Nous avons découvert en novembre dernier son dernier spectacle A Partager, sur nos terres émiriennes (lire notre article). Depuis, Elie n’a pas toujours été ménagé dans la presse : faits et gestes épiés, actes manqués, malgré un spectacle salué par la critique qui continue à remplir les salles de France. Elie Semoun est-il vraiment celui qu’on croit ?  J’ai eu le plaisir de le rencontrer juste avant sa représentation à Dubai, pour un moment de partage en toute simplicité.   Fin de journée, lorsque j’arrive au Sofitel de la Palm : le timing est compté, on m’invite à entrer. Au fond de la salle, il est là, il me sourit tout de suite. « On se fait la bise ? », il a l’air plutôt sympa et accessible à la première impression. J’ai préparé mes questions, mais finalement l’interview ressemblera plus à une discussion sans filtres, ni faux semblants… ce qui me permettra d’en savoir un peu plus sur l’homme qui se cache derrière le costume d’humoriste.   « Comment ça va ? Première fois aux Emirats ? Comment s’est passé votre première à Doha ? » Ça va oui, un peu fatigué. Doha ça a été ! Mais le public est un peu conservateur, non ? Je pense que les sujets que j’aborde sont un peu touchy. En même temps c’est mon rôle, je monte sur scène pour me moquer ! J’ai dû jouer au chef d’orchestre avec un public pas toujours très discipliné mais c’était un bon exercice, une bonne expérience. Elie sourit (encore), les fossettes au coin des yeux. Dans ses yeux pétillants, je perçois pourtant une pointe d’anxiété… pour celui qui avoue être toujours un peu stressé avant de monter sur scène, même après 25 ans de carrière !   « Quels étaient vos aprioris avant d’arriver ici à Dubai ? » Je n’ai pas encore vu grand chose… mais pour l’instant j’ai dû mal à imaginer une ville sans culture, ni bibliothèques pour lire des livres. C’est comment la vie ici ? C’est plutôt à vous de me le dire non ?  Je réponds à la question, et je ne lui en veux pas, quelques heures c’est court pour apprivoiser la ville (merci les reportages bourrés de clichés !) Je pense tout haut « il y en a de la culture ! pleins d’initiatives artistiques voient le jour et se développent à Dubai, c’est une ville où il faut pousser les portes, gratter le vernis en surface… » « Mais revenons à nos moutons, c’est quand même moi qui pose les questions » - ☺   J’ai tendu une perche, « Ça tombe bien parce que j’aime gratter le vernis, aller là où ça fait mal. »  Je crois que je n’aime pas ce qui est trop… « lisse ? ». Ça tombe bien moi non plus.   A bas les masques, pour la première fois depuis le début de cet échange, et après quelques petits pics pour me déstabiliser (sinon c’est pas drôle !) : Elie commence à lever le voile sur ce qui le touche depuis toujours et l’a enfin poussé à écrire ce spectacle résolument décomplexé.   « J’ai envie d’aller dans des sujets qui touchent les gens, qui font mal, qui font saigner. La pédophilie, le terrorisme, par exemple. Le handicap aussi, avec un sketch où Beaugosse93 drague une fille sur skype et tout ne se passe pas comme prévu. Je me souviens que l’un des premiers à avoir pu rire du handicap c’était Jean-Marc Parant dans Juste pour rire… ça m’a inspiré. J’avais envie de parler de la mort aussi dans le sketch où le mec des pompes funèbres pète un plomb !  Je suis un expert maintenant, d’ailleurs Kev et Gad dans la préparation de leur nouveau spectacle (ndlr : Tout est possible) m’ont demandé de les aider pour leur sketch « Horizon funèbre ». L’homosexualité aussi, est un sujet qui me touche, c’est peut-être parce qu’on me dit souvent que je suis efféminé… » dit-il en plaisantant. Je me permets de le couper : « on peut appeler ça de la sensibilité plutôt ? » parce qu’Elie ne la refoule pas, c’est certain. Je repense à son parcours : recueils de poèmes, pièces de théâtre, chansons, cinéma. Ce touche-à-tout aime écrire et ose se découvrir dans des registres où on ne l’attend pas, allant toujours jusqu’au bout de ses projets. C’est courageux.   « Qu’est-ce qui vous pousse à faire rire les gens tous les jours ? » Son visage s’illumine un peu plus. « La création ! » s’exclame-t-il. « C’est comme lorsqu’un peintre dessine sur sa toile, quelque chose se passe. Moi j’aime peindre la vision de la société, c’est une source d’inspiration intarissable. J’aime aussi gérer une salle, la porter. C’est excitant et passionnant, comme une nouvelle aventure à chaque spectacle… » Là c’est moi qui sourit, en me disant que c’est un mec assez normal en fait, animé par l’envie de dire tout haut ce que l’on pense tout bas. Elie provoque… mais il rêve aussi, jusqu’à me confier « n’apprécier la réalité qu’en rêve ».    Pourtant derrière les apparences, la notoriété, le succès, on doit se sentir parfois un peu seul ? « Oui, je me sens seul quand je rentre dans ma chambre d’hôtel à la fin d’un spectacle. C’est peut-être le prix à payer ? La douche froide après avoir vécu quelque chose d’unique. Enfin vraiment je ne veux pas faire pleurer dans les chaumières mais c’est vrai tout ça. » se confie t-il sincèrement. Ça me touche et ça me paraît tout d’un coup évident : on est tous les mêmes en fait, en mal d’amour. Et lui n’est pas plus épargné qu’un autre.   Vous avez dit dans une interview : « Petit à petit se sont infiltrés dans la TV française des idées démagogiques qui prônent que l’étranger est un danger… » Quel regard portez-vous sur ces Français qui s’expatrient et deviennent à leur tour étranger dans un autre pays ? Courageux, lâches ? » « Je dirais simplement que ceux qui quittent la France pour des raisons fiscales, parce qu’ils sont racistes ou intolérants, eux sont des lâches. La France est un pays magnifique, franchement pour moi c’est le plus beau pays du monde. On a la culture, la gastronomie, on a tout. Mais vous pourquoi êtes vous partie ? » Un vaste sujet que celui de l’expatriation… Mais ça c’est une autre histoire.   Petit portrait un peu indiscret :   « Plutôt matinal ou oiseau de nuit ? » super matinal « Plutôt junk food ou healthy food ? » junk food ! Quoiii !? Il m’avait dit plus tôt faire attention à sa ligne… « Oui mais j’en mange quand même ! » confesse t-il. « Plutôt sport extrême ou méditation ? » Plutôt jardinage. « Plutôt cigale ou plutôt fourmi ? » Ben alors on ne connaît pas ses classiques ? Après explication, cigale évidemment. « Plutôt cœur d’artichaut ou cœur de pierre ? » Cœur d’artichaut définitivement… Je suis célibataire. « Plutôt blonde ou brune ? » Celle qui m’aimera et que j’aimerai.   Le rideau est tombé… fin du spectacle.   On se retrouve. « Qu'en avez-vous pensé ? » je réponds franchement « il y a des sketchs que j’ai adorés, d’autres moins. » Celui qui m’interroge n’est plus le même personnage public applaudi sur scène quelques minutes auparavant ; mais c’est l’homme attachant rencontré quelques heures plus tôt.       Quoiqu’il en soit Elie a tenu sa promesse : aucun tabou n’est laissé de côté et l’humour noir est justement dosé. Moi je vous dirais qu’au-delà du spectacle c’est la personne que j’ai rencontrée que j’ai appréciée : un artiste à fleur de peau, une personnalité complexe empreinte de maladresses et de paradoxes surement… mais sans aucun doute un vrai amoureux de l’Amour. Et de l’Amour c’est tout ce qu’on lui souhaite !   Merki Elie, à la prochaine !   Crédits photo : Remy Abouchakra / Charles Bernard   N’oubliez pas de vous inscrire à notre Newsletter du jeudi pour recevoir toutes nos actus !               
