Si les divertissements culturels de qualité en anglais ne manquent pas à Dubaï, il y avait une grave lacune à combler en français. C’est ce à quoi Yasmina contribue, grâce à son énergie et sa passion pour le théâtre.« Je ne peux pas vivre sans théâtre », le ton est donné !Yasmina est une passionnée et c’est grâce à sa ténacité que les habitants francophones de Dubaï ont eu la chance de voir 2 classiques du théâtre français sur les planches, Le père Noel est une ordure en 2011 et Tailleur pour dames de Feydeau en 2012.Il n’y avait pas de troupe de théâtre francophone à Dubaï quand elle y est arrivée en 2008, qu’à cela ne tienne,  elle a monté sa propre école de théâtre et  c’est comme ça que sont nés « Les Apprentis Comédiens ». Comment vous est venu le « virus » du théâtre ?Quand j’avais 12 ans, en voyant ma première pièce sur scène à la Réunion, c’était Le Mariage de Figaro de Beaumarchais, que je rêverais d’ailleurs de jouer un jour !Ensuite, comme d’autres petites filles font de la danse, j’ai fait du théâtre et moi qui était de nature plutôt timide, je me suis toujours sentie bien sur scène.Vous avez vécu votre jeunesse à la réunion, mais vos origines sont encore plus à l’est …Oui, mes arrières grands parents ont quitté l’Inde pour venir s’installer à Madagascar qui était à l’époque une colonie Française. Mes parents sont donc venus faire leurs études supérieures dans le sud-ouest de la France où ils se sont rencontrés, puis mon père, qui est médecin, a trouvé du travail à la Réunion où nous sommes partis vivre quand j’avais 2 ans.J’y ai vécu toute mon enfance avant de revenir moi-même faire mes études en France métropolitaine.Des études de théâtre ?Pas seulement, car mes parents voulaient que j’ai « un vrai métier » et avec le recul ils avaient raison, car j’adore mon travail et même si c’est parfois fatiguant de combiner les 2, je suis ravie que le théâtre reste pour moi un hobby, une passion et non un moyen de gagner ma vie. J’ai donc fait une prépa,puis une école de commerce en continuant le théâtre amateur  et quand j’ai commencé à gagner ma vie, je me suis inscrite au cours Florent, en cours du soir.Qu’est-ce qui vous plaît dans le rôle de metteur en scène ?J'aime pousser chacun des apprentis comédiens à donner le meilleur d’eux-mêmes. Car même quand on maîtrise la technique, le théâtre reste une sorte de thérapie, un exercice pour lequel il faut sortir ses tripes, donner de soi et c'est parfois difficile. Être sur scène, c’est s’exposer et il faut accepter de donner toujours et plus, mais certains blocages reviennent au galop. Je dois donc leur donner des conseils techniques mais aussi les mettre en confiance, les stimuler ou  les rassurer selon les cas, c’est un exercice passionnant. Par contre il y a,pour moi qui adore jouer et être sur le devant de la scène,aussi un coté frustrant et parfois …je les envie !Quels sont vos comédiens préférés ?J'aime beaucoup Sophie Marceau et Jean Reno, pour leur charisme incroyable. Pour les comédiens de théâtre c’est  Philippe Caubère que je trouve épatant (pour les non-initiés, c’est lui qui jouait Molière dans le film éponyme d’Ariane Mnouchkine, ndlr).Justement coté cinéma quel style aimez-vous ? J'aime beaucoup le cinéma Français, et malheureusement ici à Dubaï on n’est pas très gâtés. J'adore les films d'art et d'essai, quand je vivais à Paris, je ne manquais jamais le festival "le goût du court" au cinéma Balzac (cinéma d’art et d’essai près des Champs Elysées ndlr). On pouvait visionner plusieurs courts métrages, discuter avec les réalisateurs ou les comédiens et voter pour le meilleur film!Grâce à son calme, son approche ouverte et intelligente, Yasmina fait fi des difficultés qu’engendre la mise en scène d’une pièce avec une troupe d’amateurs qui, même lorsqu’ils sont doués ont (comme elle d’ailleurs !) leurs contraintes professionnelles et familiales.En effet, du choix de la pièce à la répartition des rôles, en passant par l’adaptation des attentes au niveau des élèves et l’organisation des répétitions,il faut faire preuve de souplesse sans pour autant compromettre la qualité, être à la fois exigeante et arrangeante, ce à quoi elle excelle, comme en témoigne la dernière représentation  qui a eu lieu au Fridge le 21 septembre …à guichets fermés !Bravo à Yasmina et sa troupe, qui sont devenus des amis en plus d’être des élèves et vivement juin pour la prochaine représentation de ceux qui se nomment modestement les Apprentis Comédiens et font vivre la culture théâtrale Française à Dubaï.
Forbes vient tout juste de publier son classement des 100 femmes les plus influentes du monde, toutes professions confondues ou presque . Critère de sélection pour entrer dans ce top 100 tant convoité ? « Changer le monde » !Bien sûr, Dubai Madame ne peut que relayer les grandes lignes de ce classement!Parmi les cinq premières femmes il y a tout d’abord 3 politiciennes:Angela Merkel, 58 ans . LA femme la plus influente de la planète donc, et ce pour la seconde fois consécutive!   Son credo : préserver l’équilibre des 17 pays de l’Euro dont certains furent si durement touchés par la crise tels  la Grèce, l’Espagne, l’Italie et le Portugal. Mais aussi réduire l’émission de gaz de serre et ainsi contribuer à sauver l’environnement.  En 2ème position arrive Hillary Clinton, 64 ans. Elle a su garder sa réputation intacte et se détacher des cancans et autres crises (Wikileaks pour ne nommer qu’eux) avec élégance et intelligence. Aux yeux de tous, elle fait passer ses idéaux et le bien de son pays avant les siens propres.Et Dilma Roussef, 64 ans, 3ème du classement. Une politicienne elle aussi, très engagée dans la lutte contre la pauvreté notamment au Brésil. Elle prône l’éducation pour tous, l’accès à tous au service médical et a lancé un énorme programme sanitaire et éducatif pour tous ceux qui sont dans le besoin. Son second programme :  booster la croissance économique, là encore pour les plus nécessiteux, en se basant sur des tarifs préférentiels à l’import, inciter les gouvernements des pays en voie de développement à encourager les petites entreprises etc… Puis une humaniste entre dans le classement en 4ème position: Melinda Gates , 48 ans.Femme d’exception extrêmement généreuse et plutôt courageuse, cette catholique très pratiquante et richissime a fait vœu de convaincre le Vatican de revoir sa position sur le contrôle des naissances. Elle a investi 560 million USD de sa fortune personnelle dans son programme de contraception dans les pays les plus pauvres via sa fondation. L’année passée cette fondation a soulevé plus de 25 billions de dollars pour l’éradication de la pauvreté, en faveur de la santé publique et de l’éducation.Au 5ème rang: une guru des media, Jill Abramson, 58 ans.Première femme à la tête du New York Times, elle l’a remonté et rétabli dans sa position de media phare des Etats Unis et dans le monde notamment en dirigeant ce journal âgé de 161 ans, vers sa version digitale. Elle a ainsi suscité un nombre considérable d’emplois nouveaux mais aussi de nouveaux lecteurs et inscrits. Michelle Obama, 48 ans, arrive 