L’amour reste souvent un sujet tabou dans les familles. Difficile à aborder avec son enfant ou ado quand on ne trouve pas les mots adéquats ou quand on n’est peu à l’aise avec ces questions intimes. Alors, faut-il attendre leurs questions ou bien faut-il les devancer ? Surtout quand on sait que la cour de récréation et internet concurrencent bien souvent les parents… Avec les écrans présents dans toutes les maisons, les enfants sont confrontés de plus en plus tôt à des images explicites et crues, il n'y a donc plus de place pour la subjectivité et pour les rêves. Cela peut brouiller, voire bloquer, la construction de leur imaginaire sexuel et amoureux.
 
Pourtant, la cause semble entendue aujourd'hui : pour que les enfants grandissent épanouis et en bonne santé, qu’ils deviennent des adultes heureux et responsables, il est opportun de leur donner une éducation à la vie affective et sexuelle, de la même façon qu'on leur apprend à conduire ou à parler anglais. Ce raisonnement s’inscrit en effet dans une démarche plus large qui est de promouvoir la santé, mais aussi le bien-être psychique, émotionnel et cognitif des enfants et des adolescents. Mieux se connaitre, oser être soi, se respecter soi-même et les autres, faire des choix libres… sont autant d’atouts pour affronter sa vie d’adulte.
Mais de quelle manière aborder ce pan important de leur vie personnelle et intime ? À quel âge, par qui, et dans quel cadre ?
Nous avons rencontré Pauline Lefebvre, éducatrice à la vie, formée par le Cler Amour et Famille et certifiée par le ministère des Affaires sociales. Pauline Lefebvre propose justement, à travers ses ateliers thématiques, des temps d’écoute, d’information et de réflexion pour les jeunes de 8 à 18 ans.
 
QUI EST PAULINE LEFEBVRE ?
Pauline, ancienne consultante dans un cabinet de recrutement, a toujours eu à cœur de se mettre à l’écoute de ses clients et des candidats, de comprendre leurs besoins, de les guider et de les accompagner pour faire le meilleur choix. C’est lors d’une première expatriation aux Pays-Bas qu’elle décide d’aller plus loin dans la rencontre de l’autre et de se consacrer à l’accompagnement des jeunes, des couples et des familles. Elle se forme, obtient son diplôme et exerce dans différents établissements scolaires à Bruxelles en tant qu’animatrice du groupe Croissance. En parallèle, elle développe le principe d’ateliers d’éducation à la vie affective et sexuelle à Amsterdam, puis La Haye.
Aujourd’hui, installée à Dubai depuis deux ans et demi, elle poursuit l’aventure et anime des ateliers pour aller à la rencontre des jeunes qui veulent qu’on leur parle d’amour, pour les écouter, les informer et les faire réfléchir. « Parce que l’amour est l’histoire de tous, je veux offrir à ceux qui le souhaitent du temps pour mieux se connaître, se préparer à aimer et à faire des choix libres et responsables orientés vers le bonheur. », nous explique-t-elle.
Mariée, mère de 5 enfants, Pauline est également formée à l'écoute active et la discipline positive.
 
LES ATELIERS – COMMENT ÇA MARCHE ?
La mission des ateliers l’Un & l’Autre est de transmettre aux jeunes une vision positive du corps et de la sexualité, de leur permettre de mieux se connaître, de se préparer à aimer, de réfléchir au sens de leurs actes et de leurs paroles, de savoir aussi prendre du recul par rapport au groupe et à la société, et enfin d’accueillir la différence et vivre dans le respect de soi et des autres.
Ces ateliers sont aconfessionnels, ouverts à tous ; filles et garçons sont séparés pour une parole plus libre ; les groupes sont composés de 6 à 10 participants maximum. 
À chaque tranche d’âge est proposé un parcours spécifique de plusieurs ateliers d'1h45. Interactifs, ils sont basés sur des contes, des jeux de rôle et des supports visuels adaptés à la maturité des participants. Liberté de parole, confidentialité, bienveillance et respect sont les maître-mots du cadre imposé lors de chaque séance !
Les ateliers se déroulent au domicile de Pauline, à Umm Suqeim 2. Pour les inscriptions, vous pouvez prendre contact sur son site : lunetlautreconseil.com
 
LE PROGRAMME DES ATELIERS
→ Pour les CE2/CM1 : 3 ateliers – coût : 300 AED pour les 3 ateliers 
1. Mon corps, un trésor 
Les besoins de base et fonctions de mon corps - Mon corps « dit » des choses de moi - Respecter mon intimité et respecter le corps de l’autre 
2. Emotions & connaissance de soi 
Reconnaître et nommer mes émotions - À quoi servent-elles ? Que disent-elles ? Est-ce que les autres ressentent comme moi ? 
3. Colère & maîtrise de soi 
Qu’est-ce qui me met en colère ? Qu’est-ce que ça fait en dedans de moi ? Comment exprimer ma colère sans perdre le contrôle ?
 