Le titre évocateur soulève tout de suite des interrogations… mais qu’est ce qui pourrait bien nuire à son salut ? Quelles valeurs et vertus peuvent-être mises à l’épreuve ? La réponse dans cette croustillante satire des temps modernes, entre humour et cynisme, portée par un trio de choc. Rencontre avec son metteur en scène, Ludovic Laroche.
   Un livre, une histoire, une pièce.   A travers cette histoire, Henri-Frédéric Blanc, auteur du livre original Nuit gravement au salut, exprime sa révolte d’un monde déchu, nous poussant ainsi à nous questionner : jusqu’où sommes-nous prêts à aller pour obtenir ce que l’on désire ? Sommes-nous prêts à dépasser nos valeurs morales, familiales, éthiques ?   Au cœur de cette pièce, la mise en lumière de l’hypocrisie du microcosme littéraire pour évoquer plus généralement les travers de notre société moderne. Le décor est plutôt simple… une table autour de laquelle deux personnes partagent un diner. Léa est romancière, séduisante et joueuse. Victor est éditeur, suffisant et cynique. L’enjeu de la soirée ? Obtenir de l’argent pour l’opération d’un enfant gravement malade. Une seule solution ? Editer un livre, à une condition…   Une mise en scène, pour un trio.   Le metteur en scène et comédien, Ludovic Laroche, a beaucoup travaillé sur le rapport de force entre les deux personnages dans leurs différences mais aussi dans l’exposition de leurs atouts. Le troisième personnage du serveur, est tout aussi important, pour son jeu burlesque et son rôle « d’arbitre » dans ce repas duel…jusqu’au coup de théâtre final !   - Comment avez vous rencontré Culture Emulsion et qu’est-ce qui vous a donné envie de venir jouer la pièce à Dubai ?
 Nous nous sommes rencontrés par un heureux hasard au festival d’Avignon en 2015, dans un café... alors qu'il pleuvait des trombes d’eau ! Nous avons sympathisé très rapidement, échangé sur nos métiers respectifs et avons trouvé beaucoup d’intérêts communs. Nous sommes restés en contact jusqu'à ce que Cécile et Stéphane découvrent la pièce.    - Est-ce votre premier séjour ici ? Qu’attendez vous du public de Dubai ? C'est une grande première pour nous ! Nous sommes super excités et évidemment enchantés de venir d’aussi loin pour découvrir d’autres horizons et un nouveau public ! Notre premier objectif est de faire connaître ce texte et cet auteur, aussi longtemps que possible et aussi loin que possible… Nous avons déjà joué en Europe auprès de communautés francophones, mais jamais au Moyen-Orient. Suite à cette représentation nous avons aussi des perspectives en Inde, au Liban ou encore au Maroc. Preuve que cette pièce peut trouver un public partout où la langue française est représentée ! Notre deuxième objectif c’est surtout d’échanger et de rencontrer notre public, et plus largement de faire rayonner nos motivations et notre travail. - Pourquoi avoir choisi d’adapter ce livre d’Henri-Frédéric Blanc en pièce de théâtre ? Tout d'abord Parce que j’ai adoré le roman, la plume et le style de l’auteur avec une vraie force comique ! Tous les ingrédients sont déjà réunis pour passer du récit à a théâtralité : Personnages imposants ou charismatiques, situation simple et efficace, lieu unique. Et puis il y a ce petit plus qui fait qu'on a envie d aller plus loin qu'une simple lecture... Le style d’Henri-Frédéric Blanc est merveilleux, Il ne peut qu’engendrer des dialogues savoureux (qui sont présents dans le roman). Je le dis souvent ce texte est un texte pour les acteurs. Et puis il s'agissait de ma toute première vraie mise en scène ... Donc je voulais travailler sur un spectacle plutôt léger structurellement parlant (décor sobre, pas plus de trois acteurs) c'était déjà une belle gageure pour moi : adapter, mettre en scène et jouer !   - Quel est le nom de la troupe que vous avez montée ? Quelle est son actualité ? Il s'agit du Renard Argenté, créée par ma partenaire et comédienne dans le spectacle Stephanie Bassibey. Nous tournons actuellement Nuit gravement au Salut jusqu’au prochain festival d’Avignon (été 2017) ainsi qu’à Paris (théâtre la Huchette) dès l’automne prochain. Nous jouons également un spectacle cabaret autour du vin et de la gastronomie intitulée Par gourmandise. Février 2017 marquera notre nouvelle création Le cercle de Whitechapel ... Une comédie policière autour de Jack l’éventreur, Arthur Conan Doyle, Georges Bernard Shaw ou encore Bram Stocker... Bref, une année 2017 bien remplie !   - Quelle est votre actualité d’acteur et de metteur en scène/vos projets futurs ? Une année bien remplie aussi à fortiori ! Après les projets du Renard Argenté, Les Prométhéens ... une pièce sur Nikola Tesla. Ainsi que d’autres projets de créations, notamment pour le festival mises en capsules du théâtre ciné XIII, à Paris.   Une comédie d’Henri-Frédéric Blanc Stéphanie Bassibey, Pierre-Michel Dudan et Ludovic Laroche  Mise en scène et adaptation Ludovic Laroche.
   Dates : le mercredi 7 et le jeudi 8 décembre, à 20h30 Lieu : DUCTAC Tarifs : 195 AED et 145 AED pour les abonnés. Infos et réservations sur Culture Emulsion.net   Des places à gagner, restez connectés sur Facebook ! N’oubliez pas de vous inscrire à notre Newsletter pour recevoir toute nos actus !             
Vous aimez la danse et vous aimez découvrir de nouveaux talents ? C’est l’occasion de venir applaudir une jeune compagnie moderne provenant des quatre coins du globe : Les Ballets de France.

La première compagnie privée de danse classique française vient se produire chez nous, à Dubai pour nous présenter en exclusivité leur Grand Ballet Gala, le 2 et 3 décembre prochain sur les planches du DUCTAC. 
 Un joli projet mené par des artistes passionnés, qui a retenu toute notre attention… on vous en parle !   Une compagnie cosmopolite !   Fondée en 2013, par son jeune directeur artistique Rémi Lartigue ; formé auprès de Jean-Pierre Laporte et ancien danseur étoile ayant fait partie de ballets prestigieux ; la compagnie se compose aujourd’hui de 15 danseurs solistes, aux parcours hétéroclites mais à l’ambition commune : offrir des spectacles originaux au plus large public, en « dépoussiérant » la danse classique.   Du Japon, en passant par Londres, les Etats-Unis, la Wallonie et l’Europe de l’Est jusqu’en Italie ; chorégraphes, maître de ballet et équipe de direction ont réussi à créer un univers dynamique, poétique et métissé.

