Parole d’entrepreneur : la parole à… Ingrid Pagonis !

Écrit par  La rédaction 28 OCT 2018
Première boîte ?
Toute première, et qui est une source d’inspiration pour d’autres projets.
 
Depuis combien de temps à Dubai ?
Bientôt 5 ans, et toujours aussi heureuse de mon choix. 
 
Présentez-nous votre business en quelques lignes… 
Avec You, the Agency, nous faisons de la stratégie de branding : d’une idée, nous créons un concept.
La majorité de nos clients sont des start-up ou des filiales de groupes internationaux qui veulent s’installer dans la région. Nous les accompagnons en faisant leur étude de marché, nous ajustons l’idée aux besoins du marché, créons un concept créatif unique qui respecte leurs valeurs et de là découle leur message et leur storytelling. Nous développons ensuite l’identité visuelle et selon la taille des projets, nous briefons les agences partenaires pour s’assurer de la cohérence du message.
 
Est-ce que vous avez toujours rêvé d’être entrepreneur ?
Pas du tout, mais j’ai eu la chance d’avoir plusieurs mentors dans ma vie professionnelle et dès mes premiers stages, on me répétait « le jour où tu auras ton agence… ». À l’époque, il n’y avait aucune résonance, c’est venu après mes 30 ans. À 30 ans, on est « vieux » dans la pub, on se demande ce qu’on va faire après. La seule chose dont j’étais sûre c’était que je voulais rester dans la com’, donc avant d’être « vieille » … À 28 ans, je suis partie en Angleterre, j’ai fait un court passage à Hong Kong où j’ai découvert l’énergie des professionnels sur place, tout le monde a un job corporate, mais aussi 1 ou 2 activités à côté. 
Je suis rentrée en France, j’ai géré des comptes régionaux pour Danone, Kraft, Unilever et dans mon agence, on les gérait comme des entreprises, j’ai adoré, mais on ne voit pas le temps passer quand on s’amuse et après quelques années, j’ai vu la nouvelle décennie arriver… 
 
Qu’est-ce qui a provoqué le déclic pour sauter le pas ?
Une fois de plus, j’ai vu un cap arriver et je me suis dit que c’était maintenant ou jamais, j’avais besoin d’un challenge, j’avais passé un peu trop de temps dans ma zone de confort.
 
Pourquoi avoir choisi Dubai pour entreprendre ? 
Le lifestyle des entrepreneurs ici : on travaille beaucoup, c’est sérieux, mais on passe d’un petit-déjeuner avec un photographe les pieds dans l’eau à une conf call stratégique avec le board d’un groupe international avec les intervenants sur 4 fuseaux horaires.
 
Quels sont les challenges, les difficultés ou les facilités pour entreprendre à Dubai ?
Dubai est « facile » pour l’entreprenariat, en particulier pour les personnes comme moi qui ont la « phobie administrative ». Mon seul vrai souci a été de choisir le bon modèle de structure pour ma société.
 
Quelle est votre source de motivation chaque jour ?
La liberté !!! Ça a clairement un prix, mais j’aurais dû mal à retourner au ‘9 to 5’… Et je n’en apprécie que plus mes projets, je n’ai pas l’impression de travailler.
 
Avec le recul, que referiez vous différemment ?
Ne pas travailler 24/7, ça n’est pas productif. 
 
Avez-vous bénéficié d’aides pour vous lancer ? 
L’entraide de la communauté française ! Je pense que nous avons beaucoup de chance à Dubai, même les personnes très occupées trouvent toujours le temps d’un café pour vous écouter et vous diriger vers la bonne personne. J’en profite pour tous les remercier.
 
Si vous aviez deux conseils à donner au futur entrepreneur qui vous lit ?
- Prenez soin de vous : ‘Qui veut voyager loin ménage sa monture !’ 
- Écoutez les gens autour de vous, mais écoutez-vous avant tout.
 
Et deux bonnes adresses ?
Le Bistro des Arts à la Marina : c’est en bas de chez moi et je retrouve ce qui me manquait le plus à Dubai, la vie de quartier.
Letswork : c’est un concept de co-working très innovant, une communauté qui peut se retrouver dans une dizaine de lieux dans Dubai, c’est un concept qui correspond à mon nouveau projet de collectif, c’est flexible et convivial, ça répond à un changement des modes de travail, surtout en agence.
 
Comment conciliez-vous vie de parents (si vous l’êtes) et d’entrepreneur ?
Je n’ai pas d’enfants. En revanche, j’ai la chance d’avoir des « amis de 20 ans » à Dubai et leurs enfants me donnent beaucoup d’énergie.
 
Des projets futurs ?
Un grand OUI ! avec You, the collective, un collectif de talents complémentaires au mien, avec des spécialistes venant du retail, la restauration, le luxe, l’e-commerce… mais aussi des photographes, des journalistes… pour moi, la nouvelle agence doit être flexible et faire appel à des experts. Ça répond à une nouvelle demande, les annonceurs n’ont plus les budgets d’avant et les timings et les formats ont changé, il faut donc s’adapter. 
 
PETIT PORTRAIT INDISCRET 
Plutôt matinale ou oiseau de nuit ? J’aime me lever tôt, j’adore entendre les oiseaux le matin, mais je ne suis pas fâchée avec l’oiseau de nuit.
Plutôt café-croissant ou petit-dej healthy ? Eau citronnée + fruit et ensuite… 1l de café ! 
Plutôt sport extrême ou méditation ? Ex-coureuse, je suis passée au yoga il y a 1 an et demi, j’alterne entre birkam, yoga traditionnel et un peu de pilates. En tant qu’entrepreneur, ça permet de se poser et ça élimine les douleurs physiques dues au stress.
Plutôt robe-sandales ou tailleur-talons ? Les 2, selon l’humeur et les rdv du jour.
Plutôt weekend cocooning ou fiesta ? J’ai toujours préféré sortir la semaine, j’aime donc l’idée du weekend cocooning, mais dans une ville où le soleil est omniprésent, c’est compliqué de ‘binge-watcher’ !
Plutôt cigale ou fourmi ? L’entrepreneuriat nous apprend à être fourmi.
 
LE MOT DE LA FIN
Better an ‘OOPS’ than a ‘what if’. Excuse my French ;-) 
 
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Dernière modification le lundi, 29 octobre 2018 04:36
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