→ Pour les CM2/6ème : 3 ateliers – coût : 300 AED pour les 3 ateliers
1. Je suis unique 
Ce qui fait de moi un être humain : je suis un cœur, un corps et un cerveau - Mon corps « dit » des choses de moi - Qui commande chez moi ? 
2. L’amitié 
Qu’est que j’attends d’un ami ? Quelles sont les valeurs de l’amitié ? Comment la cultiver ? Et les conflits : comment réagir ? L’influence du groupe 
3. Mon corps, un trésor 
Les changements physiques et psycho-affectifs - La relation sexuelle et la fécondation
 
→ Pour les 5ème : 3 ateliers – coût : 300 AED pour les 3 ateliers
1. La puberté, quelles transformations !
Mon corps change… et dans ma tête ? Qui commande chez moi ? Les différences garçons/filles
2. Les relations affectives
Les escaliers de la maturité - Le sentiment amoureux - L’amitié pour apprendre à aimer
3. Le corps, langage de l’amour
Unique et précieux, comment en prendre soin ? Mon corps pour quelle relation ? objet ? sujet ? Mon corps et moi : quel apprentissage ?
 
→ Pour les 4ème/3ème : 5/6 ateliers – 450/500 AED 
→ et Pour les lycéens/lycéennes : 5/6 ateliers – 450/500 AED
1. Etre humain : qui suis-je ? 
L’unité de la personne humaine : cœur, corps, cerveau - Qui commande chez moi ? Accueillir mes émotions pour comprendre mes besoins 
2. Hommes et femmes : heureuse différence 
Les différences et complémentarités physiques et psychologiques garçons/filles – L’amitié pour se préparer à aimer
3. Le corps sexué au féminin (seulement pour les filles) 
Comment fonctionne mon corps de femme ?
4. Qu’est-ce qu’aimer ? 
Le sentiment amoureux vs l’amour – Le sens des gestes – La relation sexuelle 
5. Oser dire non 
Suis-je influençable ? Comment résister à la pression ?
6. Connaissance et estime de soi 
Bonne nouvelle : j’ai de la valeur, je suis aimable et je suis capable ! 
 
Vous pouvez dès à présent inscrire vos enfants ! Plusieurs ateliers sont prévus avant les vacances de Noel.
 
Pour contacter Pauline Lefebvre :
Email :
 
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« L’expérience de la solitude est bénéfique et structurante. Elle favorise la découverte de soi, permet de faire émerger ses envies, ses aspirations, permet la création artistique, ou tout simplement de se ressourcer et de se détendre. » selon Macqueron. Bien que nous adorions tous faire des généralités, je pense qu’il faut se rendre à l’évidence qu’il n’existe pas un seul rapport aux réseaux sociaux mais des rapports aux réseaux sociaux. 
 
L’appétence aux réseaux sociaux exacerbée en expatriation
 
En arrivant à Dubai, j’ai cependant trouvé l’appétence aux réseaux sociaux très prononcée. Selon les statistiques, 56% des gens utilisent les réseaux sociaux tous les jours de manière très active en y passant en moyenne 3h40 contre 1h20 par jour en France*. Je pense qu’il faut garder en tête que l’expatriation joue un rôle dans ce phénomène bien que la population locale soit aussi très largement consommatrice. Facebook est en tête, suivie par Twitter et Instagram et bien sûr les applications de messagerie instantanées comme WhatsApp.  Il y a de quoi s’interroger…
 
La société a produit un réseau technologique de connexions qui répond à une demande certaine. Le besoin de se connecter est profondément humain. Nous exposons, tous interconnectés par cette petite zone sous la toile, une forme très idéalisée de nous et de notre vie. Il est évident que personne ne va poster un selfie au moment de se brosser les dents le matin avec les cheveux en pétard ! 
 
