Avez-vous remarqué comme, à la simple évocation de ce petit mot, « rides », les passions se déchaînent ?! À peine ces 5 lettres prononcées, tel un Moïse qui fendrait la mer Rouge en deux, les gens se rangent de l’un ou de l’autre côté ! Le débat est alors très vite passionné, comme s’il s’agissait de trancher « pour » ou « contre » la peine de mort pour une crème anti-âge volée !
 
Evidemment, il ne s’agit pas ici de faire une analyse manichéenne, mais d’observer les deux attitudes : celle des femmes qui sont dans l’acceptation d’un état de fait, et celle des autres qui « s’arrangent » avec les faits ! Car ne nous voilons pas la face, les rides, c’est comme les kilos, on les accepte toujours mieux lorsque ce sont les autres qui les ont !
 
Très rapidement la population rallie donc deux camps bien distincts : celles/ceux qui prônent l’acceptation, voire la « magnification » (à noter que dans ce camp, on trouve bien souvent des trentenaires gaulées comme des déesses à la peau lisse) s’émerveillant « Mais c’est si beau, si émouvant, tous ces sillons creusés à force d’expérience, de maturité et de sagesse ! »… Mouais… On leur dit que c’est beaucoup moins poétique que ça, que c’est en fait juste le résultat du temps qui passe et d’un capital génétique plus ou moins gracieux ?!
Dans ce camp, il y a aussi celles qui explosent à la simple évocation de leur voisine/copine/connaissance qui a « osé » passer à l’acte !!! Comme si la malheureuse avait commis l’horrible crime de décapiter son mari avec ses dents ! « Oui, certes elle ne fait pas son âge… mais bon, facile, ce n’est pas naturel, elle a fait des injections ! »
Comprendre : cette traitresse a pactisé avec le diable ! Celles-ci se sentent comme trahies par leurs consœurs, qui n’auraient pas fait le même choix… celui de la ‘dégradation’ soi-disant assumée…
S’ensuit souvent et très rapidement une avalanche de bienveillance, surtout si, par malheur, les résultats sont plus ou moins au rendez-vous : « Elle a la peau tirée comme un tam tam ! » ; « Elle a la bouche d’un poisson laveur de vitres ! » ; « Elle veut faire jeune, mais son cou et ses mains la trahissent ! » Etc. etc.
Rappelons tout de même que personne ne bronche sur la teinture/coloration des cheveux, aujourd’hui démocratisée… comme le camembert dans le café au lait d’ailleurs ! Les cheveux blancs sont pourtant aussi des marqueurs du temps, non ?!!! Mais ce subterfuge ne gêne apparemment plus beaucoup de gens…
 
Le deuxième camp est constitué de celles qui sont « passées de l’autre côté », des femmes qui, de façon plus ou moins assumée, se sont arrangées avec ces petits plis disséminés, mais en souhaitant un ovale… plus carré… Ce sont en général celles qui rafraîchissent depuis longtemps d’un coup de pinceau les murs du salon et qui ne voient pas le problème d’une petite injection pour renforcer leurs propres fondations !
Evidemment, elles ne le font pas, en général, pour faire croire à l’assemblée qu’elles viennent à peine de passer le bac ! Elles n’envisagent pas non plus qu’on les dévisage pour évaluer si elles font leur âge ! Personne n’est dupe. Ces petites injections apportent juste quelques corrections ! (Allons, qui n’a jamais utilisé un peu de Tipex pour masquer une faute d’orthographe muée en gros pâté ?!)
 
Perso, j’aime moyen le concept du parchemin (sorte de cartographie de ta vie affichée en pleine face !), surtout à l’heure du net… il faut peut-être vivre avec son temps et avoir une peau nette ! 
 
Disons que comme souvent, face à l’évidence, nous avons toutes un travail/un chemin à effectuer : accepter ou lutter !
Dans les deux cas, la lutte est acharnée ! Il ne s’agit pas non plus de nous juger, car finalement, ne sommes-nous pas toutes du même côté : celui de celles qui ont la chance et la liberté d’avoir le choix ?! Alors, serrons-nous les pattes (d’oie) pour avancer chacune avec nos propres motivations… De toute façon, quoi qu’il en soit, on va toutes dans la même direction !
 
 
Sophie, comédienne, continue de nous faire rire depuis Istanbul à travers ses billets d’humour inspirés des péripéties d’une famille d’ex-expat à Dubai. Retrouvez ses billets sur son blog www.journalexpat.com.
 
Sophie, est fan de chapeaux et de voyages… ce qui lui a donné l’idée géniale de développer le Hat Bag ! Un porte chapeau stylé qui permet de transporter vos chapeaux sans les abîmer en voyage. Mais quelle brillante idée… on va faire les belles à l’aéroport ! 
 
 
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Cher Cerveau,
 
Tu connaissais déjà très bien la « surcharge pondérale » avec laquelle tu étais habitué à te « fighter » et te voilà maintenant confronté à la charge mentale ! L’une ne remplaçant pas l’autre (ce serait trop beau !), seulement un ajout sur le dos de la mule : bibi, ta servante !
 
Théoriquement, la charge mentale est un terme récemment popularisé pour désigner la charge cognitive invisible que représente l’organisation de tout ce qui se situe dans la sphère domestique. 
 
En pratique, ne crois pas que je sois une personne futile lorsque je te pose en même temps une question vitale/capitale et une autre qui peut te paraitre anodine. Oui, tu dois être capable de traiter en même temps l’acceptation d’une expatriation et le choix du cadeau pour samedi pour l’anniv de la petite Lilou (d’ailleurs, à ce sujet, penser à dire à Florent de récupérer Corentin si je veux être à l’heure pour déposer Zélia à l’anniv de Lilou !).
Tu connais déjà la théorie du battement d’aile d’un papillon pouvant déclencher une tornade, il s’agirait de la même cata si je n’avais pas, grâce à ton aide, un rétro-planning incrusté dans le ciboulot !
 
