Le gala du French Business Council est l’évènement francophone incontournable de l’année ! Attendu avec impatience par toute la sphère business francophile de Dubai… Il s’est déroulé le jeudi 21 mai dernier, sur les pelouses du magnifique golf de l’hôtel The Address Montgomerie. Dubaimadame revient pour vous sur cette soirée d’exception, où la créativité a été mise à l’honneur réunissant 1040 participants (et oui, rien que ça !) sous les lumières cinétiques du dancefloor !   Le symbole d’une belle synergie    Le gala a été rythmé par les interventions de Francisco Silverio-Marques, Vice-Président du French Business Council Dubai & The Northern Emirates, maître de la cérémonie. Trois personnalités du monde politique et économique ont été choisis, pour porter les valeurs d’innovation et de créativité de la France à travers le monde : Bruno de Reneville, président du French Business Council Dubai & The Northern Emirates ; Michel Miraillet, Ambassadeur de France aux Emirates Arabes Unis ; ainsi que le médaillé olympique, David Douillet, aujourd’hui Vice-Président de la région Ile-de-France.   Le French Business Council, organisme à but non lucratif et plateforme d’affaires à Dubai, a pour mission de promouvoir les actions économiques et commerciales entre la France et les Emirats. Ceci, en soutenant un réseau de plus de 700 entreprises membres ou désireuses de s’implanter aux EAU.   Dubai : une métropole intelligente !   Par l’ensemble de ses initiatives mêlant dynamisme économique et développement durable ; ainsi que par les grands projets urbains à venir, Dubai demeure un formidable territoire d’expérimentation pour la mise en place de nouvelles solutions innovantes !   Et cela, les entreprises françaises l’ont bien compris, en imaginant de nouveaux modèles de développement (environnementaux, énergétiques, technologiques etc.) par le biais de projets entrepreneuriaux fleurissants. A l’image de la French Tech, communauté au rayonnement international, regroupant les acteurs du numérique voulant s’engager dans la croissance des start-up de demain.   1ère édition des « French creative entrepreneur award »   Cette année, la cérémonie fut également marquée par la remise d’un award des mains des  célèbres frères Guillemot (fondateurs d’Ubisoft et Gameloft). Cette récompense a ponctué une nouvelle initiative mise en place par le FBC, visant à mettre en lumière les créations d’entreprises françaises au Moyen-Orient.    And the winner is… roulement de tambour ! Le jury composé de 10 membres professionnels et institutionnels, a récompensé l’une des huit entreprises en compétition : Mylist.ae, fondée et dirigée par Julie Leblan. Une reconnaissance de bonne augure pour la dynamique entrepreneure et maman de trois enfants dont le leitmotiv n’est autre que « When you are successful, you are fulfilled » !   Créée en 2012, Mylist est une société spécialisée dans les offres de listes de cadeaux en ligne. Le principe est simple et permet aux clients de composer une liste de cadeaux (mariage, naissance, événements etc.) en quelques clics !   La première partie de soirée a été ponctuée par plusieurs animations artistiques et musicales. Celle de Cassiopee Events and Fractal Systems a particulièrement capté notre attention avec son show kinetic ; comprenez une performance d’art cinétique composée de mouvements lumineux en musique, le tout formant des tableaux magnifiques. Chapeau bas les artistes !     Le mot de la fin reviendra au Président d’honneur Hussain Al Jaziri pour sa culture et ses références françaises. Ainsi que son humour remarquable, lors d’un discours rendant hommage à la femme des temps modernes, symbole de liberté, en référence à Brigitte Bardot dans le mythique « Et Dieu… créa la femme » !    
Il y a quelques mois, il a fait un véritable buzz sur Facebook avec la mise en place de webinars gratuits, comprenez des séminaires en ligne, pour tous les « job seekers » prêts à suivre quelques 3 étapes clés pour décrocher 3 fois plus d’entretiens d’embauche. La promesse semble un peu trop alléchante et pique notre curiosité… C’est finalement la tête sur les épaules et les pieds bien ancrés dans la réalité, qu’Hamza s’est présenté à nous, en toute simplicité. Authentique et attachant, il est résolument optimiste et déterminé à révolutionner, à sa manière, le marché du recrutement local. Retour sur une rencontre, comme on les aime, à la découverte d’une personnalité qui risquerait bien de vous aussi vous conquérir !Du recrutement…au coaching ! Originaire de la Bourgogne, Hamza finit ses études en Angleterre et obtient un double bachelor de management, stratégie et business international. Cette expatriation lui permet de s’imprégner des méthodes de travail et de la culture anglo-saxonne, notamment lors de son expérience professionnelle au sein d’un cabinet international de recrutement. Il gravit les échelons du cabinet, pour quelques années plus tard, ouvrir et diriger la filiale du groupe à Dubai. En 2010, il pousse le challenge de l’entrepreneuriat en montant sa société spécialisée dans le recrutement des émiriens. Plus récemment, celui-ci opère un tournant dans sa carrière en novembre 2015, avec le lancement d’une activité parallèle de coaching professionnel : « Name your Career ». Cette envie de développer ce projet de coaching émane d’un « ras le bol » suite à un constat très simple, dont Hamza nous parle avec ses tripes : « il existe un véritable fossé sur le marché actuel, entre des recruteurs ‘’ frustrés’’ de ne pas trouver les profils répondant à leurs attentes, et des candidats ‘’déprimés’’ de ne pas trouver un job ». On s’aperçoit alors que chacun d’entre nous est confronté, de près ou de loin, à ce climat général de pessimisme : « je ne comprends pas pourquoi je ne trouve personne pour ce job, aucun des candidats ne correspond au poste ! » ou « ça fait des mois que je cherche, j’envoie des cv tous les jours, sans réponse… », reviennent souvent dans les conversations. Et quand nous lui demandons de nous donner son avis sur l’origine d’un tel fossé, il nous schématise très bien sa vision : « Deux mondes, deux bulles ; celle des ‘’recruteurs’’ et celle des ‘’candidats’’ se construisant chacune de leur coté », sans vraiment co-créer un espace de rencontre fertile, productif, permettant le développement d’une relation professionnelle « win-win » où chacun se sent compris, valorisé et motivé ! Pour Hamza il faut revisiter les codes du recrutement et du management ; remettre en question tout le système en repensant notre approche du monde du travail. Ainsi, le conflit n’est pas « que générationnel », il est global, employeurs et candidats ne se retrouvent plus dans le schéma actuel basé sur des fondements obsolètes : « Pour repenser le système il faut éduquer non seulement les candidats mais également les employeurs ! » Il nous parle (avec humour) de celui « qui compte les minutes sur sa montre pour partir pile à l’heure », en dressant, un peu déçu, le portrait (caricatural ? pas vraiment) de ces employés rencontrés tout au long de sa carrière : démotivés, « sans petite flamme », qui comptent les jours les séparant de leurs prochaines vacances…L’employeur n’aurait-il pas également lui aussi des devoirs ? Notamment celui d’entretenir cette flamme ? Mais Hamza ne perd pas son sens de l’humour et son optimisme débordant, et il choisit de ne pas s’attarder sur cet état des lieux, en fait lui son dada : c’est de trouver des solutions ! Il nous exprime alors son envie sincère pour « vraiment aider les gens » et « changer les mentalités », faire comprendre aux employeurs que le système socio-économique change ; aux candidats que leur manière de postuler n’est pas toujours efficace et que « chercher un job c’est vendre ses services et ça s’apprend ! » Quand on lui demande d’où lui est venu cette idée de proposer des services gratuits sous forme de webinar auprès des particuliers, il nous répond sincèrement qu’il a simplement voulu « rendre accessible un ensemble d’outils pratiques » pour optimiser les recherches d’emploi sur un marché local concurrentiel… Hamza nous explique qu’il n’a rien planifié et a juste voulu apporter sa pierre à l’édifice, humblement, en tentant une démarche « sans trop vraiment y croire ». Il n’aurait jamais pu imaginer un tel engouement engendrant des centaines de demandes de participation ! En fait, on a rencontré plus qu’un recruteur, un coach ou un entrepreneur : on a rencontré un homme passionné et altruiste dont l’envie d’aider les autres à s’épanouir est un vrai leitmotiv communicatif. Un homme aux ondes positives contagieuses en somme, et l’on vous invite à vous aussi en prendre une dose, parce que oui ça fait du bien ! Pour aller plus loin  Hamza propose des formules personnalisées de coaching RH, de la recherche d’un job à la reconversion professionnelle en passant par la négociation salariale. Mais franchement, nous n’en dirons pas plus, il aurait trop peur que vous pensiez que « l’on essaie de vendre ses services ! » Nous vous laissons donc vous renseigner par vous même :  Sur son site web Sur sa page Facebook Enregistrement au webinar gratuit : « How To Get 3X More Job Interviews in 3 Easy Steps » « On a toujours du temps et de l’argent à investir dans une semaine de vacances, mais on ne pense pas toujours à investir dans sa carrière, représentant pourtant l’opportunité de changer sa vie ! » Hamza.ZAlors on s’y met quand ?