Non ! C’est la version idéalisée de nous que nous voulons montrer, forme de faux-self où nous gommons les parties que nous ne voulons pas voir et que les autres ne veulent pas voir non plus ! Face à toutes les atrocités qui se passent dans le monde : ne cherchons-nous pas à contrer cet effet par la création collective d’un petit monde virtuel, de perfection ressemblant sans doute à s’y méprendre au « Meilleur des mondes » d’Aldous Huxley ?
 
Les réseaux sociaux, une entrave à notre solitude nécessaire pour créer et donner du sens
 
Mais cet effet n’entrave t’il pas notre capacité à rester seuls et donc à se livrer à des activités plus porteuses de sens ?
 
Il n’est plus possible de rentrer dans un café ou un restaurant sans voir des personnes fascinées par leur tablette, portable, ordinateur. Les smartphones ont définitivement éliminé les moments de transition, ceux où l’on se réjouit d’attendre l’ami que l’on n’a pas vu depuis longtemps ; où l’on se pose sur un banc pour regarder la foule en réfléchissant à sa vie, à ses rêves…
Nous n’attendons plus rien, n’y personne d’ailleurs, rivés sur notre portable, fascinés par la vie d’autrui et par la nôtre, celle que nous projetons bien sûr !

La fascination pour le virtuel a remplacé le livre, tout comme la téléréalité a remplacé les films ou débats télévisés : médias qui avaient pourtant la capacité de nous faire réfléchir ou de nous emmener vers de lointaines contrées, à la recherche du temps perdu… Non, nous préférons maintenant savoir comment se passent les vacances d’untel à Katmandou ou les photos de l’ouverture du dernier restaurant à la mode.
 
C’est l’instantanéité, la gratification immédiate. Nous sommes tous drogués à ce contact virtuel qui finalement nous donne l’illusion de ne plus jamais être seuls. 
 
Ce rapport au virtuel a profondément transformé les rapports humains, on ne se téléphone plus, on se WhatsApp, du coup même en étant hyper-connectés, on peut aussi se sentir parfois très seul. 
Il est également amusant de constater comment les réseaux sociaux ont aussi profondément transformé les rapports amoureux. On ne se rencontre plus vraiment, on se Meetic, on se Tinder, on se Facebook… La magie de la rencontre est alors remplacée, par l’image de l’autre et encore une fois sous sa version la plus idéalisée qui sera donnée à travers les premiers échanges écrits pour ne pas dire les premiers… chats !
 
La place de l’autre parfait et idéalisé pourra très vite s’effacer dès le mirage de la première rencontre… Et quand on se quitte, et bien ? On ne se quitte plus, on s’efface, de Facebook, de Tinder, de WhatsApp, on cherche à éradiquer l’autre de ses pensées, en l’éradiquant virtuellement. Alors mirage ou réalité ?
 
Que dit de nous notre capacité ou incapacité à être seul ?
 
La capacité à être seul est une notion psychologique définit par le psychanalyste britannique Donald W. Winnicott (1896-1971). C’est la capacité que le bébé acquiert progressivement en présence de la mère et signe le déclin de la phase symbiotique. Il peut à présent faire quelque chose, seul à ses côtés. Cela le prépare à l’autonomie car plus il grandira, moins sa mère sera en permanence disponible.
Il semblerait que la société actuelle nous bombarde sans arrêt d’informations, de publicités, du « toujours plus » qui lentement a détruit cette autonomie des temps anciens… 
Les réseaux sociaux semblent faire revivre l’illusion de cette mère, à jamais symbiotique, sans laquelle nous nous sentions perdus. 

Il faut cependant ajouter que tout le monde n’a pas ce même rapport au virtuel. Pour certains, cela semble d’ailleurs bien plus problématique que pour d’autres.
 
Et c’est là que nous pouvons évoquer la pathologie addictive et son cortège de symptômes, dont l’addiction au virtuel ne peut plus être ignorée. 
Je parle de ceux dont la relation à leurs parents a été compliquée, dont l’enfance n’a pas toujours été un refuge et qui ne souffrent pas par moment de solitude comme tout le monde, mais d’une intolérance à la solitude signant l’incapacité d’être seul.
 
Je parle de ces individus fascinés, comme hypnotisés par leur téléphone, tablette, ordinateur, voyant dans le virtuel la réponse absolue aux questions qui ne peuvent pas résoudre dans le réel. 
 