 En effet, Les Ballets de France mélangent leurs cultures à travers les danses et les musiques pour développer des propositions artistiques modernes, sans pour autant oublier leur ADN de danse classique.  La liberté, sans frontières ni barrières, est au cœur du travail des danseurs pour présenter pas moins de 70 spectacles à l’international, par saison.    Un spectacle intense entre classique et contemporain.   Douze danseurs solistes seront présents à Dubai pour vous présenter un spectacle inédit de plusieurs tableaux, alliant la finesse et la virtuosité de la danse classique combinée à l’expressivité de la danse contemporaine.   Dans un enchainement de tableaux variés, découvrez ou redécouvrez les grands classiques du ballet tels que : les pas-de-deux du Corsaire et de Coppélia ; ainsi que des créations contemporaines telles que : le saisissant Boléro de Ravel, Requiem de Mozart… mais aussi le surprenant You are not alone de Mickael Jackson !    Prenez part à un programme à la fois musical et chorégraphique qui vous ne laissera certainement pas indifférent.   Grand Ballet Gala  Chorégraphes : Mario Piazza/Marius Petipa/Thierry Le Floch/Mauro de Candia/Mike Fothergill   
Date : samedi 3 décembre à 15h. Lieu : DUCTAC – MOE
 Durée : 1h45 - 15 min d’entracte. Tarifs : à partir de 150 AED
 Réservations :  - dubai.platinumlist.net  - ticket-line.ae  - www.ductac.org   En tant que partenaire, nous vous offrons très bientôt 4 places pour aller les decouvrir le 2 décembre… restez connectés sur Facebook ! N’oubliez pas de vous inscrire à notre Newsletter pour recevoir toute nos actus !               
crédit photo : PABLO PICASSO WITH HIS MODEL SYLVETTE DAVID F.PAGES/PARISMATCH/SCOOP RENCONTRE avec Olivier Widmaier Picasso, petit fils du maître et curateur de l'exposition Revealed, à découvrir pour la première fois au Moyen-Orient. Au Sofitel JBR jusqu'au 26 décembre.   Une exposition qui fait écho à son livre Picasso, portrait intime, sorti en 2013, puisqu'elle ouvre sur six portraits de l’illustre grand père d’Olivier Widmaier Picasso, producteur, conseiller audiovisuel et auteur de cette autobiographie familiale éponyme. On y voit Pablo Picasso accompagné de sa dernière compagne, Jacqueline Roque, son modèle pour des centaines de portraits, de dessins et d’études, entourés de leurs dalmatiens, rappelant que “ses innombrables enfants et animaux de compagnie étaient toujours bienvenus dans sa luxueuse villa”. On découvre le maître déambulant comme un simple badaud dans le port de Saint-Tropez, ou torse nu dans son atelier de la villa Californie, exécutant quelques pas de danse devant son œuvre Baigneurs à la Garoupe, ou encore dévorant la sole la plus célèbre de toute l’histoire de l’art, immortalisée par l’œil acéré de David Douglas Duncan.   Tous les clichés ont été d’une façon ou autre publiés par Paris Match, partenaire de l’aventure avec le groupe Sofitel. “Je n’ai pas l’habitude de monter des expositions hors musée ou galerie. Ainsi lorsque le Sofitel m’a approché, j’ai imaginé une relation entre une exposition et un hôtel, un lieu où l’on est à la fois chez soi et hors de chez soi. Pour un artiste, chez soi, c’est son atelier. Paris Match avait, justement, des photos d’ateliers d’artistes : 1000 en tout, dont 130 de mon grand-père,” explique Olivier Widmaer Picasso. crédit photo : CANNES FESTIVAL 1956 J.GAROFALO/M.SIMON/PARISMATCH/SCOOP Trois paramètres sont dès lors venus resserrer la sélection de l'exposition : premièrement, il fallait que les artistes soient très connus, deuxièmement une variété d’ateliers et enfin qu’ils soient issus de l’art moderne et de l’art contemporain. Ainsi, depuis la première exposition en juin 2014 au Sofitel de New York, une trentaine de clichés sont dévoilés au public qui a une chance unique de découvrir ces monstres de la peinture en action dans le confort de leur environnement : qu’ils en jouent, à l’aise, timides ou, parfois, un peu dérangés dans leur routine. Courez-y car une fois l’exposition terminée, ces clichés seront détruits pour cause de droits d'auteurs.   On peut, par exemple, y admirer René Magritte, en complet veston, s’attelant invariablement sur les coups de 8h tapante à son chevalet sans qu’aucune goutte de peinture jamais ne vienne éclabousser son tapis ; Joan Miro sous le regard de son gigantesque soleil de palmes tressées, assis à côté de ses pinceaux impeccablement alignés comme pour les ensorceler ; Salvador Dali ayant pour modèle un rhinocéros grandeur nature ; un magnifique portrait de Pierre Soulages, géant de taille et de peinture, en jeu d’ombres et de lumières ; Jeff Koons ou Henri Matisse, au seuil, de la mort, cloué au lit, continuant à graver sur les murs de sa chambre. crédit photo : JOAN MIRO IN MAJORCA Tony SAULNIER/PARISMATCH/SCOOP crédit photo : SALVADOR DALI PREPARES THE STAGING FOR VENUS Tony SAULNIER/PARISMATCH/SCOOP crédit photo : MARC CHAGALL PAINTS THE CEILING OF THE OPERA GARNIER IZIS/PARISMATCH/SCOOP   Tant il est vrai que chez Olivier, enfant, les photos de famille étaient souvent des portraits peints par son grand-père, le consultant en droit de la famille n’en continue pas moins de découvrir encore des anecdotes qu’il ne connaissait pas. “J’ai eu une overdose de Picasso donc c’est intéressant de voir des artistes différents et comment ils travaillaient ”. Dans la famille Picasso fort compliquée – l’artiste ayant eu une épouse légitime Olga Khokhlova puis de nombreuses compagnes et plusieurs enfants -, Oliver est le fils de Maya que le maître avait eu avec Marie-Thérèse Walter, la deuxième femme de sa vie, et que l’on voit représentée dans ses tableaux entre 1935 et 1944 dont la célèbre Maya et la poupée. Depuis 1989, les enfants de Pablo Picasso - Marina, Bernard, Maya, Claude et Paloma - sont en indivision dans la Picasso Administration. Tandis que Claude en est l’expert et le gérant, Olivier s’est employé à proposer son expertise juridique afin de protéger les œuvres de son grand-père et à faire de son nom une marque déposée. « Il y avait près de 700 marques déposées et autant d’objets hétéroclites comme des ventilateurs estampillés Picasso, de par le monde » explique le consultant.  En 2013, Oivier Widmaier Picasso décide en outre de mettre à profit sa place de témoin atypique au service d’un document exceptionnel et intime, répondant sans réserve aux légendes que Pablo Picasso a nourries malgré lui. “J’ai exploré beaucoup d’archives et de documents juridiques liés aux procès que mon grand-père a eu toute sa vie et démonté ainsi certains phantasmes, ” explique l’auteur. Sans nier la souffrance occasionnée autour de son illustre aïeul, Olivier Widmaier Picasso réhabilite ainsi l’homme derrière le génie. Sa façon à lui, sans doute, de gérer un aussi écrasant héritage. “ Porter un tel nom donne sans conteste des avantages, mais signifie aussi des obligations. En tous cas 10% de ma vie est dominée par ce grand-père. Je ne peux pas faire n’importe quoi, ” confie celui qui a sciemment choisi d’exercer son droit à porter son nom dès que la loi lui en a donné le droit. A lire : Picasso, portrait intime, Olivier Widmaier Picasso, Albin Michel, 2013. Dates : du 27 octobre au 26 décembre 2016 Lieu : Sofitel JBR, restaurant Plantation - 3ème étage Entrée libre. Plus d'information sur la page Facebook du Sofitel JBR   N’oubliez pas de vous inscrire à notre Newsletter pour recevoir toute nos actus !              