Après son édition annuelle à Deauville, le GWF a réuni pour la première fois dans la région, des femmes (et des hommes aussi !) venus des quatre coins du monde, pour débattre des grands sujets d’économie et de société sous un angle féminin. Plénières, débats, ateliers et forums de discussion ont animé le Madinat Theater pendant deux jours autour du thème « Let’s innovate », dans une ambiance à la fois studieuse et décontractée qui a attiré un public large et éclectique. L’excellence française était très présente tant au niveau de l’organisation, grâce à l’infatigable Jacqueline Franjou* et son équipe, que sur scène avec Clara Gaymard (Présidente du GWF), Valérie Pécresse (Présidente de la région Ile de France) et Christine Lagarde (Présidente du FMI) toutes élégantes (à la française !) et professionnelles. Elles étaient en bonne compagnie avec pour ne citer que quelques-unes des personnalités présentes aux cotés de Mona Ghanem Al Marri présidente du Dubai Women’s Establishment DWE, qui co-organisait cet évènement, la charmante reine Rania de Jordanie, les princes héritiers de Dubai et d’Abu Dhabi et la pétillante HE Ameenah Gurib-Fakim, présidente de l’Ile Maurice ! Il y avait également d’autres pointures comme Emma Bonnino, ancienne ministre des affaires étrangères italienne ou HE Reem Al Hashemi, la jeune femme qui porte sur ses épaules toutes les attentes de son pays pour l’expo 2020 ! Bravo au GWF et au DWE d’avoir réuni toutes ces femmes à Dubai, qu’elles soient Saoudiennes ou Danoises, pour nous rappeler ces messages universels : « Innover, c’est un état d’esprit, ce n’est pas seulement une question de technologie mais de personnes et de volonté » « Les pays en voie de développement doivent créer un environnement qui permet aux jeunes, qui vont se former à l’étranger, de rentrer se développer chez eux » « Il ne faut pas céder au « short-termisme » « La resilience est essentielle, make the best of what you have ! » « Se trouver un ou des champions pour gravir l’échelle » Pour retrouver les temps fort de ces deux jours, cliquez ici. *CEO du GWF créatrice du festival de ramatuelle
Vous venez d’arriver à Dubai et souhaitez mettre toutes les chances de votre côté pour trouver un poste ? Vous voulez reprendre une activité professionnelle avec un projet réaliste ? Alors n’hésitez pas à profiter des conseils de Marine, qui a créé pour le FBC Dubai plusieurs outils qu’elle compte développer cette année pour un large public : les chercheurs d’emploi qui sont dans une démarche active et ceux ou celles qui ont déjà un emploi ou pas et veulent changer de voie. Avant d’arriver à Dubai, Marine a elle-même roulé sa bosse pour accumuler expérience et expertise ! Juriste de formation, elle a travaillé dans la presse, le journalisme puis le recrutement, pour les plus grands cabinets parisiens, avant de réaliser que sa voie était plutôt le conseil que la chasse et de se spécialiser dans l’accompagnement en gestion de carrière.Quand on la rencontre, on comprend pourquoi! Elle dégage à la fois énergie et empathie, elle a une approche des problématiques très professionnelle et honnête, bref elle est intelligente et positive et l’on sent qu’elle saura vous aider à extraire le meilleur de vous-même que ce soit pour un entretien ou la rédaction d’un CV. Dans tous les cas son approche est méthodique et participative, comme elle le répète volontiers «Je ne suis pas magicienne!». La démarche se fait à deux, avec son aide, mais demande un investissement personnel en temps et en énergie de votre part, qui seul peut garantir un résultat …qui n’est pas toujours celui attendu au départ! Donc si vous vous ennuyez au boulot, si les jobs des autres ont toujours l’air plus passionnants, si vous voulez changer de voie sans vraiment savoir quand, comment ni pourquoi, le bilan de compétence est pour vous! Encore une fois, elle n’a pas de boule de cristal, son but est de vous accompagner et vous guider dans une démarche, non pas de trouver des solutions miracles. Pour apprendre à moderniser et valoriser votre parcours afin de passer ce premier barrage du CV souvent rédhibitoire, pour préparer un entretien, pour identifier et faire fonctionner votre réseau, faire le tri dans vos compétences afin de les rendre plus attractives… ateliers collectifs ou accompagnements individuels, renseignez-vous au FBC. A chacun sa démarche et sa problématique, les différents ateliers de Marine permettent de répondre à tout type de question que l’on est en droit de se poser, des plus profondes - quel est le métier de mes rêves? - aux plus triviales - comment refaire mon CV? Contacts: Marine Boghen Tel. 04 312 6700 emailProtector.addCloakedMailto("ep_6634585e", 1); http://www.fbcdubai.com/services-rh/espace-ateliers-formation/
    Très chers lectrices... et lecteurs, Déjà deux mois que j’ai officiellement repris la direction de Dubaimadame! Il me tardait de vous écrire, de me présenter et de vous dire combien je suis fière d’être à la tête de ce magazine unique à Dubaï. Certains d’entre vous me connaissent déjà…cela fait sept ans que mon mari et moi sommes venus nous installer à Dubaï… puis de 2 nous sommes passés à 3 et plus récemment à 4… Ex-directrice marketing du Sofitel The Palm, j’ai eu la chance de participer à l’ouverture de ce magnifique hôtel et conserve un merveilleux souvenir de ces années passionnantes au sein du groupe Accor. La maternité aidant, j’ai eu envie de développer d’autres projets, plus personnels, et de quitter mon île pour me plonger dans la ville… Alors lorsqu’Alexa Mey et Rachel Rousseau m’ont proposé de reprendre les rennes de Dubaimadame, ce fut une évidence. J’ai immédiatement saisi cette belle opportunité et ne m’y suis pas trompée. J’y ai découvert une merveilleuse équipe de rédactrices curieuses, généreuses et enthousiastes, avec lesquelles j’ai la joie de reprendre ce flambeau. Mais Dubaimadame c’est aussi vous… Grâce à vous, je redécouvre ma ville et ce qui s’y passe, s’y crée, s’y transmet. Vous, les francophones, qui lancez en permanence des initiatives plus inventives les unes que les autres; artistes, entrepreneurs, vous ne cessez de développer de nouveaux concepts, d’élaborer de nouvelles créations dont Dubaimadame se fait l’écho, alimentant cette énergie si particulière qui caractérise Dubaï. Grâce à vous, je suis au coeur de cette ville qui ne cesse de nous surprendre et de se renouveler, nous donnant quotidiennement mille idées de sujets. Grâce à vous et en suivant ces articles que vous plébiscitez, je me sens plus femme et maman, découvrant et redécouvrant les sujets qui font de nous toutes ce que nous sommes jusqu’au bout des ongles. Bref, grâce à vous mes horizons se sont ouverts et j’espère avoir l’occasion d’élargir les vôtres. Quelques évolutions seront à découvrir bientôt, alors… restez connectés! Sans vous, Dubaimadame n’existe pas alors surtout n’hésitez pas à me faire part de vos suggestions, commentaires, remarques et surtout, venez à ma rencontre! Laure Ramieri emailProtector.addCloakedMailto("ep_696be19d", 1);
L'équipe du FBC au complet Depuis 1987, le French Business Council de Doubaï et des Émirats du Nord (FBC) réunit des représentants d’entreprises françaises implantées localement ou désirant avoir une visibilité aux Émirats Arabes Unis et également des représentants d’entreprises émiriennes ou internationales, intéressés par le marché français ou en recherche de partenariats. Rôle et missions du FBC • Promouvoir et animer sa communauté d’affaires, par le biais de manifestations et de services variés ; • Promouvoir les relations bilatérales économiques et commerciales entre la France et les Émirats Arabes Unis ; • Appuyer le développement des entreprises membres du FBC et des entreprises françaises s’intéressant au marché et pour certaines, ayant le projet de s’implanter aux EAU. Le FBC travaille en étroite liaison avec les organisations gouvernementales françaises aux EAU, les Chambres de Commerce et d’Industrie en France et à l’étranger, ainsi qu’avec les autorités locales. Ces contacts privilégiés permettent aux membres du FBC d’obtenir les informations nécessaires au développement de leurs activités tant en France qu’aux EAU. Le FBC compte plus de 680 membres avec, cette année, la création du poste « Membership Executive » . Les services proposés par le FBC Appui aux Entreprises Pour les entreprises en France et aux membres du FBC afin de les aider dans leur développement aux Émirats et dans la région du Moyen-Orient. Le FBC les accompagne dans leur projet à travers la mise en place : d’une évaluation du potentiel de l’entreprise ; de missions de prospection ; du suivi commercial ; de rendez-vous de conseil à l’implantation ; du