Comment limiter les risques ? Quelle attitude adopter ?
 
À ce moment là : chercher l’aide d’un psychologue est alors judicieux, car la relation thérapeutique permet de récréer un environnement favorable à un retour sur soi par l’écoute et la présence bienveillante du thérapeute.  
 
C’est dès l’enfance que nous devons être éduqués à cette capacité à être seul ! L’adulte, trop souvent préoccupé par ses propres angoisses, finit par mettre dans les mains de son enfant téléphones, tablettes, ordinateurs portables, car c’est la société qui ne supporte plus l’inactivité.
 
L’inactivité est elle forcément synonyme d’ennui ?
En cherchant en permanence à les occuper, ne détruisons nous pas cette capacité créatrice qui ne peut émerger que d’une forme d’ennui ? La pensée s’origine du négatif… Ce n’est que dans l’ennui que l’enfant peut chercher en lui une solution, laisser place à son imagination, développer sa créativité. 

Et plutôt que de les gaver d’images virtuelles qui sur-stimulent leurs cerveaux encore peu prêts à recevoir ce genre de stimulations, donnons-leur des petits personnages, animaux, avec lesquels ils pourront créer des histoires, remettant en scène ce qu’ils ont intégré, des expériences nouvelles qu’ils assimilent au quotidien. C’est en se sentant en bonne compagnie avec lui même que l’enfant pourra plus tard palier ses angoisses par ses propres ressources et non par une forme de fastfood technologique. Il faut sortir de cette pathologie de l’activité qui rend finalement le monde, les parents et les enfants hyperactifs ! Apprendre à s’ennuyer est l’émergence de toute forme de créativité.
 
En conclusion…
 
Cet article n’est destiné qu’à faire réfléchir sur peut-être certains de nos comportements. Je pense paradoxalement que les réseaux sociaux ont toute leur place dans notre vie actuelle et ils permettent aussi bien des choses. Je suis sûre qu’ils permettent aussi de s’informer, qu’ils ont provoqué de belles rencontres et qu’ils permettent, aux expatriés que nous sommes, de rester plus facilement en contact avec nos proches.
Je dirais que tout est dans le mesure, ils ne doivent pas se substituer à nos désirs et besoins fondamentaux comme l’attente, le désir, le plaisir de la solitude, de la déconnexion, d’être heureux avec soi et avec l’autre que nous pouvons aussi à loisir contempler dans toute son humanité.
 
Vanessa B. The French clinic

Vanessa Bokanowski, psychologue, 
excerce au sein de la clinique The French Clinic (Dubai Healthcare city)
Contact : 04 429 8450 ou 056 948 7372
 

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La lecture a un impact considérable sur nos adolescents, dans le sens où elle participe activement à leur construction. C’est ainsi qu’arrivés à l’âge adulte, ils seront plus ou moins « les enfants de leurs lectures ». Malheureusement, cette lecture reste aujourd’hui de plus en plus limitée à des échanges sur les réseaux sociaux où la langue de Molière est souvent assassinée sans pitié. En expatriation, il est d’autant plus important pour vous de contribuer à la transmission du français à la maison (c'est encore plus important si vos enfants sont scolarisés dans un cursus anglophone).



De plus, avant d’être confronté au monde professionnel, réputé sans concession avec ceux dont l’expression écrite ou orale révèle une instruction incomplète, nos chers ados ont un autre rendez-vous, bien plus proche : je parle bien sûr de la redoutable épreuve de français du baccalauréat !
Outre la faculté à s’exprimer dans un français parfait, nos lycéens seront évalués sur leurs connaissances littéraires. Puisqu’il est évident qu’on ne peut bâtir ce volume de connaissance en s’y prenant trois mois avant la date de l’épreuve, il est important de les initier le plus tôt possible à la lecture. 
 
La lecture peut-elle devenir « super cool » ?
 
Seriez-vous capable d’apprendre le piano si votre professeur vous faisait répéter sans relâche les gammes d’une mélodie que vous détestez ? De la même façon, pensez-vous que l’on puisse faire d’un adolescent un « fin lettré » en lui confiant des romans aussi soporifiques qu’ennuyeux ? Si vous voulez qu’il (elle) se plonge dans une œuvre de 300 pages, commencez par bien la choisir. Ensuite, sachez la lui vendre. 
 
Avant tout, qu’est ce qu’un roman ?
 