Car oui, dès mon lever, je pense au coucher (et non, pas QUE pour me prélasser comme une grosse larve devant la dernière série Netflix !), mais parce que je dois PENSER, CALCULER, ORGANISER la chorégraphie de la journée ! Et bonne nouvelle (comme tu me l’as appris : voir le verre à moitié plein ? – surtout s’il s’agit d’un Mojito !), je ne serais pas si nulle en maths !
Car il faut une bonne cogitation… pour résoudre les équations : si je dois être à 18 h au cours de guitare de Zélia et qu’il me faut trente minutes pour y aller, sachant que je dois passer pendant le trajet par la pharma et que nous sommes vendredi, avec un ralentissement du trafic de 10 minutes, et que je devrais profiter du temps du cours pour aller chercher Corentin et le pain ?
Qui prendre en premier, sachant que le vendredi, la Tradition part plus vite qu’un lundi matin ? Etc. etc. etc.
 
Mais t’inquiète, la société a tout prévu : il faudrait pour compenser ta suractivité… MÉ-DI-TER ! (tiens, une chose de plus à faire !)
Ils appellent ça : faire le vide, il suffirait de ne penser à rien ! Tu te marres, hein ?!!!!! Non mais ils ont prévenu : on n’y arrive pas du jour au lendemain hein !!! Il faut s’entrainer au quotidien et ça te fera du bien ! (Penser à rajouter 10 minutes de méditation avant d’aller récupérer les chemises et après la prise de rdv avec l’ortho.)
 
Tu as aussi entendu parler de la planète ? Je culpabilise… ça serait bien que l’on se mette au DIY, que l’on fasse notre propre jardin, nos produits d’entretien et s’il nous reste une nano seconde, fabriquer mon make-up serait encore mieux !!!!
Je sais qu’il te tarde que l’on se refasse deux/trois jours en tête à tête, ces moments où l’on n’a que nous à penser (arrête de te marrer !) et où l’on se sent léger (suffisamment rare pour être notifié) où l’on est aussi hystérique qu’une pré-ado s’achetant son premier lipstick !
Mais patience, ce n’est pas encore au programme, j’aurais bien une petite proposition à te faire : et si nous faisions notre yellow jacket à nous ? Une fois par semaine, on ferait grève ?! Tu buggerais en réponse à toutes questions commençant par : Où est… ? Qu’est-ce qu’on… ? Qui… ?  As-tu… ? etc. etc. Mets ça dans un petit coin… on en reparle si besoin.
 
En attendant, il est 16h12, je dois prendre un rdv chez l’ortho en France (penser au décalage horaire) pour mi-juillet… sachant que l’école se termine le 4 juillet… que j’ai pris les billets d’avion pour le… eh merde ! j’ai pas réservé les billets Junior et Cie… Oh merde, merde…on est le 16 ! C’est l’anniv du beau-père (il faut que j’appelle Florent pour qu’il pense à appeler son père !) Bon, il faut que je te laisse… mon smartphone vient de me notifier… que Petit Bambou est prêt à méditer !
J’ai 1 minute 22 devant moi… (Penser à inspirer… Penser à rien … penser à rien … penser à expirer… penser à rien… penser à rien...) ?
 
Sophie, comédienne, continue de nous faire rire depuis Istanbul à travers ses billets d’humour inspirés des péripéties d’une famille d’ex-expat à Dubai. Retrouvez ses billets sur son blog www.journalexpat.com.
 
ALERTE !
Sophie, est fan de chapeaux et de voyages… ce qui lui a donné l’idée géniale de développer le Hat Bag ! Un porte chapeau stylé qui permet de transporter vos chapeaux sans les abîmer en voyage. Mais quelle brillante idée… on va faire les belles à l’aéroport ! 
 
Vous pouvez l’aider dans le lancement de son projet en participant à sa campagne de crowdfunding et acquérir en pré-vente en exclusivité son Hat Bag sur www.ulule.com/hat-bag
 
 
 
 
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Avez-vous remarqué comme l’humain est capable de s’adapter ? Curieux, toujours prêt à se dépasser, à découvrir de nouveaux horizons, certains vont sur la Lune, d’autres sont prêts à mourir sur Mars ! Et l’expat en particulier ? Toujours partant pour quitter sa zone de confort… s’éloigner de sa famille, de ses amis, remettre en question ses acquis, ne rechignant pas à faire des efforts…
Oui mais… il y a tout de même un domaine où il lui est difficile de transiger : c’est lorsqu’il s’agit de manger !
 
Je ne parle pas des premiers temps où il s’émerveille sur la diversité et les richesses culinaires de sa nouvelle contrée ! Non ! Mais de l’étape d’après (quelques semaines suivant l’arrivée…) où il serait prêt à dealer ou à tuer pour un morceau de Comté !
Et allez savoir pourquoi, je me retrouve à chaque fois expatriée dans des pays musulmans alors que ma famille à une forte propension au jambon ?! (Non non non, il n’y a pas toujours une « Porc Section » dans toutes les destinations !)
 
C’est pour ça qu’à peine arrivée, ma première visite est celle des supermarchés ! (Je sais ce n’est pas le côté le plus glamour, bien loin des reportages télé… mais c’est ma/la réalité.) Que celui qui n’a jamais parcouru des kilomètres pour une baguette me jette la première chouquette ! L’œil quasi bionique et le flair entraîné, je scanne donc tous les rayons à la recherche des produits désirés. Et très rapidement, je reviens à la réalité : non, les Pompotes ne sont toujours pas internationalisées ! Il ne reste alors plus que quatre solutions pour nourrir nos addictions.
 