7ème. Elle se bat contre l’obésité chez les jeunes, s’est engagée auprès des familles de militaires américains …le tout faisant constamment partie des célébrités les mieux habillées de la planète… ce qui n’est pas négligeable. Ses apparences télévisées en pleine campagne électorale montre son soutien inconditionnel à son mari mais se révèlent aussi être des interventions favorites auprès des foyers américains grâce à son humour et à sa tête bien faite. La seule Française à faire partie du classement arrive 8ème, il s’agit de Christine Lagarde, 56 ans. La première femme à la tête du FMI ! Elle a passé son année à lutter contre la dette Européenne et pour rétablir les emplois à travers son programme de partage des dettes et d’augmentation du fonds de solidarité de l’Union Européenne… tout en faisant face à l’opposition professionnelle de nulle autre qu’Angela Merkel.Niveau célébrités c’est sans surprise Oprah Winfrey qui arrive la première de la catégorie, se plaçant ainsi à la 11ème place du classement. Oprah a 58 ans, et n’est plus à présenter!  Rayon célébrités elle est suivie par …Lady gaga, et oui (14ème du classement). A 26 ans Lady Gaga  a plus de 26 million de fans autoproclamés ses  « Little Monsters » d’après son premier tour. Cette année elle a fait plus de 52 millions de dollars avec son tour "Born This Way Ball" qui a commencé en avril! C’est une philanthrope aussi. Elle aide la fondation MAC AIDS contre le SIDA et a lancé sa propre fondation appelée Born This Way… pour aider les jeunes à se sentir plus libres et à lutter contre toute forme de ségrégation.La première Business Woman du classement arrive en 12ème position : Indra Nooyi, 56 ans, CEO de Pepsi Co, ce qui est énorme! L’année dernière elle a fait entrer 5.6 billion USD dans les caisses des propriétaires de Pepsi ! Et cela n’a pas été facile face au géant Coca Cola.Niveau Moyen Orient, les femmes sont bien représentées également par :Shaikha Al Bahar de Kuwait qui dirige l’organisation des 176 branches de la Banque Nationale du Kuwait, dite la “meilleure banque du Moyen Orient” malgré ces dernières années très difficiles.  Elle agit également comme présidente de la Al Watany Bank of Egypt et a un siège au comité de la banque Internationale du Qatar… une tête donc. Elle est 85ème au classement Forbes. La Sheikha Lubna al Qasimi, 53 ans, la première femme aux Émirats à obtenir un poste de ministre (de l’économie en 2004, puis de « Foreign trade » en 2008).  Cette business woman respectée entre toutes  est engagée auprès des femmes aux Emirats, les encourageant à plus d’éducation et à developper leurs connaissances. Elle arrive 92ème au classement Forbes.Et enfin Sheikha Mayassa Bint Hamada Al Thani, 29 ans, fille de l’Émir du Qatar est la femme la plus puissante du monde de l’art.  Elle est à la tête de « Qatar Museums Authority » et travaille avec un budget de plus de 250 millions de dollars en vue du championnat de la FIFA qui aura lieu en 2022. Dans ce cadre, elle a notamment acheté “les joueurs de cartes”,  œuvre de Paul Cézanne, pour 250 millions de dollars, ce qui en fait la somme la plus haute jamais dépensée pour une peinture! Sheikha Mayassa Al Thani clôt ce classement des 100 femmes les plus influentes du monde selon Forbes.
Quand on rencontre Maurine (gauche) et Julie (droite) pour la première fois on est frappé par leur complicité, leur simplicité et leur discrétion tout autant que par leur apparente jeunesse. C’est ensuite en parlant avec elles qu’on reconnait un vrai professionnalisme, cette vision partagée de leur société et cette soif d’entreprendre qui, nous en sommes convaincue, les mènera loin. Elles se sont rencontrées lors d’une classe de préparation à l’accouchement il y a un an et demi. De là sont nées (sans jeu de mot) leur amitié et leur entreprise, « les deux se sont développées en même temps finalement ». Elles ont compris très vite que leur complémentarité représenterait un réel potentiel et une véritable force si elles décidaient de monter un jour leur société ensemble. Et c’est Julie qui abordera le sujet la première, elle, une avocate d’affaires qui, à force de conseiller les autres et de les voir monter leur propre business, a voulu à son tour créer et se lancer dans une entreprise. Elle arrive alors à Dubai avec son époux et son fils ainé, et décide de mener une enquête de marché sur ce qui manque à Dubai et ce qu’elle aimerait y développer. Les idées ne lui manquent pas, le capital non plus grâce à son ancienne activité d’avocate à Paris. Ne manquent plus que trouver LE concept qui fonctionnera et lancer le projet. C’est là que Maurine entre en scène. Maurine a à son actif plusieurs années aux services communication, merchandising et marketing de Van Cleef and Arpels. Elle s’expatriera au Japon où elle travaillera pour Van Cleef puis pour Fred, pour ensuite revenir en France et chez Van Cleef,  au service du développement produit : elle devient intermédiaire entre designers et artisans joailliers , « je travaillais avec les artisans des ateliers de la place Vendôme, une expérience exceptionnelle ! ». Une avocate d’affaires calée en finances, une pro de la communication et du marketing avec une expertise dans le monde du luxe…et une idée pionnière aux Emirats et dans le Golf: MyList.ae est née. Le concept MyList ? Un site de management de listes cadeaux, inspiré de 1001listes.fr. Toute liste y trouve sa place : liste de mariage, de naissance, d’anniversaire, de baptême, baby showers, pendaison de crémaillère… Et la dernière née - il fallait y penser- : une liste pour les cadeaux de fin d’année scolaire. Et oui ! Il s’agit ici d’une véritable institution. En France nous avions la tradition de la pomme offerte à la maitresse. Ici les enseignants se voient remerciés par un véritable cadeau de fin d’année ! Et grâce à MyList, toute la classe peut participer à ce cadeau commun. Il suffit qu’une maman ouvre la liste sur le site. Ce que nous aimons avec MyList c’est que le geste d’offrir ne se limite pas aux résidents des Emirats puisque l’idée est aussi de permettre à la famille et aux amis à travers le monde de pouvoir participer au(x) cadeau(x), malgré la distance. Comment est-ce que cela fonctionne ? MyList propose un service qui est 100% gratuit pour ses clients : il n’y a pas de frais d’enregistrement et le prix est le même qu’affiché en magasin. Pour chaque liste créée, Julie et Maurine proposent un RDV afin cerner les besoins de leur client et de pouvoir le conseiller. Ensuite le client, qu’il soit le célébrant ou l’un de ses proches ouvre une liste de cadeaux sur le site MyList.ae, lequel transfert ensuite le lien de la liste à tous les invités et connaissances du célébrant. Les « invités » n’ont alors plus qu’à choisir un cadeau parmi ceux proposés sur la liste. Ils ont aussi la possibilité de faire une contribution globale. L’un des mots clé de MyList est en effet « Flexibilité » et cela se traduit par la possibilité d’ouvrir une caisse commune, de choisir un cadeau ou plusieurs et même ensuite celle, pour le célébrant, de changer d’avis et de