« Un roman est un miroir que l’on projette tout au long de son chemin » (Stendhal).

Evidemment, on suggère ici que c’est le lecteur qui tient ce miroir. C’est pourquoi, si vous voulez que votre enfant se reconnaisse dans les personnages, s’identifie dans les situations et soit ainsi poussé à la réflexion par différents niveaux de lecture, il vous faudra choisir des thèmes qui le touche.
Voici trois exemples pour qu’il (elle) commence à prendre du plaisir à lire :
On commence avec un roman très facile à bouquiner…. Le genre de livre idéal pour démarrer l’étude des auteurs classiques !
 
 1. « Bel Ami » de Maupassant
 
Bel Ami




Georges Duroy est un arriviste. Il est dénué de tout talent, mais il possède une envie farouche de réussir. Son objectif est simple : quitter sa condition misérable et accéder aux plus hautes marches de la société parisienne. Ce jeune ambitieux n’est pas regardant sur les moyens à employer, et sa moralité n’a d’égale que ses maigres ressources financières. Néanmoins, il possède un seul atout : il est beau, charmeur et peut faire illusion le temps d’un court instant. Son apparence physique et son agréable compagnie lui valent le surnom de « Bel Ami ».

Ce roman est écrit dans un français magnifique, ce qui rend sa lecture fluide et très agréable. De plus, le sujet reste d’une incroyable modernité. En effet, votre jeune lecteur comprendra très rapidement que les « Bel(le) Ami(e)» existent toujours. Enfin, ce bouquin est un régal dans le sens où Maupassant a réussi à rendre absolument fascinant le personnage de George Duroy. On passe un excellent moment.
 
Disponible en français sur Dubai chez Culture&Co (23 AED).
 
2. « Le hussard sur le toit » de Giono






Il est beau, jeune, dévoué, généreux et courageux.. Les jeunes lectrices s’apercevront que ce personnage possède à peu près toutes les qualités ! Néanmoins, Angelo a comme même un gros défaut: il est recherché en Italie pour haute trahison. Pour fuir, ce jeune cavalier hussard traverse les Alpes et s’exile en France où une épidémie de Cholera décime la population. Seul au milieu de l’enfer, il vient en aide aux plus fragiles. 

Ce livre relate la métamorphose d’un jeune homme qui, confronté à des situations extrêmement horribles va repousser ses propres limites et ainsi devenir un homme. Les garçons adoreront ce récit épique. C’est aussi une histoire très romantique. La relation entre Angelo et Pauline ne laissera aucune jeune fille insensible. Ce roman est admirablement bien écrit et vous transporte dans une action menée tambour battant. 


Disponible sur Amazon (à partir de 8 euros en format poche).
 
3. « La Chartreuse de Parme » de Stendhal

La chartreuse de Parme

 

 

 

 

Elle est très belle et excessivement intelligente. Sa liberté de penser et son courage lui confère une indépendance qui la rend aussi charismatique qu’irrésistible. Cette femme ne suit pas le mouvement, elle est le mouvement. 
 
Dans ce roman, Stendhal nous dépeint la femme libre, courageuse et indépendante, telle qu’il l’imagine et la rêve. Les jeunes filles devraient adorer, car la duchesse représente l’idéal de la femme moderne. On note qu’à la suite de ce roman, Stendhal écrivait “L’admission des femmes à l’égalité parfaite serait la marque la plus sûre de la civilisation, et elle doublerait les forces intellectuelles du genre humain. Mesdemoiselles, croyez-nous, la chartreuse de parme est un roman incontournable !

Disponible en français sur Dubai chez Culture&Co (30 ou 42 AED suivant l'édition).
 
Trop cool ! Mon père (ma mère) m’a trouvé un super bouquin….
 
Voilà peut-être ce que vous ne tarderez pas à entendre quand votre fils (fille) va décider de se plonger dans la littérature. Nous ne saurions trop vous conseiller de partager les mêmes lectures, dans le but de créer de passionnants échanges. Au fur et à mesure, vous verrez que votre étudiant va acquérir des niveaux de lecture de plus en plus évolués, jusqu’au jour où il vous surprendra en vous expliquant ce que vous-même n’aviez pas perçu. Ce sera le signe qu’il (elle) peut se présenter au baccalauréat avec sérénité. Arrivé à ce stade, ce ne sera plus une épreuve redoutable, mais plutôt une formalité.