Un spectacle de danse, c’est déjà une chance rare à Dubai. Mais là, c’est un spectacle unique qui nous est proposé par l’Alliance Française Dubai le 20 octobre à The Auditorium, Dubai College. Danse, photographie, calligraphie, light painting et un DJ live : 5 disciplines réunies sur scène. « Turn Off The Light » est un spectacle exceptionnel avec entre autres deux danseurs aux parcours différents. Stéphanie Naud est médaillée d’or en danse contemporaine et Razy « Fever » Essid est vainqueur d’un nombre incroyable de battles hip hop. On a voulu en savoir plus sur eux et sur le spectacle.   Comment en êtes-vous arrivé à la danse? Quelle formation avez-vous suivi ? Stéphanie Naud - J’ai une formation modern'jazz, classique, contemporain et hip hop mais j'aime découvrir d'autres styles. La danse est tellement riche. Je participe à des stages en danse africaine, orientale, house dance... Ma mère m'a inscrite à la danse quand j’avais 6 ou 7 ans. Je ne me souviens pas avoir émis le désir de faire de la danse.   Fever - Complètement autodidacte; j’ai quand même suivi quelques stages avec ROMU du RAF Crew.  À la base je faisais du foot.  Un jour, mon voisin et ami me propose de venir participer à un cours de Hip Hop.  Arrivés sur place, il n'y avait que des filles ; du coup ça ne m'intéressait pas beaucoup. Mais quelques jours plus tard, mon ami revient à la charge en me disant "Il y a des mecs de Paris qui viennent donner un stage ce week-end. Viens !" Je l'accompagne mais en temps que spectateur. Là, je vois un des danseurs qui donne le workshop qui tourne sur la main ; ça m'impressionne.  Alors je me dirige vers lui et lui dis "ça, je veux savoir le faire". J’ai fini par suivre le stage. En un petit week-end, il m’a appris pas mal de mouvements et m’a dit que j'avais des facilités avec mon corps,  que je comprenais rapidement la musique, il m’a dit qu'il ne fallait pas que j'arrête! Depuis ce jour-là, je n'ai pas arrêté..!   Stéphanie, vous êtes médaillée d'or du conservatoire de danse contemporaine de Nantes. Comment vous êtes-vous intéressée au Hip Hop ? Je pratiquais la danse dans une association avec une prof très active qui emmenait ses élèves les plus motivés dans des stages internationaux. J'ai pris mon premier cours de hip hop (new style) lors d'un de ses stages. Puis j'ai continué en découvrant tous les différents styles que regroupe le hip hop.   Fever, en gagnant de nombreuses « battles », vous jouissez maintenant d’une grande notoriété dans le monde des cultures urbaines. Quelle est votre plus belle victoire?  J'en ai deux : au Festival “Juste pour rire” de Montréal en deux  contre deux avec mon binôme BIGO, cette victoire était juste magnifique! Et mon autre belle victoire fut "Battle of the Year" en 2010 avec mon groupe "LA SMALA" de Bordeaux, ma famille!   Que pensez-vous de l’annonce en 2015 du gouvernement français qui souhaite la création d’un diplôme national de danseur hip-hop ? Stéphanie Naud  -  Ça fait un moment que ce projet ou que cette discussion existe mais les faits sont là : c'est très compliqué. Cadrer l'aspect pédagogique. Protéger les participants tout en gardant l'essence de cette danse. Razy (Fever) en parlera mieux que moi.   Fever -  Cela fait plus de 40 ans que le mouvement Hip Hop existe. Pourquoi se réveiller aujourd'hui et vouloir imposer des règles, alors que ça fonctionne très bien de façon autonome?   Comment vous êtes vous rencontrés pour Turn Off The Light?  Stéphanie Naud - Julien Breton cherchait une danseuse. On s'est rencontré avec Razy la veille de notre première date tous ensemble à l'ouverture du festival « Hipopsession » à Nantes en 2012. Ça a bien fonctionné.  Fever - Je connaissais Nicolas Guilloteau, Dj One up. Il a proposé mon nom dans le projet. Je suis venu à Nantes, nous avons fait des tests et cela a fonctionné direct!   Qu’est-ce-qui rend Turn Off The Light si spécial comme spectacle?  Stéphanie Naud -  C'est un spectacle unique au monde. On a découvert un travail qu'on ne connaissait pas avec la photo et le light painting. C'est très enrichissant. On est très libre dans nos danses mais en ce qui concerne le timing pour le Light on se doit d'être rigoureux ; tout est coordonné au niveau musical, pour nos placements dans l'espace, on ne doit pas bouger pendant les lights... et quand on est essoufflé avec la tête en arrière, ce n'est pas toujours évident!   Fever - La difficulté particulière que j'aime dans ce spectacle est de devoir respecter chaque discipline et d'être au bon endroit au bon moment: LA bonne position SUR le rythme de LA musique ! Vous verrez pourquoi je dis ça…   On est plus qu’impatient de vous voir sur scène à Dubai le 20 octobre. Vous êtes en tournée : Beyrouth, Doha et maintenant Dubai. Première visite ? Fever - Deuxième visite pour ma part ! Stéphanie Naud - Première fois pour moi à Dubaï ! Très excitée à l'idée de découvrir cette ville.   Turn Off The Light – jeudi 20 octobre à 20h, The Auditorium, Dubai College. Billets Adulte Dhs.80 et moins de 18 ans Dhs. 40 sur platinumlist.net    Rencontre avec Julien Breton, Directeur Artistique et Calligraphe de Turn Off The Light, lundi 17 octobre à La Médiathèque ; entrée gratuite.   N’oubliez pas de vous inscrire à notre Newsletter pour recevoir toute nos actus !                   
Mercredi 5 octobre 2016. Il est 23h00, et l’on rentre tout juste de la première du spectacle de Morgane Gauvin : JE JOUE DONC JE SUIS, à l’Alliance Française. À la question, « Pourquoi tu joues ? » Elle vous aurait certainement répondu « Parce que la scène appelle toujours le comédien ! »
 Moi c’est l’envie de vous retransmettre ce qu’il s’est passé durant cette soirée et notre rencontre avec Morgane qui ont appelé ma plume là tout de suite. Alors à la question « Mais alors on va la voir ou pas ? », je vous répondrai avec un grand « OUI !!! » assuré, assumé, passionné et engagé… et je vais vous dire pourquoi !   1 - Parce que c’est un spectacle qui ne vous laissera certainement pas indifférent.
   Toutes les émotions sont là. On passe littéralement du rire aux larmes (j’en ai versées, je l’avoue…) lors d’un spectacle où tout ne semble tenir qu’à un fil, à l’image de cette hypersensible. Une chose est sûre, tout le monde dans la salle a l’air agréablement surpris. Et pour cause, Morgane nous livre une proposition artistique différente et originale : « pas tout à fait un one-woman-show », nous explique t-elle, lors de notre 1ère rencontre, c’est en fait un « seul en scène ». « Oui, d’accord… mais encore ? » Moi je veux rire, décompresser après le boulot et surtout ne pas me prendre trop la tête ! 
   Pari réussi. Morgane nous embarque avec elle, de la première seconde du spectacle jusqu’à la dernière, toujours au rythme de la musique (et de ses danses endiablées) dans un format d’un genre nouveau alternant les costumes, passages vidéos, chansons et textes. Mais où diable puise t-elle son inspiration et son énergie si communicative ? Dans sa vie et ses expériences d’expatriation sur tous les continents (de l’Asie à l’Afrique en passant par le Moyen-Orient) dont elle nous livre les temps forts et les remises en question.   2 - Parce qu’elle a un message à faire passer et qui que vous soyez vous l’écouterez…
   On comprend très vite que raconter son histoire personnelle n’est pas une fin en soi, mais plutôt un accélérateur de prise de conscience chez une petite fille déjà entière, interrogée par le monde dans lequel elle grandit… Morgane réussit à nous transmettre un formidable message universel d’amour et de tolérance à travers ses réflexions, ses révoltes et ses coups de gueule « parce que c’est fort quand on met le doigt là où ça fait mal !» Celle qui nous explique que toute la difficulté d’un comédien « est de trouver l’équilibre entre ce qu’attend le public et ce qu’on a envie de donner de soi… » s’en sort finalement avec brio : le message est passé Morgane, on l’a tous pris en pleine gueule et en plein cœur !   3 - Parce que c’est une artiste complète et généreuse !   Quand on s’est posées avec Morgane, après son spectacle, j’ai enfin pu lui demander ce qu’ELLE avait ressenti à sa sortie de scène ? « La retombée de beaucoup de pression et d’appréhension… la fatigue d’une longue préparation avec toute la phase des répétitions ! Mais beaucoup de joie d’avoir repris ce spectacle à Dubai, après l’avoir quitté à Paris, il y a un exactement un an. »  - Comment as tu trouvé le public, ce soir ? « GÉNIAL ! Il m’a tellement portée pour cette première, et c’était super important. Il m’a surprise aussi… je sais déjà ce que je dois retravailler ! »  - Déjà en train de penser aux prochaines dates alors ? 