Business Center ; des journées Pays et d’une offre « Grandes Écoles ». En 2014 – 2015 sont introduits les services complémentaires suivants : • Développer une offre d’élaboration de business plan : un expert de la Finance propose de : Vous assister dans la réalisation de votre dossier financier Vous éclairer sur les spécificités juridiques et RH liées au marché Vous mettre en relation avec des partenaires bancaires. • Offre conjointe d’implantation avec le département RH. Ressources Humaines & Recrutement Speed Dating Talent Day Le FBC était déjà doté des services suivants : l’aide au recrutement ; les mini CV ; les Placements ; les matinales RH ; les cercles DRH (Club fermé de DRH de sociétés françaises basées à Dubai et rayonnant sur le Moyen-Orient) ; la mission Consulaire pour l’emploi ; etc. Il propose désormais de : • Organiser des journées de recrutement « Speed Dating Talent Day » pour les professionnels avec une sélection de profils par secteur d’activité. • Proposer aux PME et start-up une assistance opérationnelle RH pour le démarrage d’une activité et le recrutement. • Étoffer l’offre du centre de formation « FBC Academy » en proposant des formations débouchant sur un certificat et des partenariats avec des organismes de formation. • Organiser des ateliers de bilan de compétences pour les résidents français de Dubai (certification APEC) • Organiser des ateliers de rédaction de CV et de techniques aux entretiens. Il est bon de savoir que l’axe du service se fait sur le support opérationnel aux entreprises et sur les offres d’emploi en ligne. Pour en savoir plus : Services aux entreprises : http://www.fbcdubai.com/services-rh/espace-entreprises/ Services aux candidats : http://www.fbcdubai.com/services-rh/espace-candidats/ Évènements & Communication Dîner de Gala annuel 2014 Cela représente plus de 80 évènements par an Le FBC accompagne le développement de la communauté d’affaires et la représentation française à Dubai et aux Émirats. Il poursuit également son ouverture à la communauté d’affaires émirienne et internationale en organisant des évènements avec d’autres business councils ainsi qu’avec des entreprises ou autorités locales. Nous pouvons ici citer : les French Tuesdays ; les Conférences ; le Dîner de Gala annuel ; les soirées de networking ; l’Inter Business Councils et Women in Network Communication Le FBC propose des supports de communication en anglais sous différents formats, en version imprimée ou digitale, à destination de ses membres et de tous les professionnels travaillant avec ou aux Émirats Arabes Unis : Annuaire des membres ; www.fbcdubai.com; The FBC Link Les nouveaux services Évènements & Communication pour 2014 – 2015 : • Organiser un forum dédié au développement durable. • Développer une offre de sous-traitance d’évènements: lancement de produits, ouverture de branches à Dubai… pour les entreprises françaises non encore implantées. • Proposer le site web et la newsletter du FBC comme véritables plateformes de promotion de ses membres en relayant leurs actualités et offres. • Créer une application digitale donnant accès au Directory, aux offres privilèges et aux évènements FBC. Comités sectoriels Le FBC a lancé cette année de nouvelles initiatives afin de créer des synergies entre ses membres et de promouvoir le savoir-faire français auprès des groupes d’influence et autorités locales. Les comités sectoriels du FBC sont des plateformes de collaboration dont la mission est de : • Partager les bonnes pratiques dans un secteur d'activité commun, • Faire collaborer les petites, moyennes et grandes entreprises d'un même secteur, • Se rapprocher des instances locales en faisant valoir les actions du comité, • Développer les synergies avec les autres business councils, • Proposer des événements liés au secteur afin de valoriser les efforts réalisés par les membres du comité et générer des affaires. 4 comités sectoriels existants: • Comité Développement Durable, sous le parrainage de VEOLIA ENVIRONMENT et LUCIBEL, • Comité Nouvelles Technologies, sous le parrainage d’ALCATEL LUCENT, • Comité Industrie Agroalimentaire, sous le parrainage de SODEXO INTERNATIONAL et GYMA FOOD INDUSTRIES LLC, • Comité Luxe & Distribution, sous le parrainage de CHALHOUB GROUP. Les 2 nouveaux comités sectoriels pour 2014-2015 : construction et santé Pour en savoir plus : French Business Council de Dubaï et des Émirats du Nord www.fbcdubai.com Téléphone : +971 (0)4 312 67 00 Lire nos articles précédents sur le FBC : - Agnès Lopez Cruz : au French Business Council, direction rime avec passion ! - Le diner de gala annuel du French Business Council, 2014
En effet, c’est toujours avec enthousiasme et une énergie communicative qu’Agnès parle du FBC et des nombreuses facettes de sa fonction de directrice. Pourtant les taches sont multiples et diriger cette PME de 13 personnes n’a rien d’une sinécure. Il faut la faire connaître auprès des instances locales, la valoriser parmi les autres acteurs de l’export, la représenter aux UAE lors de nombreux événements, mais être aussi sur le terrain en France auprès des entreprises désireuses de s’exporter dans la région, faire cohabiter des entreprises de secteurs et de tailles différentes, décider des axes stratégiques en fonction des grands projets locaux, nouer des partenariats …la liste des fonctions n’est pas exhaustive et les journées (auxquelles s’ajoutent quelques soirées ) ne font que 24 h même pour elle qui, toujours élégante et féminine, semble infatigable ! Elle connaît bien la maison, car après avoir travaillé à Londres et Paris comme chef de projets marketing dans le domaine plutôt masculin des télécoms, elle a rejoint ce gynécée et développé le pôle d’appui aux entreprises pendant 4 ans, avant de prendre ce poste de directrice qu’elle décrit comme une formidable aventure professionnelle. Et le succès est au rendez-vous car au fil des années, grâce à une équipe motivée, qui s’étoffe et l’énergie de ses directrices successives, le FBC de Dubaï, s’est hissé au 12ème rang en nombre d’adhérents parmi les 112 chambres de commerce françaises qui existent dans le monde! Rappelez-nous, Agnès Lopez Cruz, ce qu’est exactement le FBC ? C’est une association privée rattachée au réseau des chambres de commerce françaises à l’international, qui fonctionne sans subvention de l’état ou des régions, dont le but est d’aider au développement des entreprises françaises aux Émirats et de favoriser les liens économiques entre nos deux pays. La prochaine assemblée générale annuelle ouverte à tous (membres et non membres) qui se tiendra le 2 novembre, est une bonne occasion de venir découvrir le FBC et ses multiples activités. Vous voulez-dire que vous vous autofinancez ? Absolument ! Le FBC fonctionne grâce aux cotisations de ses membres et aux revenus générés par ses différents pôles d’activités: appui aux entreprises, recrutement, business center, événementiel... Notre but n’étant pas d’accumuler de la trésorerie mais d’améliorer nos services et d’en créer de nouveaux pour répondre aux besoins et attentes de nos membres. Donnez-nous quelques exemples parmi les nouveautés que vous avez mises- en place ? Les comités sectoriels qui organisent des rencontres d’information et de lobbying, les comités fonctionnels très appréciés qui réunissent des professionnels qui occupent les mêmes fonctions dans des secteurs et des entreprises différentes, une newsletter pour tenir nos membres informés de l’actualité du business, la création d’un poste dédié aux relations avec nos membres, des partenariats avec des organismes locaux et d’ autres business councils, une mission découverte du marché iranien … Donc si on veut booster son entreprise, petite ou grande, dans la région, il suffit d’adhérer au FBC ? Oui bien sûr ;) mais notre association c’est comme un club de gym, il ne suffit pas de payer sa cotisation annuelle pour être musclé dès le lendemain ! Il faut participer aux événements, profiter des nombreuses opportunités de contacts et d’échanges que nous offrons et encore mieux si on peut donner un peu de son temps et son expertise, c’est la meilleure façon de fonctionner en tous cas la plus satisfaisante, chacun donne un peu et tout le monde reçoit beaucoup ! Agnès a encore de nombreux projets et beaucoup d’ambition pour le FBC, elle est à l’écoute mais aussi dans l’action et grâce à son travail, la communauté française du business est représentée sous son meilleur jour : élégante et efficace ! Contact : Le FBC est situé à Oud Metha (parking commun avec l’Alliance Française traverser le hall central de l’AF, les bâtiments du FBC sont situés juste derrière). Email: emailProtector.addCloakedMailto("ep_fa318db8", 1); Téléphone : +971 (0)4 312 67 00 Adresse postale : PO Box 25775, Dubaï, United Arab Emirates Website http://www.fbcdubai.com/ Retrouvez tous les portraits réalisés par Véronique Talma sur son blog : http://verotalma.wordpress.com/  