1. Rapporter lors de nos voyages en France nos produits préférés
User des bonnes vieilles méthodes : tapissage de valises de produits non frais ! Et c’est l’une des rares fois où je suis encline à résoudre un problème de CE2 : si mon emballage pèse 80g et que j’ai acheté 62 boîtes… combien je gagne de grammes à les retirer sachant que seulement 30 kilos me sont alloués ? Car oui, cette solution nécessite des choix cornéliens : ce sera vêtements ou aliments ? On peut aussi blinder celles des enfants et partir du postulat qu’une seule tenue pour 15 jours suffira ! (Oui je sais… MM ! = mauvaise mère ! Pas prête non plus à me transformer en mule pour faire passer des Kiri bien carrés !)
 
2. Se faire rapporter
Soit par vos guests : accepter comme invités uniquement ceux capables de dissimuler entre leurs jupes et pantalons deux ou trois saucissons ! (Voyez cela comme un service que vous leur rendez… ils n’auront pas à se casser la tête pour vous remercier de votre hospitalité !)
Soit convaincre une amie, qui rentre en France pour un congrès, de glisser une demi meule de raclette dans sa valisette ! (Une véritable amie n’est-elle pas une personne sur qui l’on peut compter en cas de grande nécessité ?!)
 
3. Se faire livrer une box made in France
Des petits malins ont créé une appli où vous pouvez commander… un carton de produits bien français ! Mais unfortunately, ils ne livrent pas dans tous les pays. Et les prix restent élevés… On peut être désespérés certes, mais pas forcément (encore) prêts à payer un foie gras au prix d’un pneu d’une Porsche Carrera…
Mais à Dubai, pas de panique des Frenchies ont lancé des épiceries en ligne pour retrouver la plupart de nos produits préférés !
 
4. Rêver
On fantasme tous d’une bonne raclette ou d’un savoureux cassoulet à partager entre amis ! Mais attention tout de même, si vous vous mettez à faire des songes érotiques… avec une côte de bœuf bien cuite, c’est qu’il est grand temps de rentrer pour se faire une cure de vos denrées préférées !
 
Évidemment, on peut s’adapter, se passer d’une chose ou deux… mais au-delà faut pas pousser : la nourriture est pour nous comme le doudou pour un bébé… un lien intrinsèque à notre identité ! Car est-il nécessaire de le rappeler ? Français un jour… Français toujours !
 
Sophie, comédienne, continue de nous faire rire depuis Istanbul à travers ses billets d’humour inspirés des péripéties d’une famille d’ex-expat à Dubai. Retrouvez ses billets sur son blog www.journalexpat.com.
 
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Rentrer ou ne pas rentrer pour les fêtes… ? Voici le grand dilemme de fin d’année auquel un grand nombre d’expats est confronté !
 
Je ne parle pas des aficionados qui traverseraient l’Atlantique à la nage coûte que coûte ou détourneraient un avion pour rallier l’endroit où toute sa famille va se regrouper (et dont je fais partie !).
Non, je parle des autres, les indécis, ceux qui s’autorisent le choix… ceux qui ne dorment plus avec leur doudou depuis longtemps, qui ont coupé normalement le cordon et maturité oblige, arrivent à dissocier cet évènement d’avec tout le folklore qui l’entoure !
Ceux qui ont la souplesse intellectuelle de se dire qu’un réveillon peut se passer autrement qu’avec leur grand-oncle Dédé, leur sœur fraichement divorcée et la gastro de son petit dernier ! Ceux qui assument le changement et ne voient pas pourquoi ils ne le feraient pas juste avec leur famille rapprochée, voire même quelques amis… et en plus sous les palmiers !
 
Alors pour les aider à trancher, je vais, en toute objectivité leur montrer ce qu’ils auraient à y gagner…
 
A commencer par le stress des billets à acheter (prix élevés en fin d’année) et celui de la garde de robe à réactualiser (pulls, chaussettes, doudounes à dégoter)… sans oublier, les jérémiades des enfants excédés « Oui, 3 paires de collants sous un pantalon, ça grattent, et oui, il fait très chaud dans les aéroports », surtout quand on a tout enfilé sur soi pour pouvoir tout caser et accessoirement, ne pas chopper une pneumonie dès l’arrivée !
 
Une fois sur place, c’est toujours le même challenge : voir en un minimum de temps le maximum de gens ! Bien évidemment vont de pair les kilos de foie gras, de saumon et de bûches à ingurgiter ! Car si, sur le coup, nous sommes bien contents de nous gaver de tous ces mets, au bout de 10 jours, c’est l’overdose assurée et les complaintes associées (« Mais pourquoiiiiiiii ?????? pourquoi je n’ai toujours pas tiré de leçons des 20 dernières années… je vais encore en avoir pour 6 mois pour tout éliminerrrrrrrr !!!! »).
 
Et la frénésie des magasins, on en parle ?! Car oui, comme d’hab, on n’a pas vraiment anticipé les cadeaux et de toutes façons, entre toutes les fringues, bottes et bonnets à emmener… il n’y avait plus de place dans les valises pour caser la cuisine de la petite Zoé, la maxi boite de Lego pour Théo, etc. Alors à nous les espaces surpeuplés à peine débarqués à essayer de trouver la « bonne idée » au milieu de gens survoltés prêts à t’arracher des mains le dernier « it toy » de l’année (qui se décide en général au mois de novembre et par conséquent possède des stocks extrêmement limités). A toi aussi la cohue aux caisses où « as usual » on te marche dessus en te demandant dans le meilleur des cas si tu attends pour payer ?! Ce à quoi je m’octroie le droit de rétorquer que non « je suis juste sado maso et que j’adore me faire piétiner ! » (Revendications de prédilection cf billet d'humour la file d'attente
 
A toi aussi les discussions houleuses après l’apéro de trois heures et les dix entrées arrosées sous fond de débat sur les gilets jaunes, la hausse du pétrole, l’évasion fiscale, le chômage, l’aliénation aux écrans dont tu n’as pas su préserver tes enfants… et j’en passe… et qui, malgré ta petite quarantaine assumée, te fera toujours passer pour une ado hystérique écervelée avec ta propension à vouloir faire entendre ta voix en faisant fi de ton self-control acquis au fil de ces 25 dernières années !
 