« Oui, je suis super heureuse de cette soirée mais j’ai besoin de la digérer, d’apprendre à connaître mon public, d’ajuster mon énergie pour être encore plus à fond avec lui sur les prochaines dates ! »
 - Tu parles de « ne jamais oublier de rêver » dans le spectacle, quels sont tes rêves ? « Continuer à transmettre ce que j’ai au fon de moi de manière authentique et absolue. Continuer à pouvoir prendre des risques et les assumer. Continuer à créer du lien entre les gens… leur donner de l’espoir et les rendre heureux. C’est ça mon rêve. » - Des projets futurs alors ? « Oui pleins. Déjà continuer à animer les ateliers de théâtre à l’Alliance Française… j’adore cet échange, ça me nourrit à chaque séance… et donc mettre en scène des comédiens (apprentis ou confirmés) dans leurs singularités, ici à Dubai ça serait vraiment génial ! Personnellement, pourquoi pas commencer à écrire la suite de ce 1er spectacle… Et puis mon grand projet, c’est de toucher au Cinéma pour être derrière la caméra et réaliser un court-métrage…One day ! »   Voilà, un petit extrait d’une interview qui ressemblait plus à une conversation à cœur ouvert, dont je ne pourrais pas tout vous dire (parce que vous seriez déjà endormis) … mais je me souviens d’une chose : elle m’a beaucoup parlé de ce qui l’avait forgée, mais ce soir c’est elle « qui nous a marqués au fer rouge ». Merci Morgane.   Bonne nuit !

 Dates : les mercredis 5, 12, 26 octobre et 2, 9, 23 et 30 novembre, à 20h30.
 Lieu : Alliance Française – Oud Metha Tarifs : 80 AED pour les adultes et 40 AED pour les - 18 ans. Tickets en vente sur place ou réservez vos places en envoyant un mail à emailProtector.addCloakedMailto("ep_6e609c42", 1);. Pour plus d’information, rdv sur le site web de l’Alliance Française.
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La troupe de théâtre Culture Emulsion se prépare à jouer le Diner de Cons, un challenge à leur mesure, qui nous promet des moments jubilatoires au DUCTAC les 12 et 13 octobre prochains. Comme la plupart d’entre nous, j’ai vu le film plusieurs fois et ai ri à chaque “il n’a pas de prénom ?”. Et comme la plupart d’entre nous, je sais que c’est une pièce de Veber au départ (que Jacques Villeret a jouée plus de 600 fois !), mais je ne l’ai jamais vue.  C’est l’équation avec laquelle va devoir composer la troupe d’ici quelques jours : faire rire un public qui connait le film par cœur, mais pas la pièce.
 Mais ce soir c’est mon soir !...  Le diner de cons pour moi toute seule ? Banco !    J’ai eu la chance d’être invitée à assister à une répétition.  Pas n’importe laquelle. Après des mois de travail (et jusqu’à 5 répétitions par semaine), la troupe répète pour la première fois sur scène et en conditions. J’apprendrai plus tard que ce type de travail, dans la salle réelle, en costumes et sans interruption s’appelle un “filage”.  Comme demandé par le metteur en scène un peu réticent à une présence extérieure, j’entre en catimini, m’installe au fond sans bruit et ne bouge plus. Entendre les 3 coups, seule dans la grande salle du DUCTAC, est impressionnant et assez intimidant. L’ambiance est sans conteste pro, et si concentrée qu’il me semble que je n’oserai jamais rire… Impression bien éphémère ! Les comédiens entrent en scène et jouent sans les décors qu’eux même ne découvriront qu’à la répétition générale, la veille du spectacle. Les répliques s’enchainent, fusent, je ris. Nadia assure la mise en scène. Elle prend des notes et circule d’un coin à l’autre de la salle sans commentaire à l’exception de légers gestes de la main permettant aux comédiens d’ajuster leurs voix. Elle me fait l’effet d’un chef d’orchestre. Le débriefing viendra à la fin des deux actes et mènera à une longue journée d’ajustements pour atteindre le niveau de précision qu’exige l’interprétation d’un tel monument du théâtre comique.    “C’est un texte culte, et le public arrive dans la salle avec des souvenirs qu’il espère raviver, ses attentes sont importantes”, souligne Stéphane Brismontier qui produit le spectacle et y incarne Pierre Brochant, “c’est pourquoi nous avons voulu une vraie mise en scène pour cette pièce. Il nous semblait essentiel que le jeu soit guidé par l’œil d’un professionnel, extérieur la pièce, pour y apporter un nouveau regard”.  Nadia Lorenzon, professeur de théâtre maison, passée, tout comme Stéphane, par le cours Florent, avoue avoir été portée ces derniers mois par le challenge d’avoir à renouveler la pièce sans la dénaturer. On ne touche pas au texte bien entendu. “Le public vient chercher quelque chose qu’il connait et le texte existe, on ne peut ni s’en éloigner trop, ni pour autant prétendre à copier les génies de la comédie que sont les acteurs originaux. Mon rôle consiste à arbitrer pour essayer de trouver la juste balance. Je voudrais que le public retrouve ce qu’il est venu chercher, sans comparer”. Une troupe maison... “ La troupe Culture Emulsion est une troupe semi-pro” précise Stéphane, “constituée des plus belles rencontres théâtrales que Cécile [Herman, son associée] et moi-même ayons faites à Dubaï ces dernières années. Elle est à géométrie variable. Comme pour toute production, nous faisons notre casting en fonction des besoins de la pièce et de la sensibilité des comédiens ” Justin Dierckx de Casterle est sur les planches depuis “ils s’aiment”, en 2013. Cette fois, il est “Le con”… Pas facile ? Il en avait très envie. Lui aussi évoque le challenge comme moteur principal. “ D’une part, sur le plan émotionnel, il faut abandonner ses réflexes et cesser d’avoir peur de passer pour un con… a fortiori sur scène ! ” explique-t-il en riant. “ Mais surtout, sur le plan technique il était inutile de chercher à imiter Villeret, j’ai dû inventer un autre personnage en m’inspirant de situations autour de moi et en puisant dans ma propre naïveté ”. Le rôle de l’acteur est de venir avec des propositions, discutées avec la troupe et le metteur en scène. “ Plus je fréquente François Pignon, plus je le trouve d’une honnêteté et d’une bienveillance rafraichissantes ” conclue-t-il.   Victoria Joun, professeur de français et de théâtre a toujours utilisé les techniques théâtrales en cours pour faire passer le message pédagogique. Cette passionnée est même à l’origine de l’ouverture de la salle “Molière” au Lycée Français de Sharjah. Elle donne la réplique a ses anciens partenaires du « Prénom » , dans l’un des seconds rôles féminins de cette pièce qui, c’est le moins que l’on puisse dire, ne fait pas la part belle aux femmes… (Un brin misogyne Veber ?) Sa réplique favorite ? “ La folledingue, la nymphomane et l’hystérique prient le pervers, le salaud et le minable de ne plus jamais leur téléphoner ! Plus jamais ! ” On s’y croirait. Tous sont professeurs de théâtre ou comédiens passionnés depuis des années, et nous les avons en effet déjà applaudis, Nicolas Levron, Karl Stinglhamber ou Frédéric Juillot dans d’autres spectacles, comme les excellents « Ils se sont aimés », « le Prénom » ou le « Diner d’Adieu ».   …et une production maison !   Alors que je m’interroge sur la nécessité et la complexité de produire leurs propres spectacles quand Culture Emulsion fait déjà venir des œuvres sublimes du Festival d’Avignon, la réponse de Stéphane est instantanée, et vient droit du cœur : “ Nous sommes des passionnés, monter sur scène est une mise en danger nécessaire, et un aboutissement. La prise de risque est différente : en faisant tourner des spectacles à Dubaï nous mettons nos choix artistiques sur la table et prenons des risques d’ordre professionnel. En produisant et en jouant, c’est notre personnalité d’artiste que nous dévoilons, et notre crédibilité personnelle qui est en jeu. Mais c’est une source d’émotions exceptionnelles, en équipe, dont nous aurions du mal à nous passer ”. Aucun risque en ce qui me concerne. Je retourne sans aucun doute les voir entre amis le jour-J !   Venez rire et les applaudir sur la scène du DUCTAC les 12 et 13 octobre prochains à 20h30.   Prix : 195 AED (145 AED tarif abonnés) Box office: www.ductac.org ou te l: 04 341 4777     N’oubliez pas de vous inscrire à notre Newsletter pour recevoir toute nos actus !                 
