Madame Bovary est un incontournable des années lycée. Beaucoup d’entre nous ont compté les pages et sauté des lignes du pensum imposé. Le spectacle que nous propose Culture Emulsion le 27 avril vous donnera sans nul doute une toute autre vision, tout en musique et en chanson, celle d’un amoureux du roman de Gustave Flaubert depuis l’adolescence.
 
« Qu’auriez-vous fait à ma place ? Vous êtes amoureux d’Emma Bovary depuis qu’adolescent, vous avez lu ce roman pour la première fois ; vous écrivez des pièces de théâtre ; de surcroît, vous prenez plaisir à faire régulièrement des adaptations ; et voilà que des amis acteurs dont vous appréciez le grand talent – l’un d’entre eux a même joué dans deux de vos pièces – vous demandent si, par hasard, Madame Bovary… Vous hésitez ? Oh non ! Vous répondez oui ! Aussitôt ! Vous vous jetez à l’eau ! Bien sûr, vous savez parfaitement combien l’entreprise est périlleuse. Mais peu importe, l’envie est trop forte, le désir de vous y colleter vous taraude déjà, l’appel téléphonique à peine terminé, vous reprenez le roman, cherchez par où y entrer, comment procéder… » Paul Emond.
 
Un monument de notre littérature
 
Imprégnée de ses lectures à l’eau de rose, Emma sort du couvent et voit en Charles le prince charmant qui la sortira de la ferme paternelle et lui ouvrira les portes de la vie mondaine. Elle déchante très vite et trompe son ennui et son mari dans les bras de Léon et de Rodolphe. Aucun de ses amants ne sera à la hauteur de ses rêves. Elle tente de combler le vide à force de somptueuses toilettes, parures et autres colifichets onéreux en vain. La ruine et les désillusions entraîneront petit à petit la jolie silhouette bleue dans une mélancolie fatale.
 
« Un appétit de l’inconnu qui vous pousse dans l’orage, poitrine ouverte et tête en avant », définition de l’amour de G Flaubert cité par Sandrine Molaro.
 
A travers une recomposition fragmentée et modernisée d’un récit qu’il ne trahit à aucun moment en l’adaptant pour le théâtre, Paul Emond fait revivre les personnages du roman et leur insuffle une nouvelle et séduisante énergie. L’histoire est contée et chantée par 4 comédiens dont les 2 metteurs en scène Sandrine Molaro et Gilles-Vincent Kapps, à la fois respectueux de l’écriture flaubertienne et porteurs d’une grande audace interprétative. Le propre d’une grande œuvre est d’incarner les préoccupations des lecteurs au fil du temps, Madame Bovary répond à cette exigence. Dans un décor minimaliste, le texte est mis à l’honneur et l’adaptation permet de lire ou plutôt de voir entre les lignes pour découvrir toute la sensualité d’une femme corsetée par les diktats du XIXème siècle, « un corps de chair ». 
 
Au-delà du Bovarysme…
 
C’est dans l’écrin du festival d’Avignon que Cécile et Stéphane ont découvert ce bijou créé le 12 novembre 2015 au Théâtre de Poche-Montparnasse où il a brillé toute la saison. Nul doute qu’ils ont été séduits par la modernité du propos valorisée par l’originalité des regards croisés sur les différents personnages. Sandrine Molaro et Gilles-Vincent Kapps, David Talbot, Félix Kysil sont tour à tour personnages ou narrateurs, chanteurs et musiciens. 

En effet, l’épopée d’Emma Bovary sera rythmée par des chansons et de la musique live, orchestrée par des artistes caméléons. Véritables accessoires de scène, les instruments tels qu’une guitare, un piano, un violon ou encore un accordéon et un harmonica, auront toute leur place dans cette pièce à la mise en scène moderne et inattendue.



La magie du théâtre opère et les êtres de papier deviennent vivants. L’identification est facilitée et nous permet de plonger dans les paradoxes de l’émancipation. On dépasse les clichés habituels du bovarysme pour voir émerger le déchirement des individualités au sein du couple sans être englués dans le drame. Emma est une femme, elle lutte avec obstination et folie pour être respectée en tant que telle. 
La tournée de la compagnie La Fiancée du Requin entamée en janvier a remporté un vif succès et constituera un temps fort de la programmation du DUCTAC ! Rendez-vous le 27 avril…
 
Date : le jeudi 27 avril, à 20h30
Lieu : Centrepoint, Ductac - MOE
Places en vente sur www.ductac.org
 
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Colin, jeune adolescent complexé, fait son entrée dans un nouveau collège… Celui-ci devra s’intégrer dans un nouvel environnement tout en glissant doucement vers l’âge adulte.
 Accompagné par de jolies rencontres et inspiré par l’histoire de Cyrano, la personnalité sensible de Colin s’éveillera sous vos yeux grâce au formidable jeu de scène d’un seul acteur, capable de rentrer dans la peau de différents personnages hauts en couleur.
Venez découvrir ce spectacle drôle et poétique le vendredi 24 février prochain, au DUCTAC, avec Culture Emulsion !