cadeaux. Car une fois les contributions recueillies sur le site celles-ci sont converties en bons cadeaux sécurisés. La personne va ensuite chercher son présent chez l’un des partenaires du site. Tomas Reger chef à domicile Les Peintures de chez Objects & Elements Les partenaires sont assez nombreux et offrent une gamme de cadeaux très diversifiée : avoir Chef à domicile, cadeaux enfants, déco, excursions, œuvres caritatives, etc. Doudou Vache « les jolis pas beaux » de Moulin Roty (disponible chez SandyPants) Chaque cadeau proposé sur le site a été sélectionné par Maurine et Julie : « nous choisissons nos commerçants comme le ferait une cliente avec nos exigences de qualité et d’esthétisme, nos coups de cœur. Ce sont des cadeaux que nous aurions choisis pour nous mêmes ». Les cadeaux sont aussi personnels, dans le sens où les invités peuvent laisser un message sur la liste. Ces messages seront ensuite imprimés sur une carte d’anniversaire et remis au célébrant en même tant que ses bons cadeaux. La Block Lamp mini clear de chez D.Tales Il s’agit d’un concept unique dans la région et on a l’impression que Maurine et Julie ont pensé à tout. C’est qu’il leur a fallu un an pour conceptualiser le site. Une année passée à étudier le marché, monter la société, construire le site, préparer les outils et les partenariats avec les commerçants… Mais aussi une période de test auprès d’un panel de proches qui a essayé et pratiqué le site dans tous les sens, « ce qui nous a permis de peaufiner notre outil par rapport à son usage. » « On a vraiment voulu faire les choses dans les règles de l’art », jusqu'à ce que tout soit réellement prêt pour le lancement professionnel. Julie et Maurine ont encore des idées plein la tête pour faire évoluer leur société. Elles travaillent très dur, ça se voit, et on est emporté par leur dynamisme et leur enthousiasme. Nous ne pouvons que leur souhaiter toute la réussite qu’elles méritent ! Retrouvez MyList: www.mylist.ae
Certains « font » de l’humanitaire, pour Barbara, le terme est un peu faible. Au travers de la fondation qu’elle a créée il y a 21 ans, elle « vit pour et avec » les enfants du Mozambique « dans la pauvreté matérielle mais dans la richesse humaine ». La rédaction de Dubai madame à profité de son passage à Dubaï pour rencontrer cette femme étonnante. Une femme qui va jusqu’au bout de ses choix, parfois au péril de sa vie, mais toujours avec intelligence, recul, honnêteté et courage. Elle fait plus qu’aider ces enfants, elle leur apprend à s’aider eux mêmes. C’est plus compliqué, plus long, plus difficile, moins gratifiant à court terme, mais tellement plus visionnaire, intelligent et humain finalement ! Comment, après des études brillantes et une carrière réussie dans la finance, une jeune femme suisse se retrouve-t-elle au Mozambique ? Le hasard ou plutôt le destin ! (rires) Tout a commencé à cause de la crise financière de 1987 ! D’autres auraient attendu au chaud que la crise passe, Barbara elle, décide de profiter de l’occasion et d’appeler ce que d’autres qualifieraient de désastre, une opportunité : A cette époque je me suis retrouvée « libre » et j’ai décidé de changer d’air. J’étais jeune (27 ans ndlr), et j’avais envie de vivre autre chose. Au départ j’étais attirée par le Brésil, mais le destin m’a envoyé au Mozambique et dès que j’ai posé le pied là-bas, je me suis sentie chez moi… c’est toujours le cas 21 ans plus tard ! Pourquoi et comment et avez-vous créé l’ASEM ? En arrivant, j’ai travaillé pour une association humanitaire pendant quelques mois, mais je me suis vite rendue compte que je ne partageais pas leurs valeurs ni leur façon de faire. A mon avis ce n’est pas suffisant d’aider les enfants en les assistant, cela ne fait que repousser le problème. Je voulais trouver un chemin pour qu’ils apprennent aussi à s’aider eux-mêmes. Alors je me suis dit chacun a sa conscience, moi je vais suivre la mienne  et je me suis lancée. Même si c’est par moment plus difficile, surtout sur le plan économique, je ne regrette pas car ma démarche est beaucoup plus pérenne à mon avis. Ça, c’est le pourquoi, le comment, c’est plus compliqué ! Pourtant quand elle le raconte, tout cela paraît simple : Barbara vend tout ce qu’elle possède en Suisse et démarre son association avec ses économies en commençant « par le commencement ». En 1992, elle s’occupe des premières nécessités en donnant aux enfants des rues à boire et manger. « Même si ce n’est qu’une fois par jour, c’est mieux que rien ! » Mais elle a toujours su qu’elle ne s’arrêterait pas là et elle a atteint des objectifs beaucoup plus ambitieux. Par exemple l’éducation, même basique, qu’elle va s’attacher à donner à ceux qui sont trop pauvres pour aller à l’école publique, c’est sa réponse à la prostitution infantile rampante dans ce pays et à sa triste cohorte (pédophilie, sida, corruption…). « Je ne peux pas lutter contre les adultes qui profitent de cet état de fait, mais je peux nourrir et éduquer les enfants pour qu’ils n’aient plus besoin de se vendre pour survivre » Vous avez été mariée et vous avez des enfants, comment est-ce compatible avec votre vie ? Ça ne l’est pas ! (rires), en tout cas pour la vie de couple, aussi mon mari (musicien de jazz américain qui mène une carrière internationale, ndlr) et moi avons-nous, d’un commun accord après 12 ans, décidé de convertir notre mariage en amitié. Par contre, nos enfants, que j’avais adopté avant de me marier, vont très bien et ma fille vient d’avoir une petite fille… je suis grand-mère ! Comment avez-vous adopté ces 2 enfants ? Je vivais au milieu d’enfants sans parents, que j’aimais déjà comme les miens, un jour on m’a mis dans les bras un bébé de 5 mois, qui pesait 2.8 kg et qui n’avait plus que quelques heures à vivre. Sa mère était morte en accouchant, je l’ai nourri à la petite cuiller, car il n’avait pas la force d’avaler ses biberons et il n’est pas mort. C’est mon fils qui a maintenant 21 ans et vit au Mozambique après avoir fait ses études en Afrique du Sud. Ne pas avoir d’enfants biologiques est un choix qui m’a été dicté par la vie que je mène et ce que je vois autour de moi. Ce qui frappe chez Barbara c’est la solidité de sa démarche, il y aurait de quoi se décourager devant l’ampleur de la tache, au lieu de cela elle avance pas à pas, sans laisser de coté aucune bonne idée, aucune opportunité, mais surtout en consolidant tout derrière elle et en déléguant à certains de ses anciens pensionnaires qui reviennent travailler avec elle après avoir fait des études. Heureusement que vous avez toujours su impliquer les Mozambicains dans votre travail, car votre engagement a failli vous coûter la vie ! Oui, une forme sévère de paludisme me l’a prise, puis me l’a rendue… après un mois de coma et des années de rééducation pendant lesquelles c’est mon équipe qui a géré et développé la fondation. Je suis très fière de leur autonomie qui me permet d’avoir un peu plus de temps pour faire du fund-raising à travers le monde (Barbara parle bien sûr les 3 langues de son pays natal, mais aussi le portugais (langue officielle du