Bref, pas vraiment des vacances rock’n’roll, mais beaucoup de cris, de rires aussi, de gras et d’alcool… pour vous/nous, initialement venus pour célébrer la naissance du petit Jésus !
A toi aussi le retour, les yeux cernés et le corps boudiné dans ton jean que tu as mis deux heures à fermer et dont les coutures sont sur le point d’exploser ! Sans compter le stress à l’idée de rapporter tous ces magnifiques cadeaux que l’on n’a pas pu laisser et dont décemment il nous aurait fallu une semi-remorque ou un A380 pour nous seul pour tout ramener (soulignons ma légère tendance naturelle à l’exagération ! )…
Bref, voici en résumé ce qui, souvent, attend ceux qui rentreront en France pour fêter les fêtes en famille. Et pourtant, comme je vous le disais précédemment, je ne souhaite pour rien au monde déroger à ces clichés qui font partie intégrante pour moi de la fin de l’année ! Et comme je suis encore dotée d’une naïveté concomitante à mon manque de maturité, je crois toujours que le Père Noël va cette fois-ci tout arranger et, accessoirement, usera d’une forte télépathie pour deviner le superbe cadeau auquel j’aurai rêvé pendant toute l’année passée !!!
 
Allez, belles fêtes à vous tous !
 
Sophie, comédienne, continue de nous faire rire depuis Istanbul à travers ses billets d’humour inspirés des péripéties d’une famille d’ex-expat à Dubai. Retrouvez ses billets sur son blog www.journalexpat.com.
 
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  Petites annonces
Les débuts d’une expatriation, on ne va pas se le cacher, 
c’est un peu comme se replonger dans les prémices de l’humanité… 
On est bien obligé de retrouver notre sens pratique, 
celui que possédaient déjà nos ancêtres de l’ère Paléolithique !
En effet, à peine arrivés, notre énergie en totalité 
va être consumée pour satisfaire nos besoins premiers !
 
Où dormir ? Ou, plus exactement, trouver sa grotte ! 
On ne connait encore rien des terres colonisées sur lesquelles on vient de débarquer, 
qu’il nous faut déjà faire le choix du logis… celui où toute la petite tribu se sentira à l’abri ! 
Soyons honnêtes, nous sommes un peu plus exigeants que nos aïeux quant à la qualité du logement…
Quelques siècles sont en effet passés ; il nous faudra plus qu’un feu pour nous combler ! 
Le premier combat ne se fera donc pas avec un bison… mais bien entre nous, pour le choix de notre nouvelle maison !
 
Où trouver de quoi se sustenter ? 
Maman veut bien partir à la cueillette, encore faut-il trouver la bonne supérette ! 
Où se trouve le mammouth à griller ? Et surtout le cochon à découper ! 
On aura tout loisir de goûter aux délices de cette nouvelle patrie où nous sommes invités… mais en attendant, on n’est pas contre quelques produits importés !
 
Où pouvons-nous nous abreuver ? Où se planque la source ? 
Je ne parle pas de celle qui coule maintenant dans les robinets ou dans les bouteilles plastiques du supermarché, mais bien de l’hôtel ou du café, qui saura préparer notre cocktail préféré ! 
L’humanité n’a quand même pas évolué pour se contenter de se désaltérer avec juste de la rosée !
 
Où nos « petits hommes » seront scolarisés ? 
C’est bien beau de regarder Papa chasser, mais ce n’est pas ça qui, au XXIe siècle, leur donnera un métier ! 
International ou français, il faudra donc leur chercher un lycée ! 
Et trouver un moyen de les y acheminer, car nos biquets ne vont pas faire les 20 bornes à pied !
 
Où se trouver un moyen de locomotion approprié ? 
S’il y a un paquet d’années la mode était à la marche à pied, aujourd’hui nous ne sommes pas contre adopter un joli petit coupé ! 
Ni d’étudier les différents trajets, inscrits pour nous en « javanais » (métro/bus/tramway highway), qui nous permettront d’aller d’un point A à un point B sans patauger !
 
Où dégoter de quoi nourrir son cervelet ? 
Comme nos corvées sont aujourd’hui simplifiées, nous avons plus de temps pour nous cultiver ! 
Effectivement, l’art pariétal s’étant développé, nous serons curieux de découvrir les galeries ou musées de cette nouvelle contrée. 
Et au passage, nous ne serions pas contre dégoter l’endroit où trouver des magazines français, ou même l’adresse du teinturier qui fera que notre scalp soit moins grisé…
 
Et puis faut pas s’illusionner, même si je n’ai aucun doute sur la beauté d’une peau de mammouth… 
il nous faudra rapidement débusquer de quoi changer nos imprimés ! 
Donc illico presto, on s’enquerra… où trouver un Zara !
 
Soyons positifs ! C’est une période bénie pour la « pleine conscience » et « vivre le moment présent » intensément… 
De toute façon, pas de projet de folle soirée, tu n’as pas encore eu le temps de socialiser… 
Il arrivera néanmoins le moment où tu auras grand besoin de copiner avec ton prochain.
 Alors, il te faudra sortir le bout de ton nez dans des grottes prévues à cet effet ! 

 
Quoiqu’il en soit, cette expérience te permettra de constater 
que l’être humain est toujours en quête de nouveautés !
Mais sortir de notre zone de confort… bien que non sans effort… 
nous permettra de gagner, sans aucun doute, beaucoup de bonheur à la clé !!!
 
Sophie, comédienne, continue de nous faire rire depuis Istanbul à travers ses billets d’humour inspirés des péripéties d’une famille d’ex-expat à Dubai. Retrouvez ses billets sur son blog www.journalexpat.com.
 
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  Petites annonces
 
Quand on vous annonce le lieu de votre prochaine expatriation, c’est un peu comme quand vous réalisez que les premières dates d’exam pour le Bac ! Vous étiez pourtant au courant… mais pensiez que vous aviez le temps… de vous préparer pour le premier et de réviser pour le second !
Même état dans les deux situations : panique et stupéfaction !
Déjàààààààààààààààààààà !!!
 