Photo "Uschi Irani"«Booster sa vie professionnelle ou personnelle » c’est la promesse du Personal Branding! Nous avons voulu en savoir plus sur cette nouvelle méthode en rencontrant Rana Grassi qui animera la conférence organisée par Dubaimadame.com sur ce thème le 14 octobre 2014 à The Address Downtown Hotel.Mis au point à des fins professionnelles au départ, le Personal Branding est un outil de travail et de connaissance de soi qui permet de se positionner sur le marché du travail, mais aussi de s’épanouir sur le plan personnel.Rana nous expliquera comment, en travaillant sur l’image que l’on a de soi et la façon dont les autres (collègues, amis, relations…) nous perçoivent, on se découvre soi-même différemment.Le Personal Branding permet d’identifier le meilleur de soi-même « Your Best Self », de le comprendre et de le valoriser. Si vous êtes discrète, le Personal Branding ne va pas vous transformer en Madame Sans-gêne… mais au contraire, vous aider à faire de cette caractéristique un atout et vous apprendre où et comment la valoriser. Car le Personal Branding n’a pas pour but de vous coller une étiquette qui ne vous correspondrait pas, pour être efficace le Personal Branding, (comme le branding en général !) doit être sincère et associé à des valeurs authentiques. Autre volet majeur du Personal Branding, votre présence en ligne de manière générale, et sur les medias sociaux en particulier. Tout autant que l’habillement ou le maquillage, un profil virtuel ça se travaille, se soigne, se peaufine … pour qu’il soit à la fois authentique et efficace.Rana a commencé à s’intéresser au Personal Branding dans le cadre de son métier de responsable relations humaines spécialisée dans le « Learning & Development » d’un grand groupe hôtelier international. Après beaucoup de recherches et de réflexion, en prenant le meilleur des différentes approches mondialement reconnues dans ce domaine et en y ajoutant sa touche personnelle, Rana a élaboré sa propre méthodologie et vous propose un programme personnalisé de Personal Branding.Alors, au choix, pour vous le Personal Branding peut être un moyen de vous redécouvrir, vous améliorer personnellement ou bien de vous affûter pour booster votre carrière présente ou future !Bio express :Rana GrassiNée au Liban, étudie le business à l’American University of BeyrouthParle 4 langues : arabe, français, anglais et italien Experte en HR et en branding, en particulier internal branding (développer l’identité des différentes marques au sein d’un même groupe)Après avoir vécu et travaillé au Liban et en Italie, voyagé dans le monde entier et fait des formations aux US, elle vit maintenant à Dubai où elle a suivi son mari il y a 4 ans.Contact : Rana Grassi emailProtector.addCloakedMailto("ep_b4454651", 1);Photo "Uschi Irani"
Photo, source : iciSi vous êtes allés vous baigner à la mer ces derniers temps, vous avez dû apercevoir ces masses gélatineuses flotter à la surface ou échouées sur la rive. S’il est vrai que les méduses sont généralement peu nuisibles aux Emirats, il arrive qu’elles piquent, en témoignent un certain nombre de baigneurs Dubaiotes… Or les méduses peuvent être à l’origine de piqûres souvent banales, mais qui causent une brûlure intense et très douloureuse. Alors quelle est la conduite à tenir face à une piqûre de méduse? Voici le « plan d’urgence » à appliquer entre ce qu’il faut faire…et ce qu’il ne faut surtout pas faire !A faire:- Retirez délicatement les fragments de tentacules qui restent sur la peau en utilisant une pince à épiler ou avec vos mains faute de mieux. Appliquez aussi du sable mouillé sur la zone touchée sans frotter (ou de la mousse à raser / de la farine selon où vous vous trouvez) afin de piéger les fragments restés sur la peau.- Laissez sécher, puis rincez abondamment à l'eau de mer ou au sérum physiologique, chaude de préférence et pendant au moins 30 minutes. Un remède de grand-mère conseillerait l'urine. Or en dehors de l’effet peu ragoutant (ce qui nous rappelle un épisode de Friends hilarant), la méthode n'a pas vraiment fait ses preuves et il y a des risque de surinfection.Attention, si c’est le visage qui est piqué, rincer immédiatement avec du sérum physiologique et consulter un médecin en urgence.- Désinfectez ensuite avec un antiseptique, toujours sans frotter, puis avec une crème antihistaminique et laisser sécher à l’air libre. L’huile de lavande peut aussi aider, mais après application de l’antiseptique et la crème uniquement.- N’hésitez pas à prendre un Panadol en cas de douleurs. - Surveillez l'évolution de la plaie les jours qui suivent et consultez un médecin si les manifestations s’aggravent.A ne pas faire:- Frotter la zone touchée car cela ne ferait qu’aggraver les lésions en libérant le venin contenu dans les cellules urticantes laissées par les tentacules sur la peau. - Rincer à l’eau douce qui ferait éclater les cellules urticantes non percées là aussi libérant le venin.- Sucer ou aspirer la lésion.- Bouger la partie du corps qui a été piquée- Inciser ou chercher à faire saigner la plaie- Faire un garrot- Mettre de l’alcoolBon à savoir : évitez de vous approcher d’une méduse même morte car elle reste urticante plusieurs semaines après son trépas...:)Il ne faut pas non plus que vos sorties plage tournent à la psychose alors, une fois encore, n’oubliez pas que généralement les méduses aux Emirats sont inoffensives.Bonne baignade à tous !
« Nous faisons tout avec passion »Kamelia Zaal, paysagiste, parle de son parcours, de ses préoccupations et de son engagement pour l’environnement, de sa famille qui a toujours été un peu en avance sur son temps, et de son regret de ne pas voir Émiriens et expatriés se fréquenter plus.INTERVIEW.KAMELIA BIN ZAAL est la fille de Mohammed Zaal, le concepteur d’Al Barari, un homme d’affaire émirien passionné et visionnaire, qui peut se targuer d’avoir créé l’un des quartiers résidentiels les plus exclusifs de Dubaï. Après avoir partagé un jus de fruits frais minute sur la terrasse de The Farm, le restaurant design et ombragé du resort (voir notre article), Kamelia me fait visiter la pépinière et les nombreuses espèces reproduites par Green Works ainsi que le plus gros compost du pays. Nous discutons de certains arbres et de leurs particularités. Avant de la laisser retourner auprès de son bébé de deux mois, je la prends en photo au milieu d’une des serres et soudain je réalise que cette amoureuse des plantes porte un nom de fleur. « Oui, dit-elle en riant, je ne sais pas si mon père m’a appelée Kamelia pour la fleur ou après le prénom de son premier amour ». Providentiel quoi qu’il en soit. Et Kamelia s’en retourne aussi simplement qu’elle est venue : ni fard, ni talon, ni chichi, ni robe dernier cri, aussi naturelle que la passion qui illumine son regard. Second Nature, sa compagnie, est décidément un nom tout à fait adapté.Comment votre carrière a-t-elle débuté ?J’ai appris en me développant. De nombreux architectes paysagistes sont assis derrière leur bureau et ne se plongent pas suffisamment dans leurs projets. Ils dessinent mais ignorent l’aspect pratique sur les sites, la gestion des développeurs et la gestion de projets. J’ai fait tout ça. Lorsque je me développais et que je mettais en pratique le paysagisme, nous travaillions spécifiquement sur Al Barari. Nous avons cru à partir d’Al Barari. Bien sûr, il y avait une équipe complète d’ingénieurs (lumière, irrigation, architectes paysagistes). C’était incroyable à observer.Comment tout cela est arrivé ? C’était un terrain désert au départ ?Mon père en a eu la vision. Il adore les plantes, la verdure. Quand nous voyageons, nous visitons toujours des pépinières, nous achetons des plantes et les ramenons. Cela a toujours fait partie de nos vies. Depuis tout petit, notre père était dans le jardin.Cela provient-il du fait que vous veniez d’un pays de déserts ?De nombreux émiriens aiment sincèrement les plantes et cela vient probablement du manque de plantes. Ils font pousser leurs propres légumes et ont des vergers de dattes. Toutes ces cultures... La plupart des maisons de locaux ont de grands jardins et très verts. C’est inné chez mon père. Il adore vraiment ça. J’ai hérité cela de lui. Les pouces verts ?Tout à fait. J’ai partagé cela avec mon père si longtemps, c’était une progression naturelle pour moi. En fait, je travaillais pour le gouvernement. Je ne faisais rien de créatif alors que j’ai une formation artistique. J’ai eu besoin d’un changement et j’ai tout de suite pensé au paysagisme. Mon père m’a dit « Tu as un bon boulot… Que fais-tu ? »Et que faisiez-vous ?Je travaillais pour DDIA (Dubai Development Investment Authority). J’ai travaillé à Tecom à Dubai Internet City et pour le Press Club. J’ai gravi les échelons dans différents départements. J’adorais travailler pour le gouvernement. C’était une opportunité en or de participer au développement de Dubaï. J’en étais très fière. Mais il me manquait vraiment l’aspect créatif alors j’ai viré de bord et me suis lancée dans le paysagisme.C’est comment de travailler avec son père ?