Mozambique) et l’anglais et quelques autres… ça aide pour communiquer) Sa vraie générosité est sa force, c’est qu’elle ne met pas son ego en jeu, elle veut léguer ses idées et ses succès à leurs bénéficiaires plutôt que d’en tirer une gloire éphémère. Un peu comme un chef d’entreprise (100 employés à ce jour et plus de 20 000 enfants aidés en 21 ans) qui a fait prospérer son petit atelier en une grande fabrique. C’est une femme qui met toute son intelligence et sa sensibilité au service de son projet, Barbara c’est un mélange de calme et de force, d’intelligence du cœur et de l’esprit, mais surtout elle est d’une honnêteté redoutable, avec elle-même et avec les autres. Elle refuse les compromis sur les valeurs fondamentales (son association est totalement indépendante, apolitique et sans orientation religieuse) et par contre elle sait accepter des Mozambicains certaines de leurs croyances (dont elle s’attache à comprendre la logique ou l’utilité, même sans y adhérer). Elle est pragmatique et efficace mais jamais rigide ou intransigeante. Comment voyez-vous votre avenir ? J’aimerais avoir un pied à terre… … En suisse ?! (Rires) Non ! Au Mozambique ! Et pouvoir consacrer un peu plus de temps à mes passions artistiques (me remettre au saxophone, apprendre le piano sérieusement et peindre, tout en continuant à écrire des poèmes)… mais pour cela il faudrait que j’arrête de travailler 15 à 20 h par jour ! Il faudrait inventer une nouvelle terminologie pour qualifier l’entreprise de Barbara, elle ne fait pas de l’humanitaire, mais de l’Humanité, en rendant à ces enfants qui l’on perdu, ou pire jamais acquise, une dignité qui leur permettra non seulement d’avoir un avenir ; mais aussi, peut-être d’en offrir un à leurs propres enfants. Infos pratiques : L’ASEM (association à but non lucratif) a été crée pour aider les enfants du Mozambique dans leurs besoins primaires et aussi pour retrouver leur identité, acquérir une formation, se réhabiliter moralement et psychologiquement afin de se réinsérer dans la société dont ils ont été exclus. Aujourd’hui l’ASEM, ce sont plusieurs centres d’accueil qui offrent aux enfants et aux adolescents une perspective de vie par l’éducation, la création d’activités microéconomiques dans un but d’autofinancement, mais aussi la culture et le sport qui contribuent également à une vie équilibrée. De nombreuses formes de soutien financier sont possibles, il suffit de se rendre sur le site de l’association, et au moins quand on connait Barbara, on est sûr que l’argent ira directement dans les projets destinés aux enfants ! Juste un exemple, quand elle voyage à travers le monde pour chercher des fonds, Barbara ne va pas à l’hôtel aux frais de l’association, elle est toujours logée par des amis sur place comme c’est le cas ici à Dubai. Adresse du site : www.asemworld.org (en réhabilitation J) www.asemitalia.org emailProtector.addCloakedMailto("ep_695b1af6", 1);
Elle est suédoise, donc elle est blonde, jolie et mince,… comme toutes les suédoises !Plus étonnant, elle parle remarquablement bien français (son mari est français, ça aide, mais ce n’était pas gagné car lui… parle parfaitement suédois !).Ensuite, comme elle va nous le raconter, elle n’a pas toujours été mince et c’est ainsi qu’elle a mis au point un programme d’amincissement, fruit de sa propre expérience, appelé « feeling fabulous ».Racontez nous comment vous est venue l’idée de créer ce programme.Quand j’avais 20 ans, j’ai pris 20 kg lors d’un séjour en Suisse, j’ai mis ensuite 5 ans à les perdre. Mais j’ai tiré de cette expérience de nombreux enseignements  qui m’ont amenée à réfléchir sur la façon d’aborder la perte de poids autrement que par des régimes. Depuis que je suis à Dubai (2 ans et demi, ndlr) je travaille à l’élaboration de ce programme pour faire profiter les autres (hommes ou femmes)  de mon expérience, mes recherches et ma réflexion.Donc, avec votre programme on maigrit sans régime ?Oui et non, cela ne veut pas dire que l’on maigrit sans faire attention ou sans se restreindre, mais il n’y a pas de régime strict à suivre. Pourtant je suis diététicienne de formation et j’ai travaillé plusieurs années pour Weight Watchers, donc l’aspect diététique n’est pas absent . J’utilise des outils comme le BMI (body mass index, ndlr) et je préconise bien sûr la limitation des sucres rapides, l’augmentation des fibres…. Mais tous ces principes doivent être pris comme des mesures d’hygiène de vie plutôt que comme des contraintes absolues.Expliquez nous plus précisément le principeLe principe est celui du « self heeling » par la pensée positive, par un regard sur soi même, par un changement de ses habitudes, par une prise de conscience des raisons qui nous poussent à manger même quand nous n’avons pas faim …L’idée est d’améliorer son bien être personnel de façon participative. Ce n’est pas moi qui décide des objectifs, ni même des moyens, c’est la personne elle-même qui les fixe avec mon aide pour la guider. La motivation et l’adhésion au programme n’en sont que meilleures !Alors en pratique, comment cela fonctionne-t-il ?La compréhension et l’adhésion à ma méthodes sont primordiales pour l’obtention de résultats, donc je passe une première séance de 1h30 à discuter avec la personne, nous échangeons pour que je la connaisse et qu’elle comprenne comment nous allons fonctionner ensemble dans un objectif commun : sa perte de poids afin qu’elle se sente mieux, voire « fabulous » !Ensuite la personne fait un carnet alimentaire pendant 4 jours qu’elle m’envoie, je l’analyse et nous commençons le travail à partir de cette base.Le programme est découpé en 10 séances d’une heure avec chacune un thème nouveau (ce qui n’empêche pas de reparler des thèmes abordés lors des séances antérieures !) sur lequel on fait un travail d’analyse, à l’issue duquel on établi des stratégies.Après chaque séance j’envoie un compte rendu écrit (par email) et la personne peut me contacter si nécessaire.10 séances ça suffit ?Pas toujours, mais on peut faire 2 séries et en pratique, le programme s’étale toujours sur plus de 10 semaines (vacances, impondérables …) et c’est tant mieux car contrairement à un régime strict limité dans le temps, il s’agit cette fois  de modifier son rapport avec la nourriture « à vie », on peut donc prendre son temps !Depuis votre arrivée à Dubai vous avez aussi une activité communautaire ?J’ai crée avec une amie un site internet d’aide à la communauté scandinave expatriée… www.familyindubai.com… Un peu comme Dubai madame pour les françaises !Oui, sauf que nous ne sommes que 3000  et que le site (en suédois, ndlr) est  plus centré sur les aspects quotidiens et pratiques mais avec un petit regard malicieux.Quels sont vos autres centres d’intérêt ?D’abord mes enfants (2 garçons et une fille, ndlr) et le sport. Je pratique le jogging, la musculation et la natation.Mon autre passion c’est la cuisine, de tous les pays, j’adore en particulier la cuisine française et surtout « l’art de manger » qu’elle suscite.C'est-à-dire ?Pour les suédoises,  les françaises sont un exemple, à cause de leur alimentation à la fois saine et « gourmette »  et le fait qu’elles soient toutes minces !… Pourtant nous, les françaises,  nous avions aussi tendance à penser que les suédoises étaient  toutes grandes, minces, sportives, saines et se nourrissaient  essentiellement de Wasa et de baies rouges !Mais, d’après Johanna, ce n’est pas du tout le cas, car là-bas aussi les fast-food font des ravages et une partie de la population est en surpoids.Comme quoi ! Alors si, bien que française (!), vous n’êtes pas assez mince à votre goût, vous en avez assez des régimes X ou Y, vous voulez  maigrir « autrement » et surtout pour longtemps, pourquoi ne pas essayer « feeling fabulous » ?Contact : emailProtector.addCloakedMailto("ep_32c89dc0", 1);