Forte de son succès auprès des enfants et ados pour son premier passage à Dubai en mai 2015, Culture Emulsion offre une seconde chance, cette fois-ci à l’ensemble du public, de découvrir ou redécouvrir cette pièce.
 
Pour lire entre les lignes d’un spectacle touchant…



Ce spectacle constitue une réelle étape dans le projet éducatif du collectif « La compagnie qui va piano » qui s’adresse d’abord aux jeunes enfants dans Le fabuleux voyage de la Fée Mélodie (qui sera aussi joué le 24 février, à 11h et 14h) ; puis aux enfants, à travers un grand classique, tel que Molière dans tous ses états (en tournée dans les écoles aux UAE entre le 20 et le 26 février).
 
Dans la peau de Cyrano s’ancre donc comme une suite logique, traitant du passage complexe de l’adolescence au monde des adultes, avec toutes les difficultés que les ados peuvent traverser durant cette période. La différence (ici, le bégaiement du personnage) est alors vécue comme un frein à l’intégration… alors qu’elle s’avère parfois être un superbe atout à cultiver !


Entre construction de soi et confrontation au monde qui nous entoure, trouver son chemin semble difficile. C’est ce que va expérimenter Colin, sans savoir au départ qu’il fera des rencontres importantes pour le soutenir, l’épauler, le révéler à lui même, et enfin parvenir à réussir son envol.
 A travers ce spectacle, vous retrouverez des thématiques universelles où chacun (ados, adultes, parents) pourra facilement s’identifier et se sentir touché. 
 
Nicolas Devort, seul en scène
 
Découvert par Stéphane et Cécile, Nicolas Devort réussit le pari risqué de jouer une panoplie de personnages aux histoires très différentes, seul, et avec une aisance remarquable. 
Acteur (et entrepreneur) passionné, Nicolas découvre la pièce un peu par hasard au festival d’Avignon, en 2013. Très touché il rencontre l’auteur (en bégayant !) et décide de la mettre en scène pour la faire partager à son tour. Depuis cette pièce connaît un véritable succès puisqu’elle est jouée plus de 350 fois depuis sa création…

Cyrano, un personnage inspirant
 
Au départ forcé à faire du théâtre, c’est finalement grâce à celui-ci que Colin va réussir à s’exprimer et à communiquer avec les autres… un bel hommage à Edmond Rostand, auteur de la pièce Cyrano de Bergerac, sortie en 1897.
 
En effet, le jeune homme s’identifie alors au célèbre personnage dont l’histoire s’articule autour de l’amour et de l’honneur : comme un vrai message d’espoir à tous ceux qui rêvent d’être des héros ! Aussi amoureux que loyal et courageux, le personnage de Cyrano comme celui de Colin, dépasse ses complexes physiques (et son nez immense) pour parvenir à ses fins.
 
Dates : le vendredi 24 février, à 20h30
Lieu : Kilachand Theatre, DUCTAC – MOE
Prix : 195 AED plein tarif et 145 AED tarif abonné
Pour réserver vos places, rdv sur www.culture-emulsion.com ou au 04 341 4777

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Une héroïne sublime, qui colmate les brèches de son appartement, mais aussi celles de sa vie amoureuse, et peut-être même d’une société entière qui se cherche. Une sensualité toute moyen-orientale, un tango envoûtant, et des masques qui apprivoisent bien plus que les odeurs nées de la crise des déchets au Liban.
Et un pub, enfin, le Submarine, qui accueille les prémices de l’exil.
 
Voilà de quoi nous sortir un temps, celui du court métrage, de l'atmosphère des grosses productions habituelles. 
Voilà de quoi nous rappeler la complexité de la région dans laquelle nous vivons, tout en nous permettant de nous évader et de songer à l’essence même de notre propre expatriation...
 
Submarine est un court-métrage réalisé par Mounia Akl et produit par Cyril Aris qui sera présenté lors du Dubai International Film Festival les 11 et 13 décembre au sein du Muhr Short (03) package, un ensemble de films de courte durée étonnants.
Après un retour très chaleureux au Festival de Cannes où Submarine a fait partie de la sélection officielle de 2016, l’équipe a sillonné l'Espagne, l’Italie, la Turquie et les Etats-Unis. Submarine vient d’ailleurs d’être primé à Denver.
 