Je ne parle évidemment pas d’une destination choisie et murement anticipée : mais de celle que vous n’avez pas décidée tout en sachant qu’elle allait tomber ! Comme la cigale vous avez bien chantez, vous reste maintenant que quelques semaines pour tout organiser ! Alors revoyons ensemble les quelques points à se remémorer pour affronter cette étape sans trop s’exciter ! (On a le droit de rêver ! -;)
 
1. Dès que le nom du pays tombera… sur un Atlas tu le situeras ! 
Pas la peine pour les pros de la géo de se la péter, je parle évidemment d’avoir un aperçu rapido de ce qui pourra être sympa à faire aux alentours les jours où tu en auras plein le dos (des enfants, du mari, des invités, d’être exilée ! ... et ne t’inquiète pas : tout cela arrivera assez tôt ?)
 
2. Les décisions… tu enchaineras !
Toi qui mets 2 ans à choisir entre un bleu pétrole et un bleu corbeau, il faudra que tu tranches sur tout et n’importe quoi à la vitesse supersonique. Autant te dire que tu n’auras pas le temps d’en débattre deux heures avec ta cop’s Véronique !
 
3. Ton lieu de vie… tu détermineras !
Tu connais autant la ville (tu as fait un voyage de reconnaissance de deux jours) que la mécanique quantique ! Tu devras très rapidement décider du quartier où tu feras faire emménager toute ta clique ! Ce qui comme souvent entrainera quelques déménagements dans les prochains mois ! Sois plus maligne cette fois... tous les cartons en une fois, tu ne déballeras ! ?
 
4. Le choix de l’appart ou de la maison… tu feras !
Suivant ton budget/climat/tes rêves/tes disponibilités/il te faudra dénicher la perle qui te satisfera ! Autant dire que ce n’est pas une mince affaire, car tous les pays ont leur Stéphane Plaza ! A savoir un agent immobilier qui voudra te faire avoir le fameux coup cœur pour un bien atypique sur le marché depuis longtemps, comprendre : « souvent une merde où personne ne voudra installer sa famille dedans ! » On n’est pas plus connes que les autres :  5 m2 au sol sur 1m50 de hauteur s’appelle dans n’importe quel pays : un cagibi… et non une chambre d’amis !
 
5. Les comparaisons avec le pays d’avant… tu éviteras !
Même si c’est vrai que Dubai a de nombreux atouts (propreté, sureté, beauté, temps ensoleillé etc.) ce petit pays en guerre et pluvieux où tu vas aller… te réserve peut-être son lot de bonnes surprises insoupçonnées ! ? Bon, comme ça, c’est vrai on ne voit pas bien, mais rappelle-toi, il y a 20 ans ce fameux Damien ! Il faut toujours laisser une chance : grand nombre de choses dans la vie ne sont pas des évidences !!!
 
6. Un tantinet d’objectivité… tu conserveras !
Rappelle-toi ton arrivée. Oui aujourd’hui tu es comme un poisson dans l’eau dans cette nouvelle contrée… mais n’oublie pas qu’au début tu étais plutôt comme une tortue de terre sur un rocher ! Il n’y a pas si longtemps tu te prenais pour Pasteur… lorsque tu arrivais à trouver une station pour mettre de l’essence dans ta Land Rover !
 
7. L’avis des autres… tu éviteras !
Comme pour tous les sujets de la vie, tout le monde a son petit avis ! Soyons honnêtes les critiques les plus tranchées viennent souvent de ceux qui n’ont jamais changé de quartier ! Tout le monde n’a pas l’âme aventurière : pas la peine pour autant de faire monter notre stress aux enchères ! (Ce seront les mêmes qui seront les premiers à venir squatter ta chambre d’amis pour découvrir les richesses de cette nouvelle cité !)
 
8. En mode « friendly »… tu te remettras !
Tu le sais, les relations humaines sont le nerf de la guerre. Comme le dit le chanteur et non moins célèbre philosophe Herbert Pagani : « On peut vivre sans vin… mais pas sans amis ! » Donc inutile de te la jouer « posh » ou « shy », évite les préjugés en mode : « Celle-là… je ne peux pas me l’encadrer ! » Celles qui ne te reviennent pas aujourd’hui deviendront probablement tes « best friends » pour la vie !
 
Quoiqu’il en soit… tu t’en sortiras ! Peu importe le chemin tant que l’on trouve l’arrivée. Tu seras riche de nouveaux souvenirs à n’en pas douter. Et même si comme pour le Bac il n’y a ni mention, ni de rattrapage, nul doute qu’en sortant de ta zone de confort : tu seras récompensé de tous tes efforts !
 
3..2…1…C’est parti !... Qui va assurer ? C’est Bibi !
 
Sophiecomédienne, continue de nous faire rire depuis Paris à travers ses billets d’humour inspirés des péripéties d’une famille d’ex-expat à Dubai.
 

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       Petites annonces
 
 
Qu’il soit subi ou choisi un retour d’expat est toujours délicat. Et comme pour « l’aller », le « retour » nécessitera quelques adaptations… notamment en ce qui concerne nos rejetons ! Je vous la fais à la Mappy : Point de départ Dubai / Lieu d’arrivée : Paris ! Sujets d’observation : une fille et un garçon, âgés respectivement de 7 et 4 ans au moment de la « réintégration » ! Ce qui suit est donc un billet à l’intention de nos petits chatons !
 
La diminution de la taille de ta chambre… tu accepteras ! 
Non, l’espace dans lequel se trouve ton armoire et ton lit n’est pas le cagibi attenant à ta bedroom/salle de bain/dressing mais bien ton nouvel espace de vie -:)
Vois le côté positif : tu mettras moins de temps à ranger tes jouets… puisqu’il te suffira de tendre le bras pour tous les attraper !
 
