne pouvant donc plus travailler (ce qui équivaudrait au « chômage technique » en France) en raison du ralentissement de l'activité.
L’objectif est qu'ils puissent être mis en relation avec d'autres entreprises pour trouver un nouvel emploi. 
Durant cette période sans salaire et ce, jusqu'à leur départ du pays ou changement d’entreprises, une personne licenciée est en droit de recevoir ses « allowances » telles que stipulées dans leur contrat de travail (logement notamment).
 
Quant à savoir si les entreprises sont en droit de licencier à cause du Covid-19, aucune directive officielle ne régit pour le moment ce point - en dehors des mesures que les entreprises peuvent prendre pour limiter l'impact du ralentissement d'activité engendré par le Covid-19 (voir question précédente). 
Cependant, une entreprise est toujours en droit de licencier un employé mais elle devra respecter les dispositions de la loi du travail des EAU, notamment la durée du préavis. 
En cas de contentieux, et si le licenciement est considéré comme arbitraire par le juge, l’employé pourra prétendre à une indemnité de fin de contrat allant jusqu’à 3 mois de salaire.
 
Pour l'heure il s'agit plutôt d'encourager les employeurs à trouver un terrain d'entente avec leurs employés afin de concilier les droits et obligations des deux parties. Dans cette optique, c'est toujours le code du travail des émirats qui s'applique.
 
NB : *les informations communiquées dans l’article sont donc valides à date et les mesures décrites peuvent être mises à jour ou modifiées à tout moment par les autorités Émiriennes.
 
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