A l’occasion de la journée de la Femme, voici le top 10 des portraits de femmes que nos lectrices ont préférés, basé sur le nombre de lectures. cliquez sur la photo pour accéder à l'article 1- Peut-être parce que nous nous soucions aussi de notre silhouette, le portrait de Johanna a été de loin le plus lu, 6 fois plus que la moyenne !!!2- Deuxième position pour cette femme de réseaux…3- Une carrière exemplaire dans une société phare vous a beaucoup intrigué… 4- Une activité originale (professeure de chant) mais aussi une joie communicative… 5- L’ouverture d’un magasin Bio sur Jumeirah à créé un buzz, relayé par notre article…6- Les esprits s’échauffent quand il s’agit de Lady Luxe…7- Les docteurs ont toujours attiré…8- Un parcours passionnant pour cette créatrice de bijoux ayant travaillé pour l’ONU… 9- Une émiratie, à la tête d’une galerie d’art, ne pouvait pas vous laisser indifférentes…10- Un travail humanitaire remarquable pour cette femme inspirante…
Quand on rencontre Mélika, on perçoit tout de suite un mélange raffiné d’influences : famille tunisienne, enfance parisienne, études américaines et parcours international.En effet, qu’y a-t-il de plus international que l’ONU, pour qui elle a travaillé pendant une quinzaine d’années ?Mais Mélika, est aussi la créatrice de la marque Numa, et Numa (qui signifie sieste en arabe) c’est plus qu’une jolie marque de bijoux et d’accessoires, c’est un projet ambitieux qui s’est transformé en succès. La rédaction de Dubai madame à voulu en savoir plus sur cette entrepreneuse « équitable » ou « sociale » comme on dit aujourd’hui. Photo : Maude Verliac D’abord expliquez nous ce qu’est un « commerce équitable » ?C’est une expression à la mode maintenant, mais qui a toujours été une préoccupation pour moi : valoriser le travail d’artisans dont je connais la qualité, en leur offrant un accès à des marchés autres que locaux. Pour cela, il faut aussi les aider sur le  plan créatif à donner à leurs objets un coté plus moderne ou en tous cas plus adapté aux goûts d’une clientèle internationale ainsi qu’aux tendances en vogue.Vous travaillez avec des artisans tunisiens ?Oui principalement, mais pas seulement. En Tunisie, je travaille avec ma mère qui assure le relais au quotidien entre les fournisseurs et les différents corps de métiers que nous faisons travailler. Mais grâce aux nombreux contacts que j’ai eu quand je travaillais pour l’ONU, je m’appuie aussi sur des ONG dans différents pays pour trouver des artisans de qualité, en Afrique, en Amérique du Sud ou en Asie, et présenter leur travail chez Numa.Depuis qu’elle est à Dubai, Mélika a non seulement créé une entreprise, mais elle y assure aussi la représentation de l’association « SOS villages d’enfants » pour le Golfe.C’est une habitude chez vous d’avoir 2 « casquettes » ?Oui… peut-être… c’est vrai qu’après mon bac je me suis inscrite à l’école du Louvre en même temps qu’à la fac en commerce international ! Ensuite vous êtes partie à Los Angeles et là encore vous avez fait plusieurs choses à la fois !Oui, j’ai fait un MBA en commerce international pour les pays en voie de développement, mais j’ai aussi eu envie d’exprimer mon coté manuel et créateur et je me suis inscrite dans une école de joaillerie où j’ai appris à faire des bijoux.Comment vous est venue l’idée de partir faire des études aux USA ?Comme ça ! (rires)En fait, je suis très reconnaissante envers mes parents, surtout en tant que fille unique, de m’avoir toujours poussée à aller de l’avant. Par exemple, ils m’ont envoyée seule en Espagne à 12 ans (Mélika parle couramment espagnol, français, anglais et arabe ! ndlr) ce qui m’a donné le goût des voyages.Ce sont eux aussi qui vous ont donné cette fibre humanitaire ?(la maman de Mélika est aussi activement impliquée dans un orphelinat en Tunisie, ndlr) Oui probablement. Je suis issue d’un milieu musulman ouvert et centré sur les valeurs morales fondamentales qui sont communes à toutes les religions. Cela m’a valu de passer mon primaire dans une petite école parisienne tenue par des sœurs adorables dont je garde un souvenir admiratif et ému.Ensuite je suis allée au lycée et là j’ai réalisé que j’avais envie de connaître mes « racines » tunisiennes autrement qu’en y passant mes vacances d’été et j’ai décidé de terminer mes études au lycée français de La Marsa où j’ai passé mon baccalauréat.Depuis toujours, j’ai eu envie par mon travail, d’essayer d’améliorer le sort de ceux qui n’ont pas eu la chance de naître dans des milieux ou des pays favorisés.C’est ce que vous faites avec Numa ?C’est vrai que ce projet allie le coté léger de la mode et de la création (Mélika assure non seulement la gestion de l’entreprise, mais aussi la partie design et création) avec l’aspect humain qui m’est cher.Parlez nous de « SOS villages d’enfants ».C’est une association très rigoureuse, née en Autriche, en qui j’ai toute confiance. Ils communiquent assez peu mais font partie des plus importantes au niveau mondial. Pour eux, je m’occupe de l’information afin de développer les soutiens individuels et les partenariats dans le Golfe, pour celles qui veulent en savoir plus je vous invite à consulter le site : www.villages-enfants-sos.orgOu à me contacter : emailProtector.addCloakedMailto("ep_c77f22b9", 1);Cela représente beaucoup de travail ?Oui, d’ailleurs si certaines lectrices ont un peu de temps à y consacrer... je suis preneuse !Pour terminer sur une note plus légère : êtes-vous une « fashion victim » ?Non pas du tout ! (rires), mais je suis tout de même sensible aux tendances, ou en tout cas je sais m’y adapter. Mais j’ai des goûts très personnels (et très raffinés si on en juge par l’harmonie qui règne dans sa jolie villa, ndlr), par exemple j’aime les petits bijoux, même si la mode, surtout dans la région est aux bijoux plus imposants !Les tendances et les couleurs, elle les maîtrise et si Mélika arbore des tenues originales, c’est toujours dans des tons raffinés qui mettent en valeur son teint mat et avec des bijoux ou des accessoires parfaitement assortis, souvent (mais pas toujours !) de chez Numa.Mélika, comme beaucoup de femmes entrepreneuses, est parfois frustrée de n’avoir pas assez de temps pour elle ou pour ses 2 enfants, pourtant elle affiche, sur son beau visage, la  sérénité des gens qui croient en ce qu’ils font… parce qu’ils font ce en quoi ils croient.