(Elle rit.) Vous apprenez comment l’autre travaille, pense et réagit aux autres, aux clients. C’était énorme mais une grande courbe d’apprentissage. Entre nos disputes, ce fut une opportunité de développement pour tous les deux. Créer ce que nous avons créé… C’est intéressant ce que nous avons partagé, comment nous nous sommes transmis ce que nous aimons et n’aimons pas. J’ai appris sur les plantes à fleurs. De mon côté, j’ai toujours été plus contemporaine et moderne dans mon design de paysage. Pas tellement dans les fleurs. J’aime les plantes structurelles. J’ai appris comment utiliser des programmes de plantations et maintenant mon père les aime dans leur modernité. Nous avons appris l’un de l’autre, c’est fantastique.Vous êtes l’aînée ?Oui mais ils m’appellent le bébé de la famille. J’étais la première à m’impliquer dans Al Barari parce que mon père voulait mettre l’accent sur le paysage.Vous avez donc toujours été une passionnée d’environnement ?Oui, toujours.Racontez nous l’histoire de cette terre ?Mon père cherchait une maison de famille et nous n’avons jamais trouvé ce qui nous plaisait localement. Mon père voyait tous ces designs ramenés par ma mère des États-Unis. Nous avons réalisé qu’il y avait un vrai manque de maisons de famille fonctionnelles, belles dans un environnement conçu autour. Comme mon père avait déjà en tête de développer une pépinière et de trouver une terre pour ce projet –il voulait ramener au premier plan le vert et l’environnement dans notre culture- nous avons réuni les deux concepts. Nous avons créé un environnement dans lequel vivre plutôt qu’une simple maison dans laquelle habiter, l’environnement passant après. Mon père a vraiment brisé le moule de la mentalité de tout le monde ici. Ils construisaient tous des cubes : Emaar, Nakheel… Des cubes avec des routes, quelques arbres et le plus de maisons possible dans un espace défini. Mon père a fait l’opposé : 80% de paysage et 20% de construction. Nous offrons de magnifiques maisons mais dans un magnifique environnement.Comment cela est-il économiquement viable ?C’est très haut de gamme. C’est du luxe. Nous parlons d’un marché très différent. Il faut accepter de payer un peu plus pour vivre à Al Barari. En échange, c’est d’abord un très bel endroit que ce soit les enfants qui y jouent librement, de rencontrer vos voisins, vous saluer, ce sens de la communauté qui manque tant dans d’autres projets de développement. C’est quelque chose que nous avons ravivé. Se rencontrer, se parler, se mélanger. C’est aussi la raison pour laquelle il y a un désengagement entre les Émiriens et les expatriés. Nous ne nous mélangeons pas mais à Al Barari nous avons créé ces petits groupes de maisons qui facilitent la rencontre entre voisins et les jardins entre les maisons où les enfants peuvent jouer. Nous voulions réunir les gens et cela a marché. Les gens commencent à se connaître.Pourquoi y a–t-il si peu de contact entre locaux et étrangers ? C’est devenu comme ça. Dubai a commencé à boomer avec l’exploitation du pétrole. Tout le monde se fréquentait car c’était une toute petite communauté. Mais comme les communautés sont devenues énormes très vite, les expatriés se sont sentis plus en sécurité avec les leurs.C’est aussi un phénomène urbain ?C’est triste. J’ai rencontré quelqu’un qui m’a demandé d’où je venais. Lorsque j’ai dit Émirienne, elle n’y a pas cru parce que j’étais la première locale qu’elle croisait en trois ans ! Je lui ai dit que je trouvais cela très triste. Oui, je suis un peu différente car je suis mixte mais est-ce une raison pour ne pas se saluer ? Porter une abaya ou une sheila n’est pas un rempart empêchant les gens de communiquer. Cela ne devrait pas les empêcher d’ouvrir la porte. Est-ce un manque d’éducation de notre part ? C’est un problème qui provient des deux côtés. C’est très intimidant cette communauté expatriée qui a grandi autant, si vite. Pour moi c’est difficile aussi. Vont-ils avoir trop bu quand je les salue ? Travailler sur cette problématique était central pour mon père.Combien de nationalités vivent à Al Barari ?Kazakhstan, Azerbaïdjan, Pakistan, Suisse, Inde, Grande Bretagne, Écosse, Arabie Saoudite, Émirats. C’est un beau mélange et ils se fréquentent.Le fait de venir d’un couple mixte vous ouvre les yeux sur les deux côtés ?Mon père était plus ou moins le premier de sa génération à aller à l’étranger, y étudier, ramener des femmes étrangères et les épouser (elle rit) ! C’était nouveau !Comment l’expliquez-vous ?Ma famille a toujours eu de l’avance sur son temps, en tous cas dans notre culture. Ce n’était pas un problème mais je suis sûre que ça l’était dans d’autres familles. Je ne suis pas très conservatrice. Nous avons toujours été un peu différents. Les femmes de ma famille ont étudié à l’étranger avant tout le monde. Cela fait partie de notre ADN : nous avons toujours été forts, indépendants, historiquement aussi.Venez-vous d’une famille bédouine ?Nous sommes originaires d’Abu Dhabi. Notre tribu fait partie des Al Nahyan. Nous venons de la même faction. Nous sommes cousins. Et une partie de notre famille vient de Dubaï.Que faisait votre grand-père ?Au départ, il travaillait au port de Jebel Ali port. Il traduisait pour Sheikh Rashid. Il a appris l’anglais à Bombay et était un des rares locaux à le parler. De nouveau très en avance. Il était commerçant. Perles, tapis et petit à petit il a épargné et acheté de la terre. Il est devenu développeur de constructions individuelles. Mon père a probablement hérité ça de mon grand-père et l’a développé.Al Barari est situé sur des terres royales ?Nous avions beaucoup de terre à Deira, Makhtoum street (vieux Dubaï). Pour cette parcelle ici, Nad Al Sheba, nous avons obtenu une permission particulière de l’émir. Il a choisi le nom. Al Barari veut dire étendue sauvage. Une telle profusion de verdure au milieu du désert est-elle respectueuse de l’environnement?Toute notre eau provient des égouts. Nous avons un pipeline venant directement de la municipalité. Cela fait partie de la stratégie mise en place par mon père. Nous traitons l’eau et la filtrons et elle va ensuite dans nos canaux et dans le système d’irrigation dans son entier. Mais nous offrons deux possibilités aux clients des villas : l’eau de DEWA (Dubai Electricity and Water Authority) ou cette eau. Certaines personnes n’aiment pas l’idée de l’eau recyclée pour leurs jardins alors que c’est la meilleure…En gros il s’agit d’eau de mer, dé-salinisée, usée et réutilisée ?Oui. Et en plus nous mettons à profit la topographie du paysage. Nous n’avons pas aplati le terrain et cela contribue à la baisse de la température et permet au vent de souffler dans les maisons. Il y a moins d’évaporation. Nous avions aussi besoin de beaucoup d’ombre et c’est la raison pour laquelle nous avons planté tous ces arbres. Nous avons varié les espèces. Nous avons planté de grands arbres autour d’Al Barari pour protéger le site de la poussière du désert. Et nous utilisons d’autres arbres moins gourmands en eau à l‘intérieur. Nous essayons d’équilibrer. Nous avons planté un type d’acacia du désert qui est en voie d’extinction. Nous les faisons pousser et les replantons. Cela fait partie de notre engagement environnemental. Combien d’eau utilisez-vous par mois ?Beaucoup. Nous ne nous en cachons pas. Mais cela baisse en raison de toute l’ombre que nous avons créée dans de nombreuses zones. Plus nous arriverons à maturité, moins nous utiliserons d’eau.Comment Dubaï peut-elle devenir plus durable ?Cela doit commencer à la maison et l’éducation des enfants est la clé. Si nous apprenons à nos jeunes générations, expatriées ou locales, comment recycler les déchets, les eaux usées, les économies d’électricité, et toutes ressources que nous utilisons quotidiennement. Si nous leur enseignons comment mieux les utiliser et les apprécier, les choses changeront. Maintenant c’est très difficile. Les expatriés sont plus au courant car ils ont été alertés plus tôt mais c’est difficile de prendre le pli pour les familles émiriennes. Il y a tant de choses à digérer en même temps…C’est vrai. Une autre