Pouvez-vous vous présenter en quelques mots à nos lecteurs ?
Quentin Desmit, né en Belgique. J’ai vécu en Grande-Bretagne et en France, je suis venu à Dubai en 2012, commissionné pour dessiner une fresque dans des bureaux sur Downtown. Séduit par la ville, par son élan, son développement, j’ai décidé de m'y installer en 2013, en tant que photographe professionnel pour une agence immobilière. Depuis 3 ans, suis je travaille comme freelance en art et photographie. J’ai également lancé une collection de coussins et de print photos ayant pour thème la ville de Dubai. Parallèlement, j’exécute des tableaux pour des décorateurs d'intérieur et j’expose régulièrement lors d'évènements artistiques dans la ville (festivals, Marina Souk, boutiques, privés…).
 
 
Pratiquez-vous votre art pour votre loisir ou en tant que professionnel ?
Je me suis donné la chance d'exercer un métier qui est à la fois ma passion et mon travail.
 
Quel a été le parcours scolaire/professionnel et/ou artistique qui vous a forgé en tant qu’artiste ?
Cet enthousiasme pour l'art m'est arrivé dès l'enfance. À l'adolescence, mon parcours scolaire en fut influencé et très vite, des écoles techniques et puis d'art se sont succédé. Ce nouvel élan artistique s'est jalonné à la William Morris Academy à Londres et au Chelsea College of Arts and Design.
 
Comment définiriez-vous votre travail artistique ? Quel est votre style ?
Mes styles sont tout en contrastes : l'un plus structuré, d'influence architecturale, l'autre plus fluide plus abstrait, la courbe y ayant pris une place importante.
 
 
 
Qu’est-ce qui, de façon générale, influence votre art ?
L'influence se trouve dans mon environnement proche et dans l'imaginaire recoupant mes voyages.
 
Votre vie et ses étapes influencent-t-elles votre art et de quelle manière ? En quoi la vie aux Emirats a-t-elle influencé votre travail artistique ?
Le dynamisme et l'énergie communiqués par la ville m'ont toujours porté et ont participé de manière active à ma création. Représenter Dubai avec mon regard au travers de son évolution architecturale est un support permanent. 
 
 
 
Quel artiste vous a le plus marqué jusqu’à présent ?
Le dessin d'architecture et les impressionnistes furent mes premiers mentors. Picasso, Matisse et le Le Corbusier, ainsi que beaucoup d'autres dans ces mouvements, ont été mes principales sources d'inspiration… d'admiration.
 
Quelle est votre journée type à Dubai lorsque vous créez ?
Une journée type se passe dans mon atelier, sur fond de caféine, un pied déjà dans ma toile, je rentre dans mon œuvre… je suis mon œuvre. Ma notion du temps se perd, mon imagination et moi-même ne sommes plus qu'un !
 
 
Deux lieux artistiques préférés à Dubai ?
Les galeries d'Alserkal et Jameel Arts Center sont mes lieux artistiques de prédilection.
 
Deux bonnes adresses à Dubai ?
Les deux bonnes adresses que j'aurais à vous proposer à Dubai seraient : Middle East Stationary et Trading CompagnyEat and drink.
 
 
 
Quelle est votre actualité artistique ? Quels sont vos projets artistiques ? 
Le style actuel dans mon actualité artistique est un projet de skyline d'Abu Dhabi.
 
SUR UNE ÎLE DÉSERTE, VOUS EMPORTERIEZ :
- quel film ? Le Grand Bleu
- quel livre ? Un livre vierge
- quelle musique ? De la musique classique 
- quel objet ? Un ordinateur (le monde s’y niche)
- laquelle de vos oeuvres ? Une sculpture.
 