 
A PROPOS DU DIFF - DUBAI INTERNATIONAL FILM FESTIVAL 
Le Festival se tient cette année du 7 au 14 décembre. 155 films issus de 55 pays, et aux formats divers, y sont présentés, principalement à Madinat Jumeirah et au Vox de Mall of the Emirates. Le Festival inclut des événements variés allant de débats avec des réalisateurs tels que le vainqueur de l’Academy Award, Asif Kapadia, à ‘Lumière! Inventing Cinema’ projeté le 8 décembre et mettant en scène la première expérience cinématographique, celle des Frères Lumières en 1895.
 
RENCONTRE AVEC LA REALISATRICE FRANCOPHONE MOUNIA AKL
 

La talentueuse et francophone Mounia Akl a accepté de répondre à nos questions, de nous éclairer sur ses choix et sur le personnage principal qu’elle a créé.

Un personnage qui fait écho à certaines de nos questions d’expatriés et nous offre peut-être aussi quelques réponses...

Submarine a été sélectionné cette année au Festival de Cannes ? Comment a-t-il été reçu, selon vous, par la communauté française ?
Réaliser que des audiences non libanaises ont pu s'identifier au conflit que j’explore dans le film, et au personnage de Hala, fut très gratifiant. A Cannes notamment. C’est important pour moi que le film soit un microcosme du monde, à travers l'expérience du Liban, et que l’audience perçoive qu'il ne se limite pas à une simple crise de déchets.
 
Pourquoi présenter Submarine ici, à Dubaï ? Connaissez-vous la ville et vous y plaisez-vous ?
C’est un grand plaisir pour moi d’être dans la sélection officielle du Festival International du Film de Dubai. Dubai est un véritable hub de l’industrie au Moyen-Orient, et il s'agit d'une belle réunion avec les artistes et réalisateurs de la région. C’est aussi l’avant première du film au Moyen-Orient, et projeter Submarine ici est un moment que j’attends impatiemment depuis le jour où j’ai écrit le scenario. Je connais Dubai, mais pas assez. Je suis donc heureuse d’y revenir.
 
Votre personnage principal, Hala, est à contre-courant d'un mouvement d'exil. Comment votre propre rapport à l'exil s'inscrit-il dans ce film? 
Hala est un mélange de beaucoup de choses. Hala, c’est le personnage sur le papier, mais c’est aussi moi, et c’est Yumna Marwan (l’actrice principale). Elle est représentative d’un déni collectif, d’un refus d’accepter la gravité d’une situation ou même d’être imperméable à cette situation à cause du passé. C’est une écorchée vive qui a peur d’aimer, mais qui veut aimer.
Oui, j’ai connu cette peur de l'exil, à plusieurs niveaux, personnel et politique. La peur d’accepter la fin d’un chapitre, la peur d'envisager que certaines batailles soient perdues. J’ai aussi connu la perte de l’espoir, le ras-le-bol. Au niveau politique par exemple, il est parfois difficile de se dire, « C‘est possible, ce petit bout de pays va se relever, on va y arriver ». On commence à se demander si dans ce cas, il y a une différence entre déni et espoir, comme dans une rupture amoureuse. Mais jamais, comme mon personnage, je ne suis arrivée au point de vouloir abandonner.
 
La musique ajoute une sensualité incroyable aux échanges laconiques de votre court métrage. Qu'est-ce qui a présidé ce choix?
La musique, dans ce film, est un produit du monde interne de Hala, il est la réalisation de son combat, son effort pour rassembler, et l’expression de sa peur de perdre ceux qu’elle aime, de tirer un trait sur le passé. 
Le compositeur, Paul Tyan, est un compositeur avec qui je suis heureuse de collaborer depuis le tout début. Nous avons choisi « Tango El Amal » de Nour El Hoda, une chanson culte à nos yeux. Nous voulions que dans le film, cette chanson devienne un pont entre le passé et le présent, entre les différentes générations présentes dans le pub Submarine, et surtout, un moment, un espace, entre mémoire et déni. 
Cette chanson devait être un contraste au son de la pluie acide, des hauts parleurs appelant à l’évacuation. Elle devait être l’écho à une période plus tendre, plus sensuelle, moins sombre...
 