Chères lectrices,Nous sommes très heureuses de vous annoncer notre acquisition de Dubai Madame, votre magazine féminin  dédié à la communauté française et francophone des Emirats.Comme vous, nous aimons Dubai Madame, non seulement parce qu’il est devenu la référence en tant que  magazine féminin  francophone ; mais aussi parce qu’il traite de sujets sérieux, tout en restant jeune, ludique,  dynamique, plein d’astuces, d’idées, de conseils pratiques, de glamour, d’inspiration …bref, parce qu’il est le magazine de la  bonne humeur correspondant à la femme expatriée d’aujourd‘hui.Vous êtes à ce jour plus de 3,000 abonnés à aimer naviguer d’une rubrique à l’autre : une vraie communauté qu’il importe à notre exceptionnelle équipe rédactionnelle et à nous mêmes de choyer !C’est pourquoi, nous allons faire évoluer le magazine afin qu’il y ait une plus grande interaction avec vous, chers  lectrices et lecteurs.L’agenda passe en hebdo et couvrira Dubaï et Abu Dhabi, afin de ne pas en perdre une miette.Au cours des mois à venir, de nouvelles catégories et de nouvelles rubriques vous seront dévoilées qui, nous en sommes convaincues ne manqueront pas de faire partie de vos lectures de référence.D’autres encore seront développées telles que les « Portraits de Femme » et les loisirs créatifs. Un forum de discussion verra  également le jour très bientôt afin de permettre cette interactivité tant désirée et souvent amorcée par vous-mêmes. Il aura pour but de répondre à des questions d’ordre pratique, de partager les bons plans, de développer des intérêts communs, voire des amitiés… Une de nos priorités est également de faire profiter nos membres d’avantages et de privilèges de manière régulière, que ce soit une manucure gratuite ou une remise dans votre magasin favori, et ce grâce à une rubrique « deals et bons plans ».Enfin, nous allons organiser des sorties Dubaï Madame pour mieux vous connaitre et afin de partager, lors de café rencontres, brunches et de soirées,  bonne humeur,  inspirations, et complicité.Et toujours : une mise à jour quotidienne et notre Newsletter du jeudi pour vous tenir informées et vous faire part du best of de la semaine.Nous vous remercions pour votre fidélité et restons à l’écoute, toujours.
Biologiste, professeure à l’université de Médecine de Sharjah, le Dr Rania Zaarour, libanaise d’origine, est l’une des cinq lauréates du prix L’Oréal-Unesco « for Women in Science » décerné le 23 septembre dernier à Dubai.Ces cinq femmes ont été récompensées pour leurs travaux de recherche et leur contribution à l’avancée scientifique, parmi  150 femmes du monde arabe participant à ce prix. Plus particulièrement, Rania Zaarour est remarquée pour ses travaux de recherche en biologie du cancer, sur la relation « cellules tumorales et cellules hôtes environnantes ». C’est ce qu’elle a exposé brièvement le 29 septembre dernier, lors de la remise des prix, très à l’aise et rayonnante devant le nombreux public venu féliciter ces femmes remarquables.C’est la passion, dit-elle qui l’a conduite jusqu’à ce podium et si on retrace le parcours de cette jeune scientifique, on sent qu’elle a puisé son équilibre et sa détermination dans une famille libanaise unie originaire de Byblos, engagée dans la Croix Rouge, où elle a vécu une enfance saine et heureuse, malgré les événements politiques. Elle se souvient des fruits gorgés de soleil cueillis à même les arbres, des jeux partagés avec son frère et sa sœur (ils n’avaient pas accès à la télévision), notamment des kits de physiciens et microscope reçus en cadeau à la place de jouets plus classiques et des dissections plus ou moins anatomiques de grenouilles faites avec son frère! C’est  dans l’enfance qu’elle a déjà la conviction qu’elle sera biologiste, sentiment confirmé plus tard alors que brillante élève en mathématiques, elle parvient toujours au résultat précis attendu… elle mesure qu’en biologie, cette science requiert toujours une étude plus approfondie… elle pressent qu’elle fera de la recherche.Pour ses parents (père : homme d’affaires, mère : enseignante), dans un contexte politique incertain, l’éducation a toujours été primordiale. Donc quand le pays se trouve en guerre et que les études des trois enfants s’en trouve affectées, les parents de Rania alors âgée de 15 ans, décident de quitter le Liban, cela se réalise grâce au tirage au sort de toute la famille qui se voit attribuée la « green card » pour résider aux Etats Unis !C’est donc dans ce pays, que Rania poursuit désormais des études brillantes :- « Saddleback College », mission Viejo, Californie (de 92 à 94)- « Bachelor of science » en biochimie et biologie cellulaire a l’Université de San Diego, Californie (de 94 à 96)- « PH.D. » en biologie cellulaire, Université de Yale, New Haven, Connecticut (de 97 à 2004)- « post-doctoral research », Institut Curie de Paris (de 2005 à 2008)- elle enseigne actuellement la biologie et la biochimie a l’Université de Médecine de Sharjah, en parallèle avec ses travaux de recherche.Devant ce CV impressionnant, elle constate humblement, « vous savez, ce n’est pas si difficile… il suffit d’être passionnée et les obstacles tombent tout seuls… »Cette passion pour sa famille, son pays et la biologie est le moteur de cette jeune femme optimiste, gaie et chaleureuse, passion qui l’a conduite à son poste de chercheuse à l’Université de Sharjah et à son labo où elle travaille depuis 2 ans avec une équipe de 4 personnes et en collaboration avec l’Institut Gustave Roussy. Elle espère pouvoir publier les résultats de ses travaux dans 2 ou 3 ans. Financièrement bien soutenue par la « Sharjah Academy for Scientific Research », elle déplore cependant que les budgets ne