Pour vous suivre ou se procurer une de vos œuvres :
 
 
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Et voilà ! C'est la fin des cours de théâtre de Culture Emulsion… mais qui dit fin, dit spectacles de fin d'année. L'occasion d'applaudir des comédiens passionnés ; amis ou famille et qui sait peut-être vos voisins ou vos collègues de bureau, à découvrir sous une autre facette, incarnée et parfois délurée. Vous avez déjà été (très) gâtés avec plusieurs rendez-vous au mois de mai ; du classique au boulevard en passant par une pièce de Laurent Baffie ! Pour l'occasion, une petite taupe nommée Willy Rovelli, s'est faufilée dans les coulisses des répétitions… il nous dit tout sur les dessous de la dernière pièce.

Un fil à la patte de Georges FEYDEAU 

Vous connaissez « Un fil à la patte », chef d’œuvre théâtral de Georges Feydeau ? Non ? Tant mieux ! C’est donc le moment de vous rendre les 20 et 21 juin au Théâtre Junction pour y voir la version proposée par les élèves de deuxième année de Culture Emulsion. « Un fil à la patte » raconte l’histoire d’un homme qui doit se marier le soir même mais qui doit avant cela rompre avec sa maîtresse. (J’ai un ami qui est dans ce cas-là, je vais tâcher de lui offrir deux places pour qu’il prenne des notes…). 

Prenez une dose de complot, une pincée de quiproquos et un chouia de rebondissements et vous aurez un bon vaudeville à la Feydeau. Georges Feydeau (1862-1921, ça fait toujours cultivé de mettre des dates entre parenthèses) c’est le roi de la comédie. Avec lui, ça pulse. Les dialogues sont vifs, les situations s’enchaînent, la pièce dure plus de 2 heures mais je vous le promets, vous ne verrez pas le temps passer.
 
Dimanche 17 Juin vers 18 heures, c’est dans le très chic Downtown qu’ont lieu les répétitions costumées en compagnie des 11 apprentis comédiens. Dans la vraie vie, ils sont Business Developer, Gestionnaire de projet ou Projet Manager, que des métiers qui font leur effet sur une carte de visite, mais le temps d’une soirée ils seront mari, maîtresse ou cocue, ce qui le fait moins sur une carte de visite…
 
Pour le moment, c’est l’heure des derniers essayages. Coralie est embêtée : son bustier est trop grand et son pantalon trop transparent. Elle sera vite rassurée par les hommes de la troupe qui trouvent au contraire qu’on ne voit pas grand-chose ! En revanche Guillaume se tâte : veste à carreaux, pantalon à rayures, haut foncé ou bas clair, le comédien est en plein doute, mais il sera vite conseillé par Stéphane Brismontier le metteur en scène, qui entre deux éclats de rire sait toujours trouver les mots justes : « C’est moche ! ».
 
Caché dans un coin (je fais 1m64, je suis donc très facile à cacher), j’ai pu assister à l’intégrale de l’acte 1, et si certaines personnes ont quelque fois oublié leur réplique (moyennant quelques Dirhams je pourrai vous balancer les noms), l’ensemble était déjà très prometteur. Fautes de gars (bah alors messieurs, on a peur de la scène ???), la plupart des rôles masculins sont tenus par des femmes. Girls power !!! Mais ça ne gâche rien du tout, mesdames sont très crédibles. Tous les éléments techniques n’étant pas encore en place, c’est le metteur en scène « himself » qui mimait la sonnette de la porte d’entrée, et je dois avouer qu’il m’a conquis, il sait incroyablement faire « Ding Dong ».  Visiblement, dans ce groupe il y a du niveau et à tous les niveaux ! 
 
Au rayon gossip (et je sais que vous êtes comme moi, vous aimez les gossips), sachez que deux comédiennes de la pièce attendent un heureux événement. Alors il ne vous reste plus qu’à vous rendre au Théâtre Junction assister au « Fil à la patte » afin de l’avoir vous aussi, votre heureux événement.
 
Willy Rovelli.
 