A PROPOS DE MOUNIA AKL
Mounia Akl est une jeune réalisatrice Libanaise, francophone, qui a poursuivi des études d’architecture au Liban avant d’intégrer l’École de Cinéma de Columbia University, à New York. Forte de ce virage qu’elle décrit comme naturel puisque «l'architecte comme le cinéaste mettent en scène la vie, chacun à leur manière, un peu plus pragmatique chez l’un, un peu plus rêvé chez l’autre », et des rencontres qu’il a générées, Mounia a écrit 4 courts et 2 longs métrages qui lui ont permis de parcourir le monde, et de se nourrir de rencontres toujours plus constructives.

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Le titre évocateur soulève tout de suite des interrogations… mais qu’est ce qui pourrait bien nuire à son salut ? Quelles valeurs et vertus peuvent-être mises à l’épreuve ? La réponse dans cette croustillante satire des temps modernes, entre humour et cynisme, portée par un trio de choc. Rencontre avec son metteur en scène, Ludovic Laroche.

 
Un livre, une histoire, une pièce.
 
A travers cette histoire, Henri-Frédéric Blanc, auteur du livre original Nuit gravement au salut, exprime sa révolte d’un monde déchu, nous poussant ainsi à nous questionner : jusqu’où sommes-nous prêts à aller pour obtenir ce que l’on désire ? Sommes-nous prêts à dépasser nos valeurs morales, familiales, éthiques ?
 
Au cœur de cette pièce, la mise en lumière de l’hypocrisie du microcosme littéraire pour évoquer plus généralement les travers de notre société moderne.
Le décor est plutôt simple… une table autour de laquelle deux personnes partagent un diner. Léa est romancière, séduisante et joueuse. Victor est éditeur, suffisant et cynique. L’enjeu de la soirée ? Obtenir de l’argent pour l’opération d’un enfant gravement malade. Une seule solution ? Editer un livre, à une condition…
 
Une mise en scène, pour un trio.
 
Le metteur en scène et comédien, Ludovic Laroche, a beaucoup travaillé sur le rapport de force entre les deux personnages dans leurs différences mais aussi dans l’exposition de leurs atouts. Le troisième personnage du serveur, est tout aussi important, pour son jeu burlesque et son rôle « d’arbitre » dans ce repas duel…jusqu’au coup de théâtre final !

Nuit gravement au salut
 
- Comment avez vous rencontré Culture Emulsion et qu’est-ce qui vous a donné envie de venir jouer la pièce à Dubai ?

Nous nous sommes rencontrés par un heureux hasard au festival d’Avignon en 2015, dans un café... alors qu'il pleuvait des trombes d’eau ! Nous avons sympathisé très rapidement, échangé sur nos métiers respectifs et avons trouvé beaucoup d’intérêts communs. Nous sommes restés en contact jusqu'à ce que Cécile et Stéphane découvrent la pièce. 
 
- Est-ce votre premier séjour ici ? Qu’attendez vous du public de Dubai ?
C'est une grande première pour nous ! Nous sommes super excités et évidemment enchantés de venir d’aussi loin pour découvrir d’autres horizons et un nouveau public ! Notre premier objectif est de faire connaître ce texte et cet auteur, aussi longtemps que possible et aussi loin que possible… Nous avons déjà joué en Europe auprès de communautés francophones, mais jamais au Moyen-Orient. Suite à cette représentation nous avons aussi des perspectives en Inde, au Liban ou encore au Maroc. Preuve que cette pièce peut trouver un public partout où la langue française est représentée !
Notre deuxième objectif c’est surtout d’échanger et de rencontrer notre public, et plus largement de faire rayonner nos motivations et notre travail.

- Pourquoi avoir choisi d’adapter ce livre d’Henri-Frédéric Blanc en pièce de théâtre ?
Tout d'abord Parce que j’ai adoré le roman, la plume et le style de l’auteur avec une vraie force comique ! Tous les ingrédients sont déjà réunis pour passer du récit à a théâtralité : Personnages imposants ou charismatiques, situation simple et efficace, lieu unique. Et puis il y a ce petit plus qui fait qu'on a envie d aller plus loin qu'une simple lecture...
Le style d’Henri-Frédéric Blanc est merveilleux, Il ne peut qu’engendrer des dialogues savoureux (qui sont présents dans le roman). Je le dis souvent ce texte est un texte pour les acteurs. Et puis il s'agissait de ma toute première vraie mise en scène ... Donc je voulais travailler sur un spectacle plutôt léger structurellement parlant (décor sobre, pas plus de trois acteurs) c'était déjà une belle gageure pour moi : adapter, mettre en scène et jouer !
 