@credit photo : Clémence Demesme Que l’on soit totalement fan, un peu sceptique, voire même totalement hermétique à son humour, force est de constater que son dernier spectacle A Partager a été salué par les critiques lors de ses premières dates de rodage… Alors autant vous dire que lorsqu’on a su qu’Elie Semoun débarquait sur les planches des Emirats, en exclusivité avant ses dates parisiennes, cela a, comme qui dirait piqué notre curiosité ! Nous avons donc tenté d’en savoir plus sur celui qui affirme que « l’on peut rire de tout… mais toujours sans méchanceté ni racisme » et sur son nouveau spectacle bien loin des codes du stand up ; plus intime et résolument saignant, teinté de notes aigres-douces, à savourer mais surtout A Partager.   Entre sensibilité et pudeur, la face cachée d’Elie Semoun ? 

Les racines métissées entre le Maroc et l’Algérie, Elie rêve déjà de scène a 17 ans mais sa carrière d’humoriste commencera en 1990, grâce à son duo avec Dieudonné dans l’écriture et le jeu de sketchs traitant déjà de sujets tabous.
 Ce sont les fameuses « petites annonces d’Elie » qui le placeront comme un humoriste incontournable de la scène française aux côtés notamment de Franck Dubosc, Gad Elmaleh et bien d’autres. Dans les années 2000, on connaît alors un Elie très plébiscité à la scène comme à l’écran, au rire autant nerveux que contagieux…   Toujours resté très discret sur sa vie privée, Elie Semoun commence alors à davantage se dévoiler, laissant le public entrevoir une personnalité à fleur de peau, touchante et concernée par la réalité qui l’entoure… trahissant même parfois du trac et des peurs avant de présenter son dernier spectacle.    A partager, un spectacle décomplexé.

 Aujourd’hui Elie Semoun revient à ces premières amours et tente le pari d’enfin se livrer… Interrogé en octobre dernier dans l’émission C a vous, Elie se confiait sans langue de bois et avec beaucoup d’authenticité sur son envie d’évoquer sur scène des sujets de fond tels que le handicap, la pédophilie, le fascisme et même la radicalisation… sujets qui font peur, qui suscitent des interrogations et des échanges mais quoiqu’il en soit provoquent des réactions !
 Vous savez celles qui engendrent des « Ohh ! » (Derrière le « non il n’a pas osé ?! ») avant les éclats de rire libérateurs (« c’est drôle quand même, non ? »).
 Son spectacle, A Partager en famille ou entre amis, comme un véritable moment d’exutoire est finalement à prendre avec légèreté et beaucoup de second degré !

 Elie maitrise parfaitement l’art de se glisser dans la peau de personnages fictifs aussi horribles qu’attachants (où l’on retrouve l’ADN et des clins d’œil aux petites annonces d’Elie) au sein d’une réalité poignante ; à l’image de l’apprenti jihadiste Oussama Ben Dubois, qui effectue son premier skype avec ses supérieurs et s’inquiète du climat, des moustiques et de la présence de jolies filles sur le camp ; ou encore Fabienne, la patronne loufoque d’un SPA qui rencontre pour sa première fois l’humoriste ; ainsi que Jean-Louis, le nouvel élu d’une mairie fasciste… et bien d’autres !

 Alors, on partage ?
 Restez connectés… bientôt des places à gagner avec Dubaimadame ! Pour plus d’information, suivez Origami Productions sur Facebook et Instagram. Dates : - Dubai : jeudi 3 Novembre, à 20h00 – The Auditorium Réservez vos places ici. - Abu Dhabi : vendredi 4 Novembre, à 20h00 - La Sorbonne Auditorium
 Réservez vos places ici. (Ouverture des portes à 18h30) Prix
 : Catégorie 4 à 1 : de 230 à 320 AED   N’oubliez pas de vous inscrire à notre Newsletter pour recevoir toute nos actus !               
La Cigale et la fourmi et autres fables, un spectacle détonnant, découverte du Festival d’Avignon 2015, en tournée à Dubai !   Dodo et Rémi, deux jeunes stars du rock français s’apprêtent à donner un de leurs concerts lorsqu’ils comprennent que, sur un malentendu curieux, le public attend en fait un spectacle sur les fables de Jean de La Fontaine… “de Jean qui ??...” S’interrogent-ils... Le fait de tout ignorer du sujet n’empêche pas les deux acolytes de se jeter au dépourvu dans une improvisation brillante, pour donner à leur public d’un soir ce qu’il est venu chercher…   C’est sur ce quiproquo cocasse que débute un spectacle pour petits et grands aux allures de tornade et à l’énergie communicative, très visuel, décalé et plein d’humour. Valentin Vander et Yeshé Henneguelle, les jeunes acteurs à l’imagination débordante emportent leur public dans 50 minutes d’une comédie trépidante et un brin déjantée, dans lequel le terme consacré « spectacle vivant » prend tout son sens.  Incontournables de la scène culturelle francophone aux Émirats, c’est le duo de Culture Emulsion qui nous rapporte ce spectacle à Dubaï, après l’avoir découvert au Festival d’Avignon l’an dernier. Cadeau souvenir !...   « Lorsque Derviche diffusion nous a conseillé d’aller jeter un œil à ce spectacle, à Avignon l’an dernier, nous étions déjà à moitié séduits » explique Stéphane Brismontier, « Derviche, auxquels nous devons déjà Augustin Pirate des Indes que nous avons fait venir à Dubaï l’année dernière, et La Grande Cuisine du Petit Léon que nous présentons en Novembre, a toute notre confiance en termes de choix artistiques. Mais il n’a pas fallu longtemps à Valentin et Yeshé pour nous conquérir totalement ! »    « Dire que Valentin et Yeshé ont une énergie et une créativité démesurées serait encore bien en-dessous de la vérité… ils sont génialement fous ! » ajoute Cécile Herman en riant, « ce sont des artistes complets qui excellent dans tous les arts vivants… nous sommes hyper impatients de les recevoir au DUCTAC ! »   Car ce spectacle ébouriffant touche à tout, et brillamment : la musique, le chant, la danse, la pantomime, l’acrobatie… et le jeu d’acteur évidemment, et a été salué par la critique : « Une version résolument comique qui reprend les codes du burlesque avec une belle énergie » TELERAMA.   « Fable-uleux ! Une lecture à la fois très originale des Fables dans un spectacle drôle et sacrément rythmé » RUE DU THEATRE. « On passe un excellent moment avec ces deux trublions de talent » TV5 MONDE.   L’histoire ne dit pas ce qu’en penserait Monsieur de la Fontaine et ceci n’engage que nous, mais le fabuliste n’étant pas le dernier à bousculer les conventions, nous ne sommes pas loin de penser que calé dans son fauteuil Louis XIV, il aurait savouré ce petit bijou décalé qui, l’air de rien, s’inscrit bien dans sa continuité. Comme les fables en leur temps, ce spectacle à tiroirs se lit à plusieurs niveaux et les petits comme les grands y trouveront leur compte. Il bouscule les codes du spectacle classique avec brio et donne un bon coup de frais aux idées reçues en maniant habilement les ressorts de l’humour.   Une excellente occasion de ré-évoquer les classiques de façon fraiche et contemporaine.  A voir, absolument !   Un spectacle pour tous à partir de 4 ans, tellement visuel qu’il est aussi adapté à un public en apprentissage du français. A Dubai, DUCTAC – Mall Of the Emirates Le vendredi 30 septembre 2016, 11h00 et 15h00 Plein tarif : 145AED / Abonnés : 95AED Box office : www.ductac.org ou 04 341 4777   N’oubliez pas de vous inscrire à notre Newsletter pour recevoir toute nos actus !                   