chose qui finira par arriver est l’exploitation des eaux grises. Nous y arrivons dans la phase 2 de notre projet. L’eau grise provient des machines à laver, des éviers, des douches. Il est possible de la récupérer et de l’utiliser dans le jardin. Cela permet de consommer beaucoup moins d’eau. Les panneaux solaires aussi doivent faire partie de l’éducation et le gouvernement doit encourager l’énergie solaire. Il n’y a aucune raison qu’un pays comme le notre n’exploite pas l’énergie solaire, simplement pour chauffer notre eau.Shams 1 and 2 sont des projets d’envergure? (lire notre article)Oui mais je crois que tout commence à la maison. Si les individus change, le pays peut changer. Le gouvernement peut passer des lois mais s’il n’encourage pas les gens à le faire chez eux… Et cela commence par l’éducation. Nous le faisons ici. Nous montrons aux enfants les plantes, l’eau : beaucoup d’écoles viennent en cours ici à la pépinière. Une fois par mois. Nous pensons que si nous ne rendons pas à la communauté, ce que nous faisons n’a pas de sens. Éduquer les jeunes fait partie de nos activités.Combien avez-vous investi dans les plantes ?C’était probablement notre plus grand investissement. Mais nous pouvons aussi faire pousser nos propres plantes. Donc la pépinière prend le pas sur l’investissement initial.Elle est ouverte au public ?Absolument. Pour réduire les coûts et éviter d’infecter l’environnement, il est crucial de le faire.Importer des plantes peut être dangereux ?Il faut faire très attention aux plantes invasives. Nous avons un spécialiste qui travaille pour nous, se ballade et attrape les insectes dans Al Barari et la pépinière. Elle découvre des espèces. Si seulement nous pouvions trouver un insecte qui permette de se nourrir de ce qui détruit les plantes… Nous évitons aussi les pesticides à tout prix, donc il faut etre encore plus vigilant sur ce que nous importons. C’est crucial car nous ne voulons pas infecter les Émirats avec un insecte qui a pu être importé par une plante. Notre spécialiste contrôle aussi toute prolifération de moustiques. Nous essayons d’utiliser le plus de matériaux bio possible. Avec toutes les constructions et la maintenance, il y a beaucoup de chutes, de bois, palettes, copeaux etc. Nous les broyons et faisons notre propre compost. Nous récupérons aussi les déchets des autres développeurs. Nous avons le plus grand compost du pays. Et nous prévoyons aussi d’avoir une ferme bio.D’où vous vient l’inspiration ?Mon père (elle rit). Ma mère qui est dans le design d’intérieur. Nous voyageons beaucoup et nous inspirons des choses que nous aimons. Mes voyages d’architecte. Je suis plutôt formelle dans mes goûts intérieurs. Pour ce qui est des plantes j’ai été plutôt influencée par mon père mais aussi par les voyages. Je fais beaucoup de charité. Je fais des voyages avec Gulf for Good. Ils organisent des treks et c’est à vous de lever les fonds pour le voyage et des organisations d’aide à l’enfance dans le pays. C’est une bonne expérience : j’ai gravi le Kilimandjaro par exemple. Mais en même temps vous faites quelque chose pour le pays en question. J’ai toujours travaillé avec Dubai Cares pour la construction d’écoles. Et pour Senses, special needs. Mon mari a aussi une compagnie de produits domestiques eco-friendly. Si quelqu’un en achète, un dirham part chez Senses. Nous sommes toujours engagés.Il est Émirien ?Non Cypriote turque. Je ne pensais jamais rencontrer quelqu’un à Dubaï. Les gens sont de passage la plupart du temps et il y a un certain niveau de superficialité. Je suis tout l’opposé, les pieds sur terre.Toute votre famille vit à Al Barari ?Oui c’est aussi quelque chose que les clients apprécient. Nous n’avons pas bâti Al Barari que pour faire de l’argent mais pour nous-mêmes. The Farm en est le parfait exemple. Nous adorons manger. Toute notre famille gravite autour de la nourriture et nous communiquons avec cela. Chez nous tout est autour de ça. Le restaurant n’était qu’une évolution naturelle : partager avec les gens de bons produits pas trop chers. Nous faisons tout avec passion et cela marche bien car en tant que famille nous nous équilibrons. Mon père a la vision, c’est le Chairman. Mon frère s’occupe des affaires courantes. Ma mère du design d’intérieur, de l’architecture. J’ai la formation paysagiste et ma sœur nous a quittés pour développer son propre projet de développement, Nourai Island à Abu Dhabi. Elle a bout touchant.Kamelia Bin Zaalen quelques motsMoitié émirienne-moitié écossaiseA vécu en Angleterre jusqu’à 20 ansRevenue vivre avec son pèreIn and out des UAE toute sa vieTravaille depuis 7 ans avec sa famille sur Al BarariLandscape creative Director- a lancé sa propre compagnie de Landscape Design, Second Nature en 2006Études à Inchbald School of Design, LondresDiplôme en Garden DesignL’eau aux Émirats : quelques chiffresIl existe une préoccupation croissante aux EAU au sujet de l’irrigation. L’agriculture consomme plus de 60% des réserves d’eau du pays alors que le secteur ne contribue qu’à 1% de l’économie.De l’eau potable est disponible à 100 kilomètres sous la surface de la terre. L’eau souterraine représente 63% de l’eau du pays. Les EAU ont déjà perdu 42% de leurs ressources en eau renouvelable entre 1992 and 2007 selon l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture. L’utilisation de l’eau devrait croître de 30% avant 2030. On estime à 100 milliards de dollars l’investissement en désalinisation dans les pays du Golfe entre 2011 et 2016.Kyra, journaliste et écrivain tient un blog, que nous vous recommandons chaudement : http://kyradubai.overblog.com/ Entretiens avec des femmes… « Pas n'importe lesquelles. Des femmes qui ont fait de Dubai l'écrin de leur succès, des femmes émancipées et entrepreneuses ou qui s'apprêtent à s'en donner les moyens. Fermez les yeux. Essayez d'imaginer Dubai il y a quarante ans. Réalisez le chemin parcouru... »
Assise dans son Hello Kitty Beauty Spa aux faux airs de boudoir façon Marie-Antoinette, Fatima Sharaf, fondatrice et directrice de ce salon de beauté unique au monde, décrit comment lui est venue cette idée originale qui n’en finit pas de séduire les petites princesses et leurs mamans. Elle parle aussi de sa famille qui a donné naissance au Groupe Sharaf, un nom réputé à Dubai et de ses derniers projets. INTERVIEW et photos par Kyradubai sur 25 Novembre 2012.Comment vous est venue l’idée d’un Salon de beauté Hello Kitty, un rêve de petite fille?J’ai eu cette idée il y a longtemps. Je suis allée voir mon frère Yasser, qui dirige Sharaf Retail, avec cette idée d’un spa pour enfants and il m’a dit «oui, c’est une bonne idée» mais c’était tout. Quelques mois plus tard, il m’en a reparlé et m’a dit «j’ai joué avec ton idée. Je te propose la même chose mais avec la marque Hello Kitty». Il voulait développer Hello Kitty au delà de la vente au détail. Nous avons fusionné nos deux idées et Hello Kitty Beauty Spa est né.C’est le premier et le seul au monde?Oui, nous avons la licence de Sanio Japon pour les marchés mondiaux. Si qui que ce soit veut ouvrir un Hello Kitty Beauty Spa, ils doivent passer par nous.Comment se porte le Spa?Ça marche du tonnerre. Je ne pensais vraiment pas que ça marcherait à ce point. En même temps, si vous regardez partout dans le monde il y a un grand retour de Hello Kitty.Cela titille notre côté nostalgique et c’est à la mode en même temps?Exactement. Cela nous ramène à notre enfance. Et les enfants d'aujourd hui l’aiment aussi.C’est le fameux kawaii japonais ?Oui exactement, c’est mignon.Quelle est votre clientèle?Surtout les enfants. Ici nous les appelons des Princesses. Les plus jeunes ont un an. Nous leur faisons leur première coupe avec un certificat avec une mèche de cheveux. Nous utilisons des produits purs, totalement surs. Nous avons du vernis organique. C’est notre politique de sécurité. Nous avons des vernis Hello Kitty mais aussi OPI et Essie. Les filles les aiment parce qu’elles veulent qu’on les traitent en adultes. Elles veulent être comme leurs mères (ndlr: les Reines). Elles s’assoient dans les mêmes fauteuils et choisissent, elles aussi, leurs gommages et le parfum de la mousse. Nous ne leur limons pas les ongles mais nous les gommons et les soignons.J’ai ouï dire que vous avez insisté pour apprendre tous les rudiments du métier. Vous avez même fait un stage dans les règles de l’art avec une coiffeuse française, Sandrine Bernard?Elle m’a donné du fil à retordre! Elle m’a fait faire shampoings après shampoings. J’en ai fait pendant un mois presque tous les jours. De très longues heures. Vous seriez surprise: j’ai du personnel qui a plus de 15 ans d’expérience mais le shampoing c’est fondamental. La position, la