- Quel est le nom de la troupe que vous avez montée ? Quelle est son actualité ?
Il s'agit du Renard Argenté, créée par ma partenaire et comédienne dans le spectacle Stephanie Bassibey. Nous tournons actuellement Nuit gravement au Salut jusqu’au prochain festival d’Avignon (été 2017) ainsi qu’à Paris (théâtre la Huchette) dès l’automne prochain.
Nous jouons également un spectacle cabaret autour du vin et de la gastronomie intitulée Par gourmandise.
Février 2017 marquera notre nouvelle création Le cercle de Whitechapel ... Une comédie policière autour de Jack l’éventreur, Arthur Conan Doyle, Georges Bernard Shaw ou encore Bram Stocker... Bref, une année 2017 bien remplie !
 
- Quelle est votre actualité d’acteur et de metteur en scène/vos projets futurs ?
Une année bien remplie aussi à fortiori ! Après les projets du Renard Argenté, Les Prométhéens ... une pièce sur Nikola Tesla. Ainsi que d’autres projets de créations, notamment pour le festival mises en capsules du théâtre ciné XIII, à Paris.
 
Une comédie d’Henri-Frédéric Blanc
Stéphanie Bassibey, Pierre-Michel Dudan et Ludovic Laroche 
Mise en scène et adaptation Ludovic Laroche.

 
Dates : le mercredi 7 et le jeudi 8 décembre, à 20h30
Lieu : DUCTAC
Tarifs : 195 AED et 145 AED pour les abonnés.
Infos et réservations sur Culture Emulsion.net
 
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Mercredi 5 octobre 2016. Il est 23h00, et l’on rentre tout juste de la première du spectacle de Morgane Gauvin : JE JOUE DONC JE SUIS, à l’Alliance Française.
À la question, « Pourquoi tu joues ? » Elle vous aurait certainement répondu « Parce que la scène appelle toujours le comédien ! »

Moi c’est l’envie de vous retransmettre ce qu’il s’est passé durant cette soirée et notre rencontre avec Morgane qui ont appelé ma plume là tout de suite.
Alors à la question « Mais alors on va la voir ou pas ? », je vous répondrai avec un grand « OUI !!! » assuré, assumé, passionné et engagé… et je vais vous dire pourquoi !
 
1 - Parce que c’est un spectacle qui ne vous laissera certainement pas indifférent.

 
Toutes les émotions sont là. On passe littéralement du rire aux larmes (j’en ai versées, je l’avoue…) lors d’un spectacle où tout ne semble tenir qu’à un fil, à l’image de cette hypersensible. Une chose est sûre, tout le monde dans la salle a l’air agréablement surpris. Et pour cause, Morgane nous livre une proposition artistique différente et originale : « pas tout à fait un one-woman-show », nous explique t-elle, lors de notre 1ère rencontre, c’est en fait un « seul en scène ». « Oui, d’accord… mais encore ? » Moi je veux rire, décompresser après le boulot et surtout ne pas me prendre trop la tête ! 

 
Pari réussi. Morgane nous embarque avec elle, de la première seconde du spectacle jusqu’à la dernière, toujours au rythme de la musique (et de ses danses endiablées) dans un format d’un genre nouveau alternant les costumes, passages vidéos, chansons et textes.
Mais où diable puise t-elle son inspiration et son énergie si communicative ? Dans sa vie et ses expériences d’expatriation sur tous les continents (de l’Asie à l’Afrique en passant par le Moyen-Orient) dont elle nous livre les temps forts et les remises en question.
 
2 - Parce qu’elle a un message à faire passer et qui que vous soyez vous l’écouterez…

 
On comprend très vite que raconter son histoire personnelle n’est pas une fin en soi, mais plutôt un accélérateur de prise de conscience chez une petite fille déjà entière, interrogée par le monde dans lequel elle grandit…
Morgane réussit à nous transmettre un formidable message universel d’amour et de tolérance à travers ses réflexions, ses révoltes et ses coups de gueule « parce que c’est fort quand on met le doigt là où ça fait mal !»
Celle qui nous explique que toute la difficulté d’un comédien « est de trouver l’équilibre entre ce qu’attend le public et ce qu’on a envie de donner de soi… » s’en sort finalement avec brio : le message est passé Morgane, on l’a tous pris en pleine gueule et en plein cœur !
 
3 - Parce que c’est une artiste complète et généreuse !
 