Un fil à la patte de Georges FEYDEAU 

Date : mercredi 20 et Jeudi 21 juin 2018 à 20h
Lieu : Alserkal Avenue - The Junction
Tarif : 100 AED
Réservations sur Platinium list 
Comédiens élèves de 2ème année : Aurélie ARNAUD, Zina BENHAMMOUDA, Sarah DARAZIRAR, Maud FAHY, Guillaume FALLER, Sarah MEKKAOUI, Coralie MOUNIAU, Mathilde NEBOUY, Thomas PERREAUX FOREST, Armelle TRAPET, Mélanie TRZCINSKI

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  Petites annonces
 

Hassan Sharif a inlassablement et passionnément travaillé à Dubai pendant trente ans de façon presque inaperçue. Sans considérer ses pourtant nombreuses participations à des expositions collectives, aux Emirats comme à l’étranger, ça ne fait pas longtemps qu’il a reçu cette honneur élémentaire représentée par un solo show organisé dans son Pays et qu’il a commencé à réjouir d’une reconnaissance croissante, dernièrement couronnée par l’inclusion de son travail dans le Pavillon National des Emirats aussi bien que dans le ADACH Platform for Visual Arts à la dernière Biennale de Venise, l’un parmi les événements les plus convoités dans le monde de l’art contemporain international.

 

Qu’en pense-t-il Hassan Sharif de devenir une attraction, comme tout phénomène social par définition éphémère? Tout simplement, il sourit et il s’adonne au plaisir d’inventer une de ses histoires, absurdes et révélatrices en même temps, performatives et ironiques.
Et bien oui, Hassan Sharif partage avec les acteurs le goût de la performance, de la récitation et avec certains parmi eux celui de l’improvisation: il aime conduire le public dans une direction pour l’abandonner toute de suite après ou bien pour y jouer avec. L’objective de l’artiste n’est certainement pas celui d’éduquer les visiteurs, tout juste comme il n’est pas celui des media, qui nous informent, le plus souvent d’une façon déformée, jamais authentiquement impartiale.
L’intérêt et la participation active à la presse est une constante pour Hassan Sharif, qui n’a pas seulement publié des dizaines d’articles dans les journaux et les magazines locaux mais qui a aussi commenté de façon ironique, dans ses caricatures des années 1973-1979, la réalité d’une nation nouvelle en train de se construire.

Press Conference nous montre une sélection de travaux qui trace deux diagonales dans l’opus de Hassan Sharif, dont l’une traverse ses productions principales, et précisément ses fameux objets, ses tableaux matiéristes et ses presque inconnus Semi-Systems; la deuxième proposant une coupe chronologique de son activité, pas simplement des segments de temps mais plutôt un épitomé de la notion du temps.

Hassan Sharif n’est pas capable de se concentrer sur un seul projet à la fois: peut-être quand il était un enfant cette même caractéristique était jugée de manière négative, mais rétrospectivement elle se révèle une qualité remarquable, qui lui a permis de travailler simultanément sur différents projets, sur différents concepts, sur différents “soi”.

Le titre choisi pour cette exposition vient d’une série de tableaux récents (2008-2009) axés sur l’idée de la conférence de presse, ce bombardement répété et insisté de nouvelles que nous tous subissons. Autour de ce groupe de travaux les curateurs ont monté un show qui propose une sélection très soignée d’objets, minimalistes dans leur nature et pourtant monumentaux dans leur critique de la contemporanéité. Un choix analogue a intéressé les Semi-Systems qui accueillent ici les visiteurs, dans leur apparente netteté et régularité, mais en réalité leurs demandant de s’approcher pour leurs dévoiler la façon de s’échapper du système. Métaphoriquement parlant ….


Hassan Sharif
Press Conference
Du 12 novembre au 15 décembre 2009
1x1 Contemporary – Al Quoz 1 – tel. +9714 3411287, et
1x1 Art Gallery – Al Wasl Rd. 1023 – Villa No 5– tel. +9714 3483873
Samedi -jeudi, de 11h00 à 20h00

www.1x1artgalllery.com

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