L'opéra et ses 2000 places ouvre enfin ses portes ! Très attendu, ce vaisseau culturel, à la proue dessinée par le cabinet Atkins, sera résolument flexible : le sol, les fauteuils, le plafond seront modulables afin de transformer la salle selon les besoins des spectacles représentés. Ainsi, l’opéra pourra accueillir pièces de théâtres et ballets ainsi que banquets et conférences.  Une brasserie et ses jardins seront installés sur les toits de l’opéra proposant une offre de restauration à tous les spectateurs et visiteurs.   La saison ouvre avec Placido Domingo ce soir suivi de avec l’opéra français de George Bizet Les pêcheurs de perles, du 1er au 3 septembre prochain. Cette pièce choisie en référence au passé historique de Dubai avec l’activité de la pêche à la perle s’intégrera parfaitement dans cet opéra à l’architecture inspirée des boutres, voiliers traditionnels du Golf Persique. La boucle est donc bouclée avec en ouverture une french touch à savourer !    Une ambition, digne de Dubai, avec une programmation déjà alléchante : de l’opéra classique du barbier de Séville (par le Teatro Verdi Triestre) au ballet non moins classique Gisele (par le ballet russe et orchestre de Sibérie), en passant par Broadway avec Les Misérables ou même la venue du Béjart ballet Lausanne pour un gala mettant à l’honneur le chorégraphe. Fin Septembre (du 26 au 30 septemre) on retrouvera aussi le show anglais de magie Impossible. Pour connaître le détail de la programmation 2016-2017, rendez-vous sur le site web de Dubai opera. Tickets en vente en ligne sur http://dubaiopera.com et dès septembre sur place. Possibilité d'offrir des bons pour des cadeaux culturels.   Tarifs : variables suivant les specatcles. Comptez un minimum de 200 dhs pour les 4 saisons de Vivaldi ; 275 dhs pour les Misérables ; 350 pour Les pêcheurs de perles ; 250 dhs pour Anousha Shankar.   N’oubliez pas de vous inscrire à notre Newsletter pour recevoir tous nos actus !                   
Si je vous dis culture, loisir, adrénaline, confiance en soi, vie sociale… Vous pensez à quoi ? Un sport d’équipe ? Un bon film ? Une super expo ?... Non, je parle théâtre évidemment. Comment ne pas y avoir songé ? Eh bien parce qu’au théâtre, sauf à être un véritable initié, on y pense assez peu finalement. Nous avons tous dit un jour - à nos amis, à nos enfants, aux enfants de nos amis… nous-même - « Tu devrais faire du théâtre ! » Soit parce que la personne en référence est un comédien né, soit parce que nous voyons au contraire la scène comme un moyen d’expression idéal pour gagner en assurance, en discipline, en présence… ou en voix. Sur ces bons mots, nous sommes généralement retournés à nos moutons et les cours de théâtre restés au stade de résolutions bien commodes dans les diners, et reconductibles annuellement, tacitement. Le théâtre, c’est de la voltige sans filet ! Ce qui génère ce délicieux sentiment fortement dosé en adrénaline de se mettre en danger tout en restant néanmoins en totale sécurité.   Le théâtre, c’est une porte ouverte sur de nouveaux horizons, tant culturels que personnels. En tant que comédien, c’est une aventure incroyable qui oblige à se dépasser. Se mettre en scène c’est se découvrir de nouvelles facettes, voire se révéler parfois. Comment s’étonner alors du fait que la passion de jouer s’élargisse aux cercles d’amis, et que le théâtre quitte maintenant la scène pour investir les entreprises qui ont bien compris ce que leurs équipes avaient à y gagner ?    Qui a dit qu’il n’y avait pas d’activités culturelles à Dubai ?   La troupe amateur de l’école de théâtre francophone de Culture Emulsion en sait quelque chose. Les adultes viennent de nous livrer deux spectacles éblouissants avec les classiques Le Père-Noel est une ordure et Tailleur pour Dames. Eblouissants parce qu’ils étaient drôles et crédibles, parfaitement dirigés par des professeurs pros - Nadia Lorenzon et Stéphane Brismontier - parce qu’ils ont joué dans un vrai théâtre et de jolis décors, mais surtout, nous ont permis de voir nos amis sur scène sous un nouveau jour. Tantôt amusés, admiratifs, émus, envieux même parfois de cette jubilation qu’on pouvait deviner sur les planches, nous avons quitté le DUCTAC avec une seule envie, faire partie de la troupe. Preuve que certaines résolutions ne demandent qu’un coup de pouce pour être mises en œuvre.   C’est d’ailleurs ce qui a amené Ghislain et Stéphanie à franchir le pas cette année. Avant d’être les drôlissimes Monsieur Moulineaux et Madame Musquin, ils ont applaudi Le Dindon de Feydeau l’an dernier et rêvé ce soir-là de rejoindre la troupe.  « J’avais ressenti lors d’un spectacle amateur ce stress positif et très intense né du mélange émulation de groupe/excitation/terrible trac » explique Ghislain « et j’avais très envie de revivre ces émotions fortes. Quelle fierté de vaincre ses appréhensions, de porter un projet ensemble et de faire rire le public. C’est un booster de confiance formidable ». Lui qui quitte DubaI cet été s’y résoud avec d’autant plus de regrets que la vie de troupe a été riche en émotions partagées ces dernières semaines. « Ce spectacle est un superbe cadeau de départ » dit-il « Le blues de la tâche accomplie est bien là, mais le goût du plaisir associé est long en bouche ! »     Stéphanie a toujours été une passionnée de théâtre. Cette nature discrète montée sur scène par défi envers elle-même avoue avoir vu les premiers exercices comme des épreuves aux allures de montagnes. Mais elle évoque aussi l’immense fierté de surmonter ses peurs, l’aisance acquise et le bonheur de retrouver la troupe chaque semaine. « Les cours de théâtre, en plus d’être une parenthèse de plaisir incroyable, ont été pour moi un formidable exutoire, un moyen de lâcher prise, d’aller vers les autres, et m’ont donné des outils précieux tant pour mon développement personnel que professionnel. Monter un spectacle en groupe est une expérience unique qui pousse à s’ouvrir à des personnalités diverses qu’on n’aurait peut-être pas rencontrées autrement. »     Nadia qui avec Stéphane dirige les cours de théâtre adultes et à laquelle on doit la mise en scène du Père-Noel, approuve : « Le théâtre est une vraie thérapie qui amène à se dépasser, à puiser dans ses émotions personnelles pour les traduire sur scène dans le langage de son personnage ». Cette artiste complète issue des Beaux-Arts de Tournai, peintre, décoratrice, danseuse et comédienne a aussi fait un passage par le cours Florent et voit le théâtre comme la suite logique de son parcours. « Le théâtre est un art vivant, c’est un mode d’expression plus direct que celui que j’utilise dans la peinture, sans le filtre de ma toile pour me confronter au public. Mais comme dans les arts plastiques, on compose sur scène des tableaux qui doivent être équilibrés. Le secret d’une belle pièce réside dans l’art de la composition du jeu entre les acteurs, comme pour une toile »     Inscrits de la première heure et déjà à l’affiche du Dindon avant de partager celle du Père-Noel, Pauline (Thérèse) et Stéphane (Pierre), viennent de signer pour une troisième saison.  