Quand on s’est posées avec Morgane, après son spectacle, j’ai enfin pu lui demander ce qu’ELLE avait ressenti à sa sortie de scène ? « La retombée de beaucoup de pression et d’appréhension… la fatigue d’une longue préparation avec toute la phase des répétitions ! Mais beaucoup de joie d’avoir repris ce spectacle à Dubai, après l’avoir quitté à Paris, il y a un exactement un an. » 
- Comment as tu trouvé le public, ce soir ?
« GÉNIAL ! Il m’a tellement portée pour cette première, et c’était super important. Il m’a surprise aussi… je sais déjà ce que je dois retravailler ! » 
- Déjà en train de penser aux prochaines dates alors ?

« Oui, je suis super heureuse de cette soirée mais j’ai besoin de la digérer, d’apprendre à connaître mon public, d’ajuster mon énergie pour être encore plus à fond avec lui sur les prochaines dates ! »

- Tu parles de « ne jamais oublier de rêver » dans le spectacle, quels sont tes rêves ?
« Continuer à transmettre ce que j’ai au fon de moi de manière authentique et absolue. Continuer à pouvoir prendre des risques et les assumer. Continuer à créer du lien entre les gens… leur donner de l’espoir et les rendre heureux. C’est ça mon rêve. »
- Des projets futurs alors ?
« Oui pleins. Déjà continuer à animer les ateliers de théâtre à l’Alliance Française… j’adore cet échange, ça me nourrit à chaque séance… et donc mettre en scène des comédiens (apprentis ou confirmés) dans leurs singularités, ici à Dubai ça serait vraiment génial ! Personnellement, pourquoi pas commencer à écrire la suite de ce 1er spectacle… Et puis mon grand projet, c’est de toucher au Cinéma pour être derrière la caméra et réaliser un court-métrage…One day ! »
 
Voilà, un petit extrait d’une interview qui ressemblait plus à une conversation à cœur ouvert, dont je ne pourrais pas tout vous dire (parce que vous seriez déjà endormis) … mais je me souviens d’une chose : elle m’a beaucoup parlé de ce qui l’avait forgée, mais ce soir c’est elle « qui nous a marqués au fer rouge ». Merci Morgane.
 
Bonne nuit !



Dates : les mercredis 5, 12, 26 octobre et 2, 9, 23 et 30 novembre, à 20h30.

Lieu : Alliance Française – Oud Metha
Tarifs : 80 AED pour les adultes et 40 AED pour les - 18 ans.
Tickets en vente sur place ou réservez vos places en envoyant un mail à .

Si je vous dis culture, loisir, adrénaline, confiance en soi, vie sociale… Vous pensez à quoi ?

Un sport d’équipe ? Un bon film ? Une super expo ?...
Non, je parle théâtre évidemment. Comment ne pas y avoir songé ? Eh bien parce qu’au théâtre, sauf à être un véritable initié, on y pense assez peu finalement. Nous avons tous dit un jour - à nos amis, à nos enfants, aux enfants de nos amis… nous-même - « Tu devrais faire du théâtre ! » Soit parce que la personne en référence est un comédien né, soit parce que nous voyons au contraire la scène comme un moyen d’expression idéal pour gagner en assurance, en discipline, en présence… ou en voix.
Sur ces bons mots, nous sommes généralement retournés à nos moutons et les cours de théâtre restés au stade de résolutions bien commodes dans les diners, et reconductibles annuellement, tacitement.
Le théâtre, c’est de la voltige sans filet ! Ce qui génère ce délicieux sentiment fortement dosé en adrénaline de se mettre en danger tout en restant néanmoins en totale sécurité.
 
Le théâtre, c’est une porte ouverte sur de nouveaux horizons, tant culturels que personnels. En tant que comédien, c’est une aventure incroyable qui oblige à se dépasser. Se mettre en scène c’est se découvrir de nouvelles facettes, voire se révéler parfois. Comment s’étonner alors du fait que la passion de jouer s’élargisse aux cercles d’amis, et que le théâtre quitte maintenant la scène pour investir les entreprises qui ont bien compris ce que leurs équipes avaient à y gagner ? 
 
Qui a dit qu’il n’y avait pas d’activités culturelles à Dubai ?
 
La troupe amateur de l’école de théâtre francophone de Culture Emulsion en sait quelque chose. Les adultes viennent de nous livrer deux spectacles éblouissants avec les classiques Le Père-Noel est une ordure et Tailleur pour Dames. Eblouissants parce qu’ils étaient drôles et crédibles, parfaitement dirigés par des professeurs pros - Nadia Lorenzon et Stéphane Brismontier - parce qu’ils ont joué dans un vrai théâtre et de jolis décors, mais surtout, nous ont permis de voir nos amis sur scène sous un nouveau jour. Tantôt amusés, admiratifs, émus, envieux même parfois de cette jubilation qu’on pouvait deviner sur les planches, nous avons quitté le DUCTAC avec une seule envie, faire partie de la troupe. Preuve que certaines résolutions ne demandent qu’un coup de pouce pour être mises en œuvre.
 