pression, un lien s’établit avec le client même au bac. Les gens pensent qu’il s’agit juste de shampoing mais c’est faux. Et je ne veux pas que mon personnel accomplisse des actes dont je n’ai pas fait l’expérience. Si ils mélangent la couleur, je dois savoir le faire aussi. S’ils font une coupe, je dois pouvoir vérifier qu’ils le font bien. Surtout lorsqu’il s’agit d’enfants. Le plus important: je veux que mes employés sachent comment traiter une Princesse. Quand ma fille était plus jeune, j’avais un problème. Il existait des salons soit pour les petits mais ils n’avaient aucune notion de style, soit pour les adultes mais ils ne savaient pas comment traiter les enfants.Vous avez donc une fille?Oui, elle a dix ans.Elle vous a inspiré pour le Spa?Oui elle m’a toujours donné des idées. Chaque fois qu’elle vient, elle fait des remarques. «Maman, le client n’était pas très content. Tu devrais y aller et lui dire...» Et elle veut toujours mettre la main à la pâte. Elle propose des idées nouvelles. Notre logo par exemple: nos tables et miroirs étant ovales, elle m’a dit «pourquoi ne prenons pas cette forme pour notre logo?» J’en ai parlé au graphiste. Le bac à shampoing était trop petit? «Maman, les filles le préfèrent plus grand»...Elle fait vos études de marché?En quelque sorte! Elle aide beaucoup. Son nom est Rhoda qui veut dire jardin et paradis en arabe.Pouvez-vous m’en dire plus sur votre famille?Mes grands parents paternels et maternels étaient commerçants comme tous les Dubaiotes. Le Groupe Sharaf a démarré grâce à deux frères il y a presque 40 ans: mon père Sharafuddin Sharaf et mon oncle Ibrahim. Ils ont commencé dans le commerce maritime dans les années 70, puis l’immobilier, puis doucement la vente au détail et aujourd’hui nous avons 60 entreprises et plus de 5000 employés dans le monde.Quelles valeurs vous ont-elles été transmises?Mon père m’a appris les affaires: le client a toujours raison. Si les clients ne sont pas satisfaits, alors il n’y a plus de business. C’est ce que je dis à mes employés. En tant que cliente, mon but est que vous soyez heureuse. Tant que vous ne serez pas heureuse, vous ne partirez pas.Votre éducation était axée business?On pense toujours business. A chaque fois qu’on voyageait, où qu’on aille, mon père parlait de toutes sortes d’affaires ou cherchait les opportunités. Il reste toujours à faire dans ce qui existe déjà et parfois quelque chose de neuf à construire.Quel est votre parcours?J’ai étudié la linguistique à King Saud University en Arabie Saoudite. J’ai ensuite rejoint le Groupe Sharaf alors qu’ils ouvraient le premier magasin en 1985. Ils étaient dans les affaires depuis 30 ans mais pas dans la vente au détail. Leurs principaux centres d’activité étaient le transport maritime et l’immobilier. J’ai commencé en bas de l’échelle au département marketing comme n’importe quel autre employé. Je n’avais aucune expérience et mon père tenait à ce que je parte de la base.Cela fait partie de votre philosophie familiale des affaires?Enfants, nos vacances scolaires n’ont jamais été de vraies vacances. Nous passions un mois à aller au bureau et à apprendre des choses. Ensuite, seulement, nous avions droit aux vacances. J’ai donc travaillé là quelques années jusqu’à ce que je me marie et que j’aie ma fille. J’ai arrêté pour être avec elle à la maison mais là aussi, j’avais des affaires personnelles. Entre deux, j’ai aussi enseigné l’anglais à l’école Sara de Rashadie. J’adorais enseigner mais après deux ans j’ai voulu passer plus de temps avec ma fille et la préparer pour l’école. J’ai monté ma boîte de stylisme et une boutique. Puis, j’ai à nouveau rejoint le Groupe Sharaf lorsque ma fille a commencé l’école.Qu’avez-vous appris en allant faire vos études à l’étranger?Étudier à l’étranger- j’ai fait une licence en Arabie Saoudite- m’a appris à devenir indépendante. J’avais 17 ans. C’était un pays difficile à vivre, très différent de Dubai. A l’époque, c’était un monde d’hommes. Aujourd’hui c’est différent. Ici nous ne devions pas nous voiler, c’était un choix. Là bas vous y étiez obligées. Maintenant c’est autre chose que lorsque j’y ai étudié.Pourquoi choisissez-vous de vous voiler?Cela facilite la vie. Vous n’avez pas besoin de réfléchir à ce que vous allez porter. Et cela fait partie de notre identité, de notre religion. Cela permet aussi de rester modeste. Et dans une perspective masculine, c’est une marque de respect vis à vis de la famille. Pour moi c’est aussi une manière de ne pas me soucier de ce que les gens pensent de moi. Dans ma famille, nous sommes assez conservateurs, traditionnels. A la puberté, vous portez votre sheila et votre habaya et durant les fêtes, nous ne nous asseyons pas ensemble. C’est ainsi.Vous avez une très belle habaya, très originale?Merci. Je dessine mes propres habayas. Je déniche un tissu, je le stylise, le développe.Aviez-vous un rêve de Princesse?Je voulais être styliste ce que j’ai été un temps. Je voulais étudier le stylisme mais à l’époque mes professeurs et mes parents n’aimaient pas trop cette idée. Ils m’ont conseillé d’obtenir une vraie licence et de faire du stylisme à côté. Si tu as du talent, tu n’as pas vraiment besoin d’en faire tes études, me disaient-ils. Et je crois réellement à cela. Avec le temps, je crois qu’ils avaient raison.Aimiez-vous Hello Kitty étant petite fille?Il y avait un magasin au Gurair Mall à Deira. C’était l’un des plus grand centre commerciaux à l’époque. Chaque Eid, nous recevions un peu d’argent et, pfff, nous allions chez Hello Kitty. Le magasin s’appelait My Melody. J’adorais leurs gommes. Elles étaient parfumées et j’en étais folle. Et c’est drôle car ma fille les collectionne. Tout le monde aimait Hello Kitty, ici à Dubai.Comment était Dubai à cette époque?Nous jouions beaucoup en plein air. C’était très sûr, toutes les portes étaient ouvertes. Nous passions notre vie dehors dans le sable, à vélo.Viviez-vous dans le désert?Dubai était un désert. Nous avons toujours vécu à Jumeirah. Vous savez, tout le monde vivait à Deira ou Bur Dubai en ce temps là et pensait que nous étions très loin, là bas, dans le désert. Il n’y avait pas d’immeubles à JBR à part le Méridien. Les gens disaient qu’on ne pouvait pas aller à Jumeirah, c’était trop loin dans le désert. Mais nous vivions dans des maisons en dur avec l’eau courante, l’électricité et tout. Mais nous allions beaucoup dans le désert et nous continuons à y aller. Quand il pleut, tous les locaux sautent dans leur voiture et rejoignent le désert. Comme la pluie est rare, nous en profitons. Nous allons dans le désert le plus possible. C’est encore de la nostalgie.Que pensez-vous de Dubai aujourd’hui?Je suis fière de ce que Dubai est devenue. C’est un peu rapide pour moi. Nous admirons tous Sheikh Mohammed. Nous avons tous appris de lui. Lorsqu’il dit que «Rien n’est impossible», je le crois, J’aime aussi le vieux Dubai. J’ai l’impression que c’est allé trop vite. J’aime le résultat mais ça a été trop rapide. C’est incroyable mais pour nous de saisir ce qui s’est passé... C’est impossible de bâtir une telle ville en si peu de temps. Personne ne le peut: c’est extraordinaire. Une chance ne se présente qu’une fois. C’est la leçon à tirer, là sous nos yeux. Saisissez-la et pensez ensuite!Comment préservez-vous votre culture?La proximité est dans notre nature, se connaître les uns les autres et l’hospitalité. Tout cela nous réunit tout le temps. Nous sommes comme une grande famille, nous les locaux. Et les expatriés qui arrivent, nous les traitons comme nous nous traitons entre nous. Nous préservons cet héritage et notre culture. Tout se déroule harmonieusement. En dépit de cette modernité, vous constaterez que nous sommes tous connectés, attachés à notre culture et à nos croyances. Notre religion nous enseigne cela. Nous sommes de bons croyants et c’est aussi comme cela que nous préservons notre culture. Nous transmettons cela à nos enfants. En retour, les enfants observent la façon dont nous réagissons et notre mode de vie. C’est une roue. Ils feront de même avec les leurs.En tant que femme d’affaires comment trouvez-vous le temps de transmettre tout cela à vos enfants? Leur enseignez-vous l’arabe?Oh oui ma fille parle l’arabe, l’anglais et le français. J’ai aussi appris ces langues à l’école. Les langues ne doivent pas constituer une barrière. Dubai étant une ville internationale riche de toutes ces cultures, c’est une opportunité de les découvrir. Le monde est ici. Dans la classe de ma fille, il y a de nombreuses cultures et nationalités et c’est l’occasion de les connaître. Récemment, ils ont célébré la fête indienne de Diwali. Je crois qu’il es important de s’intéresser aux religions et