De ta super nanny… le deuil tu feras ! 
Oublie cette wonder woman qui cédait au moindre de tes caprices… et adapte-toi au turnover… des baby-sitters peu nombreuses en lice ! Déjà heureux tu t’estimeras, qu’elle daigne te caser entre ses cours et ses heures de zumba !
 
Le school bus… tu abandonneras ! 
Finies les plus ou moins longues ballades sous le soleil de plomb et l’estomac pour certains au fond des talons… Gros bénef pour toi à la clef : un peu plus de sommeil et de marche à pied !
 
L’uniforme… tu quitteras ! 
Exit le petit bout de tissu que tu enfilais sans même y penser… maintenant à toi l’énervement face aux 10 couches à entasser ! (Je ne parle même pas des heures à disserter du bien fondé d’enfiler une robe avec des nus pieds en plein mois de janvier !) Choisir, c’est renoncer… autant intégrer ce concept d’entrée : en évitant le bras de fer sur le choix des habits, tu passeras plus de temps devant Gulli !
 
Le concept de l’anniversaire… tu revisiteras ! 
Même pas en rêve toute la classe… tu inviteras ! T’es pas bête, c’est mathématique, ce serait juste suicidaire de faire entrer 30 gamins surexcités dans un salon d’à peine 20 mètres carrés ! Pour le bien-être psychologique de ta mère, tu iras fissa trier tes copains sur le volet… histoire de retrouver le sens premier de la convivialité ! Forget les beach party/spa Hello Kitty/paint ball et compagnie, tu te recentreras sur la vraie jovialité autour d’une balle et trois gobelets !
 
Le deuil de la plage et de la piscine en bas de chez toi… tu feras ! 
D’un monde quasi-aquatique à celui principalement béton(ique) tu passeras ! Don’t worry, tu y arriveras ! Tu es déjà passé du liquide amniotique… à l’air de notre couche atmosphérique, donc nul doute qu’une seconde fois… tu y parviendras. ?
 
Les vraies montagnes… tu découvriras ! 
Ce n’est pas parce que tu as appris à skier à MOE, que tu vas faire du ski dans le centre commercial en bas de chez toi ! Si tu as de la chance, l’hiver prochain au pied des pistes tu iras… et tu ne te plaindras pas quand mort de froid, tu auras peur qu’on ampute tes 10 doigts ! Car oui tu découvriras qu’une séance de ski ne se finit logiquement pas... en maillot et en tongs sur la beach d’à côté de chez toi ! ?
 
De la comparaison… tu n’useras ! 
Oui ta mère est ton modèle et on te comprend (cette femme mature, censée, si équilibrée… ce petit être si mignon qui est là pour toi dans toutes les situations) Mais pour une fois tu ne la copieras pas lorsqu’à la moindre frustration elle se roulera par terre en s’égosillant : « C’était mieux à Dubai ! C’était plus cool avant !!! » Non, tu feras preuve de modération… même si ce n’est pas dans ton ADN maison !
 
La nostalgie… tu rejetteras ! 
C’est vrai, tu as passé plusieurs années avec ces enfants devenus tes amis pensant que ce serait pour la vie ! Mais même si aujourd’hui, ceux qui sont soudés depuis la crèche, te regardent débouler dans leur classe comme une Nabilla à l’Académie française… ceux-là aussi, un jour voudront qu’à côté d’eux, tu mettes ta chaise !
 
Enfin de l’instant présent… tu profiteras ! 
Car très vite il te faudra peut-être de nouveau remettre ta Nintendo dans un carton ! Dis-toi bien qu’il n’y a pas de plus cadeaux… que de multiplier les expériences pour te permettre de poser sur le monde, un regard plus beau !

 

Sophie, comédienne, continue de nous faire rire depuis Paris au travers de billets d’humeurs humoristiques les péripéties d’une famille d’ex-expat à Dubaï, retrouvez les sur son blog : www.journalexpat.com

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Je ne sais pas par quel process cela est possible : amnésie partielle, sénilité ou déni mais je fais chaque année le même constat (avec toujours le même étonnement) : nous ne sommes pas logées à la même enseigne !
En effet, à l’approche de l’été je m’étais fait une petite revue de presse perso, histoire de voir ce que les journalistes avaient dans leurs tuyaux en matière de Mode, Beauté et Déco !
 
Je découvrais un grand nombre de conseils sur la « valise idéale » ! A savoir : comment plier notre linge version nems géants pour occuper le moindre compartiment et qu’il ressorte de la compression comme après un bon coup d’amidon… ainsi que les pièces de notre dressing à emporter afin de parer à toutes les situations.
 
Premier mystère auquel je fus confrontée : comment font «elles» pour s’habiller 10 jours avec un micro short, une robe, des bottes (?!), un maillot de bain et un tee shirt ?
Perso, j’ai très vite arrêté l’investigation le jour où accoutrée d’une robe «gipsy» avec des bottes, mon mari très étonné que je sois si matinale pour les corvées… m’a rappelé de ne pas oublier de descendre en même temps la poubelle papier ! Soyons réalistes ce look ne va qu’aux filles dont le fémur fait trois fois la taille de leur buste et qui se déhanchent à Coachella et/ou autres festivals de l’été !
 
Je ne suis parvenue non plus à percer le secret de la chevelure «wavy», pourtant vivement recommandée ! Même après des heures de soins pour cheveux secs, brushing et plaques pour l’effet vague… je me retrouvais systématiquement avec ce qu’il en reste lorsqu’elle s’est casée… la mousse ! Un cheveu dégueux et mousseux VS cheveu ondulé et soyeux !
Je n’ai même pas essayé la tendance «bague à chaque doigt» qui sur moi se serait illico muée en mains de rappeur recyclé en trappeur !
 