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A l’âge des possibles où l’enfant cherche à s’affranchir doucement du prisme de ses géniteurs pour commencer à expérimenter le monde extérieur et confronter ce qu’il a appris jusque là pour trouver ses propres références ; on peut se poser la question de savoir si Dubai et sa réalité particulière offre un terrain propice à cette confrontation si nécessaire ?
 
L’adolescent expatrié est souvent peu en contact avec ses référents culturels, il est immergé dans un milieu international, riche en différences où l’acceptation de la différence culturelle et du « vivre ensemble » est le maître-mot.

Une étape parfois anxiogène pour les parents...
 
Cette immersion multiculturelle en fait un être généralement ouvert aux autres et conscient des différences propres à chacun. Combien de fois, les parents ne se félicitent pas de ça, « il sera automatiquement bilingue » ! Dubai et l’expatriation participent généralement à créer un contexte apaisant où peut se déployer une enfance heureuse, insouciante, à l’abri des soucis et problèmes financiers. Après l’école on va à la mer ou dans la villa des copains qui ont une belle piscine, on dîne dans des endroits magiques, on admire le nouvel IPhone ou le nouveau sac très à la mode de ses copines. 
 
Cependant, une peur que les parents ont bien souvent à l’adolescence, c’est de voir leur adolescent expérimenter des chemins de traverse. A Dubai, les épreuves ordaliques (tests des limites) propres à cet âge sont souvent sous contrôle car les interdits érigés par la loi sont prédominants. Hors de question de fréquenter des bars, de trainer dans les rues, d’être gothique ou pire encore ! Et que c’est soulageant quand on est parents ! Mais alors comment expérimenter les limites ? Se construire, se subjectiver dans un univers où les interdits sont finalement déjà pris en charge par l’extérieur. Mon enfant n’est-il pas alors une bombe à retardement ?
 
Et puis un jour vient la question fatidique ! Il est temps de se préparer pour la grande école, l’université… Dès lors, un retour aux sources avec ou sans les parents est très souvent envisagé et là on sent une certaine angoisse poindre le bout de son nez…
Comment mon enfant va t’il pouvoir s’adapter à un environnement souvent si différent ? Sa différence va t’elle le servir ou le desservir ? Est-il à même d’affronter un environnement aux différences sociales plus marquées, évoluer dans une société occidentale beaucoup plus permissive où les gardes fous doivent finalement s’internaliser ? Ne va t’il pas déprimer en quittant ce microcosme doré ? Et surtout l’ai-je suffisant préparer à ça ?
 
... mais rassurez-vous, c’est le moment de respirer un grand coup et d’envisager l’avenir avec sérénité !

Il est vrai que par son expérience internationale, l’enfant plongé dans un autre univers sera toujours un peu à part et il faut pourvoir le considérer comme un atout. Mais surtout ce qu’il faut garder à l’esprit c’est que la construction adolescente et l’intériorisation des interdits se fait bien avant l’entrée à l’université. La confrontation à un environnement moins clément n’est pas une condition sine qua non à cette intériorisation. 
 
C’est au sein de la famille que cette intériorisation se créer. Il est essentiel à cet âge, en tant que parents, d’être garants et porteurs de la loi et surtout garder une communication mais sans être intrusif. C’est dans votre voix que votre enfant se sentira en sécurité, découvrira qu’il ne peut ni tout faire, ni tout dire, que le monde n’est pas parfait, que tout le monde n’est pas riche, qu’il faut travailler pour réussir. Que non, on ne peut pas laisser son IPhone sur la table, au risque de se le faire voler à Paris ou ailleurs. Qu’il est dangereux de se promener dans les rues tard le soir, que non on ne peut pas parler aux inconnus comme on peut le faire plus facilement à Dubai. 
 
En conclusion, dans un environnement international préservé,  les parents sont encore plus qu’ailleurs les référents principaux, garants des limites. Il est important de fixer des interdits, de maintenir l’adolescent informé par divers biais de la réalité externe, par notes, par petits messages porteurs de leçons de vie, c’est seulement à travers cette voix qu’il pourra se forger une identité solide qui lui permettra d’évoluer librement dans un monde plus hétérogène et parfois plus anxiogène. 

Vanessa B. The French clinic

Vanessa Bokanowski, psychologue, 
excerce au sein de la clinique The French Clinic (Dubai Healthcare city)
Contact : 04 429 8450 ou 056 948 7372
 

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