aux cultures des gens qui nous entourent. C’est bien d’avoir des connaissances, cela ne peut pas faire de mal. J’aime ça. Nous pouvons tous vivre ensemble et apprendre les uns des autres.On sent une grande hospitalité, ici, dans votre spa. Vous avez travaillé là dessus?Il y a un endroit où s’asseoir, comme un salon. Je veux que les gens viennent, s’assoient, regardent la télé et prennent leur temps sans forcément être consommateurs. C’est très confortable, décontracté... Comme à la maison! Après votre soin, vous pouvez rester le temps que vous voulez. Nous avons un karaoké. Les enfants chantent. Cette notion d’hsopitalité est très importante. Vous devez vous sentir à l’aise, heureux, relax dans un bel environnement sécurisé. Il s’agit toujours de la satisfaction du client.Vous avez des projets?Nous travaillons sur le développement de la franchise. Ce sera prêt dans les mois qui viennent. Nous prévoyons deux nouveaux spas à Abu Dhabi. Nous avons été approchés par House of Frazer et par Abu Dhabi Mall. Nous introduisons également de nouveaux soins comme des massages etc. J’ai fait beaucoup de recherches mais on apprend aussi avec l’expérience.Vous allez vite?Pas autant que je le voudrais. Je ne suis pas patiente. Je suis ambitieuse.Travaillez-vous avec votre frère Yasser Sharaf (Director général de Sharaf Retail)?Main dans la main. Il me demande conseil et moi aussi. Je suis l’ainée.D’autres projets?Sanio était si content du Hello Kitty Beauty Spa qu’ils ont décidé d’ouvrir un café. Nous y travaillons. Je cherche l’endroit idéal.Qui serait?Idéalement? En face des fontaines du Dubai Mall! Je voudrais un endroit fréquenté par les touristes.Voir aussi le reportage photo:http://kyradubai.overblog.com/tag/en%20photo/Pour plus d’infos:http://hellokittybeautyspa.com/home.phpPour réserver:Town Center, Dubai+971 4 344 9598+971 4 344 9598emailProtector.addCloakedMailto("ep_dccb618f", 1);Ouvert tous les jours de 10am à 9pmLe Groupe SharafL‘un des plus grands et des plus respectés aux Emirats Arabes Unis.Détient plus de 60 entreprises dans 6 différents secteurs d’activité: technologie de l’information; transport maritime; vente au détail; immobilier; services financiers; produits de consommation; voyage et tourisme; construction.Le Groupe a été fondé par deux frères entrepreneurs: Ibrahim Sharaf et Sharaffudin Sharaf, d’origine émiratie.Le Groupe emploie plus de 2500 personnes en tout.Les fleurons du Groupe sont: Sharaf Shipping Agency; Sharaf Industries; Sharaf Travels; Sharaf Enterprises; Sharaf Group Retail Division; Sharaf Design and Information Dynamics.Le Groupe est actif dans plus de 20 pays.Info: http://www.sharafs.ae/Kyra, journaliste et écrivain tient un blog, que nous vous recommandons chaudement : http://kyradubai.overblog.com/ Entretiens avec des femmes… « Pas n'importe lesquelles. Des femmes qui ont fait de Dubai l'écrin de leur succès, des femmes émancipées et entrepreneuses ou qui s'apprêtent à s'en donner les moyens. Fermez les yeux. Essayez d'imaginer Dubai il y a quarante ans. Réalisez le chemin parcouru... »CallSend SMSAdd to SkypeYou'll need Skype CreditFree via Skype
Cette phrase de Mère Teresa qu’Heather s’est faite  tatouer sur l’avant-bras, elle y croit …et c’est la devise de son association Challengers on a mission. Depuis toute petite elle ressentait ce besoin, sa nature profonde, son empathie naturelle la prédisposaient à aider les autres et c’est maintenant ce qu’elle accomplit tout naturellement en parallèle avec une vie professionnelle et familiale « normale ».Un geste fort dans ce sens, fût sa décision d’adopter un enfant, alors qu’elle et son mari avaient déjà une petite fille. Les hasards des filières d’adoption légales ont fait que sa démarche s’est finalisée alors qu’elle était enceinte de sa deuxième fille ! C’est en Ethiopie qu’elle est allée chercher son fils il y a 4 ans et depuis, Heather a décidé de garder avec ce pays en général et l’orphelinat des Missionaries of Charity (la branche Ethiopienne de la congrégation internationale catholique fondé par mère Teresa) en particulier, un lien pérenne.  Elle a donc créé avec le support de son mari et Colin, un ami de longue date qui vit également à Dubai, Challengers on a mission. Un nom qui rend hommage à l’association de mère Teresa et qui rappelle le goût de Heather pour les challenges et les défis de tous types.Son but est de fournir à l’orphelinat une aide ponctuelle mais régulière avec l’argent qu’elle récolte tout au long de l’année grâce à 2 sources principales, des garage sales et des défis sportifs (marathons, ascensions, treks…).C’est une championne du fundraising, elle déborde d’idées des plus simples aux plus ambitieuses (elle ambitionne d’ailleurs de grimper l’Everest !).Mais commençons par celles qui paraissent les plus simples, comme ses ventes organisées le vendredi matin, tous les 2 mois environ selon la quantité de dons qu’elle reçoit, dans son garage. Quand elle décrit  le travail nécessaire pour une vente, on trouve déjà ça moins simple, jugez plutôt : envoyer des email pour encourager les dons, récolter les dons qui ne sont  pas déposés directement chez elle, trier, nettoyer, remettre en état si nécessaire, mettre des annonces dans toutes les rubriques ad hoc de Dubizzle, faire des affiches et aller les placer dans les supermarchés de son quartier mais aussi des quartiers d’où vient l’essentiel de sa clientèle, c’est à dire les chauffeurs de taxi, les habitants de Satwa, les maids …Et enfin, le jour venu, gérer la foule qui fait la queue devant chez elle avant l’ouverture à 7.30 pour acheter des objets à 5 dhs les 2, que ce soit 2 petits livres ou une poussette et un lit parapluie ! A ce prix-là, tout part vite et à 10.30 c’est terminé, « il n’y a plus qu’à » ranger, nettoyer, faire les comptes… ! Quand on sait qu’une vente lui rapporte environ 3000 dhs, si on fait le calcul, ce sont quelques 1200 objets qu’elle récolte et vends à chaque fois, avec l’aide efficace de sa maid.Si on lui suggère qu’elle pourrait vendre certains objets plus chers, elle répond avec le sourire, que cela n’aurait pas de sens pour elle, car les petits prix c’est sa façon de donner accès à ces gens qui n’ont pas beaucoup de moyens, à des choses qu’ils ne pourraient pas acheter autrement. Elle est donc charitable dans les deux sens, sans tirer parti de personne car comme elle le répète, si chacun fait un petit peu au final cela fait beaucoup de bien.Ensuite 2 fois par an, à ses frais car chaque dirham récolté ira à l’orphelinat, elle part en Ethiopie, pour acheter sur place (et encourager ainsi l’économie locale) les objets de première nécessité manquant à ce moment-là.Aussi, quand une école lui a demandé de l’aider à organiser un voyage en Ethiopie, Heather l’a fait gratuitement en échange de 20 kg de bagage par élève, elle a pu ainsi envoyer gratuitement 20 kg de dons (brosses à dents,  ...) dans chaque valise, à l’orphelinat !Des exemples de ce type, elle en a plein, car chez elle c’est une seconde nature, elle n’est jamais à court d’idées quand il s’agit d’optimiser l’aide aux orphelins éthiopiens ou à d’autres causes comme les réfugiés syriens, les autistes, les enfants du Sierra Leone …qu’elle a aussi aidé ponctuellement.Certaines de ses idées lui viennent de son éducation, en effet Heather qui parle parfaitement français avec un adorable petit accent, est anglo-américaine, et à l’école aux USA on apprend aux enfants et on valorise ce type d’initiative. Elle envisage  d’ailleurs de proposer et animer une activité extra-scolaire « charité » dans  l’école française de ses enfants (AFLEC).Sa passion pour le sport est aussi très anglo-saxonne et l’aide à garder un équilibre en vivant sa générosité au travers de défis qui la challengent physiquement, mentalement et grâce auxquels elle trouve d’autres opportunités d’aider (par exemple en apportant des dons dans les pays où elle fait ses treks).Famille, charité et sport sont les 3 passions qu’Heather a dans la peau, au propre avec ses tatouages, comme au figuré, ce qui lui donne l’énergie de les assumer en plus d’un « vrai » travail (elle est chasseur de tête ndlr) avec l’aide et le soutien de son mari français.Dans nos sociétés où l’argent et le profit tiennent une place importante, parfois à bon escient, Heather  est une figure originale, car pour elle ce sont des notions tout à fait secondaires, ce qui ne l’empêche pas d’être très heureuse à Dubai où elle vit par choix depuis maintenant 15 ans … comme quoi !Contact: emailProtector.addCloakedMailto("ep_c78d9a3a", 1);Retrouvez tous les portraits réalisés par Véronique Talma sur son blog : http://verotalma.wordpress.com/
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