Autre énigme à laquelle je me heurtais : Comment font certaines filles (de la vraie vie, j’en ai croisé) pour flotter dans leur jean «boy friend» à la fin de l’été ?! Je ne sais pas vous… mais après deux mois d’apéros mon pantalon s’est transformé en version slim de compétition ! J’ai repris en 6 semaines ce que j’avais mis 9 mois à perdre ! 
 
Je ne parle pas du bronzage caramel obtenu à grand coup de bains de soleil saupoudrés de brume légère et odorante… contre lucite estivale badigeonnée de crème opaque indice 50 !
Et non contentes de nous distiller de nombreux conseils mode et beauté…il fallait également se pointer avec tout un attirail pour redécorer «branché» notre loc de l’été ! Penser aux bougies et plaids bariolés pour mettre au gout du jour une villa datée !
En réalité, tu te prends 5 kilos de bagages supplémentaires (on comprend mieux pourquoi on ne doit embarquer que trois fringues !!!) pour, il faut être honnête se retrouver… avec une déco complètement dépareillée ! Probabilité que vos couvertures soient raccords…3/10 et encore !
 
Et cette mode des claquettes-chaussettes, on en parle ? Cela a dû partir d’un pari fou entre deux stylistes d’un bureau de tendances après trois jours d’immersion dans un tonneau de Mojito ?!
Breaking news : la célèbre sandale allemande et la mule moumoute ont eu une aventure cet été, résultat la Birkenstock fourrée est née ! Je ne suis pas certaine que «Toutes nos félicitations» soit l’expression consacrée.
Petit espoir : ce qui est beauf un jour… pourrait être hype demain ?!
L’avenir appartiendrait aux filles d’ 1m 60 (et moins) qui pèsent plus de 48  kilos et qui ont le cheveux mousseux ?? Yahouu !!
 
En attendant, suis pas mécontente de rentrer et pouvoir cacher prochainement sous une doudoune et cols roulés…tous ces désastres de l’été !
Quoique… il y aura encore celles qui sous leurs bonnets... resteront toujours bien coiffées ! Rrrrrrrrrrrrr 
 
 
Sophiecomédienne, continue de nous faire rire depuis Paris à travers ses billets d’humour inspirés des péripéties d’une famille d’ex-expat à Dubai.
 

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Après avoir observé une période de deuil nécessaire, mon mari et moi étions fins prêts. Revenir à Dubai après deux ans d’absence c’est un peu comme revoir un premier amour… on l’idéalise tellement que l’on appréhende d’être déçu… pour toujours.
 
Mais exit les pensées négatives… c’est allégés de 46 kilos (poids cumulés de nos deux enfants !) et surtout débarrassés de toutes RC (Responsabilité/Culpabilité !) que nous débarquions à l’aéroport !
Euphoriques comme après avoir sniffé du gaz hilarant… nous kiffions tellement de retrouver l’odeur de l’aéroport (si, si !) que nous étions à deux doigts de plaquer nos naseaux sur les clims pour l’humer ! Un enthousiasme qui ne passa pas inaperçu puisque même l’émirati qui contrôlait mon passeport (et à qui mon ancien visa n’avait pas échappé !) m’accueillie avec un «Welcome back» approprié ! 
 
Après avoir rassemblé notre kit de survie : récupéré les valises, acheté une carte Etisalat et fait le plein de Champagne, nous allions prendre notre voiture de loc… que «bonheur» un monsieur nous amenait devant la sortie ! Premier kif (pas besoin de faire des kilomètres pour la chopper sur un parking en tirant 30 kilos (au bas mot) de luggage compressés !
Ahhhhh CE sens du service !!!!
 
Ici débuta ma frénésie compulsive (je sais, les deux mots collés, ça fait peur); je me mis à tout photographier laissant «une chinoise à Paris» pour une indifférente apathique avec ses 60 photos/minute ! Et vas-y que je te prends la Sheikh zayed surélevée, le nouveau canal, la demie tour de la Marina, le troisième étage du MOE etc… Nous nous transformions rapidement en «inspecteur des travaux finis» ou «en cours» (plus réaliste à Dubai) donnant notre avis sur tout comme si le Sheikh en personne nous en priait.
 
Comme nous avions passé deux ans loin de la «easy life», c’est vierges et complètement désintoxiqués que nous nous émerveillions devant tous les petits coups de pouce qui rendent la vie plus douce… comme cette fois où à Carrefour, je revis tous ces messieurs qui emballaient nos paquets, j’en fus si émue que mon mari me stoppa lorsque j’allais leurs donner pour les remercie tout le liquide des vacances que nous venions fraichement de retirer !
Idem… pour ceux qui m’ouvraient la porte pour me laisser passer, c’est la pupille embuée que je les remerciais de leur bonté prête à leur faire un «hug» de compète… plus habituée à Paris qu’on me la jette en pleine tête !
 
On le voulait notre pèlerinage ! De nos petits pieds fraichement de chaussettes débarrassés, fouler tous ces lieux autrefois fréquentés (inutile de souligner que mettre 4 années dans 7 jours allait être compliqué et que forcément il y aurait quelques frustrations à la clé). Anyway…
C’est avec un optimisme à toutes épreuves, chevillé au corps comme Bibi, Brigitte à notre nouveau président que nous nous extasions devant tout et n’importe quoi… Comme cette fois où un oiseau trop nourri nous inondait le drap de bain de son dernier brunch avec buffet à volonté ! Là où le pauvre pigeon parisien aurait passé un sale quart d’heure, nous restions hilares face à cet ovipare farceur !
Au bout de quelques jours, nous n’étions plus très beaux à voir (si tant est que nous l’étions à l’arrivée : blancs et en manque de vitamine D) et c’est l’œil vitreux et le coup de soleil clinquant que nous essayions d’enchainer notre super «schedule» fait sur notre canapé quelques semaines auparavant !
Car il nous fallut une rigueur militaire pour enchaîner les journées surchargées et les soirées de retrouvailles arrosées !
 