C’est d’ailleurs ce qui a amené Ghislain et Stéphanie à franchir le pas cette année. Avant d’être les drôlissimes Monsieur Moulineaux et Madame Musquin, ils ont applaudi Le Dindon de Feydeau l’an dernier et rêvé ce soir-là de rejoindre la troupe. 
« J’avais ressenti lors d’un spectacle amateur ce stress positif et très intense né du mélange émulation de groupe/excitation/terrible trac » explique Ghislain « et j’avais très envie de revivre ces émotions fortes. Quelle fierté de vaincre ses appréhensions, de porter un projet ensemble et de faire rire le public. C’est un booster de confiance formidable ». Lui qui quitte DubaI cet été s’y résoud avec d’autant plus de regrets que la vie de troupe a été riche en émotions partagées ces dernières semaines. « Ce spectacle est un superbe cadeau de départ » dit-il « Le blues de la tâche accomplie est bien là, mais le goût du plaisir associé est long en bouche ! »
 
 
Stéphanie a toujours été une passionnée de théâtre. Cette nature discrète montée sur scène par défi envers elle-même avoue avoir vu les premiers exercices comme des épreuves aux allures de montagnes. Mais elle évoque aussi l’immense fierté de surmonter ses peurs, l’aisance acquise et le bonheur de retrouver la troupe chaque semaine. « Les cours de théâtre, en plus d’être une parenthèse de plaisir incroyable, ont été pour moi un formidable exutoire, un moyen de lâcher prise, d’aller vers les autres, et m’ont donné des outils précieux tant pour mon développement personnel que professionnel. Monter un spectacle en groupe est une expérience unique qui pousse à s’ouvrir à des personnalités diverses qu’on n’aurait peut-être pas rencontrées autrement. »
 
 
Nadia qui avec Stéphane dirige les cours de théâtre adultes et à laquelle on doit la mise en scène du Père-Noel, approuve : « Le théâtre est une vraie thérapie qui amène à se dépasser, à puiser dans ses émotions personnelles pour les traduire sur scène dans le langage de son personnage ». Cette artiste complète issue des Beaux-Arts de Tournai, peintre, décoratrice, danseuse et comédienne a aussi fait un passage par le cours Florent et voit le théâtre comme la suite logique de son parcours. « Le théâtre est un art vivant, c’est un mode d’expression plus direct que celui que j’utilise dans la peinture, sans le filtre de ma toile pour me confronter au public. Mais comme dans les arts plastiques, on compose sur scène des tableaux qui doivent être équilibrés. Le secret d’une belle pièce réside dans l’art de la composition du jeu entre les acteurs, comme pour une toile »  
 
Inscrits de la première heure et déjà à l’affiche du Dindon avant de partager celle du Père-Noel, Pauline (Thérèse) et Stéphane (Pierre), viennent de signer pour une troisième saison. 
Stéphane est venu au théâtre après y avoir inscrit sa fille. « L’arrivée à Dubaï, l’installation dans un nouveau quotidien, un nouveau rythme, favorise l’ouverture à de nouvelles activités. En s’ouvrant à un nouveau mode de vie on lâche un peu la bride », explique-t-il. Il évoque le plaisir du partage sincère avec la troupe et le public, celui de se produire dans un cadre approprié et structuré, et bien sûr, la fierté de risquer un pas en dehors de sa zone de confort. « La logistique est aussi tellement plus simple qu’ailleurs à Dubaï qu’il serait vraiment dommage de se priver d’un tel plaisir. » Conclut-il en souriant.
 
 
« Au-delà du bonheur de se retrouver autour d'une passion commune, les liens qui se tissent au sein de la troupe sont extrêmement forts » ajoute Pauline. Un spectacle est un projet intense, porté par une équipe pendant des mois, qui trouve son aboutissement devant le public et laisse un grand vide émotionnel après coup ».
Commerciale pour une grande marque de luxe, Pauline mentionne aussi l’aisance et l’aplomb qu’elle a développés au théâtre, et sa faculté accrue à trouver les mots qui vont convaincre immédiatement. Plus jamais de « voilà ce que j’aurais dû dire ! » alors ?... 
« Le théâtre est une aventure humaine hors-norme » disent-ils, unanimes, se faisant la voix des autres membres de la troupe. 
 