Stéphane est venu au théâtre après y avoir inscrit sa fille. « L’arrivée à Dubaï, l’installation dans un nouveau quotidien, un nouveau rythme, favorise l’ouverture à de nouvelles activités. En s’ouvrant à un nouveau mode de vie on lâche un peu la bride », explique-t-il. Il évoque le plaisir du partage sincère avec la troupe et le public, celui de se produire dans un cadre approprié et structuré, et bien sûr, la fierté de risquer un pas en dehors de sa zone de confort. « La logistique est aussi tellement plus simple qu’ailleurs à Dubaï qu’il serait vraiment dommage de se priver d’un tel plaisir. » Conclut-il en souriant.     « Au-delà du bonheur de se retrouver autour d'une passion commune, les liens qui se tissent au sein de la troupe sont extrêmement forts » ajoute Pauline. Un spectacle est un projet intense, porté par une équipe pendant des mois, qui trouve son aboutissement devant le public et laisse un grand vide émotionnel après coup ». Commerciale pour une grande marque de luxe, Pauline mentionne aussi l’aisance et l’aplomb qu’elle a développés au théâtre, et sa faculté accrue à trouver les mots qui vont convaincre immédiatement. Plus jamais de « voilà ce que j’aurais dû dire ! » alors ?...  « Le théâtre est une aventure humaine hors-norme » disent-ils, unanimes, se faisant la voix des autres membres de la troupe.      C’est ce qu’on en retiendra tant il est bon de les voir savourer ce succès d’équipe autour de Cécile, Stéphane, Nadia… et Claire, la coach d’impro formée au Canada, berceau de la discipline, qui, sous la bannière Culture Emulsion, forme adultes et ados à son art « Un véritable lâcher-prise, où tout réside dans l’écoute, l’acceptation et l’adaptation rapide à des situations inconnues » explique cette dernière, avec un enthousiasme communicatif.    Les inscriptions aux cours de théâtre, d’improvisation, et aux formations professionnelles sont ouvertes, avis aux amateurs de sensations fortes !   Inscriptions aux cours de théâtre et d’improvisation ouvertes pour la saison 2016-2017, via le formulaire en ligne disponible sur www.culture-emulsion.net -10% pour les inscriptions confirmées en juin. Début des cours le 18 Septembre.   Adultes Ligue d’improvisation : Dimanche – 20h00, (2h) 1500 dhs Cours de Théâtre :  Dimanche - 9h00, (2h) et Lundi – 20h00, (2h) 1500 dhs    5-7 ans Dimanche – 16h00, (1h) 1200 dhs Lundi – 16h00, (1h) 1200 dhs 8-12 ans Dimanche – 17h00, (1h30) 1200 dhs Lundi – 17h00, (1h30) 1200 dhs Ados (12 ans et +) Improvisation : Dimanche – 18h30, (1h30) 1200 dhs Théâtre : Lundi – 18h30, (1h30) 1200 dhs Le théâtre corporate : pour mieux communiquer... Culture Emulsion propose également des ateliers de théâtres aux entreprises dans le cadre d'ateliers team building et mises en situation. Les ateliers sont animés par des professionnels formés aux techniques d'improvisation dans un univers business. Les sessions sont orientées en fonction des besoins de l'entreprise, tels que : - améliorer le leadership - optimiser la communication - apprendre à mieux se connaître - apprendre à travailler en équipe - prendre la parole en public etc. Pour plus d'information, rendez vous sur l'espace corporate theatre du site de Culture Emulsion.   N’oubliez pas de vous inscrire à notre Newsletter pour recevoir toute nos actus !               
C’est juste après le spectacle Montreux Comedy @ UAE au DUCTAC, que nous avons rencontré Grégoire Furrer, à une table tranquille du restaurant français voisin « Le Saint-Tropez », alors que spectateurs et comédiens encore chauffés à bloc jouaient les prolongations dans la salle adjacente. Les rires fusaient, le volume de la musique montait, c’était le moment idéal pour évoquer Dubaï, Montreux et l’humour, avec ce visionnaire qui depuis 26 ans repère et lance les pépites de la comédie stand up. Grégoire Furrer, un précurseur, l’un des premiers à oser filmer et diffuser ses spectacles à la télévision en ignorant les mises en garde de l’époque quant aux craintes de voir le public délaisser le live pour le petit écran ; un pionnier de l’humour sur le web qui, faisant fi du scepticisme ambiant a su tirer le meilleur parti de la toile en postant avant l’heure ses spectacles sur YouTube et en associant des YouTubeurs à ses spectacles, comme Norman – qui de passage à Dubaï était d’ailleurs dans la salle ce soir – ou encore le français Pierre Croce qu’il met sous les feux de la rampe. Enfin, un homme de parti pris courageux, un fonceur, qui a pleine confiance en ses choix d’artistes et sait les guider vers le succès. Alors… pourquoi Dubai ? « L’internationalisation du festival est un enjeu important, ces soirées s’inscrivent dans la vision de la comédie « à l’internationale » que nous défendons et complète les actions que nous menons à l’année en Suisse et à l’étrange », il ne s’agit pas uniquement d’exporter Montreux, mais aussi de repérer de jeunes talents partout dans le monde, et pas uniquement francophones explique Grégoire Furrer. « Nous étions tentés par les Emirats. Sur les réseaux sociaux, Montreux Comedy Festival est suivi par des milliers de fans résidant à Dubaï et Abu Dhabi. Lorsque nous avons cherché un relai ici notre rencontre avec Cécile et Stéphane de Culture Emulsion a été décisive. Leur gentillesse et leur professionnalisme nous ont impressionnés et nous leur avons fait entièrement confiance. Nous avons voulu tester l’accueil du public des Emirats avec ce gala et en sommes ravis, le test s’est avéré très concluant ! » A en juger par la standing ovation du soir et les rires qui continuent de fuser à travers le restaurant, il semble que le public ait en effet été conquis. Quant à nous, nous avons trouvé le bon côté des intempéries qui ont conduit à l’annulation du spectacle du 9 mars… Les artistes ayant vécu d’inénarrables péripéties pour rentrer D’Abu Dhabi à Dubaï sous le déluge, y ont trouvé matière pour donner à leur spectacle du lendemain un piment sur mesure tout particulier ! Comment avez-vous sélectionné artistes de Montreux Comedy @UAE ? « Dubaï était une destination très attractive pour nos comédiens ! Nous avons choisi de jeunes artistes prometteurs, joueurs, prêts à vivre une aventure et dont l’humour entrerait en résonnance avec le public des Emirats, comme le talentueux québécois Rachid Badouri par exemple dont la triple culture francophone, anglophone et arabophone était particulièrement pertinente ici. » Vous reviendrez donc nous faire rire? « Avec grand plaisir ! » s’exclame-t-il. « Nous aimerions donner plusieurs rendez-vous annuels : l’un en mars avec une sélection de comédiens montants comme nous venons de le faire pour cette première édition, l’autre en octobre puisque nous avons le plaisir de participer au Dubai Comedy Festival avec des artistes francophones et anglophones, et puis pourquoi pas, quelques one-man-shows pour ponctuer l’année ». Qu’est ce qui fait rire Grégoire Furrer après 26 ans d’humour ? « Je suis toujours dans la recherche, j’aime être surpris » dit-il en avouant avoir adoré le duo Mezrahi /Gerra sur Francois Hollande au Montreux Comedy Festival 2014   Rachid Badouri, Pierre Croce, Laura Laune et Thomas Wiesel savent aussi le surprendre … comme lorsque le jeune Suisse sur la scène du DUCTAC s’exclame « Les Emirats, c’est comme les nains de Blanche-Neige, on sait qu’il y en a sept mais on n’en connait que deux ! » Explosion de rire dans la salle. Carton plein pour Montreux Comedy@UAE ! Suivre le Montreux Comedy Festival Site Facebook Crédit photos 1/3 - Xavier Ansart  
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