Malheureusement une triste raison familiale nous obligea à écourter notre séjour...mais ne valait-il mieux pas partir sur une très forte impression ? Partir au bon moment évite souvent des épisodes gênants… comme lors d’une bonne soirée où il est toujours préférable de s’évaporer avant le verre de trop… celui qui nous fausse la réalité et nous fait fermement penser que nous sommes une bombasse de 25 ans / 42 kilos qui peut sans complexe se déhancher sur une planche posée sur deux tréteaux !
 
Bref, c’est le cœur lourd et la tête pleine de souvenirs que nous jurions de rapidement revenir.
Ne serait-ce que pour essayer tous les délires encore non expérimentés qui font de cette vie dubaïote un « heaven » pour s’amuser entre potes !
 
Sophiecomédienne, continue de nous faire rire depuis Paris à travers ses billets d’humour inspirés des péripéties d’une famille d’ex-expat à Dubai.
 

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Qui n’a jamais rêvé d’avoir une autoroute de temps libre devant soi ?! Exit le tic-tac dans la tête, terminado le rétro planning plus chargé que celui d’un candidat à la présidence… A nous le crédit d’heures qui prend un air de fête comme des petites bulles dans une coupette… comme la promesse d’une tartiflette, après trois mois de diète !!!
 
Mon mari en voyage d’affaires, mes enfants chez leurs grands-parents au grand air… je n’avais plus qu’une envie, une idée : réaliser tout ce que je n’ai jamais le temps (ni l’énergie) de faire… Ne penser qu’à MOI ! Mouâââââ !
Tous les conseils de professionnels de la santé et de la beauté, que j’avais dans un coin de ma tête stockés, je voulais les expérimenter… Tous ces soi-disant trucs /« tips » qui sont censés vous optimiser autant sur la forme que sur le fond… je voulais les tenter !
 Prendre soin de moi, me bichonner, m’écouter, me dorloter, me gâter : voilà à quoi je voulais consacrer ces cinq prochains jours qui m’étaient entièrement dédiés !

Très vite la liste de mes envies se rallonge ; soins à la personne (gros job !) ; rattrapage culturel (livres/spectacles/cinés/expos… oui le rêve fait aussi partie de mes futures activités !) ; sport (ou comment croire que l’on va se sculpter en 5 jours ?) ; méditation (quésako ?!) ; relation amicale (j’ai encore des amies ?)

Jour un 
Premier kif : pas de sonnerie (bon, la vérité, j’ouvre un œil de toute façon à la même heure, vieux réflexe Pavlovien) ; mais dès le réveil j’ai du boulot : j’ai lu qu’il fallait prendre le temps de s’étirer comme un petit chaton, très bénéfique pour les tensions !… et hop un frugale petit-déjeuner, pour plus rapidement sur mon elliptique sauter. 45 minutes de sport et optimisation du temps avec visionnage de séries/replay etc.
 
S’en suit une petite douche bien méritée, avec au programme tous les soins à laisser poser (car en temps normal, même trois minutes nous semblent une éternité) et vas-y que je me gomme le corps genre nettoyage de printemps ; que je m’occupe de l’hydratation et des capitons (je me tape au passage un tuto pour apprendre les gestes désincrustants, stimulants et autre adjectifs en « ant ») ; que je bichonne mes cuticules  et en même temps… laisse poser le masque qui me fera une chevelure de rêve (manquerait plus que j’aie la peau douce et nette et un cheveu cassant et sec comme une balayette -;)

12h30 : Déjà ?????!!!!!!!
Oh la la je suis stressée…je ne vais pas avoir le temps de tout enchainer.
Bon je vais méditer : alors s’asseoir, fermer les yeux et c’est parti pour la pleine conscience… (oui enfin c’est surtout parti pour le bombardement d’idées : Comment vais-je réussir à caser tout ce que je me suis listé ?) Rationnellement, je ne vais pas arriver à lire le dernier Goncourt de l’année, me repulper, me réhydrater, me sculpter et me cultiver en voyant toutes les expos d’actualités… Oh merde je stresse, ce n’est pas bon ça… je vais stocker du gras !!!
Pas le temps de planifier un déjeuner. Je mange vite fait, et je cours au Grand Palais… merde déjà 16H30 et j’ai pas fait le quart de ce que je voulais : c’est déjà l’heure de voir une copine pour un café. A peine le temps de me plaindre de mon planning surchargé… que je me retrouve dans une salle de ciné où je me gave de popcorn en piquant du nez !

22h30 : Je rentre chez moi pour me coucher…
Oh la connasse !!! Avant de rejoindre les bras de Morphée (la divinité hein, pas un amant, trop crevée !) j’allais oublier d’hydrater mes cuticules… La boulette !!! (le faire au moins deux fois par jour sinon cela ne sert à rien) Idem pour le palper rouler… et encore une demi-heure de chantier!


Je vous la fais courte : les 4 jours suivants sont les mêmes…en pire ! Avec en plus quelques petits aménagements : comme intervertir mon dressing d’hiver par celui du printemps (gros épanouissement perso parait-il !?) et au passage, trier, jeter, donner, classer.

La réalité me tombe sur la tête comme le couperet sur le cou de la pauvre Marie Antoinette, je ne suis pas la réincarnation de Wonder Woman ! Constat amer : le manque de temps ne serait pas le seul critère ?!!! Malgré cet auto-centrage où je me sens comme une toupie, à en chopper le tournis, toujours ce sentiment de courir à un rythme effréné pour au final : ne pas y arriver !

C’est la cuticule sèche et la peau d’orange revêche, que je compte les minutes qui me séparent du retour de ma tribu… finalement s’occuper des autres c’est peut-être ça le Salut -;)

Sophiecomédienne, continue de nous faire rire depuis Paris à travers ses billets d’humour inspirés des péripéties d’une famille d’ex-expat à Dubai.
Céline, illustratrice et maquettiste, met ses mots en dessin et en couleur depuis Johannesburg. (celineinthesand.wordpress.com)

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