soient pas plus importants dans cette région du monde ou beaucoup d’argent est dépensé dans d’autres domaines.Après avoir vécu au Liban, aux Etats Unis et en France, elle a du s’adapter encore à un monde différent à Sharjah mais relate qu’elle ne s’est jamais sentie exclue en tant que femme. Elle dit « prendre le meilleur des mondes qui l’entourent ; tout est question d’attente et d’adaptation » lance-t-elle dans un grand sourire optimiste et positif. Elle n’a pas le sentiment que son parcours ait été plus difficile en tant que femme car elle a acquis la reconnaissance et le respect partout où elle a vécu et étudié.Son activité à l’Université de Sharjah laisse à Rania peu de temps pour les loisirs mais dès qu’elle le peut, elle se rend chez sa sœur installée à Dubai et profite de ses neveux et nièces, de cours de salsa, de cuisine (moléculaire ?) ; elle pratique beaucoup la natation et est aussi ceinture noire de karaté.Déjà bien rapprochée géographiquement si on juge son parcours de la Côte Ouest à la Côte Est des Etats-Unis, puis la France et le Moyen Orient, son rêve à moyen terme est de rentrer au pays poursuivre ses recherches… et retrouver son berceau familial.Le parcours de cette femme passionnée encourage quiconque à croire en ses rêves et à les atteindre. Gageons que Rania fera encore parler d’elle dans l’avenir scientifique et comme il a été très justement dit à la cérémonie de remise du prix l’Oréal-Unesco « for Women in Science » :«  The World needs ScienceScience needs WomenThe World needs Women »… like Rania
Aussi loin qu’elle s’en souvienne, Noor Al Suwaidi est passionnée de dessin. Elle raconte son histoire d’une voix douce, sans accent, qui dément le fait qu’elle soit née il y a 28 ans à Abu Dhabi et qu’elle y ait passé toute son enfance. Ayant grandi à une époque où l’art aux EAU était timide, pour ne pas dire inexistant, cette Emirienne tenace s’est lancée tête baissée dans sa passion pour l’art. Noor commença à étudier la communication visuelle à l’American University de Sharjah. Un an après, son père décéda d’un cancer, laissant sa famille dévastée. Affectée émotionnellement et financièrement, Noor s’est vue contrainte d’arrêter les cours. Pourtant, la mort de son père l'a rendue encore plus déterminée à réussir. Il jouait un rôle primordial pour soutenir Noor dans ses projets d’art et elle a voulu lui rendre hommage. En 2003, Noor envoya une pétition au Ministère de l’Education et s’est vue attribuer une bourse pour l’American University de Washington DC qui lui a permis de décrocher un Bachelor in Studio Art. Depuis, elle a récemment été diplômée du Master in Curating Contemporary Design de la Kingston University, en partenariat avec le Design Museum de Londres. Pendant son cursus, la jeune Emirati a travaillé en étroite collaboration avec le Bristish Council, le Victoria and Albert, London Transport et Design Museum. Elle a également eu la chance d’aller à New York et Shanghai, où elle a eu un nouveau regard sur les musées et le développement organisationnel de l’art. Noor est maintenant rentrée chez elle, où elle a décidé de contribuer au développement culturel des UAE. A l’aide de personnes aussi motivées qu’elle, Noor Al Suwaidi est destinée à conquérir son territoire. Décrivez une journée typique d’une conservatrice « La journée typique d’un conservatrice» question intéressante, je viens juste de commencer mes études de conservateur, pour différentes expositions, ici et là, rien que je puisse approfondir à présent. Toutefois, je peux dire qu’un conservateur doit passer beaucoup de temps à rechercher et à collecter des informations relatives à l’artiste, son travail, sa région, et les relations entre l’art, les artistes et le lieu, en fonction du thème et de la direction que l’exposition va prendre. Quelles sont vos influences artistiques ? J’ai différentes influences, et pas seulement des artistes mais des places que j’ai visitées, des personnes que j’ai rencontrées, la mode, le théâtre et les films sont de grandes sources d’inspiration. Vous peignez ce que vous connaissez, et vos expériences en sont le reflet. Je pense que c’est la manière la plus simple dont je puisse répondre à cette question. Quelle est la première création dont vous vous souvenez ? (Soupirs) Question difficile, mais je copiais les dessins des cartes de vœux que mes parents recevaient lors d’occasions spéciales. Pensez-vous que l’art ait progressé aux EAU ces dernières années ? C’est un oui franc. Depuis fin 2004 à 2005, il y a eu un boom du nombre de galeries au nombre d’expositions, jusqu’au plan récent du quartier culturel dans la capitale. Pensez-vous qu’être une artiste vous donne une longueur d’avance en tant que conservateur ? Oui, cela m’aide à comprendre d’où vient l’artiste et cela m’aide également à refléter leur vision artistique quand je dois les présenter. Quel conseil avez-vous pour les artistes locaux naissants dans les EAU qui considèrent l’art comme une vocation ? L’engagement ! Ne jamais s’arrêter de créer des oeuvres. Ne pas se précipiter à signer avec une galerie, attendre jusqu’à ce que l’artiste soit sûr que la galerie travaille dans son intérêt.
Devinette : qu’est-ce qu’il manquait à Dubai pour rendre la vie des résidents plus agréable ?… un magasin de légumes bios, bien sûr!En effet, si on en juge par son succès, le magasin de la Nazwa farm qui vient d’ouvrir à Umm suqeim manquait vraiment. Encore fallait-il y penser et surtout réaliser l’énorme travail qu’a nécessité l’ouverture de ce ravissant magasin. A la rédaction de dubaimadame, nous avons voulu savoir qui était derrière cette idée géniale et nous avons rencontré Elena, une jeune femme rayonnante et passionnée.
