Paroles d’entrepreneur : la parole à… Anne Laurent !

Écrit par  La rédaction 15 FEV 2019
Première boîte ? 
Première boîte. J’ai été consultante, freelance, auparavant en Allemagne, accompagnant des PME dans leur développement international. En arrivant aux Émirats, après avoir été associée minoritaire, j’ai décidé de créer axendo. C’est effectivement ma première entreprise en solo, lancée à Dubai et suivie d’une entité sur Abu Dhabi.
 
Depuis combien de temps à Dubai ?
Onze ans au lieu des trois prévus initialement !
 
Présentez-nous votre business en quelques lignes… 
axendo équipe les aires de loisirs des parcs publics, des hôtels et d’aménagements résidentiels, aux Émirats principalement. Nous sommes leader dans le domaine des jeux aquatiques et des jeux en bois que l’on retrouve dans les aménagements de plages le long de Jumeirah, à JBR ou à La Mer et dans les parcs de Majaz Waterfront, Al Montazah à Sharjah, ou encore à Abu Dhabi ou Al Ain. Notre vision pour chaque projet est de combiner un ensemble de jeux qui soit ludique, contribuant au développement des enfants, tout en créant une valeur ajoutée pour le lieu et l’envie d’y revenir.  Notre superbe bateau pirate aquatique au Double Tree de Marjan Island est très populaire ; il est devenu une référence comme, dans un tout autre style, les jeux du Louvre Abu Dhabi, dont les couleurs sont harmonisées avec celles de cet ouvrage magnifique.
 
Est-ce que vous avez toujours rêvé d’être entrepreneur ?
À aucun moment, et surtout pas en déménageant aux Émirats, où je pensais continuer à travailler à distance avec la France et l’Allemagne. 
 
Qu’est-ce qui a provoqué le déclic pour sauter le pas ?
Des rencontres, la curiosité, d’ abord ; ensuite, la nécessité de faire un choix entre deux activités pour se donner une chance de décoller,  l’ambition (relever le défi), la volonté de récolter le fruit de mon travail passé et aussi une réalité financière, parce que c’était peu après la crise de 2008.  Ce qui m’attirait énormément, c’était la perspective d’être partie prenante de projets qui allaient littéralement prendre forme.
 
Pourquoi avoir choisi Dubai pour entreprendre ?
Je ne parlerais pas de choix. J’y étais, je l’ai fait !
 
Quels sont les challenges/difficultés/facilités pour entreprendre à Dubai ?
Difficile de dissocier ce qui est propre à l’entreprenariat et particulier à Dubai. Les difficultés sont : un environnement contractuel à la fois flou et très formaliste ; le grand écart entre cet environnement et des fournisseurs à l’étranger souvent nourris de reportages glamour ; les codes de communication différents selon les communautés, les non-dits, etc.
Je décris les challenges souvent comme une danse orientale. Il faut apprendre à osciller, voire se déhancher autour des circonstances ou des obstacles, et toujours rester à la recherche de solutions pour rester dans le rythme. Au total, c’est beaucoup de persévérance, une optimisation de ses ressources, mais aussi apprendre à s’abstenir et revenir dans la danse plus tard. Dans un environnement fluctuant, ce qui est aussi réconfortant, c’est au bout de quelques années, de savoir sur quelles personnes ou organisations on peut compter pour mener un projet à bien et cela vaut de l’or, pour nos clients et vice-versa ! 
 
Quelle est votre source de motivation chaque jour ?
La passion pour mon activité, créer des espaces de jeux attrayants pour les enfants, mais aussi pour les parents, avec leur identité propre ; voir nos projets aboutir et notre travail, celui de chacun de nos collaborateurs et le mien, valorisé et reconnu par des clients satisfaits. Côté personnel, ma famille et mes amis sont des rayons de lumière indispensables.
 
Avec le recul, que referiez-vous différemment ?
Je prendrais certaines décisions plus rapidement et avec plus de détachement.
 
Avez-vous bénéficié d’aides pour vous lancer ? 
Des aides indirectes au travers de certains de nos fabricants partenaires, ma famille.
 
Si vous aviez deux conseils à donner au futur entrepreneur qui vous lit ?
Être convaincu de ce que l’on développe et trouver une niche pour se différencier.
 
Et deux bonnes adresses ?
L’auditorium de l’Alliance française pour l’opportunité d’y voir des pièces de théâtre sorties en France retransmises, avec en bonus pour les papilles gustatives, le café L’Odéon.
Sinon, j’aime l’ambiance de La Mer, le soir, le look bois flotté et l’illumination, l’élégance décontractée de Masti (La Mer South) m’a conquise.  
 
Comment conciliez-vous vie de parents (si vous l’êtes) et d’entrepreneur ?
Cela reste encore un challenge journalier d’équilibrer vie professionnelle et vie personnelle ! 
 
Des projets futurs ?
En gestation. Le présent demande beaucoup de… présence.  
 
PETIT PORTRAIT INDISCRET 
Plutôt matinale ou oiseau de nuit ? Je travaille avec le Canada et j’ai tendance à muter en chouette le soir venu.
Plutôt café-croissant ou petit-dej healthy ? Les deux en alternance !
Plutôt sport extrême ou méditation ? Plutôt dans l’endurance que dans l’extrême ; la méditation me fascine par la maîtrise qu’elle peut procurer. 
Plutôt robe-sandales ou tailleur-talons ? Trop souvent des pantalons pour aller sur les chantiers ou hors de Dubai ; je suis ravie de porter une robe, même sans talons, le plus souvent possible.
Plutôt week-end cocooning ou fiesta ? Pas trop fiesta ; week-end bien-être : l’air de la mer, l’appel de la montagne, expos ou musique, copines.
Plutôt cigale ou fourmi ? Ni l’une, ni l’autre. Pas ‘shopping queen’ pour un sou, hormis coups de cœur et un penchant génétique pour les ‘flea markets’. Le budget voyage est le plus important : pour profiter de la famille et des amis.
 
LE MOT DE LA FIN
Travailler, respirer et garder le sens de l’humour pour créer et trouver du bonheur à chaque instant !
 
Pour contacter Anne :
 
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Dernière modification le lundi, 18 février 2019 12:49
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