 
C’est ce qu’on en retiendra tant il est bon de les voir savourer ce succès d’équipe autour de Cécile, Stéphane, Nadia… et Claire, la coach d’impro formée au Canada, berceau de la discipline, qui, sous la bannière Culture Emulsion, forme adultes et ados à son art « Un véritable lâcher-prise, où tout réside dans l’écoute, l’acceptation et l’adaptation rapide à des situations inconnues » explique cette dernière, avec un enthousiasme communicatif. 
 
Les inscriptions aux cours de théâtre, d’improvisation, et aux formations professionnelles sont ouvertes, avis aux amateurs de sensations fortes !
 
Inscriptions aux cours de théâtre et d’improvisation ouvertes pour la saison 2016-2017, via le formulaire en ligne disponible sur www.culture-emulsion.net
-10% pour les inscriptions confirmées en juin. Début des cours le 18 Septembre.
 
Adultes
Ligue d’improvisation : Dimanche – 20h00, (2h) 1500 dhs
Cours de Théâtre :  Dimanche - 9h00, (2h) et Lundi – 20h00, (2h) 1500 dhs 
 

5-7 ans
Dimanche – 16h00, (1h) 1200 dhs
Lundi – 16h00, (1h) 1200 dhs

8-12 ans
Dimanche – 17h00, (1h30) 1200 dhs
Lundi – 17h00, (1h30) 1200 dhs

Ados (12 ans et +)
Improvisation : Dimanche – 18h30, (1h30) 1200 dhs
Théâtre : Lundi – 18h30, (1h30) 1200 dhs


Le théâtre corporate : pour mieux communiquer...

Culture Emulsion propose également des ateliers de théâtres aux entreprises dans le cadre d'ateliers team building et mises en situation.
Les ateliers sont animés par des professionnels formés aux techniques d'improvisation dans un univers business. Les sessions sont orientées en fonction des besoins de l'entreprise, tels que :

- améliorer le leadership
- optimiser la communication
- apprendre à mieux se connaître
- apprendre à travailler en équipe
- prendre la parole en public etc.


Pour plus d'information, rendez vous sur l'espace corporate theatre du site de Culture Emulsion.
 

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Culture Emulsion présente « Once upon a time… or two » une co-production Culture Emulsion et La Compagnie Incendies, écrite et jouée en versions française et anglaise. Il s’agit d’une relecture moderne, colorée et non dénuée d’humour des contes de Perrault. 

Après le succès l’an dernier de leur création « Peter Pan et le pays imaginaire », la Compagnie Incendies a eu envie de continuer l’aventure avec « Once upon a time… or two ». La compagnie recherche le plaisir du spectateur, en lui faisant vivre des émotions, en l’amenant aux frontières du rêve et de la réalité et le faisant réfléchir à la puissance magique de l’imaginaire.

L’histoire

Tom, Émilie et Max se retrouvent en pleine forêt à vivre les aventures héroïques des contes de Perrault. Lors d’une chasse au trésor organisée par leurs parents, des personnages fabuleux jaillissent du feuillage et la magie de la forêt les entraine alors dans d’incroyables aventures. « Bien, nous sommes officiellement perdus »… « C’est bon, on a les GPS » répond Max à Charles. On y croise les versions contemporaines de Peau-d’Âne, Cendrillon, la Belle au bois dormant, le Chat botté, le Petit Poucet et le Petit Chaperon Rouge bien-sûr, mais aussi l’ogre Barbe-Bleue. Un univers coloré, enfantin et magique mais aussi dangereux, dans un monde sans parents…

Donnez la chance à vos enfants de vivre l’aventure avec eux !

Mêlant textes, musique et nouvelles technologies, ce spectacle merveilleux permet à chaque jeune spectateur de s’identifier à l’un des héros de Charles Perrault et aussi, peut-être, de trouver quelques réponses à des questions qu’il se pose, comme l’espèrent les auteurs.
Co-auteurs : Jessica Goldman, Caroline Laurent, Zacharie Saal, Laurent Jacques
Musique : Raphael Sanchez

Conseillé pour les enfants de 4 à 12 ans

DUBAI : DUCTAC - Kilachand, Mall of the Emirates
En Français : Vendredi 29 avril 2016 à 10h30 et 14h
En anglais : Samedi 30 avril 2016 à 10h30 et 14h

ABU DHABI : Université Paris-Sorbonne
En Français : Mercredi 4 mai 2016 à 16h30
En anglais : Mercredi 4 mai 2016 à 18h

Tickets:
Dubaï : www.ductac.org / Tel : 04 341 4777 or
Abu Dhabi : Sur place avant le spectacle or
Prix : 145 AED (abonnés 95 AED)

 

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