 Comment vous est venue cette idée de cultiver des légumes bios dans le désert ?L’idée de cultiver des légumes bio, je l’ai eu il y a 10 ans, à cette époque pour des raisons de santé, j’ai été amenée à changer mon mode de vie en y intégrant plus largement les préoccupations environnementales et l’alimentation bio. Puis, quand j’ai rencontré Abdulla Bellhab, le propriétaire de la Nazwa farm, elle a commencé à se matérialiser. C’est un homme passionné et visionnaire qui garde de ses racines  bédouines un attachement à la terre et à ce qu’elle peut nous offrir. Nous avons décidé de travailler ensemble pour tenter cette aventure à la fois commerciale, humaine et scientifique. Pourtant vous n’aviez pas une formation orientée vers l’agriculture ?Non pas du tout ! J’ai étudié le marketing à Londres, puis l’histoire contemporaine, mais quand on est passionné on apprend sur le tas, on s’entoure de gens compétents et on utilise son bon sens !A la ferme, je travaille avec un ingénieur agronome palestinien et ensemble nous réfléchissons, nous découvrons, nous inventons des astuces ou des techniques qui permettent de s’adapter aux difficiles conditions climatiques locales. Par exemple, en sélectionnant des espèces puis des variétés qui supportent mieux la chaleur, c’est à la fois difficile et passionnant. Nous avançons par « trial and error » (à tâtons)  et comme  il n’y a pas de modèle à suivre, il y a des bonnes et des mauvaises surprises !Vous aviez déjà une âme de précurseur en venant à Dubai il y a 13 ans, avant que ce ne soit à la mode !Oui, j’ai quitté ma Bavière natale pour Londres (Elena est moitié arménienne-moitié allemande, ndlr), puis je suis venue à Dubai « pour voir »… et je n’en suis plus repartie. A l’époque, on faisait le tour de la ville en 10 minutes en voiture !Depuis, j’ai rencontré mon mari, qui est irlandais et nous avons 2 enfants (une petite fille de 2 ans et demi et un petit garçon de …1 mois ! ndlr)Le succès du magasin n’est pas toujours facile à gérer et j’ai l’impression que votre congé maternité a été court !Oui… 3 jours, car outre la production à la ferme, il faut gérer le magasin, les 30 employés, la communication…De plus la culture biologique est aléatoire et il nous arrive parfois de perdre toute une récolte que nous aurions pu sauver en utilisant des produits chimiques !Et comme nous ne voulons pas faire de compromis sur la qualité et que nous privilégions toujours celle-ci plutôt que la quantité, il nous arrive de manquer de certains légumes car nous n’avons pas de stock. On essaye alors d’expliquer aux clients, parfois déçus de ne pas trouver ce qu’ils voulaient au magasin, les aléas auxquels nous ne pouvons pas nous soustraire.Je vois qu’il n’y a pas de place pour les compromis, d’ailleurs vous n’utilisez aucun produit chimique, même pas ceux autorisés par le label bio ?C’est vrai, car à mon sens la culture biologique c’est un état d’esprit, une démarche qui doit être la plus sincère et aboutie possible. C’est une question de principe, à la Nazwa farm nous fabriquons notre propre compost, nous n’utilisons que des semences bio, nous nourrissons nos poules avec l’alfalfa (luzerne) bio que nous avons cultivée… D’ailleurs, Elena refuse régulièrement les propositions des supermarchés qui veulent vendre sa production,  car même si c’est une entreprise commerciale, on comprend  que ce n’est pas sa seule motivation. La démarche est sincère, ça se sent tout de suite, d’ailleurs le succès ne s’est pas fait attendre, mais Elena ne s’endort pas sur ses lauriers, elle fourmille d’idées et de projets (chut !… on ne peut encore rien dire mais croyez moi, elle ne s’arrêtera pas aux légumes… veaux ? vaches ? cochons ? couvée ? qui sait ?...) mais contrairement à Perette, Elena à les pieds sur terre et l’esprit en éveil. Et si certains se lancent dans les produits bio pour surfer une tendance, pour Elena c’est juste une passion… dont elle a fait son métier,… bravo !Organic et chic : un nouveau magasin de légumes bio à Dubai
Rien à dire, son sourire est aussi celui que l’on entend dans sa voix… Comédie musicale pour les plus petits et cours de chants aux adultes… Pourrons-nous imiter son talent ? Avant qu’Emmanuelle nous emmène chez les indiens d’Amérique en évoquant sans rien nous livrer pour autant de sa comédie musicale présentée en juin 2010, voici le parcours talentueux d’une femme à l’oreille musicale française à Dubaï…L’histoire commence avec le conservatoire où elle débute le violon et le solfège à six ans, continue avec le piano et le chant… Puis une maîtrise de musicologie et un  diplôme du conservatoire de Paris en histoire de la musique.Chargée des concerts au Musée d’Orsay « la musique de chambre » pour « la période Orsay » de 1840-1920 : des programmes, de l’organisation des spectacles, du marketing et des PR en coordination avec le programmateur. Emmanuelle quitte le champ classique pour des programmations électro au Palais de Tokyo dès l’inauguration du lieu. Changement radical de style de musique. Rien ne m’étonne parce qu’Emmanuelle sous son apparente classique distinction semble prête à toutes les folies musicales… C’est ce que nous dit ce petit éclair dans les yeux quand elle en parle…Folie musicale… Partagée en famille avec son frère KRAZY BALDHEAD, le fameux des tournées mondiales de musique électro (cf. You Tube « dans le studio de Krazy Balhead de l’express »). Vous me direz : c’est l’histoire des chiens… ne font pas des chats… et bien non je vous répondrai leurs parents ne sont pas musiciens. Nous pouvons donc nous laisser à rêver nous aussi, ceux à l’oreille épaisse… Imaginer nos garnements un jour s’épanouir dans la musique.Tout intéresse Emmanuelle, tous les styles, tous les domaines artistiques confondus. C’est cette ouverture qui fait d’elle une artiste complète de la musique à la mise en scène.A Dubaï, l’idée de créer une comédie musicale prend forme… Une comédie musicale se compose de mille et une choses : musique, théâtre, danse, mise en scène et la représentation finale. Inspirée d’une chanson… Emmanuelle imagine un scénario… « J’ai mon thème. » L’histoire, Emmanuelle l’aime simple pour ne pas se perdre et que l’émotion soit là intacte. La comédie musicale est structurée, les faits exposés, une situation de crise et l’on s’en sort tous en « happy end » voilà la recette d’Emmanuelle. Transformer les chansons en adaptant ses paroles pour que l’histoire soit racontée en musique. Le spectacle se monte en 20 heures : les chants au 1er trimestre et la mise en scène au 2d trimestre ; parties par parties les rôles se déterminent.Emmanuelle a le rôle principal, celui de captiver 50 enfants une semaine sur deux. J’ai assisté à une répétition et j’ai été fascinée et enchantée aussi…Cette année l’histoire nous emmène chez les indiens d’Amérique mais nous ne saurons rien de plus…Les cours pour les adultes sont une aventure pour chacun. Oser se livrer en chantant, c’est être à la quête de bien plus encore ou de réaliser tout simplement à Dubaï en secret ce rêve de savoir chanter. Son élève Dorothée nous confie… « Depuis l’école primaire je suis bloquée car mon prof de chant m’avait demandé d’arrêter de chanter tellement il trouvait que je chantais faux... Il me demandait de chanter en play back. Depuis je n’ai jamais osé chanter même avec des amis ! Emmanuelle a su me mettre en confiance dès les premières minutes. Elle m’a rassurée sur mes évolutions possibles. Elle motive beaucoup, rassure énormément.  Même si je suis encore un peu tendue surtout au début des cours, elle est douce et on sent qu’elle maîtrise bien ce sujet ! J’ai l’impression de progresser !Sinon, le chant est un vrai sport. Je ressors épuisée physiquement après 30 mn de chant.  J’ai mal aux abdos ! Et sens que je travaille le souffle. Bref, je ressors souvent très satisfaite, détendue et ravie d’avoir pu sortir un son, même une seule petite note juste ! »Renseignements et inscriptions : emailProtector.addCloakedMailto("ep_348f3a0a", 1);A Dubaï depuis cinq ans Emmanuelle nous livre ses adresses confidentielles :-    Les soirées « Pecha Kucha » organisées par la Galerie third line, sauce… des « talents shows ». Pecha Kutcha signifie en japonais « le bruit de la conversation »… Ces soirées permettent à plusieurs artistes d’exposer leur travail au public.-    La galerie Isabelle van den Eynde : c’est elle qui a fait de B21 Gallery une des références de l’Art Iranien .-    Heritage village : un déjeuner pendant la semaine au bord de la crique « j’ai l’impression d’être ailleurs ».-    La plage du Burj el Arab pour voir mon mari surfer et l’ambiance sportive de la plage.-    Le ''Center for Musical Arts'' a Gold and Diamond Park. J’aime cette ambiance sonore de mélange de leçons de piano, de chant, de saxophone, de flute… ca me rappelle ma longue vie au conservatoire.A lire aussi :- comédie musicale du 7 juin 2010
  1. Les + lus
  2. Les + récents